Gray Matters

Un frère et une soeur amoureux de la même femme

Année de Production : 2006

Date de Sortie : 13 Juillet 2007

Réalisation : Sue Kramer

Scénario : Sue Kramer

Avec : Heather Graham (Gray), Thomas Cavanagh (Sam), Bridget Moynahan (Charlie), Molly Shannon (Carrie), Alan Cumming (Gordy), Sissy Spacek (Sydney), Rachel Shelley (Julia Barlett)

Nationalité : Américaine

Genre : Comédie, Romance

Durée : 1h 36min.

Titre Original : Gray Matters

Gray Matters : Résumé

Sam et Gray ont tout du couple parfait aux yeux de leurs amis. Mais leur complicité et leur entente sont dues au fait qu’ils sont frère et soeur. Lorsqu’à un énième repas ils découvrent que tout le monde les croit ensemble, ils décident de remédier à la situation et se lancent à la recherche de l’âme soeur. Gray propose de trouver la femme idéale à son frère et lui demande de la présenter à des hommes.

Lorsque Gray présente Charlie, une superbe brune, amusante, intelligente et sexy à Sam, celui-ci tombe immédiatement amoureux. Il commence à penser au mariage alors que Gray découvre qu’elle n’est pas insensible au charme de sa future belle-soeur…

Sam et Gray ont tout du couple parfait aux yeux de leurs amis. Mais leur complicité et leur entente sont dues au fait qu’ils sont frère et soeur. Lorsqu’à un énième repas ils découvrent que tout le monde les croit ensemble, ils décident de remédier à la situation et se lancent à la recherche de l’âme soeur. Gray propose de trouver la femme idéale à son frère et lui demande de la présenter à des hommes. Lorsque Gray présente Charlie, une superbe brune, amusante, intelligente et sexy à Sam, celui-ci tombe immédiatement amoureux. Il commence à penser au mariage alors…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : La découverte du lesbianisme.

Note des lectrices : 3.56 ( 5 votes)
61

Gray Matters est une Comédie américaine qui sous ses dehors légers et amusants aborde une question pas si évidente que cela, celle du coming-out.

Gray est une jeune femme d’une trentaine d’années qui vit avec son frère, travaille dans une agence publicitaire et suit une psychanalyse. Elle donne l’impression d’être sûre d’elle et d’avoir réussi mais il n’en est rien. Son patron est un crétin qui étouffe sa créativité, elle est mal dans sa peau et désespérément célibataire. De ce point de vue-là, j’ai adoré la métaphore de la jeune femme sur le fait qu’elle est un hôtel fermé pour cause de travaux. Bien trouvé et très parlant…

Donc Gray n’est pas heureuse et suit une thérapie pour le devenir. Un jour, alors qu’elle cherche une femme idéale pour son frère, elle rencontre Charlie. Sam et Gray tombe immédiatement sous le charme de Charlotte dite Charlie. En même temps comment pourraient-ils résister, elle est tellement… waouh… époustouflante, magnifique, sublime… et ce sourire. Un conseil, ce film ne vaut le coup d’oeil rien que par la présence de Bridget Moynahan. Mais passons…

Sam demande Charlie en mariage, cette dernière accepte et Gray est leur témoin. Tout le monde s’envole pour Las Vegas et lors de la soirée d’enterrement de la vie de jeune fille de Charlie, Gray et elle s’embrassent. J’avoue honnêtement avoir apprécié le baiser mais j’ai franchement été beaucoup plus déçue par la suite.

Charlie s’endort, complètement ivre et Gray se relève et se met à faire les cent pas en déclarant « Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! » À ce titre, c’est beaucoup plus frappant en version originale qu’en français « Oh My God ! » depuis Queer As Folk, me parle beaucoup plus que la traduction française.

Enfin elle fait les cent pas et se met soudain à s’essuyer la bouche et à crachouiller par terre comme si elle avait embrassé quelque chose de répugnant. Là, ça m’a franchement déplu par ce que cela signifiait. Elle venait juste d’embrasser une femme, pas un monstre baveux, pas un tueur en série, pas une créature immonde, une femme !

La suite, plus prévisible aborde la difficulté de faire son coming-out et d’être la personne que l’on est vraiment. Gray trouve le courage de parler à sa psy qui lui dit qu’elle n’est pas gay. Puis enchaîne des rendez-vous avec des hommes avant de se faire embrasser par Gordy (Alan Cumming de The L-Word) et de réaliser qu’elle aime les femmes. Elle en parle à son frère et finit par faire un coming-out vidéo terrible au travail.

