La Vie Réserve des Surprises de Jacques Bonnaffé

La Vie Réserve des Surprises de Jacques Bonnaffé

Extrait de l'Album : Jeanne et le garçon formidable

Date de Sortie : 10 Avril 1998

Paroles : Jacques Fortineau

Musique : Philippe Miller

Nationalité : Française

Genre : Comédie Musicale

Titre Original : La Vie Réserve Des Surprises

La Vie Réserve Des Surprises : Avis Personnel

Jeanne et le Garçon Formidable est un film français sorti le 22 avril 1998 dans les salles obscures. Cette comédie musicale française raconte l’histoire de Jeanne (Virginie Ledoyen), une jeune femme réceptionniste dans une agence de voyage qui collectionne les amants tout en recherchant le grand amour. Un jour elle rencontre Olivier (Mathieu Demy) et est rapidement persuadée que c’est lui l’homme de sa vie. Mais, dès qu’Olivier apprend qu’il est séropositif, il disparaît soudainement. Jeanne tente alors de le retrouver.

Ce long-métrage d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau est le premier à aborder la question du virus du sida en musique. « La Vie Réserve des Surprises » est l’un des titres du film présent sur la bande originale. Chanté par François (Jacques Bonnaffé), ce titre parle ouvertement d’homosexualité masculine, de sida, de rejet et de mort.

Paroles

La vie réserve ses surprises
Des choses qu’on n’attendait pas
Souvent ce n’est qu’une bêtise,
Un amour qui vient qui s’en va.

Mais la vie sait être cruelle
Te plonger dans le désespoir
Et voilà que ta bagatelle
Se transforme en tragique histoire.

Tu rencontr’ un garçon qui t’aime
Et tu lui offres ton amour
Tu sais qu’ce s’ra pas sans problème
Que ça durera pas toujours.

Mais ‘y a le sida qui s’en mêle
Et tu sais qu’il va en mourir
Alors tu l’aimes de plus belle
Tu veux l’empêcher de souffrir.

Mais l’amour n’est pas un remède
Pour ceux que cette mort attend
Et l’amour ne vient pas en aide
A qui voit mourir son amant.

Et quand il meurt, putain, t’es triste
Et ton corps réclame son corps
Mais il faut bien être réaliste
L’amour peut rien contre la mort.

Et je te parle pas d’sa famille
Qui t’avait à peine toléré
Ell’ vient, elle prend tout et elle pille
Ton amour à peine enterré.

Alors tu te retrouves seul
Comme une veuve de cent ans
Qui a cousu dans son linceul
Un mari mort depuis longtemps.

Mais à trente ans la vie commence
Tu vas pas vivre comme un veuf
Et aller fleurir le dimanche
Sa tombe avec un bouquet neuf.

Tu aimes encore, tu t’abandonnes
Tu crois en l’amour, en la vie
Mais tu sais que ce qu’elle te donne
Aussi vite elle l’aura repris.

Tristesse, deuil et puis colère
Te portent au comble du malheur
Alors tu te bats tu espères
Qu’enfin viendront des jours meilleurs.

Mais d’ici là que de souffrances
Combien d’amis, combien d’amants
Mourront encore dans le silence
Mourront si misérablement ?

On peut plus vivre dans nos rêves
Tous ces fantômes autour de nous
Nous disent que quand un pédé crève
C’est bien simple : tout le monde s’en fout.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre