Passage du Caire – 1 – L’Eté de Nathalie Vincent

Passage du Caire - 1 - L'Eté de Nathalie Vincent

Titre Français : Passage du Caire – 1 – L’été

Titre Original : Passage du Caire – 1 – L’été

Auteur : Nathalie Vincent

Date de Sortie : 15 Mai 2007

Nationalité : Française

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 181 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 978-2-913066-32-8

Passage du Caire – 1 – L’été : Quatrième de Couverture

Il y a Sophie et Élisabeth qui emménagent dans un nouvel appartement, Céline et François, leurs voisins, et leur fils Lucas,
Carole, la DRH dans le placard, plutôt volage,
Claude et Marie-Claire, toutes deux adeptes de l’amour libre,
Sebastian, le flamboyant Argentin et Christophe, patron de la librairie Le Petit Livre rose,
Anna, la jeune étudiante, Chloé la stagiaire, Laura…
Tout ce petit monde s’attire et se fuit, virevolte et se croise, dans l’ambiance chaleureuse d’un Paris estival, tissant ainsi une chronique très gaie, fidèle à l’air du temps, légère et débridée.

Compositrice et musicologue, Nathalie Vincent s’est tournée récemment vers l’écriture romanesque. L’été est la première saison de la série Passage du Caire.

Passage du Caire – 1 – L’été : Avis Personnel

Passage du Caire est un livre découpé en saisons. Il aurait pu être découpé en tomes mais ça aurait primo été trop banal, deuxio ça n’aurait pas facilité la comparaison avec les séries télévisées que je m’apprête à faire. Parce que justement, ça tombe bien, c’est un roman qui s’attache à un groupe de personnages et qui les laisse évoluer sur le temps, sur une année, au fil des saisons, comme les épisodes d’une série, au fil des saisons. On voit le temps qui passe, on apprend à découvrir et connaître les personnalités, on s’attache ou on se détache…

J’adore les séries télévisées, l’idée m’a donc immédiatement séduite. Bien sûr, il y a du monde, un paquet de monde même. Au début, il a fallu que je m’accroche. Je ne sais pas pourquoi mais pendant tout le roman, j’ai eu du mal à différencier Sophie, la lesbienne architecte en couple avec Élisabeth de Céline, la femme mariée hétéro et mère d’un petit garçon. Je n’ai toujours pas compris pourquoi mais j’ai franchement eu du mal avant que leurs différences ne s’imposent lors des dernières pages.

J’ai aimé la manière dont le livre est écrit. J’ai aimé l’abondance de personnages et leurs évolutions croisées. J’ai aimé les différences de caractères plutôt bien retranscrites. Et par-dessus tout, j’ai aimé le style rapide et les phrases courtes. Ça donne un rythme très soutenu à l’ensemble et c’était exactement ce que je recherchais.

Verdict j’ai dévoré le roman en trois jours et je me suis jetée sur la saison l’hiver pour connaître la suite. Manque de chance, après l’hiver, je n’ai pas la suite. Normale, elle n’a pas encore été écrite.

Il y a juste une chose que j’ai trouvée étrange, après l’été, normalement, c’est l’automne, pas l’hiver, si ?

Et petite info pour l’auteure, afin d’éviter toute nouvelle erreur paramédicale, je veux bien me proposer comme consultante infirmière. Petit un, on en a marre de ces infirmières qui bossent aux urgences et qui semblent voir toute la misère du monde concentrée en ce seul service. Dans les autres services c’est pareil voire pire (en plus, dans les autres vieux services, il n’y a même pas la climatisation l’été…). Petit deux, une infirmière si elle veut vraiment se suicider, promis, elle y arrive du premier coup. Je peux vous en raconter des histoires sur le sujet et elles finissent toutes de la même manière. Il y avait une infirmière en cardiologie… Non, laissez tomber, c’est pas une belle histoire qui finit bien.

Pour la peine, parce que j’ai lu la moitié de la suite, vous serez condamnés à lire mon avis sur l’hiver la semaine prochaine. Nathalie Vincent n’avait qu’à pas si bien écrire ce premier livre.

Passage du Caire – 1 – L’été : Extraits

« Lucas se précipita vers Elisabeth en brandissant devant elle une affreuse figurine gélatineuse.
– Et toi, il est où ton mari ?
– Euh… Je ne suis pas… je ne suis pas mariée, répondit-elle d’une voix un peu étranglée.
Sophie se pencha sur sa tasse de thé et se brûla les mains en l’entourant. Lucas était maintenant devant elle.
– Et toi ?
Elle hésita.
– Moi… moi non plus… en fait, tu vois, Elisabeth et moi, on vit ensemble et…
Céline attrapa son fils par le poignet :
– Ecoute, ça ne te regarde pas ! Mais quelle commère celui-là ! Je ne sais vraiment pas de qui il tient !
Sophie posa sa main sur l’avant-bras de Céline comme pour la rassurer :
– Laissez ! Ce n’est pas grave, c’est normal à son âge et puis comme ça au moins les choses sont claires.
Lucas profita de l’inattention des adultes pour s’attribuer une avantageuse part de brioche. François, à la fois surpris et amusé, orienta la conversation sur un terrain plus paisible.
– Si ce n’est pas indiscret, vous avez acheté ou loué ? Je vous demande ça parce que je sais que l’ancien propriétaire hésitait à vendre.
Sophie répondit entre deux gorgées de thé brûlant :
– On a acheté. D’autant que, vous savez, louer un appartement, quand on est un couple de femmes, ce n’est pas toujours évident…
Céline était étonnement silencieuse. Elle était spectatrice de la scène, son propre salon lui était devenu étranger. La différence entre ses deux voisines était frappante, c’était le jour et la nuit, bien qu’elles soient apparemment du même âge. Jamais, elle n’avait jamais été confrontée d’aussi près à l’homosexualité ; il y avait bien quelques collègues masculins à la bibliothèque, mais là, c’était très différent, c’était sous ses yeux, sur son canapé. Elle sentit un bourdonnement désagréable grésiller dans son oreille. » (Pages 16-17)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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