Dans La Peau De John Malkovich

Un film profond sur l’identité

Année de Production : 1999

Date de Sortie : 08 Décembre 1999

Réalisation : Spike Jonze

Scénario : Charlie Kaufman

Avec : John Cusack (Craig Schwartz), Cameron Diaz (Lotte Schwartz), Catherine Keener (Maxine), John Malkovich (John Malkovich), Mary Kay Place (Floris), Orson Bean (Dr Lester), Ned Bellamy (Derek Mantini), Charlie Sheen (Charlie), Dustin Hoffman (Lui-même), Michelle Pfeiffer (Elle-même), Brad Pitt (Lui-même), Winona Ryder (Elle-même), Gary Sinise (Lui-même)

Nationalité : Américaine

Genre : Comédie, Fantastique & Science-Fiction

Durée : 1h 52min.

Titre Original : Being John Malkovich

Dans La Peau De John Malkovich : Résumé

Craig Schwartz est un marionnettiste au chômage qui survit en faisant la manche dans la rue. Devant leurs difficultés financières et comme il ne parvient pas à vivre de son art, sa femme, Lotte, lui suggère un jour de chercher un autre emploi. Même si elle est plus à l’aise avec les animaux qu’avec lui, Craig est contraint de reconnaître qu’elle a raison.

Il obtient ainsi un travail d’archiviste au 7ème étage ½ d’un grand building. Là, il fait la connaissance de son patron, le docteur Lester, un homme étrange et amusant. Un jour, alors qu’il classe des dossiers, il découvre une trappe secrète et l’emprunte.

Cette trappe le conduit directement et pour quinze minutes dans la tête de John Malkovich. C’est ainsi que Craig trouve le moyen de devenir quelqu’un d’autre et de changer définitivement le cours de sa vie…

Craig Schwartz est un marionnettiste au chômage qui survit en faisant la manche dans la rue. Devant leurs difficultés financières et comme il ne parvient pas à vivre de son art, sa femme, Lotte, lui suggère un jour de chercher un autre emploi. Même si elle est plus à l’aise avec les animaux qu’avec lui, Craig est contraint de reconnaître qu’elle a raison. Il obtient ainsi un travail d’archiviste au 7ème étage ½ d’un grand building. Là, il fait la connaissance de son patron, le docteur Lester, un homme étrange et amusant. Un jour, alors qu’il classe des dossiers, il…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film étrange à découvrir.

Note des lectrices : 2.8 ( 1 votes)
71

Dans la Peau John Malkovich est un film surprenant et étrange qui ne laisse pas indifférent et restera gravé dans vos mémoires. L’histoire débute de manière simple et réaliste en installant le spectateur dans la vie ratée de Craig. On découvre sa femme, qui préfère dormir avec son chimpanzé plutôt qu’avec lui, qui préfère s’occuper de la psychothérapie de ce singe plutôt que des états d’âme de son mari… Et puis tout bascule avec humour et autodérision. Craig trouve un emploi au 7ème étage ½ après un entretien d’embauche des plus incroyables.

Petit à petit le film devient délirant et fantastique avec la découverte de cette trappe, qui donne directement dans la conscience de John Malkovich. Et là, malgré une bonne dose de surréalisme et de drôlerie, le spectateur en vient à s’interroger sur la notion de personnalité, sur l’identité et ce qui définit l’être humain. Tout le monde a un jour souhaité être quelqu’un d’autre pour oublier ses problèmes. Et si c’était possible ?

Il y a une histoire d’amour saphique dans ce long-métrage. Et même si elle n’est pas au premier plan, elle a une grande importance. Maxine est une superbe femme fatale qui séduit Craig au premier regard, alors qu’il se contente tout d’abord de vivre sa romance en rêve à travers ses marionnettes, il lui avoue un jour son attirance mais Maxine lui préfère sa femme Lotte. Enfin pas vraiment Lotte en elle-même, mais Lotte à l’intérieur de John Malkovich, vous suivez ? Bien parce que ça se complique.

En effet, après avoir goûté au bonheur d’être John Malkovich, Lotte est persuadée d’être une transsexuelle et décide de se faire opérer. Délire un peu radical et rapidement arrêté par Craig, qui lui explique qu’elle exagère un peu. Enfin bref, Lotte est raide dingue amoureuse de Maxine. Elle souhaite passer sa vie avec elle et ne pouvant l’avoir décide même de la tuer.

Maxine est un personnage complexe. Cette femme séduisante et forte donne au début l’impression de ne jamais être satisfaite. Elle avoue à Lotte qu’elle l’aime uniquement dans John Malkovich. En même temps lorsque c’est Craig qui habite ce dernier à la place de sa femme, elle ne voit pas la différence. Et pourtant, plus les années passent, plus elle ressent un manque. Elle prend du recul et s’éloigne de Craig/John Malkovich. Lorsqu’elle finit par retrouver Lotte, elle lui avoue qu’elle l’aime et qu’elle a gardé l’enfant qu’elle porte parce qu’il est le leur.

