Puccini et Moi

Une lesbienne sort avec un homme et une femme en même temps

Année de Production : 2006

Date de Sortie : 07 Février 2007

Réalisation : Marie Maggenti

Scénario : Marie Maggenti

Avec : Justin Kirk (Philip), Gretchen Mol (Grace), Julianne Nicholson (Samantha), Elizabeth Reaser (Allegra), Tina Benko (Nell), Will Bozarth (Jimmy), Jennifer Dundas (Molly), Brian Letscher (Jeff)

Nationalité : Américaine

Genre : Comédie, Romance

Durée : 1h 22min.

Titre Original : Puccini for Beginners


Interview(s) :

Interview de Maria Maggenti

Puccini et Moi : Résumé

Allegra est une écrivain trentenaire qui vit naturellement son homosexualité et a tout pour être heureuse. Mais un jour, Samantha, sa petite amie qui se déclare hétéro, décide de rompre pour épouser son fiancé. Allegra ne parvient pas à s’en remettre. Elle rencontre Philip qui partage ses goûts en matière de livres et de musique. Alors qu’elle succombe à l’attirance qu’elle éprouve pour ce dernier, Allegra rencontre également Grace une banquière qui rêve de devenir souffleuse de verre.

Ne pouvant se décider entre Philip et Grace, Allegra les voit tous les deux en même temps. Ce qu’elle ignore c’est que Grace et Philip ont été amants et qu’ils viennent juste de rompre…

Allegra est une écrivain trentenaire qui vit naturellement son homosexualité et a tout pour être heureuse. Mais un jour, Samantha, sa petite amie qui se déclare hétéro, décide de rompre pour épouser son fiancé. Allegra ne parvient pas à s’en remettre. Elle rencontre Philip qui partage ses goûts en matière de livres et de musique. Alors qu’elle succombe à l’attirance qu’elle éprouve pour ce dernier, Allegra rencontre également Grace une banquière qui rêve de devenir souffleuse de verre. Ne pouvant se décider entre Philip et Grace, Allegra les voit tous les deux en même temps. Ce qu’elle ignore c’est que…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une comédie romantique moyenne.

Note des lectrices : 2.23 ( 2 votes)
64

Marie Maggenti a mis plus de sept ans pour donner vie à ce film. Et je dois avouer que je suis assez contente qu’elle y soit finalement parvenue. Lors d’une interview, la scénariste et réalisatrice a déclaré : « Même si le scénario ressemblait à une Comédie romantique simple et vive, il était impossible de trouver l’interprète d’Allegra, le premier rôle féminin. J’ai appris au fil de nombreux obstacles que même si j’avais quelques atouts pour moi dans l’histoire – humour, originalité, bons dialogues – j’avais encore plus de choses contre moi. Je m’explique : mon personnage principal est une femme, elle est intelligente et vit dans un New York intellectuel, elle affirme son homosexualité sans guère se préoccuper de l’identité sexuelle de ses partenaires et elle aime l’opéra, une forme d’art que la plupart des Américains trouvent opaque, pour employer un euphémisme. En outre, elle couche avec insouciance avec un homme, puis une femme sans s’inquiéter de ses sentiments ou des leurs. »

Et effectivement, à travers ces quelques lignes, elle a parfaitement résumé ce long métrage. Elizabeth Reaser, dénichée seulement une semaine avant le début du tournage irradie du début à la fin. Elle accomplit un travail impressionnant. En tant qu’Allegra, elle fait la moue, se perd en analyses complexes pour comprendre sa vie et ses choix et au final, intellectualise tout ce qui l’entoure au point où elle oublie de ressentir les choses.

Un personnage principal qui peut au départ sembler très froid et distant mais qui révèle ses hésitations et ses doutes tout le long du film. Je crois que certains ne pourront s’empêcher de la détester tant elle est « trop » sous tous rapports. C’est une écrivain, elle a été publiée, elle est belle, intelligente, a un appartement génial, des amies sincères et par-dessus tout, elle couche avec un homme et une femme en même temps tout en ignorant leurs sentiments. En clair, c’est une égoïste de première.

