Brooklyn’s Bridge To Jordan : Résumé
Brooklyn Green arrive en courant à l’hôpital. Elle vient d’apprendre que sa compagne a été victime d’un grave accident de la route. Confrontée au fait de ne pas appartenir à la famille de sa compagne, elle doit laisser le frère de cette dernière prendre les décisions médicales qui s’imposent.
Lorsque sa compagne décède, Brooklyn se retrouve seule pour élever leur enfant, le fils de cette dernière. Mais Jordan est un adolescent blessé et perdu qui ne sait plus où se trouve sa place. Il décide de quitter la maison où il a toujours vécu pour habiter avec Malcolm, le frère de sa mère. Brooklyn est alors contrainte de lui prouver qu’ils forment encore une famille à eux deux…
L'avis d'Univers-L
Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité
Résumé : Touchant et bouleversant. A découvrir.
Brooklyn’s Bridge To Jordan : Avis Personnel
Difficile de parler de ce court-métrage en quelques lignes tant il est, à mon sens, bouleversant. La question du court-métrage n’est pas aisée. Trouver le temps, en quelques minutes de raconter une histoire, parvenir à rendre les personnages attachants rapidement, offrir un dénouement qui ne soit pas bâclé et délivrer un message compréhensible sont quelques uns des impératifs de ce format. Brooklyn’s Bridge to Jordan parvient à faire tout cela à la fois et en plus, à émouvoir profondément grâce à son sujet.
Difficile d’imaginer que la scénariste, productrice et réalisatrice, Tina Mabry a réalisé ce dernier dans le cadre de son travail de fin d’études tant il est abouti. Il est maîtrisé du début à la fin. L’image est sublime, les gros plans fixes sur les visages et l’importance des silences rend toute l’intensité dramatique de ce que vivent les personnages. Les acteurs sont époustouflants, sans exception. De l’infirmière revêche qui n’en fait pas trop tout en restant sur ses positions au fils adolescent qui souffre et s’avère totalement perdu en passant par la Jossie Thacker, époustouflante Brooklyn Green.
Le tour de force de cette œuvre réside dans le fait que l’histoire va au-delà de la non reconnaissance des droits de Brooklyn. Bien sûr qu’on a envie de taper du poing sur la table comme elle, bien sûr qu’on est révolté par le système hospitalier et au-dessus par l’administration, bien sûr qu’on voudrait changer les choses mais on ne peut rien faire, comme Brooklyn. On subit son désarroi et on le partage grâce à l’actrice et à la réalisation. On perçoit sa souffrance et son effondrement quand elle apprend la terrible nouvelle et on reste sidéré par ce déroulement de l’histoire.
Et pourtant, ce court-métrage, loin de s’arrêter à cette simple question des droits des personnes homosexuelles, va plus loin. Il aborde la notion de famille de plein fouet et bouscule en parlant de pardon, d’amour et de deuil. La pudeur avec laquelle l’histoire a été écrite et réalisée lui donne toute sa force et son poids. Un court-métrage que je recommande fortement même si j’avoue que là tout de suite je n’ai pas encore fini de me moucher et d’essuyer les traces laissées par les larmes sur mes joues.
Brooklyn’s Bridge To Jordan : Critiques Presse et Récompenses
Jeffrey Jones Writing Award de l’Université de Californie du Sud en 2004.
Edward Small Directing Award en 2004.
Meilleur Court-Métrage sur la Chaîne Logo en 2006.
Brooklyn’s Bridge To Jordan : Extraits
BROOKLYN : Je recherche Leilani Wright !
INFIRMIÈRE : Vous allez devoir vous calmer.
BROOKLYN : Leilani Wright ! Elle vient juste d’arriver ! Elle a eu un accident !
INFIRMIÈRE : Quel est votre nom ?
BROOKLYN : Je suis… Je suis Brooklyn Green.
INFIRMIÈRE : Vous êtes membre de sa famille ?
BROOKLYN : Oui ! Je suis sa conjointe !
INFIRMIÈRE : Vous allez devoir patienter en salle d’attente.
BROOKLYN : Où est-elle ? Est-ce qu’elle va bien ?
INFIRMIÈRE : Salle d’attente.MALCOLM : On est venus aussi vite qu’on a pu. Est-ce que tu as entendu quelque chose ?
BROOKLYN : Ils ne me disent rien du tout.
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