Jennifer’s Body

Un baiser lesbien sexy réussi

Année de Production : 2009

Date de Sortie : 21 Octobre 2009

Réalisation : Karyn Kusama

Scénario : Diablo Cody

Avec : Megan Fox (Jennifer), Amanda Seyfried (Needy), Johnny Simmons (Chip), Adam Brody (Nikolai), Sal Cortez (Chas), Ryan Levine (Mick), Juan Riedinger (Dirk)

Nationalité : Américaine

Genre : Horreur

Durée : 1h 40min.

Titre Original : Jennifer's Body

Jennifer’s Body : Résumé

Jennifer et Needy sont les meilleures amies du monde depuis le jardin d’enfant. Alors que la première est d’une beauté sans nom à laquelle aucun garçon ne résiste, la seconde est une lycéenne timide et réservée.

Un soir, toutes les deux se rendent dans un bar pour écouter un nouveau groupe de rock. Un incendie éclate et, sous le choc, Jennifer accepte de partir avec les membres du groupe dont elle ignore tout. Needy la met en garde mais ne peut rien faire pour l’en empêcher.

Dans la forêt, à l’écart de la ville, Jennifer est alors sacrifiée à Satan. Lorsqu’elle reprend ses esprits, elle réalise qu’elle est possédée par un démon succube qui l’oblige à se nourrir d’hommes pour rester en vie…

Jennifer et Needy sont les meilleures amies du monde depuis le jardin d’enfant. Alors que la première est d’une beauté sans nom à laquelle aucun garçon ne résiste, la seconde est une lycéenne timide et réservée. Un soir, toutes les deux se rendent dans un bar pour écouter un nouveau groupe de rock. Un incendie éclate et, sous le choc, Jennifer accepte de partir avec les membres du groupe dont elle ignore tout. Needy la met en garde mais ne peut rien faire pour l’en empêcher. Dans la forêt, à l’écart de la ville, Jennifer est alors sacrifiée à Satan.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un baiser lesbien pour les mecs hétéros.

Note des lectrices : 2.75 ( 1 votes)
36

Jennifer’s Body est un long-métrage sorti il y a quelques mois en France. Porté par la sublime Megan Fox qui passe la moitié de son temps en première page de tous les journaux people du monde, il a bénéficié d’une publicité d’enfer. Mais si rappelez-vous de ce baiser lesbien entre Megan Fox et Amanda Seyfried qui a fait le tour de la blogosphère en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Cela soutenu par les propos osés de l’actrice, il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention de tout un chacun.

Je n’avais pas envie de voir ce film. J’en ai marre de l’utilisation abusive et publicitaire des lesbiennes. Mais bon, des fois on est obligé de faire son travail même si on n’en a pas envie. Déjà mettons rapidement les choses au point sinon vous risquez d’être choqués par la suite. Je ne supporte pas le côté extravagant, sexy et provocant de Megan Fox qui étale sa plastique [parfaite] à travers tous les objectifs du monde. Il n’empêche, elle me regarderait comme elle regarde sa meilleure amie, je fondrais aussi. Mon arrière-grand-mère avait raison, « la chair est faible ». Par contre j’aime beaucoup l’actrice Amanda Seyfried et je suis tombée sous le charme du travail de Karyn Kusama, la réalisatrice de Girlfight dès que j’ai découvert son premier film. Diablo Cody est connue pour son superbe script Juno et donc il y a de quoi être attiré malgré le côté repoussant.

Au final, mon avis est mitigé. J’ai adoré l’humour des dialogues décalés et le regard cynique porté sur la société actuelle dans laquelle on vit. Pourtant j’ai trouvé que c’était très inégal, il faut attendre ces petits moments de bonheur, ces dialogues qui font mouche en se farcissant le reste du film. Et le reste du film, c’est une histoire gore qui a fait palpiter un peu mon cœur mais sans transcender le genre. Je ne sais pas, l’hémoglobine n’abondait pas tant que ça, la sorcellerie n’est pas le sujet, le sexe est totalement absent (quoi que). En résumé je n’ai pas compris où l’on voulait m’amener. J’ai été perméable au message et pourtant j’ai été sous le charme de Megan Fox du début à la fin. Il faut reconnaître qu’elle sait se vendre et mettre sa plastique en valeur. Limite je criais à la caméra de descendre un peu quand elle sort de l’eau pour en filmer plus… J’ai adoré entendre Amanda Seyfried crier, c’était sympa.

Il paraît que le propos est féministe mais j’ai dû rater ce passage. Sauf si c’était à prendre textuellement à savoir qu’est féministe un film où une femme mange des hommes. Dans ce cas-là, c’est féministe. Par contre, la bande-son mes amis, un pur bijou. Je crois que je vais aller l’acheter si elle est disponible. Tout simplement éblouissante du début à la fin. Un sans faute de ce côté-là.

Pour le baiser lesbien, ben vous avez déjà tout vu sur internet. C’est bien filmé avec un gros plan sur des lèvres pulpeuses, ça donne le sentiment d’être vrai puisque ça commence lentement avant de devenir plus torride mais au final paf, ça s’arrête comme ça. Normal, elles ne sont pas lesbiennes. Enfin vu les propos de Jennifer qui, quand Needy lui fait remarquer qu’elle n’a jamais attaqué de femmes, rétorque qu’elle va s’y mettre, j’en ai déduit qu’elle était bisexuelle. Mais je pense que j’ai interprété.

