Celebrity : Résumé
Dans Celebrity, Lee et Robin Simon se sont connus lorsqu’ils étaient très jeunes et se sont mariés très tôt. Aujourd’hui, après une réunion d’anciens étudiants, Lee annonce à sa femme qu’il compte divorcer pour commencer à vivre la vie qu’il a toujours rêvée.
Anéantie, Robin ne sait comment se remettre de ce terrible échec. Elle rencontre un réalisateur, Tony, dont elle tombe amoureuse et qui la demande en mariage. Seulement le jour de la cérémonie, elle se sauve avant de réaliser qu’elle a peur et qu’elle culpabilise d’être aussi heureuse.
Lee collectionne les conquêtes, toutes plus célèbres les unes que les autres et essaie de vendre le scénario qu’il a écrit mais qui ne sera tourné qu’avec une star à l’affiche. Incapable de convaincre qui que ce soit, il reprend l’écriture de son roman, encouragé par sa nouvelle compagne qui est éditrice. Cependant, lorsqu’il croise Nola, une jeune femme très séduisante, il abandonne Bonnie pour vivre cette nouvelle relation qui s’avère bientôt un échec.
L'avis d'Univers-L
Scénario/Réalisation
Casting
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Lez/Bi Qualité
Résumé : Une représentation lesbienne minime.
Celebrity : Avis Personnel
Le maître Woody Allen propose un film sur la célébrité. Il aborde ce sujet sous toutes les formes et le décortique sous toutes les coutures. Il traite aussi bien de la célébrité restreinte que de la famille, des amis ou de la renommée nationale et internationale.
À partir de deux personnages interagissent une quantité d’autres qui les croisent, entrent dans leur vie pour aussitôt en sortir mais marquent de leur empreinte indélébile le film. Composé de plusieurs portraits, de plusieurs morceaux distincts, ce long-métrage n’en possède pas moins une totalité, une continuité et une globalité dans le propos. Il s’agit de la société new-yorkaise branchée et glamour du moment. Aussi vite adulée qu’oubliée.
Pourquoi aborder ce film sur ce site ? Parce qu’il y est un tout petit peu question d’homosexualité féminine alors que l’homosexualité masculine est totalement oubliée. Évidement, la représentation est minime mais elle a tout de même le mérite d’exister. Lorsque Lee rencontre un mannequin à un défilé, il l’invite à sortir et à boire un verre. Elle accepte et alors qu’il ne réalise toujours pas sa chance, celle-ci lui explique qu’elle a déjà vécu avec une femme mannequin. Nullement choqué voire même plutôt intéressé, il lui demande si elle ne préfère tout de même pas les hommes. La jeune femme ne répond pas par des paroles mais par des actes et l’embrasse passionnément. Encore une bi qui préfère les mecs, je sais.
Il y a tout de même un baiser lesbien. Oui, je sais, c’est un baiser de théâtre au cours d’une répétition. Mais qui a dit que ça ne comptait pas ? En plus, il plaît beaucoup au metteur en scène. Nola, en couple avec Lee, répète une pièce dans laquelle elle joue une lesbienne. Elle s’investit dans son travail mais n’est pas homo. Une fois la répétition terminée, elle répond aux avances du metteur en scène, au grand dam de Lee.
Rien de révolutionnaire ou d’exceptionnel et pourtant, il y a ce petit baiser lesbien qui surprend parce qu’il arrive à un moment où on ne l’attend pas. Il s’agit d’un baiser de théâtre qui a tout du fantasme masculin. Deux belles femmes, un lit, et un homme qui observe.
Celebrity n’en reste pas moins un excellent film de Woody Allen qui nous fait regretter de ne pas le voir jouer.
