Backstroke

Une rencontre, une relation, une rupture et des retrouvailles…

Affiche : Backstroke

Année de Production : 2007

Réalisation : Amy Bronson

Scénario : Amy Bronson

Avec : Niki Nielsen (Julie), David Baggett (Ken), Linda Eyring (Dr. Connelly), Bill Gillane (Père de Rome), Amee Walden (Rome)

Nationalité : Américaine

Genre : Court-Métrage, Drame

Durée : 21 minutes

Titre Original : Backstroke

Backstroke : Résumé

Julie se réveille sur son lit d’hôpital après un rêve lui remémorant son passé. En levant la tête, elle voit soudain arriver une jeune femme dans son pavillon. Elle la reconnaît, la rejoint dans sa chambre et la prend dans ses bras. Mais cette jeune femme ne comprend pas. Ignorant qui est Julie, elle la repousse.

Le lendemain, perdue dans ce grand hôpital psychiatrique, Julie retrouve Rome. Elle s’excuse pour son comportement de la veille et Rome la pardonne. Elles se mettent à discuter. Julie est là pour une dépression nerveuse intervenue à peine un mois plus tôt. Rome quant à elle a été hospitalisée parce qu’après un accident de voiture, elle a oublié les deux dernières années de son existence. Ayant découvert une brûlure récente sur son bras, elle a commencé à s’automutiler pour essayer de retrouver la mémoire, sans succès.

Quelques heures plus tard, lors de son entretien avec la psychiatre, Julie explique au médecin qu’elle sait qui est Rome. Elles ont eu une liaison ensemble qui a cessé brutalement à la disparition de Rome, un mois plus tôt…

Julie se réveille sur son lit d’hôpital après un rêve lui remémorant son passé. En levant la tête, elle voit soudain arriver une jeune femme dans son pavillon. Elle la reconnaît, la rejoint dans sa chambre et la prend dans ses bras. Mais cette jeune femme ne comprend pas. Ignorant qui est Julie, elle la repousse. Le lendemain, perdue dans ce grand hôpital psychiatrique, Julie retrouve Rome. Elle s’excuse pour son comportement de la veille et Rome la pardonne. Elles se mettent à discuter. Julie est là pour une dépression nerveuse intervenue à peine un mois plus tôt. Rome quant…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Très réussi. A découvrir.

Note des lectrices : Soyez la première !
76

Backstroke est un court-métrage absolument superbe. Ce qui est joli c’est la manière dont l’histoire est racontée, par bribes, par souvenirs interposés. Mais avant tout, explications. Donc, l’histoire débute par une femme brune nageant dans une piscine et une blonde, sauveteuse (comme dans Alerte à Malibu) qui s’approche d’elle. Puis la blonde se réveille. Elle rêvait. Elle est censée être dans un hôpital psychiatrique mais je vous rassure, l’auteure n’ayant certainement jamais mis les pieds dans un hôpital psychiatrique ou alors ayant un budget très limité, on se croirait plutôt dans un dortoir de fac. Bref, peu importe, ce n’est pas ce qui compte.

Donc la blonde, Julie, se réveille et voit arriver une femme accompagnée d’un personnel de santé. Elle se lève, va s’adosser au mur et son rêve de piscine reprend. On voit la sauveteuse aborder la brune pour une raison totalement nulle. Et la brune en question n’est autre que la nouvelle venue.

On comprend que l’histoire est compliquée mais on ne réalise à quel point que durant le déroulement du film. Ce que j’ai aimé c’est la force de ces réminiscences, de ces souvenirs qui ont fait plonger la blonde dans une profonde dépression et qui reviennent, brutalement et constamment hanter le présent. Parce que la brune a tout oublié contrairement à Julie qui se souvient de tout. Et les blancs de Rome, Julie sait qu’elle peut les combler. Mais comment s’y prendre ? Comment lui expliquer sans l’effrayer ?

La psychiatre s’oppose à ce que Julie parle à Rome. Julie doit oublier et aller de l’avant. Son histoire avec Rome est terminée. Oui mais comment peut-elle se terminer alors même que Rome ne s’en souvient pas ? Le passage où Rome explique à Julie qu’elle ne sait pas d’où provient la brûlure sur sa main et que c’est la raison pour laquelle elle a commencé à se brûler, afin d’essayer de faire rejaillir ses souvenirs est sublime. Surtout quand on voit ensuite, à travers le regard de Julie, comment cette brûlure a été faite et ce qui en a découlé.

C’est très beau et bien joué. Le scénario est solide et les 20 minutes filent plus vite qu’on ne le croit. Je regrette la fin mais c’est mon côté romantique. J’aurai voulu que Rome retrouve la mémoire et se jette dans les bras de Julie. Oui mais non. J’ai espéré jusqu’à la fin mais finalement cette porte ouverte va permettre aux deux jeunes femmes de surmonter cette épreuve et de devenir plus fortes.

Un très beau projet de fin d’études. En effet, Amy Bronson qui a déjà tourné plusieurs documentaires notamment un sur l’État de l’Utah essayant d’interdire les associations homosexuelles dans les lycées, a réalisé ici sa première fiction. Et autant dire qu’elle est très réussie.

Backstroke : Critiques Presse et Récompenses

Meilleur Film Etudiant au Festival des Femmes de Los Angeles.
Prix du Public au Festival du Film Fear No de Salt Lake City.

Backstroke : Extraits

ROME : Est-ce que tu as des allumettes, du feu ou quelque chose comme ça ?
JULIE : Non. Non, ils ont tout pris avant que j’arrive ici.
ROME : Pareil. Alors c’était quoi ce truc la nuit dernière ?
JULIE : Je suis désolée… J’ai pensé… que tu étais quelqu’un d’autre.
ROME : Oh… Ça arrive. Je m’appelle Rome en fait. (Elle lui tend la main et Julie la sert en découvrant de nombreuses cicatrices) C’est la raison pour laquelle je suis là. Pour répondre à ta question.
JULIE : Oh…
ROME : Est-ce que tu es toujours aussi timide ?

ROME : Alors est-ce que tu es ici parce que tu es trop timide pour fonctionner ? Non parce que tu sais, ils ont déjà trouvé un remède à ça.

ROME : Ce n’est pas la raison pour laquelle je suis là. Non en fait c’est le truc avec le feu… Le truc avec le feu… Tu sais… Quand je me suis réveillée à l’hôpital, j’ai vu cette brûlure sur ma main et je… Je ne savais pas d’où elle venait. Et personne ne pouvait me dire d’où elle venait… Je ne suis pas vraiment sûre de pourquoi… Je voulais seulement savoir… Alors je me suis dit que si je me brûlais encore une fois, je pourrais me souvenir de quelque chose. Mais… après l’avoir fait, je ne me rappelais toujours de rien. Excepté que j’avais ce sentiment… Ce sentiment incroyable… Je ne peux pas le décrire. Et après ça je n’ai pas pu m’arrêter. Et certaines personnes ont vu ça comme un problème.

JULIE : Écoutez, je suis quelque part à l’intérieur. Ces sentiments sont quelque part à l’intérieur. Elle a besoin de se rappeler à quel point elle était heureuse.
PSYCHIATRE : Vous ne récupèrerez pas avant de l’avoir laissée partir. Ce serait plus facile que de l’aider à se souvenir.
JULIE : J’emmerde la facilité !

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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