Mais l’auteur ne s’arrête pas là, à travers ce long métrage, elle dénonce les étiquettes et l’identité sexuelle. Allegra se définit comme lesbienne, sa vie (dont son roman) et ses amies (dont ses ex) sont basées sur celle-ci. Seulement lorsqu’elle rencontre Philip, elle est irrésistiblement attirée par ce dernier. Elle s’interroge, décide d’aller au bout de son désir mais ne peut s’empêcher de se sentir coupable au vu de son identité, cette petite étiquette qui la définit comme homosexuelle.

D’un autre côté, Marie Maggenti aborde la question de l’intolérance. Parce que finalement les hétéros acceptent plus les homos que les homos n’acceptent les hétéros. Et ça va loin cette petite réflexion, désolée de le dire.

Vous pouvez vous contenter de l’aspect Comédie romantique légère très réussi et agréable qui détend ou voir au-delà et reconnaître la critique d’une société qui a tendance à tous nous ranger dans des petits boîtes. Il n’empêche qu’au final vous passerez un très bon moment.

Puccini et Moi : Critiques Presse et Récompenses

 « Une Comédie new-yorkaise moins seria qu`opéra-bouffe, déculpabilisée et joyeuse, menée allegro presto. » Xavier Leherpeur (TéléCinéObs)

 « (…) Le résultat est inégal: parfois drôle, parfois lourdingue. » Christine Haas (Paris Match)

« Sans être d’une folle originalité, cette variation sur les relations amoureuses distille un charme certain et bénéficie de dialogues savoureux (…) » Marie Sauvion (Le Parisien)

« Volubile et insolente, cette escapade dans le New York intello (…) rappellera forcément quelqu’un. Cela n’empêche pas Puccini et Moi de posséder une certaine fraîcheur. » La rédaction (Libération)

 « Quelques idées rigolotes parsèment cette jolie Comédie mineure. » Pierre Murat (Télérama)

« Rien de nouveau même si cela reste sympathique. » Eric Coubard (Brazil)

 « Puccini et Moi est le récit d’adultères transgenres qui repose longtemps sur les ressorts plutôt bien huilés d’une sorte de vaudeville vieillot acclimaté au goût du jour… » Jean-François Rauger (Le Monde)

« (…) Une toute petite Comédie sentimentale new-yorkaise qui ne parvient pas suffisamment à afficher sa personnalité, trop influencée par le monde de Woody Allen. » La Rédaction (Ouest France)

« Puccini et Moi se veut un petit film sans prétention. (…) il ne déborde jamais du cadre et ne donne guère à réfléchir. » Franz Miceli (MCinéma.com)

 « (…) une caricature de cinéma indépendant : verbeuse et stérile. » Alex Masson (Score)

« C’est sans saveur comme un café trop allongé, et gloire à l’espresso! » Pierre Eisenreich (Positif)

 « Un énième ersatz de vaudeville new-yorkais à la Woody Allen, si dénué de charme, d’esprit ou de singularité (…) » Nicolas Schaller (Première)

Puccini et Moi : Extraits

GRACE : Allegra !
PHILIP : Comment tu la connais ?
GRACE : C’est ma copine.
PHILIP : Ta quoi ?
ALLEGRA : II y a deux sortes d’individus : ceux qui pensent avec leur coeur, et ceux qui pensent avec leur tête. Moi, je pensais avec ma tête, d’où l’imbroglio… J’étais bien la copine de cette fille, mais lui aussi était mon copain. Comme toujours, il y avait deux éléments déclencheurs : l’opéra et un coeur que j’avais brisé.

ALLEGRA : Je suis faite pour être en couple. Je suis intelligente, jolie, j’ai même été publiée.

ALLEGRA : Je suis narcissique, passive agressive. Dorénavant, je vivrai toute seule.

JIMMY : Je comprends pas bien. Elle est lesbienne, mais elle couche avec toi.
PHILIP : C’est ça !
JIMMY : Sympa, mais… Les lesbiennes, c’est pas branché nanas ?
PHILIP : Elle est compliquée et originale.
JIMMY : Grave ! Elle est bonne?
PHILIP : À mon avis, oui.
JIMMY : Genre gouine glamour comme dans la série The L-Word ?
PHILIP : Je vois pas ce que tu racontes.
JIMMY : C’est la lesbienne qui plaît aux mecs, ou elle a le genre des “camionneuses” qu’on voyait à la fac…
PHILIP : Tu ne peux pas réduire les gens à des stéréotypes comme ça.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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