Mais tout finit par s’arranger. Nous sommes dans une Comédie romantique. Elle croise Helena Peabody pardon Rachel Shelley excusez-moi Julia Barlett dans un bar lesbien et passe la nuit avec cette dernière. Le lendemain matin elle sait qui elle est et bat son frère lors de leur jogging journalier.

Au final, Gray Matters est une Comédie assez inégale qui offre de beaux moments notamment entre Bridget Moynahan et Heather Graham. D’autres passages sont plus dramatiques et lourds principalement en ce qui concerne le coming-out de Gray. Mais il y a cet humour toujours présent avec les mimiques de Carrie, les commandes extravagantes de Gray au restaurant, les hommes et le reste.

À voir pour connaître et passer un agréable moment mais sans plus.

Gray Matters : Critiques Presse et Récompenses

Présentation Officielle au Festival du Film International des Hamptons en 2006.
Clôture Officielle du Festival du Film de Santa Barbara en 2007.

“Graham takes this starring role and charms the roller skates off the audience.” Victoria Alexander (FilmsInReview.com)

“Stealing every scene in which he appears, Alan Cumming twinkles” Steven Holden (New York Times)

“Cavanagh and Graham well demonstrating their comic skills and Moynahan looking suitably gorgeous as the object of their desire.” Frank Scheck (Hollywood Reporter)

“Pic revels in sprightly exchanges between the siblings, Graham and Cavanagh displaying a light, fanciful touch for comic timing”  Ronnie Scheib (Variety)

Gray Matters is ultimately a film of inclusion, that timeless story where love knows no barriers” Brett Leigh Dicks (Santa Barbara Independent)

Gray Matters : Extraits

SIDNEY : D’accord. Un autre mot qui pourrait exprimer l’idée qui vous vient quand vous pensez à fréquenter quelqu’un.
GRAY : Fermé pour réparation.
SIDNEY : Ça fait trois mots, Gray.
GRAY : Hum… Je ne peux pas le dire autrement. Ça va vous étonner mais j’ai l’impression bizarre d’être un charmant hôtel. Il est magnifique et romantique… et merveilleux de l’extérieur mais à l’intérieur il faudrait faire un tas de rénovations. Et donc c’est fermé pour réparations.
SIDNEY : Quelle belle analogie. Mais quel genre de rénovations ?
GRAY : Avoir une promotion au boulot, perfectionner mon tango, renier ma mère et aller faire une liposuccion sous le menton. Le double menton y a rien de pire.

SIDNEY : Très bien Gray, que se passe-t-il ? J’ai annulé une session avec un de mes patients parce que vous avez dit que c’était super urgent.
GRAY : Ça l’est.
SIDNEY : Alors prenez une grande inspiration et dites-moi pourquoi on est là.
GRAY : Trois courtes et une plus longue. Mon frère et moi on faisait ça lorsqu’il y avait un truc dur à dire quand on était petits.
SIDNEY : Parfait, comme vous voudrez.
GRAY : (Prends les inspirations et murmure) Je suis homosexuelle.
SIDNEY : Et répétez ça.
GRAY : Une fois c’est assez dur.
SIDNEY : Est-ce que vous venez de dire “je suis homosexuelle” ?
GRAY : J’ai toujours pensé que j’étais faite pour le célibat et que je n’avais pas trop d’intérêt pour les relations de couple. Je croyais que le prince charmant s’amènerait par enchantement un beau jour sans y être invité ou que j’ai quoi que ce soit à faire mais je viens de réaliser que ce n’était pas un prince charmant que j’attendais mais une princesse.
SIDNEY : Oh.
GRAY : Et je crois que je l’ai trouvée. Et je l’ai embrassée et je crois qu’elle m’a rendu mon baiser mais je suis pas sûre vu que j’avais jamais fait ça avec une femme auparavant. Et puis je connais pas trop les règles mais heu… je sais que ça m’a bien plu. Et je crois que je ressens quelque  chose. Oh ça y est, j’ai encore la nausée.

GRAY : Vous ne vous rendez pas compte comment c’est. Un jour on pense qu’on est une chose et le suivant on voit qu’on n’est pas ça du tout. Je me sens comme Dorothée dans Le Magicien d’Oz en plein royaume étranger et je veux rentrer à la maison mais y a une voix qui me dit peut-être bien que c’est mon royaume pas la peine de claquer trois fois des talons, peut-être que je devrais rester là et avoir la nausée avec les Munchkins.

