Comprend Qui Peut : Avis Personnel
De son véritable nom Robert Lapointe, Boby Lapointe est né le 16 Avril 1922 à Pézenas dans l’Hérault et est décédé dans cette même ville le 29 Juin 1972, d’un cancer. Ce chanteur et acteur français est principalement connu pour ses textes et son style inégalé basé sur les calembours, les contrepèteries et les à-peu-près.
Enfant fantasque passionné d’aviation, Boby Lapointe ambitionne de devenir pilote d’essai quand il est adolescent. Il prépare les concours d’entrée aux grandes écoles mais est contraint de partir en 1943, à Linz, en Autriche, pour le Service du Travail Obligatoire pendant l’Occupation. Il s’évade la même année à l’âge de 20 ans, revient en France, commence à écrire des textes et se cache des Allemands et de la Milice Locale.
Il met plusieurs années pour se faire connaître, son style étant jugé trop dur à comprendre par de nombreux artistes à qui il propose son travail. Après avoir été commerçant et installateur d’antennes de télévision, il fait ses débuts comme chanteur dans un cabaret parisien, le Cheval d’Or. Il y croise Anne Sylvestre, Raymond Devos, Ricet Barrier et Georges Brassens. Il est enfin remarqué et devient l’attraction principale du cabaret.
Le réalisateur François Truffaut lui permet de devenir acteur et chanteur dans l’un de ses longs-métrages, Tirez sur le pianiste. Malgré de nombreuses tournées et récitals, Boby Lapointe traverse une période difficile à la fin des années 60. Il finit par décéder à l’âge de 50 ans, entouré des siens dans son village natal.
Paroles
Marcel n’est pas ce qu’on appel’
Un intellectuel
Marcel, Marcel
Quand je l’apel’
Moi je l’appel’ Marcel
l’ n’ répond pas, mais il approch’
De sa démarch’ gauch’
Et l’on peut voir
Dans son regard
Comm’ un’ lueur d’intelligence
Il sait de quoi j’ai envie
Il n’est pas si bête
Il sait que c’est de son vigoureux corps d’athlèt’
Je pose ma main sur son gros bras que
m’arriv’-t-il ça fait tilt
Il me sussur’ le curieux refrain
Tiens ! voilà du boudin
Et puis en roulant les “R”
Oh, le grand nigaud
Il m’dit j’vais te fair’
L’fameux coup du légionnair’
Et du sable chaud
Dans la légion étrangère
J’aime son heureux caractère
Tout’ ses affaires
Et c’est pour ça que
Je dis que l’amour,
Même sans amour
C’est quand même l’amour !
Comprend qui peut !
Celles qui croient que mon Marcel
Ça n’est qu’un manuel
Elles connaiss’nt rien :
Ya pas qu’ses mains qui font des choses bien
Pis d’ailleurs moi j’ai pas le temps de savoir qui est Marcel
Car mon Marcel
Il me harcèle
Marcel me harcèle
Marcel me harcèle
C’est comm’ s’il avait deviné c’dont j’ai envie
J’dirais mêm’ qu’il a si vigoureux appétit
Que je jurerais parfois qu’il a divi –
Qu’il a divinement
Fait tout ce qu’il faut faire pour mon con…
Oui, mon contentement
Il sait de quoi j’ai envie.
Il n’est pas si bête
Il sait que c’est de son vigoureux corps d’athlète
J’aime son heureux caractère
Tout’ ses affaires, et c’est pour ça que
Je dis que l’amour,
Même sans amour,
C’est quand même l’amour
Comprend qui peut ou comprend qui veut !
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