My Summer Of Love

L'amour, l'intégrisme et l'adolescence

Année de Production : 2004

Date de Sortie : 22 juin 2005

Réalisation : Pawel Pawlikowski

Scénario : Pawel Pawlikowski et Michael Wynne d’après une nouvelle de Helen Cross

Avec : Nathalie Press (Mona), Emily Blunt (Tamsin), Paddy Considine (Phil), Dean Andrews (Ricky)

Nationalité : Américaine

Genre : Adolescence, Drame

Durée : 1h 26min.

Titre Original : My Summer Of Love

My Summer Of Love : Résumé

Dans My Summer Of Love, Mona est une adolescente de 16 ans qui vit seule avec son frère aîné, Phil. Ils habitent tous les deux dans un bar, au sein d’un petit village du Yorkshire.

Phil est en pleine crise mystique. Il a tout abandonné pour se consacrer à Jesus, et à la prière. Mona ne comprend pas sa réaction et se perd dans des aventures sans lendemain. Elle s’ennuie terriblement et rien ne l’intéresse.

Un jour, alors qu’elle dort, dans un pré, en plein soleil, elle rencontre Tamsin. Tamsin est une jeune fille de bonne famille, rebelle et mystérieuse. Mona est toute de suite séduite par la fraîcheur, la liberté et le côté sombre de celle-ci.

Rapidement, les deux adolescentes tombent amoureuses.

Dans My Summer Of Love, Mona est une adolescente de 16 ans qui vit seule avec son frère aîné, Phil. Ils habitent tous les deux dans un bar, au sein d'un petit village du Yorkshire. Phil est en pleine crise mystique. Il a tout abandonné pour se consacrer à Jesus, et à la prière. Mona ne comprend pas sa réaction et se perd dans des aventures sans lendemain. Elle s'ennuie terriblement et rien ne l'intéresse. Un jour, alors qu'elle dort, dans un pré, en plein soleil, elle rencontre Tamsin. Tamsin est une jeune fille de bonne famille, rebelle et mystérieuse.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une adolescente découvre son homosexualité.

Note des lectrices : 2.18 ( 3 votes)
50

Un film intéressant, réellement bien maîtrisé et filmé avec efficacité. Le scénario est simple, connu et sans surprise. Ce qui change, c’est le traitement et surtout l’image. La caméra semble aimer les actrices. Le réalisateur filme avec respect, beauté et de manière magnifique. La première rencontre entre Tamsin et Mona en est la preuve. Mona endormie dans une prairie ouvre les yeux au son d’une voix, Tamsin, apparaît comme une fée, comme une princesse sur un superbe destrier blanc. Tamsin est une véritable apparition pour Mona comme pour le spectateur.

Le reste du long métrage est à cette image, superbe. La relation entre Tamsin et Mona est décrite par les yeux des adolescentes. Le désir, la découverte de l’amour, la déception et le profond sentiment de trahison. Tout semble réel est exacerbé par l’absence totale de personnages secondaires et d’histoires afférentes. Tout est vide et mort, excepté Tamsin et Mona. Elles sont les seules vivantes et humaines.

Les deux actrices principales sont époustouflantes malgré leur jeune âge. Elles sont sublimes et justes. L’intérêt principal du film réside justement dans leur prestation. L’histoire est triste et finie mal. Mais c’était prévisible. L’adolescence est toujours dépeinte comme une période difficile, perturbante et profondément malheureuse. J’attendais que l’une des deux meure. Je me suis trompée mais au final, ça revient au même.

Un long métrage sérieux, profond et dur qui ressemble énormément à Créatures Célestes (le film de Peter Jackson) sans les aspects oniriques et fantasques. À découvrir.

My Summer Of Love : Critiques Presse et Récompenses

« Beau film sur l’initiation à l’amour. (…) Du contexte social naît un romantisme, auquel le chef opérateur Ryszard Lenczewski, connu aussi pour son travail avec Michael Winterbottom, contribue par une approche sûre, portée à l’incandescence dans ce troisième long métrage. » Eithne O’Neill (Positif)

« Il serait dommage de passer à côté de ces trois personnages mystérieux et complexes, baignés par une lumière d’un été d’amour et par la musique mélodieuse et troublante de Goldfrapp. Ce film respire l’humanité et l’authenticité. C’est bien rafraîchissant en diable à notre époque. » Eric Coubard (Brazil)

« Pawlikowski fait un usage inventif du stéréotype en tant qu’accélérateur de transmission du sens, instrument démocratique de rêverie à plusieurs, possibilité de renversement du pouvoir des actrices. Sur elles pèse un effet double de familiarité (…) et de distance (…), qui permet à l’auteur, ex-documentariste, de contrecarrer ses propres réflexes. » Sylvain Coumoul (Cahiers du Cinéma)