Celebrity : Critiques Presse et Récompenses
« Celebrity, filmé en noir et blanc, résume bien la philosophie de Woody Allen, qui a décidé d’être le premier à rire de tout. Rira bien qui rira le dernier, c’est entendu. Mais, selon Woody, celui qui rit le dernier est simplement le plus lent. » François Forestier (Le Nouvel Observateur)
« Celebrity est un film unique, qui donne à entendre une musique de chambre… que seul un orchestre symphonique au grand complet serait à même d’interpréter. » Alain Resnais (Le Nouvel Observateur)
« Moi, je veux bien être condamné à voir jusqu’à la fin de mes jours des films comme Celebrity. » Bertrand Tavernier (Le Nouvel Observateur)
« (…) ce qui me frappe est de voir que plus les films de Woody Allen semblent composés de sketchs distincts, pas forcément reliés entre eux, plus la continuité est grande. Comme une seconde nature qui trouverait à s’exprimer sans qu’on y prenne garde. » Claude Sautet (Le Nouvel Observateur)
« (…) dans cette noirceur, Woody déploie une lucidité sans faille devant les faiblesses humaines. Mais s’y cachent aussi la dérision et l’ironie d’un Tchekhov. » Pierre Murat (Télérama)
« Celebrity est une punition que Woddy Allen s’inflige, constat lucide de sa condition d’artiste – le sentiment d’avoir tout dit – et de son devenir – qui n’est pas loin de le mener, à le croire, droit dans le mur. » Samuel Blumenfeld (Le Monde)
« Celebrity est un accord parfait, une mécanique de précision qui raconte habilement le désordre. » Pierre Vavasseur (Le Parisien)
« Un film de la démultiplication et de l’amertume (mais un film dynamique) après lequel on se demande dans quelle direction va fureter celui qui, année après année, s’affirme finalement comme l’un des plus imprévisibles cinéastes en activité. » Olivier De Bruyn (Positif)
« Qu’est-ce qu’un film de Woody Allen sans Woody Allen sinon un Bouvard sans Pécuchet, un Roux sans Combaluzier (…) ? Celebrity, de lui mais sans lui, nous laisse en appétit, en apnée, en suspens (…) » Elizabeth Gouslan (L’Evénement)
« Le film est d’une virtuosité étourdissante, et d’une noirceur saisissante. » Pascal Mérigeau (Le Nouvel Observateur)
« On a déjà vu beaucoup de conversations intellos et de caprices de stars. Tout cela est assez répétitif. Reste l’intelligence, le rythme, le brio, le savoir-faire d’un cinéaste parfaitement maître de son instrument (…) » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaroscope)
« (…) c’est surtout du couple, et de son mal-être, dont (Woody Allen) parle ici, comme toujours… De façon plus amère, et lourde parfois, que drôle (on y rit, tout de même !). Mais on est toujours content de le retrouver (…). » Annie Copperman (Les Echos)
« Celebrity est trop long et trop confus, il souffre du mimétisme allénien de Kenneth Branagh et de sa nostalgie noire et blanche, mais il est cependant plus que ce qu’on croit. » Pascal Richou (Cahiers du Cinéma)
« Touché… presque coulé ! Cette virée dans les arcanes du show-biz pétille comme un mousseux haut de gamme. Distribution et dialogues à l’épate au service d’une fantaisie mineure. » Philippe Paumier (Ciné Live)
« Bigre, l’univers est plus que jamais un lieu froid, et Woody ne parvient plus à le réchauffer. Help ! » Vincent Rémy (Télérama)
« Pinaillons un peu. La succession d¹excellentes scènes fait-elle les excellents films? Oui, pour les réalisateurs epsilon; non, pour Woody Allen, de qui on attend toujours plus (…) » Diastème (Première)
« En voulant faire “oublier” sa propre célébrité, Woody Allen a privé son film de cette petite part de lui-même qui d’habitude donne à son cinéma cette saveur si particulière. » Christophe d’Yvoire (Studio Magazine)
« Jouer les indécis amoureux et les adultes immatures n’est plus drôle, mais pathétique. L’homme Woody Allen vieillit. Et le cinéaste Woody Allen n’a plus grand chose à dire. » Pierre-Jean Bouyer (Cinescape OnLine nø33)
« Allen a beau truffer sa trame d’une pléiade de stars, Celebrity n’est qu’une variation mineure dans son oeuvre (…) » Sophie Bonnet (Les Inrockuptibles)
Celebrity : Extraits
LEE : D’où est-ce que je vous connais ? On se connaît, n’est-ce pas ?
NOLA : Heu Cheapers, à Soho. C’est moi qui vous ai servi.
LEE : Oui. Eh ben quelle super mémoire. C’était y a je sais plus, quelques mois.
NOLA : Oui, oui. Ça fait un bout de temps.
LEE : C’est vrai, j’ai pas oublié votre visage. Parce que c’est un… Et vous êtes actrice ?
NOLA : Je suis figurante. Un visage dans la foule.LEE : Tu sais… t’es… renversante. C’est vrai, j’ai remarqué comment les hommes te regardent et même comment les femmes te regardent. C’est… c’est incroyable.
MANNEQUIN : J’ai vécu avec une femme.
LEE : C’est vrai ?
MANNEQUIN : Oui. Un mannequin. Une jeune allemande superbe. Oh ! Les regards qu’on nous lançait quand on dansait toutes les deux.
LEE : Mais tu… euh… préfère les hommes ?
MANNEQUIN : En général.
LEE : C’est génial !
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