Plus je résume et plus j’ai le sentiment d’être incompréhensible. Donc, je vais m’arrêter et vous dire que ce long-métrage est à voir parce que loin de ne traiter que de l’identité, il aborde aussi l’amour au sens large et présente des bisexuelles comme on n’en a jamais vues au cinéma. Cela d’autant plus qu’elles finissent ensemble. Et j’adore les histoires d’amour qui se terminent bien, surtout quand le film va bien au-delà de ça !!!

À découvrir de toute urgence !

Dans La Peau De John Malkovich : Critiques Presse et Récompenses

 « (…) ce film est une merveille d’invention, de délire, de drôlerie, le film américain le plus malin qu’on ait vu depuis longtemps, une sorte d’exception culturelle à lui tout seul. » Vincent Remy (Télérama)

« Brillant, iconoclaste, inclassable : assurément le film-labyrinthe le plus schizo et le plus jouissif de ces dernières années. » Philippe Paumier (Ciné Live)

« Drôle, surréaliste, Being John Malkovich est un film atypique d’une rare intelligence. » Nathalie Piernaz (Chronic’art.com)

 « Ce n’est pas l’efficacité du suspense et encore moins la belle image ou la performance des effets spéciaux qui sont mis en avant, mais un mélange d’humour, d’absurde, de dérision et d’invention. » Christophe d’Yvoire (Studio Magazine)

« (…) ce film bizarre, ce théâtre de marionnettes interprété par des Comédiens en chair et en os, est en tout point unique. » Samuel Blumenfeld (Le Monde)

« (…) ça devient d’autant plus excitant et vertigineux que l’on passe de jeux de miroirs entre acteur et personnage (thème du film) aux jeux entre personnage et spectateur confronté à son désir d’être quelqu’un d’autre (thème du cinéma). » Eric Libiot (Première)

« Avec une idée aussi biscornue, on fait un chouette clip, peut-être un court métrage, mais pas un film. Spike Jonze, si. » JD Beauvallet (Les Inrockuptibles)

 « Spike Jones (…), tout en nous racontant une histoire des plus fantastiques, ancre tellement les évènements dans le concret que tout nous semble crédible. » Anne-Laure Bell (Fluctuat.net)

« Cette question du rapport à la célébrité est une des très bonnes idées du film et, surtout, du scénario de Charlie Kaufman. Car Dans la peau de John Malkovich est d’abord un scénario bourré d’idées excellentes, délicieusement tordues (…) » Pascal Mérigeau (Le Nouvel Observateur)

« (…) malgré un rythme soutenu, Dans la peau de John Malkovich parvient à tresser si lisiblement son écheveau de confusions entre personnalité réelle et apparente que le scénario a toute liberté d’aller au bout de son impressionnante logique. » Sébastien Ors (Repérages)

 « (…) Dans la peau de John Malkovich porte (avec Truman Show et Bienvenue à Gattaca) l’un des regards les plus audacieux sur une société – la nôtre – obsédée par le voyeurisme et les univers virtuels. » Franck Garbarz (Positif)

« Réflexion trouble sur l’identité du désir (…) un véritable paradoxe, séduisant et original, entre romanesque et expérimentation brute, malgré l’écart constaté entre l’ambition du projet, stimulante, et la qualité du résultat. » Baptiste Piégay (Cahiers du Cinéma)

« Alors si vous aimez être surpris, dérouté, entraîné dans un imaginaire neuf, précipitez-vous sur ce Being John Malkovich et devenez quelqu’un d’autre ! Eric Van Cutsem (Cinopsis.com)

« On est prêt à toutes les excentricités, à toutes les surprises, à toutes les loufoqueries. Dommage que le film ne tienne pas complètement ses promesses, et se complaise (…) dans des péripéties confuses et alambiquées (…) » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaroscope)

Dans La Peau De John Malkovich : Extraits

CRAIG : (au singe) T’imagines pas la chance que t’as d’être un singe. Parce que la conscience c’est une malédiction. Je ressens, je pense, je souffre et tout ce que je demande en retour c’est la possibilité de faire mon travail. Et ça, ça m’est défendu parce que je suis dérangeant.

LOTTE : Tu sais, j’ai rendez-vous demain avec la psy d’Elijah.
CRAIG : Ah oui ?
LOTTE : Ouais. On se dit qu’on a peut-être trouvé l’origine de ses brûlures d’estomac. […] Elle pense que c’est un traumatisme lié à sa petite enfance. Il assume mal son vécu identitaire de chimpanzé. C’est intéressant, non ?

MAXINE : Hé, j’ai fini ma journée, Marionnette Man. Tu fermes pour moi, d’accord ?
CRAIG : Tu veux pas savoir ce qui m’est arrivé ?
MAXINE : Non.
CRAIG : Pitié, pitié, c’est très important.
MAXINE : Il vaudrait mieux.
CRAIG : C’est… c’est… Il y a une toute petite porte dans mon bureau, Maxine, c’est un passage qui conduit tout droit dans John Malkovich. Tu vois le monde à travers les yeux de Malkovich. Ensuite, au bout de quinze minutes tu te fais éjecter dans un fossé du New Jersey à côté du péage.
MAXINE : Ça a l’air génial. C’est qui ce John Malkovich à la con ?

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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