The Lovebirds : Interview des chanteuses, Lindsay White et Veronica May

The Lovebirds

Interview accordée à Rachel le 25 Avril 2012 pour le site Cherrygrrl.com

Qui serait intéressé pour en savoir plus sur l’adorable duo lesbien pop/folk formé par deux auteures récompensées et qui, en plus, se trouvent être amoureuses l’une de l’autre ? Et bien, vous êtes au bon endroit. Je vous présente Lindsay White et Veronica May alias The Lovebirds. Avec des projets en solo florissants, ces deux musiciennes de San Diego ont uni leurs forces pour sortir leur premier album en duo Nutsy Pants. Ecoutez leur album et vous verrez qu’elles ont du talent. Regardez leur parodie sur Youtube et il est évidemment hilarant qu’elles ont de l’humour. Enfin, lisez cette interview et vous verrez que, même lorsqu’elles font face à des difficultés, elles ont décidément suffisamment de force pour les surmonter, ensemble.

Tout d’abord, comment est né The Lovebirds ?

En réalité, nous avons chacune des projets solos et nous avons commencé à chanter sur les chansons de l’une et de l’autre, comme ça, chez nous, puis nous avons commencé à chanter un peu dans des spectacles et tout à coup, nous avons monté notre propre projet. Nous avons commencé à écrire de la musique ensemble et ça fait maintenant un peu plus de deux ans que ça dure.

Et vous êtes ensemble sentimentalement parlant…

Oui, nous sommes ensemble. Nous nous sommes mises ensemble à peu près en même temps que lorsque nous avons commencé à écrire ensemble.

Quelles sont vos influences musicales ?

Je pense que nous en avons des différentes, mais ce serait… un peu de l’ancien folk : Bob Dylan, Janis Joplin, Etta James, Billie Holiday, Cher et Barry Manilow !

Avant cette collaboration qu’est-ce que chacune d’entre vous faisait ?

Nous avions toutes les deux des groupes, et nous continuons de faire des spectacles en solo également. Nous avons toutes les deux précédemment sorti des albums en solo. Nous avons juste sorti notre album en duo. Nous avons un autre groupe qui s’appelle The Forget Me Nots, c’est de la musique des années quarante.

Y avait-il toujours de la musique chez vous lorsque vous étiez ados ?

LINDSAY : Je chantais tout le temps à l’église et en plus de cela mon père écoutait toujours de la très bonne musique. J’ai finalement saisi une guitare et appris à en jouer. Et j’étais intello, j’aimais vraiment écrire de courtes histoires et des poèmes et je suppose que ça s’est naturellement transformé en écriture de chansons.

VERONICA : Ma mère était l’organiste de l’église depuis mes douze ans donc j’ai toujours chanté dans la chorale avec elle. De plus, mes parents faisaient dans un groupe des années soixante-dix qui s’appelait The Flatlanders et puis ma mère faisait partie d’un groupe des années quatre-vingts entièrement féminin appelé Nightbirds. Elles étaient en combinaison de Lycra. Donc j’ai toujours été entourée de musique.

Quelles furent les difficultés que vous avez rencontrées en travaillant ensemble ?

Je crois que la seule difficulté, et ce n’en est pas une énorme, c’est de faire en sorte de savoir où sont les limites. Savoir lorsque vous travaillez et lorsqu’il est temps d’être un couple. Ça peut rendre les choses un peu floues parce que lorsque l’on travaille beaucoup et que l’on essaye de se lancer en tant que duo, parfois nous nous disons « Oh oui, il faut que l’on prenne un peu de temps pour nous et que l’on aille dîner ou faire quelque chose ». Nous nous amusons tellement à faire de la musique, ce n’est pas tellement un problème. Pour l’instant, je pense que l’on fait un bon duo. Nous n’avons pas beaucoup de problèmes lorsque l’on écrit ensemble, nous n’avons pas de grosses disputes sur les couplets ou autre. Nous respectons assez bien les opinions de l’une et de l’autre et c’est pourquoi l’on travaille si bien ensemble.

Trouvez-vous dur d’être un groupe ouvertement lesbien ?

Je ne pense pas que l’on se soit réellement confrontées à ça, mais nous n’irons pas jouer dans un bar en Alabama. Vous voyez ce que je veux dire ? Dans la plupart des cas je pense que cela joue en notre faveur. Je trouve que c’est un peu dommage d’utiliser le fait que nous sommes un duo lesbien pour nous donner un coup de pouce dans le monde de la musique, mais c’est un coup de main que l’on accepte volontiers. Pour vous faire remarquer, vous avez besoin d’un objet intéressant dans un mail donc, parfois, je me surprends à écrire à certains directeurs et promoteurs « Duo Lesbien » dans l’objet. Et curieusement ça fonctionne. Je me dis que si l’on est regardées en marchant dans la rue, alors on peut aussi l’utiliser pour quelque chose de bien.

Écrivez-vous toute votre musique ?

Oui, la plupart du temps nous écrivons nos propres chansons ensemble. Nous faisons une reprise de Civil War et nous travaillons également sur Gotye… ce sur quoi tout le reste du monde est également en train de travailler, mais nous l’aimons vraiment.

Êtes-vous des militantes gays ?

Nous soutenons HRC sur quelques uns de leurs événements locaux… donc, en fait, nous aimerions beaucoup être militantes. Une autre cause que l’on considère très importante est la santé mentale.

VERONICA : Je suis bipolaire et j’ai déjà été hospitalisée. J’ai eu quatre grosses attaques. Beaucoup de notre écriture s’inspire de cela, comme par exemple la chanson de Lindsay Ring Around the Rosy qui est sa vision des choses de ce que cela signifie d’être en couple avec moi. En plaisantant nous disons qu’il y a trois personnes dans cette relation : moi, elle et ma bipolarité. Cela est vraiment très important, parce que cela nous touche tellement plus que de marcher dans la rue et de se faire appeler « pédé », pardonnez mon langage. Cela a plus d’importance dans notre relation.

Quand sortira votre premier album ?

Il sortira officiellement le 26 avril. Nous l’avons joué dans quelques spectacles et autres, mais il ne sera pas disponible avant cette date. C’est également la date à laquelle il sera disponible en ligne.

Avez-vous un label ou produisez-vous votre propre musique ?

Nous avons un producteur qui nous enregistre, juste parce qu’il nous aime. C’est le meilleur, il s’appelle Jeff Berkley, de Berkley Sound. Il s’occupe de tous nos projets et nous vivons à travers lui, mais ce n’est pas vraiment notre label. C’est ce qui se rapproche le plus d’un label pour l’instant.

J’ai remarqué que vous faisiez un tour de la côte ouest. Avez-vous prévu de l’étendre à un tour des États-Unis dans les prochains mois ?

J’aimerais partir en tournée l’année prochaine. Je veux dire, c’est difficile pour nous parce que nous avons nos journées de travail également. Nous aimerions beaucoup aller en Europe au final. Ce serait vraiment un rêve qui deviendrait réalité. Je pense que l’on prévoit vraiment de frapper fort. Nous avons des objectifs que nous considérerons une fois que l’on se sera remises du SXSW [ndlt : festival de musique et de films], et peut-être que l’on pourrait faire une espèce de tournée avec ça.

Interview Originale sur le site Cherrygrrl

A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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