Good Morning England

Un film énergique et débordant de vitalité nous contant les grandes heures des radios pirates

Année de Production : 2009

Date de Sortie : 06 Mai 2009

Réalisation : Richard Curtis

Scénario : Richard Curtis, Emma Thomas

Avec : Philip Seymour Hoffman (Le Comte), Rhys Ifans (Gavin), Bill Nighy (Quentin), Emma Thompson (Charlotte), Nick Frost (Dr Dave), Kenneth Branagh (Dormandy), January Jones (Eleonore), Gemma Arterton (Desiree), Jack Davenport (Troudbal), Rhys Darby (Angus), Tom Sturridge (Carl), Katherine Parkinson (Felicity)

Nationalité : Britannique

Genre : Comédie, Romance

Durée : 2h 15min.

Titre Original : The Boat That Rocked

Good Morning England : Résumé

Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu’il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d’un équipage éclectique de DJ’s rock and roll. À leur tête se trouve le compte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. À ses côtés ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d’un humour acéré ; l’adorable Simon, qui cherche l’amour ; l’énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue ; Thick Kevin, qui possède l’intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités ; et Angus « The Nut » Nutsford, qui est sans doute l’homme le plus agaçant d’Angleterre.

La vie en mer du Nord est riche en événements. Simon va rencontrer la femme de ses rêves, Eleonore, et se marier sur le bateau… mais sa nouvelle épouse le quitte dès le lendemain. Gavin revient de sa tournée de découverte des drogues en Amérique pour reprendre sa position de plus grand DJ de Grande-Bretagne, et affronte le Comte. Et Carl découvre le beau sexe, et qui est son vrai père.

Entre-temps, les stations pirates sont entrées dans le collimateur du ministre Dormandy, qui veut réduire ces rebelles au silence. À une époque où un pouvoir vieillissant étouffe tout ce qui ressemble à l’exubérance de la jeunesse, Dormandy saisit sa chance de marquer un point en politique et fait voter une loi pour déclarer les pirates illégaux et supprimer une fois pour toutes leur déplorable influence sur le pays.

Sa démarche va enclencher une véritable tempête en haute mer. Afin de sauver leur Radio Rock adorée et leurs héros, d’innombrables fans vont s’allier et organiser un sauvetage en mer digne d’une opération militaire… Certaines choses peuvent avoir une fin, mais le rock and roll, lui, ne mourra jamais.

Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu’il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d’un équipage éclectique de DJ’s rock and roll. À leur tête se trouve le compte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. À ses côtés ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d’un humour acéré ; l’adorable Simon, qui cherche l’amour ; l’énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ;…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : L'histoire des radios pirates...

Note des lectrices : 4.85 ( 3 votes)
65

Good Morning England est un véritable diffuseur de bonne humeur, qui déroule à un rythme effréné des séquences toutes aussi drôles les unes que les autres au son de classiques des sixties qu’on ne peut s’empêcher de fredonner avec eux. Le film raconte les tribulations des membres d’une radio pirate britannique en vogue ; exilés sur un bateau pour éviter d’être arrêtés par la police, ils émettent illégalement et sont considérés comme de véritables icônes.

Inspiré de l’histoire vraie des radios pirates anglaises, le film parvient à recréer le climat insouciant de l’époque : la libération sexuelle, le rock’n roll, etc. On y plonge avec joie et on en redemande. Quand le film s’arrête, on n’a qu’une envie, c’est de le regarder une nouvelle fois…!

On retrouve toute une galerie de personnages tout aussi attachants les uns que les autres. Ils s’éclatent (et nous avec eux)  à faire découvrir des nouveautés à leurs contemporains depuis leur navire pirate. Certains se taquinent, d’autres s’affrontent pour être LA star de la radio, d’autres encore sont inséparables, etc. Quoi que soient les brouilles, elles ne durent jamais très longtemps, ne pouvant lutter contre ce lien très fort d’amitié qui les unit. En bref ces membres de Radio Rock sont une vraie bande de potes soudés, tous plus barges les uns que les autres. Face à eux, Kenneth Branagh est absolument génial en méchant ministre coincé qui pense que le rock c’est le mal. J’ai adoré (avec un plaisir presque sadique) le voir pincé et tiré à quatre épingles, constamment échouer lamentablement dans les plans toujours plus délirants qu’il met en place pour dire non à cette musique de fou (avec l’aide de Monsieur… Troudbal…! Si, si !).

Et le fait que le tout soit filmé sur un bateau pirate en rajoute à ce côté « retour dans une autre époque », on a l’impression d’avoir embarqué pour une croisière vers l’insouciance des années 60. Autre point fort outre les décors, les costumes. J’ai adoré leurs pantalons côtelés en velours marron ou les pulls jacquard à losanges, ou encore les couettes enfantines de Felicity sans oublier les magnifiques mèches patiemment préparées à grand renfort de bigoudis. Vous l’aurez compris, les décors et les costumes donnent un côté complètement kitsch et forcé qui, allié à l’humour et à la musique omniprésents, donne quelque chose de détonnant.

