Butch/Femme, Mode d’Emploi de Lesléa Newman

Butch/Femme, Mode d'Emploi de Lesléa Newman

Titre Français : Butch/Femme, Mode d’Emploi

Titre Original : Out of the Closet and Nothing to Wear

Auteur : Lesléa Newman

Date de Sortie : 2001

Nationalité : Américaine

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 202 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 2-913066-07-0

Butch/Femme, Mode d’Emploi : Quatrième de Couverture

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quotidien de Lesléa n’est pas triste !
Installée à Lesbianville, Massachusetts, elle mène une existence de « femme » auprès de Flash, la « butch » de sa vie, enchaîne les situations ordinaires mais cocasses, réalistes mais incroyables avec autodérision et sincérité.
A la fin de ces aventures, le couple « butch/femme » n’aura plus de secrets pour vous !

Lesléa Newman est née à Brooklyn en 1955. Elle collabore à divers magazines (« Curve », « The Advocate »…) et a publié plus de 30 ouvrages dont « Heather a deux mamans », le premier livre pour enfant à montrer une famille lesbienne de manière positive.

Butch/Femme, Mode d’Emploi : Avis Personnel

Butch/Femme, Mode d’Emploi est un livre très amusant qui ne se prend pas au sérieux. Leslea Newman dresse le portrait et les différences types entre une « femme » dite féminine et une « butch », prototype de la camionneuse. En reprenant une multitude de stéréotypes et en abusant du second degré, elle rend des histoires de la vie courante drôles et légères.

Lesbianville est une métropole rêvée où les « butchs » peuvent s’occuper avec joie de leur voiture, se promener les cheveux gominés et le blouson en cuir ouvert sur un débardeur et où « les femmes » peuvent passer des heures à se mettre du vernis à ongle et à choisir une paire de chaussures pour sortir.

On se détend en découvrant la vie de cette femme et de sa moitié qui doit jongler entre une mère juive qui ne la comprend pas, des amis avec lesquels elle passe des heures au téléphone, des  symptômes prémenstruels, une garde robe digne du plus grand des magasins et une chevelure récalcitrante. Le psy est évidemment présent même s’il n’est pas au centre de l’histoire et les scénettes se succèdent sans prise de tête.

Alors, bien sûr, on pourra reprocher au roman des chutes parfois attendues ou des fins irréalistes. Il n’empêche que c’est un appel au respect des différences et que le dernier chapitre, à travers sa lettre ouverte au président Clinton, a le don de nous ramener sur terre un peu trop brusquement.

Un roman agréable qui offre une détente tranquille.

Butch/Femme, Mode d’Emploi : Extraits

« Le problème c’est que je n’ai pas de maman. J’ai une mère. Une maman vous donne du lait et des cookies, vous cajole quand vous souffrez, vous remonte le moral avec un doux sourire. Une mère est pétrie de bonnes intentions mais rate souvent le coche avec des phrases du genre : « Tu as toujours ta chambre ici si tu en as besoin » balayant d’un geste de la main les vingt années écoulées depuis mon départ.
Ma mère se réjouit de notre déménagement. Pour elle, cette situation n’a rien d’anormal, elle ne se produit pas que chez les lesbiennes. C’est un sujet de discussion possible. Mieux encore, cette circonstance lui donne l’occasion de me prodiguer des conseils. Peu importe qu’elle n’ait jamais déménagé en trente-quatre ans, depuis la grande migration juive familiale de Brooklyn à Long Island, et peu importe que j’ai habité, comme toute goudou qui se respecte, dans quarante-trois appartements différents depuis 1985. C’est elle l’experte. » (Page 10)

« Pourquoi, me demanderez-vous, ne sortirais-je pas les poubelles moi-même ? Après tout, les sacs ne sont pas si lourds. Le problème n’est pas là. Le problème est : la corvée des poubelles est un boulot de butch.
Oui, Flash et moi nous sommes un couple butch/femme certifié, authentifié, pur sucre. Contrairement à la croyance populaire, la répartition butch/femme n’a pas disparu en même temps que les coupes de cheveux façon choucroute des années 50. Nous n’avons pas changé notre manière de vivre, seulement notre manière de nous coiffer – Dieu merci. La répartition butch/femme est toujours autant d’actualité dans les années 90, au moins dans cette maisonnée. Seulement ici, c’est plutôt femme/butch qu’il faut dire. Ce n’est pas parce que Flash porte la culotte au sein de cette famille qu’elle a toujours le dessus. » (Pages 25-26)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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