Episodes : Interview de Kathleen Rose Perkins, l’interprète de Carol Rance

Kathleen Rose Perkins - Episodes

Interview accordée à Dara Nai le 7 février 2015 pour le site Afterellen.com

Kathleen Rose Perkins est actrice depuis plus de quinze ans et a fait des apparitions un peu partout, de How I Met Your Mother, à Grey’s Anatomy à American Horror Story à NCIS : Los Angeles. Ah, et elle a récemment joué dans un tout petit film appelé Gone Girl, vous en avez peut-être entendu parler ? Ce n’est pas trop mal pour une fille du Michigan qui a passé ses années de vaches maigres à être réceptionniste au Merrill Lynch de Los Angeles et qui avait presque abandonné l’idée de jouer pour Hollywood.

Aujourd’hui Perkins est surtout connue pour son rôle dans la comédie de Showtime, Episodes. Elle y interprète Carol Rance, l’adorable et très nerveuse chef de programmation de la chaîne qui fume de l’herbe, couche avec ses patrons et fait plaisir aux gens.

Ici, Kathleen nous explique pourquoi elle aime la nouvelle relation lesbienne de Carol, ce qu’elle fait avec ses mains lors des randonnées et pourquoi son visage à lui seul mérite un Emmy Award.

Merci de prendre le temps de faire cette interview.

C’est à moi de vous remercier d’avoir écrit un si bel article. C’était super ! Merci d’essayer d’attirer des spectateurs vers notre série, ça me touche.

Vous voulez rire ? Je suis fan d’Episodes depuis le début. Afterellen n’avait pas vraiment de quoi en parler avant la relation lesbienne de cette saison, mais maintenant nous allons vraiment nous concentrer sur l’histoire entre Carol et Helen. Je vous précise ça parce que je ne veux pas que vous croyiez que je suis une fille chelou qui ne veut parler que de lesbiennes.

Non, non, parlons de lesbiennes ! Ça m’a l’air parfait !

Ah, ok, dans ce cas, je suis carrément chelou. Quand avez-vous appris que votre personnage, Carol Rance, aurait une histoire avec une femme ?

[Les co-créateurs] David Crane et Jeffrey Klarik – qui sont en couple ensemble d’ailleurs – me l’ont dit en 2010, lors de la saison une. Ils m’ont dit que Carol ne serait jamais la patronne, qu’elle serait toujours la numéro deux, qu’elle aurait toujours une liaison avec le nouveau patron venu prendre la relève de la chaîne et qu’un jour ce patron serait une femme. Donc, oui, on le savait depuis le début.

Whoa, je ne me doutais pas qu’ils avaient prévu ça dès le début.

J’avais hâte d’arriver à cette saison-ci. Je trouve qu’ils ont fait ça très joliment. Je savais que le personnage allait s’amuser comme jamais auparavant. Je voulais aussi savoir ce que ça allait donner, parce que c’est un pas à franchir vous savez. J’avais hâte de voir la réaction du public sur cette histoire. C’est vraiment ma saison préférée et en grande partie parce que cette relation est vraiment sympa à jouer.

Ça correspond tout à fait à Carol mais ça l’amène aussi dans une toute nouvelle direction, ce que l’on n’avait pas vu venir. Qu’est-ce que vous préférez dans cette histoire ?

Ce que je préfère c’est que c’est la relation la plus saine que Carol n’est jamais eue. Elle faisait toujours semblant d’être heureuse mais ne l’était jamais. C’était la première fois que je jouais Carol réellement heureuse. Elle a une relation sympa, respectueuse et pleine d’amour avec une personne qui la traite bien. C’est un nouveau monde pour Carol, cette femme l’aime réellement. Et j’ai eu plus d’alchimie avec Andrea Savage [qui joue Helen Basch] qu’avec les précédents acteurs.

Carol est-elle bisexuelle alors ?

À votre avis ?

En fait, j’ai pensé à une expression qui serait plus appropriée pour Carol. Je crois qu’elle est patron-sexuelle.

[Rires] Oh non ! Oh, j’aurais voulu trouver cette expression ! C’est génial !

Je vous la donne !

Super ! Mon Dieu, c’est super. Oui, c’est exactement ce qu’elle est. Le critère essentiel pour que Carol soit attirée par quelqu’un est une espèce de poste à pouvoir. Au final, dans un épisode, Beverly lui dit qu’elle est lesbienne et je lui réponds « Je ne pense pas être lesbienne. » Beverly me demande alors « Et que penses-tu être ? », Carol lui dit « Je ne sais pas. Je ne suis pas très à l’aise avec les étiquettes. »

Ah ! C’est justement ça qui la rend lesbienne : rejeter les étiquettes. Sérieusement, c’est la chose la plus gay que Carol aurait pu dire.

Génial ! J’en ferai part aux producteurs.

J’aime bien l’amitié qui existe entre Carol et Beverly. Il y a tellement peu d’amitié entre femmes indépendante du reste dans les comédies télévisées. D’où ça vient ?

J’adore jouer la relation entre Beverly et Carol, c’est mon passage préféré dans chaque épisode. Je suis devenue très proche de Tamsin Greig, qui joue Beverly. Il existe aussi une amitié entre [les personnages] de Sean et Matt LeBlanc, une amitié très forte, mais elle n’est pas aussi profonde et complexe que celle de Beverly et Carol. Ils squattent juste les bars. Nous, nous allons randonner et fumons de l’herbe. Je chéris ces scènes de [randonnées], elles font partie de mes scènes préférées.

Ça me fait penser : c’est quoi le problème des mains de Carol pendant les randonnées ? Qu’est-ce que vous faites avec vos mains ?

Bon, écoutez, il y a longtemps, quand ma mère était dans sa période « saine », elle s’est mise à la marche rapide, et non seulement ils font le « talon-orteils » mais ils bougent aussi les bras comme ça pour que les muscles du torse travaillent. Lorsqu’ils ont décidé de tourner des scènes de randonnées, je ne savais pas du tout quelle serait la démarche de Carol avec des chaussures plates, parce qu’elle est toujours en talons. Des talons vraiment douloureux. Donc, je me suis dit que folle comme elle est, Carol était allée chez un spécialiste de la marche et avait appris à marcher de cette façon très amusante. Et Carol remonte ses paumes de main parce qu’elle a pris des habitudes bizarres. En fait, c’est juste moi qui essaye de rendre ça encore plus drôle.

A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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