En parlant de musique c’est LE point fort de ce film. Certes on ne pouvait pas faire un film sur une radio pirate sans diffuser de musique, mais ici la bande-son est particulièrement travaillée. Tout au long du film on chantonne et on se remue sur son siège, le film nous fait l’effet d’être un juke box à images qui nous permet de réviser nos classiques. Non parce qu’entre les Turtle, les Who, les Beach Boys, les Rolling Stones, les Supremes, David Bowie, Cat Stevens, Ennio Morricone ou Jimi Hendrix (et encore je ne les cite pas tous…!), ils sont tous là, aucun grand nom de la musique de l’époque n’est oublié. On retrouve même quelques frenchies comme Françoise Hardy ou Léonard Cohen !

Seul bémol, la durée du film. Un peu plus de deux heures, c’était peut-être un peu trop, surtout à la toute fin, quand les délires et les chansons en rafale ne sont plus là et qu’on mouline sévère pour arriver jusqu’au générique. Je pense qu’on aurait pu largement retirer une bonne demi-heure au film.

Bon vous vous doutez que je ne parlerais pas de ce film si une lesbienne ne se cachait pas parmi les membres de l’équipage, sous les traits de Felicity. Seule femme à bord, elle s’occupe de toute la troupe, tout en rêvant avec eux à la femme idéale. Elle n’a aucun talent particulier, mais a intégré l’équipe à l’origine car elle en était fan ; s’occuper de ses chers animateurs, c’est le moyen qu’elle a trouvé pour participer à sa manière au mouvement du rock and roll, d’où le fait qu’on la voit pas mal en train de cuisiner avec un tablier (cliché cliché vous avez dit cliché ? Mais en même temps, le film n’est-il pas un cliché ambulant à lui tout seul ?). En tout cas grâce à elle, on a droit à des moments très drôles, comme celui où un groupe de filles se jette sur elle après qu’on leur ait dit qu’elle était lesbienne…!

Et elle a beau être l’unique femme de l’équipage, hors de question de céder aux avances de ces messieurs ; la moindre allusion se voit renvoyer d’un revers sec et rapide de la main (des scènes qui à chaque fois vous font sourire jusqu’aux oreilles). Non, Felicity c’est une femme qu’elle recherche. Et il se pourrait bien que cette dernière fasse un petit tour par le Rock Boat… et que grâce à elle son tablier vole…!

En résumé, Good Morning England, c’est comme une petite pilule de bonheur, un film sans prise de tête, qui est tour à tour hilarant, émouvant et plein de nostalgie. Un film à voir absolument en somme.

Good Morning England : Critiques Presse et Récompenses

« Avec sa galerie de personnages irrésistibles, ses situations cocasses à mourir de rire, sa bande-son à tomber par terre et son final en apothéose, Good Morning England est une véritable bouffée d’air frais en ce début de printemps. » (Filmsactu)

« Une délicate absurdité et des effets comiques pertinents viennent s’appuyer sur une programmation musicale et dantesque… Richard Curtis serait-il au sommet de son art ? » (Metro)

« Un hit bourré d’énergie, d’humour et de personnalités déjantées. Au son d’une BO made in légende, voilà un pur elixir de bonnes ondes servi par une troupe 100% rock’n’roll. » (Télé 7 Jours)

« On sort de son film avec la banane et des chansons plein la tête. » (20 Minutes)

« Il y a un plaisir de carnaval à s’embarquer dans ce trip déjanté qui brave non seulement la loi mais les règles de la bienséance et du bon goût. » (Le Figaroscope)

« Une Comédie aussi dopante qu’un tube des Stones, avec des acteurs aussi extravagants et irrésistibles que Mick Jagger et David Bowie réunis, des dialogues aussi bien troussés qu’une chanson de John Lennon et une BO avec le meilleur du meilleur. » (Le Journal du Dimanche)

« Dans Good Morning England, il y a peu de religion et pas de gazon du tout. En revanche, il y a du swing, du plaisir, une nostalgie gaie et des acteurs réjouissants (dont Kenneth Branagh en ministre pisse-vinaigre). Bref, c’est un film rock’n drôle. » (Le Nouvel Observateur)

« Dans le genre réconfortant, Good Morning England ne fait pas exception, même s’il aurait gagné à être resserré d’une bonne demi-heure. » (Le Parisien)

« On en sort le sourire au lèvres et les larmes aux yeux, avec une furieuse envie de se le repasser en boucle. » (TéléCinéObs)