GRAY : Je suis vraiment désolée.
GORDY : De quoi ?
GRAY : D’être simplement qui je suis.
GORDY : Oh, y a rien de mal à ça. Moi j’avoue que je te trouve plutôt extraordinaire. Ben tu es gay ! Bon et alors ?
GRAY : Comment tu sais ça ?

GRAY : Que dois-je faire selon toi ?
GORDY : C’est très facile. Faut que tu en profites pour aller de l’avant. Sois enfin la fille que tu es au fond de toi au lieu de perdre ton temps en voulant te faire passer pour quelqu’un d’autre. C’est vrai nom d’un chien ! N’es-tu pas fatiguée ?
GRAY : C’est certain mais faire semblant c’est tellement plus facile.
GORDY : Oh mais la facilité c’est barbant à mourir ! C’est vrai, hein ?

GRAY : Y a un truc dont il faut que je te parle.
SAM : Hé bien je t’écoute.
GRAY : Vaut peut-être mieux que tu te prépares à entrer au bloc pour faire ton opération, j’aurai qu’à revenir plus tard.
SAM : Gray…
GRAY : J’ai une nouvelle très importante à te dire. Une nouvelle majeure et donc difficile à dire.
SAM : Respire bien à fond, trois courtes plus une longue, d’accord.
GRAY : Plus une longue. (Elle respire) Je suis gay.
SAM : Quoi ?
GRAY : Ouais, comme Marvin.
SAM : Quoi ?
GRAY : Tu enlèves le R de Gray et bingo !

SAM : (entre dans l’ascenseur à la suite de Gray et elle appuie sur l’arrêt d’urgence pour stopper entre deux étages) Où tu vas ? Qu’est-ce que tu fais ?
GRAY : J’aurais envie de mourir maintenant, ici, dans cet ascenseur. Je ne veux plus revoir d’être humain de toute ma vie.
SAM : Écoute, non, non, Gray. Écoute-moi. Relax, c’est pas grave. Garde ton calme, on s’en fout de ce qu’ils peuvent penser.
GRAY : Toi tu t’en fous, pas moi. Ils ont déjà dû appeler l’émission de Jerry Springer.
SAM : Je suis sûr que non. D’ailleurs elle existe même plus cette émission.
GRAY : Je suis vraiment désolée.
SAM : Désolée de quoi ?
GRAY : Que tu sois apparenté à quelqu’un comme moi.
SAM : Gray ne sois pas ridicule voyons, tu n’es pas…
GRAY : Je me sens… oh oh (elle tape du pied par terre)
SAM : Gray écoute. Tu sors juste… Tu sors du placard. Ok ?
GRAY : Jamais je ne sortirai de cet ascenseur.
SAM : Et c’est… Et c’est probablement la plus grande révélation de toute ta vie. Tu pètes un câble, c’est normal. Tu as la frousse, c’est normal.
GRAY : Je me sens pas du tout normale. Ça m’agace que les gens me répètent sans cesse, c’est normal, c’est habituel, c’est ordinaire. Je n’éprouve aucune de ces choses.
SAM : Qu’est-ce que t’éprouve ?
GRAY : Je me sens seule.
SAM : Pourquoi ?
GRAY : Parce que je me dis que je pourrai jamais me balader dans la rue bras dessus bras dessous avec mon âme soeur sans que le reste du monde nous regarde d’un drôle d’oeil. Je pourrai jamais avoir le mariage dont j’avais rêvé dans mon enfance. Et je pourrai jamais avoir d’enfant et puis le jour où on m’enterrera je pense pas que les gens donneront autant de respect à ma partenaire éplorée que si elle avait été mon vrai mari.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. Avatar

    perso, j’ai bien aimé…. une petite comédie sympa – j’ai bien aimé les scènes entre Gray et son frère (dont la fameuse scène dans l’ascenseur :mrgreen: )

    le seul reproche que je pourrais y faire, ça a été noté également aussi, c’est après le baiser…. la façon de courir dans toute la pièce, cracher – en somme comme si c’était la peste…
    being gay is not horrible!

    et puis la petite apparation de Helena Peabody…. euhhh :mrgreen: excusez-moi Rachel Shelley à la fin…. ahhhhhhh 😎 (mais c’est clair, on dirait clairement Helena)

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