« A travers cette chronique de fascination sociale mêlée d’amours ancillaires, le réalisateur de Transit Palace réussit à instaurer une atmosphère envoûtante et d’une étonnante fraîcheur. » Jean-Philippe Guerand (Le Nouvel Observateur)

« Après Transit Palace, Pawel Pawlikowki réalise un superbe film d’amour bucolique et complètement intemporel. On retrouve toutes les étapes des premiers émois : un été sans fin, une rencontre magique, les familles antagonistes, des promesses éternelles… » Marc Kressman (MCinéma.com)

« La force de My summer of love réside dans le refus de toute dramatisation superflue.(…) Quand la partie s’achève, quand, enfin, les masques tombent, on découvre à quel point ce film, souvent brillant, parfois troublant, faussement lisse et joliment cruel, cache bien son jeu… » Jean Claude Loiseau (Télérama)

« My summer of love est une oeuvre organique, atmosphérique et envoûtante (…) Une réussite singulière dans le cinéma britannique même si le cinéaste Pawel Pawlikovsky n’a pas souhaité s’affranchir totalement des préoccupations sociales de ses compatriotes en inscrivant le couple d’adolescentes rebelles dans la sempiternelle opposition bourgeoisie/classe populaire, parfaitement incarnée par les deux actrices principales au jeu peu farouche. » Frédéric Mignard (aVoir-aLire.com)

« A l’instar de Douches froides, du français Antony Cordier, ce film anglais a pour qualité principale de proposer une vision assez juste de l’adolescence, et plus particulièrement de l’exaltation qui confère à cet âge la sensation fugitive, et en l’espèce très cinématographique, d’une existence “bigger than life”. » Jacques Mandelbaum (Le Monde)

« Sur le thème rebattu de la crise d’adolescence, Pawel Pawlikowski parvient, avec beaucoup de sensibilité, à retranscrire les sentiments exacerbés qui habitent ces jeunes filles en fleur aux portes du monde adulte. Une réussite qui tient en grande partie à la prestation des deux Comédiennes. » Thomas Baurez (Studio Magazine)

« Reste un sentiment de film nain, un poil frustré, qui agace un peu. (…) Il faut (…) saisir dans My summer of love une sorte d’indolence des bronzettes lascives, un semi coma réparateur. Pawlikovsky n’a pas son pareil pour abstraire une image à peu de moyen. » Guillaume Loison (Chronic’art.com)

« Pawel Pawlikowski s’est attaché à cerner au plus près les émotions qui assaillent les différents protagonistes. Le résultat est touchant et intéressant, faute d’être réellement passionnant. » Alain Spira (Paris Match)

« Un thème archi-classique qui cherche du renouveau dans une mise en scène impressionniste et une interprétation vigoureuse et engagée. » La rédaction (Ouest France)

« Très librement adapté du roman d’Helen Cross, le film de Pawel Pawlikowski reste néanmoins fidèle à son esprit. Le tout forme un cocktail réjouissant d’humour et de gentille subversion… Certes, le film n’est pas exempt de longueurs, mais le charisme de ses deux interprètes, toutes deux débutantes, emporte au final l’adhésion. » Eric Quéméré (Zurban)

« Une idylle académique et émoliente qui ne génère que de la joliesse fade. » Serge Kaganski (Les Inrockuptibles)

« Rien de racoleur dans cette chronique intimiste et mélancolique portée par l’interprétation (…) qui se joue d’un scénario inégal. » Julien Barcilon (Télé 7 Jours)

« Cette chronique d’un amour de vacances trouble par son spleen impressionniste presque morbide et deux nouvelles venues qui risquent fort de repasser par là. » Stéphanie Lamome (Première)

« La caricature étant contredite par le scénario joliment manipulateur de Pawel Pawlikowski. » Elisabeth Quin (Elle)

My Summer Of Love : Extraits

PHIL  : Qu’est-ce qui ne va pas avec toi ?
MONA  : J’ai juste perdu mon frère.
PHIL  : Je suis ici.
MONA  : Ce n’est pas toi, non.
PHIL  : Non, c’est moi. C’est réellement moi.
MONA  : Je veux l’ancien Phil.
PHIL  : Eh bien, l’ancien ne me rendait pas vraiment heureux.
MONA  : Il me rendait heureuse. J’aime mon frère. Il doit être réel. Je n’ai aucune famille, ma maison change, personne ne s’intéresse à moi.

TAMSIN  : Alors, qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ?
MONA  : Je veux être avocate. (Après une pause de quelques secondes) Je vais trouver du travail dans un abattoir, travailler très dur, avoir un petit ami qui ressemble. à un bâtard et élever tous ces enfants, bien, avec des problèmes mentaux. Je vais attendre ensuite la ménopause ou le cancer.

TAMSIN  : Si tu me quittes, je te tue.
MONA  : Si tu me quittes, je te tue. et après, je me tue.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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