De petites références à l’homosexualité mais au final un film qui ne s’interroge pas vraiment sur grand-chose. À vous de voir.

Jennifer’s Body : Critiques Presse et Récompenses

« Les scènes gores, aussi drôles que culottées, mêlent sexe et horreur avec un enthousiasme gaillard. (…) Film d’épouvante bien mené, Jennifer’s Body se révèle aussi un portrait au vitriol de la vie lycéenne. » Caroline Vié (20 Minutes)

« (pour)- Jennifer’s body délaisse la conclusion attendue des fictions du Double (…) avec une ironie mordante. Pas mal pour ce qui s’annonçait au départ comme une simple pochade horrifique. » Gilles Esposito (Mad Movies)

« … c’est le film parfait pour teenagers mais pas que. » Eric Coubard (Brazil)

« Agréable et punchy sur la forme, immanquablement lisse sur le fond. » Guillaume Loison (Chronic’art.com)

« Une sympathique pantalonnade gore, analysant d’une étrange façon et avec un vrai recul quelques méandres sexuels de l’adolescence en y allant à fond les ballons sur la caricature. » Arnaud Mangin (Filmsactu)

« Un mélange de film gore et de teenage Comédie. Un zeste d’horreur, du rythme et de la fantaisie : la recette fonctionne. » La rédaction (Le Figaroscope)

« Un discourt attendu, dont le puritanisme sous-jacent est tempéré par l’insolence que permet la fable horrifique, qui tacle au passage le système d’éducation américain. » Stéphanie Belpêche (Le Journal du Dimanche)

« Le corps d’une fille est habité, dit ce film d’horreur tour à tour parodique et excessif mais constamment drôle et provocateur, (…) » Thomas Sotinel (Le Monde)

« Megan Fox trouve ici un rôle plus intéressant [que dans Transformers] explorant la noirceur d’âme d’une jeune fille toute puissante (…). » Yann Lebecque (L’Ecran Fantastique)

« Une relecture féministe du film de vampire. (…) L’aspect satirique, humoristique, voire militant, est éclipsé par une imagerie passe-partout et un scénario éculé. » Vincent Ostria (L’Humanité)

« (…) la réalisatrice Karyn Kusama (Girlflight) signe un divertissement plutôt réjouissant, exploitant au maximum le charisme de Megan Fox qui tient ici son premier grand rôle. » Talia Soghomonian (Metro)

« Il s’agit surtout de s’amuser avec les outrances les plus tordues pour se démarquer des productions hollywoodiennes insipides dans un genre peu fait pour les considérations aseptisées. » La rédaction (Ouest France)

« (…) Diablo Cody assène un discours plan-plan (…) heureusement court-circuité par un sens aiguisé de l’impolitiquement correct. » Alex Masson (Première)

« (…) une Comédie horrifique rock, un brin gore et gentiment trash. Atout choc de cette satire du microcosme ado teintée d’une pointe de féminisme : la somptueuse Megan Fox (…) » Philippe Ross (Télé 7 Jours)

« C’est quand il fait le choix du spectaculaire – avec effets spéciaux et hémoglobine – que le film est le plus abouti. Mais il ne parvient pas toujours à approfondir ce qui est son véritable sujet : être ado, c’est une pure horreur… » Aurélien Ferenczi (Télérama)

« Ce teenage movie gentiment sulfureux souffre du malentendu entre le scénario torturé de Diablo Cody et la mise en scène impersonnelle de Karyn Kusama. » Romain Le Vern (Dvdrama)

« En pleine vague du film de vampire teen, une farce lourdingue pas même sauvée par Megan Fox. (…) Jennifer’s Body n’arrive jamais à la cheville de ses modèles. » Jachy Goldberg (Les Inrockuptibles)

« Tête de gondole vénéneuse, Megan Fox n’est pas l’unique argument de ce jeu de massacre foutraque. » Gilles Renault (Libération)

« Le film peine (…) à se démarquer de la moyenne des productions du genre, desservi par une mise en scène qui manque singulièrement de mordant. » Nicolas Schaller (TéléCinéObs)

« Jennifer’s body est une sorte de farce horrifique vaguement tapageuse et même pas érotique. » Jean-Philippe Tessé (Cahiers du Cinéma)

« (contre) Quelques bonnes scènes éparses ne cachent pas la vacuité du tout, qui se vautre dans les travers du genre qu’il était censé transcender. » Laurent Duroche (Mad Movies)

Jennifer’s Body : Extraits

NEEDY : L’enfer est une adolescente. Je pense que je ne suis pas tout à fait parfaite moi-même. Mais en réalité, j’ai mes fans. Je veux dire, je reçois des lettres tous les jours. Principalement de pervers et de tueurs mais toujours. Je suis une sorte de merde.

NEEDY : Peu importe, ce chanteur, Jennifer dit qu’il est très salé. Donc…
CHIP : Salé ?
NEEDY : Salé veut dire beau.
CHIP : Alors tu dois être de la sauce de soja, bébé.

CHIP : Tu fais toujours ce que Jennifer te dit de faire.
NEEDY : Non. C’est juste que j’aime les mêmes trucs qu’elle. On a plein de choses en commun, c’est pour ça qu’on est les meilleures amies du monde.
CHIP : Vous n’avez absolument rien en commun.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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