Batwoman, Élégie pour une ombre de Greg Rucka et J.H. Williams III

Batwoman, Élégie pour une ombre de Greg Rucka et J.H. Williams III

Titre Français : Batwoman, Élégie pour une ombre

Titre Original : Batwoman, Elegy

Auteur : Greg Rucka (scénario), J.H. Williams III (dessin)

Date de Sortie : 2011

Nationalité : Américaine

Genre : Bandes Dessinées & Comics

Nombre de Pages : 180 pages

Éditeur : DC Comics (Panini Comics)

ISBN : 978-2-8094-1913-9

Batwoman, Élégie pour une ombre : Quatrième de Couverture

Batwoman est la nouvelle protectrice de Gotham City. Elle doit faire faceà une secte d’illuminés connue sous le nom de Culte du Crime. La justicière solitaire aura-t-elle le dessus ou se mesure-t-elle à un ennemi trop puissant ?

Batwoman, Élégie pour une ombre : Avis Personnel

Cet opus signe le retour de Batwoman en tant qu’héroïne à part entière. Pour les amateurs de comics, il est possible que vous ayez déjà croisé ce personnage dans Final Crisis. Si en revanche vous ne la connaissez pas encore ou que vous ne faites pas partie des adorateurs du combiné collant-cape-slip moulant, pas de panique ! La construction narrative est assez classique et revient sur l’origine de Batwoman, son histoire de femme dans le « civil », ses caractéristiques, les gadgets dissimulés dans sa combinaison… Bref, tout ce que vous aurez besoin de savoir vous sera livré là !

Le scénario de ce nouveau Batwoman est très bien mené et respecte parfaitement tous les ingrédients du comics : lutte contre le crime et questionnement existentiel de l’héroïne, guerre de clans de malfaiteurs et méchante totalement déjantée qui se prend pour Alice au pays des merveilles et ne s’exprime que par citations de Lewis Caroll…

Le graphisme quant-à lui est magnifique, le dessin superbe et le traitement des couleurs très réussi. La mise en page peut sembler assez chargée de prime abord, mais elle sert finalement à merveille un scénario souvent complexe.

Vous y verrez donc la petite cousine de Batman, nouvelle protectrice de Gotham, aux prises avec des voleurs, des meurtriers, des cinglés à la solde de la cinglée en chef, et… Une prétendante déçue ainsi qu’une commissaire bien entreprenante !

Eh oui,  Batwoman dans sa nouvelle version est lesbienne et… fière de l’être. Cela a fait un petit scandale aux États-Unis, mais le sujet est traité avec beaucoup de subtilité. Loin des clichés auxquels on aurait pu s’attendre, les auteurs n’utilisent pas l’homosexualité de l’héroïne comme un argument marketing (d’autres comics l’ont déjà fait…) mais profitent plutôt de l’occasion pour évoquer l’homophobie au sein de la famille, de la police, de l’armée avec le fameux « Don’t ask don’t tell », et tout simplement la vie privée du personnage. Batwoman s’assume pleinement, elle fait des rencontres, drague, aime, se heurte aux difficultés d’une relation… Tout comme le font les héros masculins classiques.

Finalement, lesbienne ou pas, ça ne change rien. En cela, l’ouvrage est réussi puisqu’il offre une certaine dimension d’indifférence : être super-héros et avoir d’autres chat(te)s à fouetter dans sa vie privée, ça n’est facile pour personne !

Un excellent comics pour (re)découvrir ce personnage, vous régaler de la qualité du scénario et du dessin, et admirer une jolie rousse qui s’active pour sauver le monde…

Batwoman, Élégie pour une ombre : Extraits

Batwoman - élégie pour une ombre

A propos de Julia Clieuterpe

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Chroniqueuse occasionnelle

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