Les Femmes Préfèrent les Femmes : Quatrième de Couverture
En avril 1977, pour la première fois, une lesbienne s’exprimait en toute liberté, racontant sa vie pittoresque, ses amours tumultueuses, et affirmait haut et fort une homosexualité triomphante.
Ce fut un immense succès traduit dans le monde entier.
Vingt-cinq ans plus tard, Elula Perrin, prenant du recul, ponctue le texte original de nombreux commentaires et nous livre la suite de ses amours.
Les Femmes Préfèrent les Femmes : Avis Personnel
Un livre incontournable, une référence que l’on pourrait aujourd’hui traiter d’historique. En 1977, Elula Perrin écrit son histoire et parle de ses relations amoureuses. Pour la première fois en France, une femme ose déclarer qu’elle aime les femmes. Le scandale est immédiat, les ventes explosent et le livre devient culte.
Bien qu’aujourd’hui tout cela nous semble très loin, ce n’est pas le cas. Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait pas de boites lesbiennes et qu’Elula a été la première à en ouvrir une à Paris, le Katmandou. Le nom vous dit quelque chose ? C’est normal. Si ce n’est pas le cas, il vous faut absolument découvrir ce roman pour apprendre à connaître celle qui tint un grand rôle dans la visibilité homosexuelle.
Un livre précieux et nécessaire permettant de prendre conscience du chemin parcouru. Il présente une véritable personnalité, une femme forte et intelligente qui passa sa vie à se battre pour ses convictions.
Les Femmes Préfèrent les Femmes : Extraits
« Elle s’allongea sur moi. C’était étrange, ce corps frêle, léger, qui n’écrasait pas. On s’embrassait à perdre haleine, comme la veille. Ses mains se mirent à me caresser. C’était doux, léger, deux ailes d’oiseau qui effleuraient ma poitrine, mes hanches, mes cuisses, mon ventre.
Nos sexes l’un contre l’autre, comme joue contre joue, sans rien qui les sépare.
La sensation de cette toison qui caressait la mienne.Une main qui glisse entre nous, qui me cherche, me trouve immédiatement, et me touche, et devient insistante. Je fonds, je me liquéfie.
Sa bouche quitte la mienne, glisse le long de mon cou, mon épaule, mes seins qu’elle englobe, délicate, sans que sa main cesse de me tenir tendue, suspendue. Je sais ce qui va venir. Je sais que ses lèvres vont se poser sur mon ventre, que sa langue va remplacer cette main agile et douce. Et, ce geste que j’acceptais si difficilement de Guy, parce que j’en avais honte, qu’il me mettait mal à l’aise, que mon sexe devenait un cloaque baveux de salive où s’agitait sans direction, parce que dans trop de directions, une langue grosse et épaisse. Ce geste soudain, je le désire de tout mon être. Sa langue remplace sa main sans que l’échange interrompe le mouvement, la tension. » (Page 19)
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