Lettre à une amie hétéro : Propos sur l’homophobie ordinaire de Paula Dumont

Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire de Paula Dumont

Titre Français : Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire

Titre Original : Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire

Auteur : Paula Dumont

Date de Sortie : 15 Février 2011

Nationalité : Française

Genre : Témoignage

Nombre de Pages : 178 pages

Éditeur : L'Harmattan

ISBN : 978-2-296-54349-2

Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire : Quatrième de Couverture

Lettre à une amie hétéro répond aux questions que se posent la plupart des gens sur les lesbiennes et les gays. L’auteure suit pas à pas les homosexuels dans leur famille, à l’école et sur leur lieu de travail. Elle montre à quelles inégalités ils sont confrontés en établissant constamment un parallèle avec la vie des hétérosexuels. Elle s’interroge également sur les causes de l’ostracisme qu’ils subissent et consacre enfin un chapitre au mode de vie des lesbiennes et un autre à celui des gays, chacun de ces groupes ayant des spécificités. Cet ouvrage vise à mieux faire connaître le sort de toute une catégorie de la population encore trop souvent discriminée et s’adresse avec justesse et humour aux parents, amis, collègues, éducateurs, travailleurs sociaux, médecins et autres présumés hétérosexuels.

Professeure de lettres, Paula Dumont vit dans un village proche de Montpellier et se consacre actuellement à l’écriture. Elle a publié aux éditions L’Harmattan deux ouvrages autobiographiques, Mauvais Genre et La Vie dure dans lesquels elle témoigne des difficultés qu’elle a rencontrées en tant que lesbienne. Elle milite au sein du Collectif Contre l’Homophobie (CCH).

Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire : Avis Personnel

Ce livre part d’un bon sentiment. Mettre par écrit les différentes discriminations dont sont victimes les homosexuels et, à travers un discours militant, essayer de faire évoluer les mentalités. Il est adressé aux hétérosexuels comme son titre l’indique mais également aux homosexuels. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses en le lisant. L’écriture brise ici le silence pour que les homosexuels aient enfin la possibilité d’être traités à égalité avec les hétérosexuels.

Malheureusement ce n’est pas parce que l’idée de départ est bonne que le livre le sera forcément. J’ai eu la désagréable sensation d’homosexuels victimisés tout le long de cet ouvrage. Alors bien sûr il y a de nombreuses occasions où l’on peut souffrir et être pris à partie mais j’ai trouvé dure et dérangeante cette impression que les hétéros nous considèrent comme moins. Je ne partage pas cette impression. Pour moi, l’invisibilité ne peut être considérée comme de l’homophobie à partir du moment où elle est pleinement consentie et souhaitée par les principales intéressées par peur.

Un livre qui pour moi manque de nuances à une époque où la société offre de plus en plus de modèles gays et lesbiens. La télévision, le cinéma, l’Internet permettent de se créer une vision différente de l’homosexualité. Et être victime une fois dans sa vie ne veut pas dire qu’on le sera toujours.

Au final avis mitigé. C’est un travail documenté et intéressant mais qui est peut-être trop excessif à mon goût. Je vous laisse juger par vous-même.

Lettre à une amie hétéro : Propos sur l'homophobie ordinaire : Extraits

« Chère amie,
Je te remercie de prêter une oreille attentive à mes réflexions. Certes tu penses que tu m’acceptes telle que je suis, avec ma différence. Mais il faut aujourd’hui que j’éclaire ta lanterne car tu crois tout savoir sur l’homosexualité alors que tu ne sais pas grand-chose. Et il y a pire que de ne rien savoir, c’est de croire que l’on sait alors que l’on ne sait rien. Ne t’excuse pas, la plupart des hétéros, femmes et hommes réunis, sont dans ton cas, et je pense que faire œuvre utile en rédigeant cette lettre à ton intention.
Comme je vais te parler avant tout d’homophobie et de lesbophobie, c’est-à-dire du rejet que mes semblables subissent quotidiennement, je mentionnerai aussi bien celle qui vise les homosexuels masculins, que j’appellerai les gays pour faire court, que celle qui vise les femmes homosexuelles qui j’appellerai les lesbiennes pour la même raison. Ce qui ne m’empêchera pas de traiter des spécificités de ces deux catégories quand l’occasion s’en présentera.
Cette lettre veut être le témoignage d’une lesbienne qui a survécu comme elle a pu dans un monde hostile aux gens comme elle. Après avoir passé mon enfance et ma jeunesse dans une bourgade de cinq mille habitants, j’ai fait mes études à la faculté des Lettres de Lyon de 1964 à 1969. Or pendant toutes ces années, et dans ces lieux variés, je n’ai distingué autour de moi aucune homosexuelle. Toutes celles que j’ai rencontrées se cachaient, donc elles étaient totalement invisibles et cet état de fait se perpétue. En effet, je vis à Montpellier depuis l’âge de trente-huit ans, mais la deuxième ville gay de France sourit peu aux femmes qui aiment les femmes. Car si l’ont compte de nombreux établissements spécifiquement gays dans cette ville, on n’y trouve, à ma connaissance, qu’un seul bar lesbien en tout et pour tout. » (Pages 5-6)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre