Je Te Mangerais

Une autre relation lesbienne cannibale

Année de Production : 2007

Date de Sortie : 11 Mars 2009

Réalisation : Sophie Laloy

Scénario : Sophie Laloy, Jean-Luc Gaget, Eric Veniard

Avec : Isild Le Besco (Emma), Judith Davis (Marie Dandin), Lucie Bourdeu (Chloé), Marc Chapiteau (Hervé Dandin), Fabienne Babe (Odile Dandin), Cécile Laloy (Lucie), Ondine Desfosses (Maud), Edith Scob (Mademoiselle Lainé), Christian Bouillette (Le directeur du Conservatoire), Elodie Soulier (Pauline), Erwan Larcher (Guillaume), Damien Sabatier (Damien)

Nationalité : Française

Genre : Drame

Durée : 1h 36min.

Titre Original : Je te Mangerais

Je Te Mangerais : Résumé

Marie est une jeune étudiante de 20 ans qui quitte sa famille pour aller étudier le piano au conservatoire de Lyon. Parce que ses parents ne roulent pas sur l’or, elle accepte de partager le grand appartement d’Emma, une amie d’enfance. En effet, cette dernière habite seule au cœur de la ville depuis le décès de son père et le déménagement de sa mère, peintre renommée, à New-York.

Rapidement Emma se révèle assez dure avec des règles de vie très strictes. Marie commence par les accepter avant de trouver son attitude de plus en plus oppressante. Elle s’échappe de l’appartement en se liant d’amitié avec des élèves du conservatoire. Mais Emma exerce une certaine fascination sur la jeune femme qui se retrouve perdue…

Marie est une jeune étudiante de 20 ans qui quitte sa famille pour aller étudier le piano au conservatoire de Lyon. Parce que ses parents ne roulent pas sur l’or, elle accepte de partager le grand appartement d’Emma, une amie d’enfance. En effet, cette dernière habite seule au cœur de la ville depuis le décès de son père et le déménagement de sa mère, peintre renommée, à New-York. Rapidement Emma se révèle assez dure avec des règles de vie très strictes. Marie commence par les accepter avant de trouver son attitude de plus en plus oppressante. Elle s’échappe de l’appartement…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film de manipulation féminine...

Note des lectrices : 4.6 ( 1 votes)
39

Je te Mangerais c’est typiquement le genre de film que j’ai trop vu. Ces histoires de drames psychologiques avec une femme qui a un ascendant sur une autre, qui l’exploite, qui est amoureuse et qui en voulant la faire sienne, la détruit. Je suis donc de parti pris et la critique qui va suivre ne sera pas tendre. Je le reconnais, j’en ai marre de ce genre de trame.

On le sent dès le premier instant comment ça va tourner. Marie est une petite campagnarde qui arrive à la ville et qui ne connaît rien à la vie. Et Emma c’est le genre de fille froide, détachée de tout, intelligente, calculatrice et manipulatrice. Limite je l’ai trouvée trop gentille au début Emma, ça allait pas quoi. Heureusement qu’Isild Le Besco, habituée à ces rôles, sait parfaitement dans quelle direction aller sinon on s’ennuierait presque.

Évidemment, comme Marie est pianiste, il y a du piano, beaucoup de piano. C’est beau le piano, surtout quand c’est bien joué. Le problème c’est que je n’ai pas trop compris du coup si l’histoire c’était une histoire de passion dévastatrice ou plutôt une histoire de femme sauvée par le piano, et dont la pratique l’empêchera de sombrer. Il manque un lien entre la pression qu’Emma exerce sur Marie et qui la tue et la bouffée d’air que lui offre le piano et qui lui rend la vie. On ne le ressent pas.

En plus, ce n’est pas pour être méchante, mais il manque une réelle passion entre Emma et Marie. Je ne sais pas. Au début on a l’impression que Marie est fascinée par Emma et que quelque part elle est consentante à 20%. Et puis ça disparaît et on a le sentiment que la scène d’amour ne prend pas. Il manque quelque chose. Ce petit déclic qui fera basculer les personnages parce qu’ils auront tous les deux apprécié.

Bref, une histoire dramatique qui, vous vous en doutez, finit mal. Mais sinon, l’image est magnifique. Les actrices sont superbes, mention spéciale à Isild Le Besco toujours aussi impressionnante et douée et Judith Davis qui s’en tire magistralement avec un rôle pas du tout évident. La réalisation tient la route et puis c’est à Lyon. J’ai vu les vélo’V, les quartiers que je connais, les ponts sur lesquels je passe en vélo… Les Lyonnaises anciennes ou actuelles se feront plaisir quoi.

À vous de juger…

Je Te Mangerais : Critiques Presse et Récompenses

« (…) un conte sensuel sur fond de musique classique, qui séduit par sa perversité délicate et révèle une excellente actrice, Judith Davis, étonnante en enjeu amoureux qui ne se laisse pas croquer. » La Rédaction (20 Minutes)

« (…) Sophie Laloy n’a pas sombré dans le voyeurisme, filmant ses actrices avec toute la pudeur d’un amour contrarié. (…) » Eric Coubar (Brazil)

« Je te Mangerais est un récital intime en forme de requiem bouleversant sur une relation perverse dont il est difficile de ne pas être troublé. » Gwenael Tison (Dvdrama)

« Ce duo maléfique est impeccablement filmé par Sophie Laloy (…) » Jean Roy (L’Humanité)

« (…) Joliment mis en scène, magnifiquement soutenu par le “Carnaval” de Schumann et la “Pavane” de Ravel, un joli coup d`essai. » La rédaction (TéléCinéObs)

« Traité avec finesse aussi bien dans le fond que dans la forme Je te Mangerais fonctionne grâce au talent de ses Comédiennes. » Rania Hoballah (Metro)

« (…) Parfois convenu mais souvent inspiré (…) » Fabien Baumann (Positif)

« Une atmosphère oppressante et une interprète prometteuse, Judith Davis, se détachent de ce premier film. Quelques fausses notes aussi, mais la partition est ambitieuse. » Julien Barcilon (Télé 7 Jours)

« (…) Dommage que le récit n’explore pas davantage la contradiction des sentiments de Marie. (…) » Juliette Bénabent (Télérama)

« Drame intimiste, Je te Mangerais apparaît comme un film dérangeant d’une intensité rare pour un premier long métrage. » Corinne Renou-Nativel (La Croix)

« Premier film d’une jeune réalisatrice qui rêve trop d’Hitchcock et de Lynch, Je te Mangerais est un film soigné, jouant avec les symboles, mais qui aborde les scènes de séduction avec un manque de maturité qui le menace du ridicule. » Jean-Luc Douin (Le Monde)

« (…) Une froideur (inhibition?) de mise en scène renforcée par un vernis cinéphile (Hitchcock, Polanski) qui prive le film de l’abandon dont il aurait besoin pour se déployer. » Emily Barnett (Les Inrockuptibles)

« Un thriller psychologique très artificiel qui n’a pas grand-chose à raconter, mais porté par le jeu des deux Comédiennes. » La rédaction (Ouest France)

On aurait aimé que Sophie Laloy, qui signe ici un premier film appliqué, pousse un peu plus loin le bouchon du cannibalisme mental. On reste sur sa faim. Stéphanie Lamome (Première)

Je Te Mangerais : Extraits

EMMA : Tu veux un petit chocolat pour te remonter le moral ? Alors elle te plaît ? C’était ma chambre. MARIE : Oh ouais, elle est super. Et toi tu vas dormir où du coup ? EMMA : Ben dans la chambre de mes parents. Elle est plus grande. MARIE : Et ça te dérange pas ? EMMA : Non ! Et puis y a un grand lit. MARIE : Je me souviens de ce tableau. EMMA : Je les mets là ? MARIE : Ouais si tu veux. Il est beau ton chemisier. J’aime bien le tissu. EMMA : C’est « Les Petites », la marque. MARIE : C’est marrant comme t’as changé, hein ? Ta coiffure, je sais pas. T’as un truc… très différent ! EMMA : Ben c’est normal, ça fait longtemps qu’on s’est pas vu. MARIE : Ouais mais même. EMMA : J’étais hyper timide quand j’étais petite. MARIE : Ouais c’est peut-être ça. Là tu es vachement plus… EMMA : Plus quoi ? MARIE : Ben je sais pas, plus « j’assure », quoi. EMMA : C’est pour ça que tu m’appelais pas alors ?

EMMA : C’est quoi qui va pas ? Dis-moi. MARIE : Je sais pas… Je trouve ça bizarre depuis l’autre fois. J’ai pas envie qu’on recommence. EMMA : Qu’on recommence quoi ? MARIE : Qu’on s’embrasse tout ça, j’ai pas envie. EMMA : Ben ok. Si t’as envie qu’on recommence, on recommencera pas. Et moi, tu crois que j’ai envie qu’on recommence ? J’ai peut-être pas envie non plus, hein. Pourquoi t’en parles pas ? On est amie, non ? Pourquoi t’as pas envie qu’on s’embrasse, tu le sais ? T’as peur ? MARIE : Non.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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