L’Archipel des Faux-Semblants de Natacha Cerutti

L'Archipel des Faux-Semblants de Natacha Cerutti

Titre Français : L'Archipel des Faux-Semblants

Titre Original : L'Archipel des Faux-Semblants

Auteur : Natacha Cerutti

Date de Sortie : 21 Novembre 2011

Nationalité : Française

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 157 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 978-2-913066-52-6

L'Archipel des Faux-Semblants : Quatrième de Couverture

La quarantaine, divorcée et sans enfant, Yoshino est dans une situation plutôt mal vue de son entourage et son horizon semble dénué de perspective.
Sa rencontre avec Cécile, une Française installée à Tokyo et dépourvue de cette culture des convenances si japonaise, lui offre l’occasion d’envisager la vie sous un autre angle, plus franc, moins limité par les apparences. Mais lorsque leur relation prend une tournure plus sentimentale, les deux femmes commencent un jeu ambigu.
Entre la tentation et les traditions, Yoshino va donc bientôt devoir faire un choix…

Natacha Cerutti est née et a grandi en Suisse. Elle vit à Tokyo depuis 2005 où elle travaille dans une agence de relations publiques.

L'Archipel des Faux-Semblants : Avis Personnel

Il y a des romans que j’aimerais adorer mais je ne le peux pas. Celui-ci en est le parfait exemple. Il part avec d’excellentes intentions et souhaite nous éclairer sur la psychologie des femmes japonaises étouffées par la tradition. Oui mais non. Le principe de base est certes alléchant mais s’avère vite lassant et ennuyeux. Les notes en bas de page pour nous expliquer les mots japonais qui foisonnent en sont le parfait exemple. Elles sont trop nombreuses et alourdissent la lecture au point d’amener le lecteur à se demander s’il lit un roman ou un une étude des mœurs du Japon.

J’aurais aimé être enthousiaste quant aux personnages mais en fait, à part Yoshino qui est la grande héroïne du livre, les autres sont à peine esquissés. On ne connaît rien de la vie de Cécile, du pourquoi elle est venue au Japon, du comment fait-elle pour parler aussi bien, et de tout son passé. On ne sait rien non plus de Juliette qui semblait pourtant, à la base, le personnage idéal dans le rôle du confident. Takiko reste assez stéréotypée du début à la fin et on aimerait juste qu’elle apparaisse un peu plus humaine quand sa pseudo amie commence à souffrir. Pareil pour les parents et la sœur, ils sont à peine esquissés.

Au final on a une histoire assez simple et connue. Une femme rencontre une autre femme qui fait naître en elle un désir puissant difficile à canaliser. La femme en question a quarante ans et on a de nombreux autres livres qui parlent de cette découverte et du processus d’acceptation après une vie hétérosexuelle. La seule particularité c’est qu’ici le personnage principal est Japonais. Malheureusement je dois avouer que ça ne m’a pas suffit. Je n’ai rien à redire sur l’écriture parfaite pour les descriptions mais pas vraiment surprenante dès qu’elle traite de sentiments.

J’aurais aimé plus. J’aurais certainement aimé une héroïne qui au bout d’un moment se rebelle juste un tout petit peu. Là ce n’est jamais le cas et c’est juste déprimant de voir les pages défiler et de réaliser que rien ne va changer. Les descriptions des paysages sont presque plus motivantes que l’évolution et le cheminement de Yoshino.

Ce n’est qu’un avis personnel et je ne suis peut être pas du tout sensible à toute cette tradition et cette culture Japonaise. Il n’empêche qu’à part avoir compris l’attirance de mes frères et de nombreux jeunes hommes pour les femmes asiatiques sans volonté, je me suis ennuyée. J’aurais préféré que l’histoire tourne autour de Miho, personnage au demeurant beaucoup plus complexe et intrigant.

Je vous laisse juger par vous-même. A vous de voir.

L'Archipel des Faux-Semblants : Extraits

« Outre les membres de rigueur, Takiko avait également invité une Française, Juliette, que Yoshino connaissait de vue. Une amie de Juliette, Cécile, était également présente et le hasard, ou plutôt son retard, fit qu’elle se retrouva assise à ses côtés. Yoshino trouva cette dernière jeune, avec un visage aigu de francophone, d’une sveltesse frisant la maigreur mais débordante d’énergie. Elle nota aussi au passage un côté japonais qui la conquit immédiatement, telle une manière particulière et si caractéristique de pencher sa tête en signe s’assentiment. Fraîche, fut le terme qui lui vint spontanément à l’esprit et semblait lui correspondre le mieux. Elle se sentait cependant peu encline à bavarder avec l’inconnue. La soirée étant organisée par Takiko, elle voulait goûter à d’excellents vins, s’étourdir et rire pour des bagatelles jusqu’à l’aube. La présence des deux étrangères apportait une note exotique un peu dérangeante, dont elle se serait à vrai dire bien passée. Le confort des habitudes satisfaisait Yoshino, la garantissant de toute incursion impromptue du monde extérieur.
Toutefois, et bien qu’elle fit en sorte de l’éviter, il lui apparut vite que Cécile recherchait sa compagnie plus que celle des autres invitées. Cet état de fait l’agaça tout en la flattant insensiblement. Elle ne comprenait pas en revanche la raison d’être d’une telle insistance. » (Page 28-29)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre