Fine Dead Girls

L’homophobie ordinaire dans un immeuble bien sous tout rapport…

Année de Production : 2002

Date de Sortie : 10 Juin 2004

Réalisation : Dalibor Matanic

Scénario : Dalibor Matanic, Mate Matisic

Avec : Olga Pakalovic (Iva), Nina Violic (Marija), Kresimir Mikic (Daniel), Inge Apelt (Gazdarica Olga), Ivica Vidovic (Blaz)

Nationalité : Croate

Genre : Drame, Policier & Thriller

Durée : 1h 17min.

Titre Original : Fine Mrtve Djevojke

Fine Dead Girls : Résumé

Iva and Marija sont deux jeunes lesbiennes qui décident de louer un appartement pour vivre ensemble. Alors qu’elles pensent avoir trouvé le lieu idéal pour voir leur amour s’épanouir au cœur de la ville de Zagreb, elles rencontrent bientôt leurs nouveaux voisins.

L’hostilité devient rapidement flagrante entre le voisinage et les deux amoureuses. Il y a un étrange gynécologue, une jeune prostituée, un soldat croate et Olga, une femme agressive et violente qui torture tous ceux qui l’entourent. Bien qu’elle adore sont mari Blaz et son fils Daniel, elle ne peut s’empêcher de les faire souffrir volontairement.

Et lorsqu’Olga découvre que son fils est amoureux d’Iva, elle se met en tête de détruire son couple avec Marija…

Iva and Marija sont deux jeunes lesbiennes qui décident de louer un appartement pour vivre ensemble. Alors qu’elles pensent avoir trouvé le lieu idéal pour voir leur amour s’épanouir au cœur de la ville de Zagreb, elles rencontrent bientôt leurs nouveaux voisins. L’hostilité devient rapidement flagrante entre le voisinage et les deux amoureuses. Il y a un étrange gynécologue, une jeune prostituée, un soldat croate et Olga, une femme agressive et violente qui torture tous ceux qui l’entourent. Bien qu’elle adore sont mari Blaz et son fils Daniel, elle ne peut s’empêcher de les faire souffrir volontairement. Et lorsqu’Olga découvre…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un drame lesbien puissant.

Note des lectrices : Soyez la première !
58

Fine Dead Girls est un long-métrage étouffant, oppressant et dérangeant. Il plane tout le long du film un sentiment de malaise désagréable et le spectateur qui se doute du nouveau rebondissement à venir se demande s’il doit ou non continuer le visionnage. Le plus étrange c’est la fatalité qui règne. À la fin, on se dit que rien n’aurait pu être fait pour modifier le cours des choses. Ces personnes étaient impossibles à changer, à influencer tant elles sont prisonnières de leur propre monde.

Le couple Iva et Marija, alors que dès le début je me suis demandé si j’allais y croire, dégage une telle complicité, un tel amour et une telle normalité à travers les disputes et les gestes de la vie quotidienne qu’il attire immédiatement la sympathie. Elles vivent ce que l’on pourrait vivre à leur place. La première trouve qu’on la regarde intensément et qu’on la fixe par la fenêtre alors que la seconde s’en moque et la taquine sur le sujet. La première ne cherche même pas à répondre quand elle se fait draguer lourdement par Daniel parce qu’il n’y a rien à dire de plus que le non qu’elle a énoncé clairement. La seconde trouve qu’elle aurait dû être plus directe, plus agressive… etc etc etc…

Ce que j’ai trouvé extrêmement intéressant dans ce film, c’est la richesse des seconds rôles et leur force. Il y a le médecin fou qui pratique des avortements illégaux qui s’occupe seul de son fils atteint d’un retard mental. Il y a la prostituée qui cherche avant tout à gagner sa vie et qui accepte de faire quelque chose pour Dieu. Il y a l’ancien militaire qui bat sa femme et qui souffre d’un syndrome post-traumatique. Il y a le gentil voisin bien sous tout rapport qui garde auprès de lui sa femme morte et momifiée dans son fauteuil… Chacun a sa propre folie, ses propres secrets. C’est un petit peu le message de ce film.

Et ce qui fait à mon avis toute la force de ce premier film croate incluant des personnages gays, c’est le message final du film. Loin de condamner l’homosexualité en réutilisant le cliché éculé de l’homo mort ou mauvais, il montre toute l’absurdité de l’homophobie à travers ces morts injustes qui n’auraient jamais dû avoir lieu.

Dérangeant, étouffant et noir. Un film qui ne s’oublie pas.

Fine Dead Girls : Critiques Presse et Récompenses

Prix du Jeune Jury en 2003 au Festival Geneva Cinéma Tout Ecran.
Prix du Public dans la Catégorie Meilleur Film en 2002 au Festival du Film de Pula.
Grand Prix (Golden Arena) du Meilleur Film Croate en 2002 au Festival du Film de Pula.

Prix Spécial du Jury en 2003 au Festival International du Film de Sochi.

Fine Dead Girls : Extraits

POLICIER : Les voisins ont dit que Mme Olga n’a pas quitté son appartement depuis trois ans à cause de sa maladie… et certains des locataires vous suspectent…
IVA : Qui ? Moi ?
POLICIER : Oui. Ils pensent que vous avez tué votre enfant et que maintenant vous accusez Mme Olga…
IVA : C’est ce que vous pensez ? Peut-être qu’ils l’ont aidée à le kidnapper…
POLICIER : Qui ?
IVA : Les locataires.
POLICIER : Et pourquoi auraient-ils fait cela ?
IVA : Parce qu’ils sont fous. Quand je les ai rencontrés, j’ai cru qu’ils étaient des gens ordinaires mais ensuite j’ai réalisé qu’ils faisaient juste semblant d’être normaux… Le pire était son Daniel.
POLICIER : Celui qui est mort ?
IVA : Qu’est-ce qu’elle vous a dit à propos de lui.
POLICIER : Qu’il était malade et qu’il est mort.
IVA : Elle a menti.
POLICIER : Alors il n’est pas mort ?
IVA : Si. Mais pas comme elle vous l’a raconté…

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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