L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée de Michele Causse

L'interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée de Michele Causse

Titre Français : L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée

Titre Original : L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée

Auteur : Michèle Causse

Date de Sortie : 1991

Nationalité : Canadienne

Genre : Essai

Nombre de Pages : 66 pages

Éditeur : 3

ISBN : 2-920887-32-7

L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée : Quatrième de Couverture

Ces essais sont l’articulation, en trois mouvements, d’une même recherche : fonder une symbolique dont le sujet sexué au féminin serait à l’origine.

L’interloquée montre comment le langage, tenu pour général et universel, est en fait un androlecte, produit d’une vision et d’un système de représentation masculins qui forclôt l’Autre.

Les oubliées de l’oubli mettent en évidence le fait que la « terreur » de la différence sexuelle (cf. Lyotard) est le point de départ d’une construction sociale, le genre, qui instaure et perpétue la dissymétrie entre les sexes, au détriment de l’un (dit aussi l’Autre).

Dé/générée prouve qu’une catégorie d’individues, les lesbiennes, invalide à elle seule la polarité des genres et, la faisant voler en éclats, instaure une nouvelle éthique.

Ces essais signent l’avènement d’une sujète auto-définie qui ne reconnaît d’autre autorité et légitimité que celles que lui confère sa classe de sexe.

L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée : Avis Personnel

Ce livre se compose de trois essais. Trois essais différents mais dont le sujet commun est la question de la femme en tant que sujet sexué, du symbolique du féminin.

Loin des romans policiers ou lesbiens précédemment cités, cette œuvre pose de nombreuses questions et interroge sur le féminisme, la place de la femme dans la société et le lesbianisme d’un point de vue sociologique et symbolique.

Le style est clair et précis, le vocabulaire soutenu et riche, et les questions abordées de front.

Oui, il s’agit d’un ouvrage féministe. Oui, il s’agit d’une pensée individuelle. Oui, le premier essai date de 1988. Mais ce livre est l’un des premiers livres féministe que j’ai lu et je dois avouer que j’en garde une certaine émotion. Avant cet ouvrage, j’ignorais tout de la pensée féministe, autant dire qu’on se moque de l’année d’écriture, ce qui compte c’est qu’il existe.

C’était en 1988, les années ont passé mais les choses ont-elles réellement changées ?

L’interloquée – Les oubliées de l’oubli – Dé/générée : Extraits

« Il suffit à la norme d’être formulée pou être la norme et pour que l’obligation qu’elle norme soit légitime. » (Page 21)

« L’oubli gère le monde masculin. Un oubli qui lui permet de ne point douter de sa communauté ni de sa légitimité. Cet oubli est, pour le dire succinctement, celui de l’Autre. Appelée aussi femme. » (Page 27)

« L’auteure lesbienne, parce qu’elle est en marge, sur les bords, qu’elle parcourt la périphérie et va partout, est celle qui voit tout. Elle a pris pour cela tous les risques. Elle est proscrite, elle est bannie, elle est exilée, elle est souvent impubliable et impubliée. Elle est silenciée. En un mot, elle est elle-même tabou. » (Page 52)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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