« Pressenti comme le film du renouveau, Good Morning England s’avère en vérité une horloge huilée dont le moindre rouage n’a d’autre fonction que de célébrer le pop-rock britannique des années 60 […] Il y a un certain savoir-faire, pas de surpassement. » (Dvdrama)

« Véritable condensé d’énergie, ce film transgressif et bon enfant célèbre la musique pop-rock des années 1960 dont il nous donne à écouter le meilleur. » (La Croix)

« Naufrage grandiose au son du Whiter Shade of Pale de Procol Harum. Mais pour la fin, branchez-vous sur les bonnes ondes. » (Le Monde)

« Résolument sympa dans ses manières directes d’exsuder la nostalgie, Good Morning England a cependant du mal à tenir la distance […] faute d’alimenter sa galerie de portraits branques. » (Libération)

« Malgré des longueurs, notamment dans les scènes à la Titanic, cette évocation nostalgique d’une camaraderie est aussi un musical pop et rétro adroit. » (Positif)

« Très sympathique et vivifiant pendant une heure et demie. Mais le film dure deux heures et quart… » (Télérama)

« Un film à voir les yeux fermés. » (Marianne)

Good Morning England : Extraits

GAVIN : Et toi, qui tu es ?
FELICITY : Felicity.
GAVIN : Le règlement a changé ?
FELICITY : Non, c’est que moi, j’suis lesbienne.
GAVIN : Vachement bien.
FELICITY : Ouais.
GAVIN : Toujours ou la plupart du temps ?
FELICITY : Absolument toujours.
GAVIN : (En lui pinçant les fesses) Ça, c’est ce que tu crois.
FELICITY : Ouh non, arrête ça.

QUENTIN : Le jour est arrivé. Ce soir, la mort des radios pirates sera certaine. À partir de minuit, nous serons un vaisseau fantôme dérivant sans aucun espoir à la surface des eaux froides et sombres. Vous avez fait… un magnifique boulot… Merci. Mais votre boulot… est terminé.
LE COMTE : Hum hum. Pas le mien monsieur. Je suis citoyen américain et je me fous de toutes ces conneries totalement foireuses de putain de lois pour roastbeefs. J’ai l’intention de tenir l’antenne sur ce navire 24 heures sur 24 jusqu’à ma mort. Et puis même encore après s’il le faut.
GAVIN : J’voudrais pas t’faire de la peine ou quoi que ce soit, mais tu crois pas que ça pourrait peut-être finir par être légèrement monotone comme expérience pour l’auditeur ? Que dirais-tu si on partageait chacun 12 heures, noble seigneur ?
ANGUS : Et moi je m’dis que… le monde ne survivrait pas sans mes pitreries. Et qui aura suffisamment la pêche pour passer les Seekers quand l’ambiance sera chouette ?
DAVE : Ce groupe n’existe plus.
ANGUS : J’ai l’intention de remettre au top les vieux succès.
DAVE : J’ai l’intention de t’empêcher de faire ça.
SIMON : Comme certains de vous le savent, ma femme m’a plaqué alors qu’on était mariés depuis seulement 17 heures, mais j’ai quand même survécu parce que… je vis pour la musique. Et comme il ne me reste plus d’autre motivation, j’aimerais maintenant mourir pour elle.
ON-THE-HOUR JOHN : Eh bien moi ma vie, ça a toujours été l’information et la météo. Je veux bien mourir pour les deux. Surtout pour la météo.
Wee Small Hours Bob : Heu… Je n’ai… nulle part où aller.
KEVIN : Moi j’ai bien un endroit où aller, mais c’est un peu pourri. Alors je crois que je vais rester avec vous.
FELICITY : Je ne veux pas que vous ayez faim. Et ce qui m’inquiète, c’est jusqu’où ma sexualité de plus en plus débordante pourrait m’entraîner quand je retournerai à la vie normale.
HAROLD : J’ai la quasi certitude que Felicity a le béguin pour moi (Les autres se moquent de lui). Alors pas question que je m’en aille tant que je n’aurais pas épuisé toutes mes chances.
CARL : Je reste aussi, évidemment. Parce que… à part vous, y a personne au monde qui m’aime.
QUENTIN : Merci infiniment à vous, messieurs. Madame. Et à l’étrange… bidule velu. Mais ne vous y trompez pas, ils nous délogeront par la force.
LE COMTE : Qu’ils essayent.

Un commentaire

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    Ce film est juste énorme, que ce soit du point de vue des acteurs (Bill nighy, Emma thompson et Philip Seymour Hoffman, c’est pas rien!!!) mais aussi du point de vue historique! Avec une mention spéciale pour le rock britannique!
    Niveau lesbien, certes c’est léger, mais j’ai franchement adoré la manière dont c’est amené!
    J’ai dû le voir des dizaines de fois, et je peux pas m’empêcher de l’aimer passionnément 🙂

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