Pour l’éternité mais pas plus de Dina Mann

Pour l'éternité mais pas plus de Dina Mann

Titre Français : Pour l'éternité, mais pas plus...

Titre Original : Pour l'éternité, mais pas plus...

Auteur : Dina Mann

Date de Sortie : 22 Juin 2009

Nationalité : Française

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 128 pages

Éditeur : Books on Demand

ISBN : 9-7828-10-602681

Pour l'éternité, mais pas plus... : Quatrième de Couverture

Et si la vie ne tenait plus qu’en quelques secondes ?

Dans un avenir qui se mesure en centimètres, Domi fait danser ses souvenirs d’enfance, ses bons moments avec les amies, ses parties de jambes en l’air, et ses emmerdes, aussi…

Il y a Paula, la mère de cœur ancien tapin reconvertie dans la psychologie de comptoir, Sue et Bri les tourterelles en nidification, Georges le pensionnaire allumé, Cathy la pyromane des états d’âmes, la Colonel à la mémoire tonkinoise et puis tous les autres que l’on croise au détour d’une nuit… jusqu’à Nora, ses cigarettes, son regard trop grand et sa panoplie de sourires.

Qui est Nora, qui sont Ugo et Carlos et pourquoi tout cet énervement ?

Hymne à l’amour et à l’humour, de coups de cœur en coups de feu « Pour l’éternité mais pas plus » se joue des genres et des codes pour imposer son propre tempo.

Quatre prunelles posant un regard tantôt caustique tantôt naïf sur ce monde en effervescence, quatre mains pour une plume curieuse et passionnée.

Pour l'éternité, mais pas plus... : Avis Personnel

Dina Mann, ce sont deux personnes, deux jeunes filles qui écrivent comme une seule. Ce roman est leur premier qu’elles ont auto-édité. L’histoire est celle d’une jeune lesbienne, Domi, qui nous explique dès les premiers mots qu’elle va mourir. Ce constat lui permet alors de se souvenir de son passé et de revoir les moments les plus marquants de son existence.

On découvre son enfance, sa naissance improbable d’une mère paumée inconnue morte en couche, soutenue par la seule personne présente, une prostituée au grand cœur. Une prostituée du nom de Paula qui, heureuse d’élever cette enfant, continue son travail pour amasser suffisamment d’argent et s’offrir un hôtel. Une femme forte, au franc-parler hilarant qui s’avérera la mère idéale pour Domi.

Et puis on découvre sa maîtresse, une femme mariée qui s’ennuie, ses meilleures amies lesbiennes qui vont avoir un bébé et construisent leur petit nid, la Colonel barmaide historienne spécialiste en arts martiaux et de nombreux autres personnages. La crédibilité n’est pas vraiment là tant ces portraits sont haut en couleur mais il se dégage de l’ensemble une gentillesse et un esprit de clan très fort qui fait sourire et amuse.

Évidemment, Domi rencontre une femme qui lui fait tourner la tête et la met dans les ennuis jusqu’au cou. On est tout de même dans un roman policier sauf que là, la police n’intervient pas. C’est facile de suivre l’histoire, c’est balisé et compréhensible dès le début. Rien n’est véritablement surprenant sauf le fait qu’elles s’en sortent.

Pourtant, il se dégage de l’ensemble une bonne humeur communicative et une naïveté dans le happy end qui fera plaisir à beaucoup de personnes. En plus, l’héroïne lesbienne tombe amoureuse d’une femme qui a autrefois été un homme avec facilité et c’est suffisamment rare dans la littérature lesbienne actuelle pour être souligné.

Pour l'éternité, mais pas plus... : Extraits

« Quand la balle atteindra ma gueule, je serai morte.
Elle a peu de chances de me rater : le canon est à moins d’un mètre, court, large, et la main de l’autre côté ne tremble pas, parce que l’enfoiré à qui elle appartient rêve depuis trop longtemps de cet instant. Alors il va appuyer sur la gâchette et ce sera la fin.
Ma fin.
Je n’entends même pas ses insultes. J’écoute le bruit des vagues derrière la dune. Si je tourne légèrement la tête, j’aperçois l’horizon d’un bleu généreux, souligné par le jaune rieur du sable. Je peux même sentir l’odeur chaude et salée, cette odeur qui efface le goût de sang dans ma bouche.
Alors l’autre con peut bien s’égosiller, je suis heureuse. J’attends sa putain de balle. Et si je ferme les yeux je pourrais presque les oublier tous les deux.
On dit qu’on revoit toute sa vie défiler en quelques secondes juste avant de sombrer. Moi, j’ai l’éternité devant moi. Et dans cette éternité, je ne vois que Nora.

Les yeux de Nora ont la couleur d’un soir d’été quand le soleil se glisse à l’horizon comme une promesse de douceur après la brûlure. Ils peuvent s’assombrir sous une menace d’orage, dorer avec malice ou rester d’une limpidité presque douloureuse, mais ils ne trichent pas. Ils rendent toute la profondeur des paysages qu’ils dessinent, et quand ils vous accueillent, on se sent transporté dans des dimensions inespérées comme un voyageur toujours émerveillé.

Moi, je ne veux pas d’autres paysages, pas d’autres voyages. Quand j’ai plongé dans son regard, j’ai su qu’elle était mon unique destination.
Évidemment tout ça peut vous paraître de la littérature, le genre de grand lyrisme que provoquent les moments désespérés. Pourtant même si tout mon avenir tient en un petit morceau de plomb qui va noyer mes rêves dans une purée de cervelle, je ne regrette rien.
Parce qu’il y a des regards beaux comme un baisser de rideaux. » (Pages 7-8)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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