bibie

  • K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n’a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravi […]

  • Quelques bons esprits considèrent Sœur Monika de E.T.A. Hoffmann (Schwester Monika en version originale) comme l’un des plus hauts chefs-d’œuvre de la littérature érotique. Bien rares sont pourtant les lecteurs […]

  • Sara est une jeune femme forte, ambitieuse et très belle. Alex, sa camarade de classe tout aussi jolie la prend sous son aile. Les deux femmes se rapprochent de plus en plus…

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, La secte il y a 11 ans et 2 mois

    Pour enrayer son extinction, une secte de vampires lesbiennes, menée par la sexy et mystérieuse Anna, doit trouver une victime innocente et consentante. Elles mettent donc en place un site de rencontres sur Internet. Sydney St James, jeune journaliste ambitieuse mais réservée, à la recherche d’un sujet accrocheur, tombe dans leur piège. Van Helsing, le célèbre chasseur de vampires, arrivera-t-il à sauver Sydney et à vaincre Anna qu’il essaye de tuer depuis des décennies ?

    • J’adore vraiment tes critiques de films gore/série B. Même quand tu conseilles de les éviter, ça donne presque envie, rien que pour voir la perfection du degré zéro. ^_^

      • Merci pour ton retour Sylvie, j’avoue c’est à voir dans le genre nul même si c’est vu et revu ! Je suis toujours preneuse mais des fois, il y a des limites ! Enfin, comme je le disais, tout n’est pas si noir vers la toute fin, si tu as le courage… 😉

  • L’année dernière, souvenez-vous, j’arpentais les allées du salon du livre 2014 à la recherche des fictions lesbiennes… Sans trop de succès. La table ronde sur la romance homosexuelle à laquelle j’avais été gentiment invitée avait statué l’évidence… Dans la tête de beaucoup, la romance homosexuelle signifiait la romance gay H/H.

    Qu’en était-il cette année ? De retour sur le stand Harlequin, après une petite fête d’anniversaire d’HQN avec champagne et petits fours (on avait perdu les verres mais pas les assiettes), une séance de dédicace dans une atmosphère décontractée et plus animée que je ne l’aurais pensé… Me revoilà dans les allées encombrées de ce hall gigantesque. On y trouve un peu de tout : le Brésil, pays à l’honneur cette année, le stand de la littérature du Bassin du Congo aux couleurs chatoyantes, le Royaume du Bahreïn qui nous offre des dates au passage, ou la Pologne (qui ne nous offre heureusement pas de Vodka). Les grands noms de l’édition sont là, mais aussi d’autres dont on n’a parfois jamais entendu parler, de Zola au manga, en passant par la teen romance et l’érotisme. Il y en a pour tous les goûts !

    Tous les goûts ? Et bien pas tout à fait quand même… Je m’offre une fausse joie en lisant de travers l’affiche annonçant le stand Leslibraires.fr. À distance, avec mon désir de trouver des lesbiennes quelque part, j’ai cru lire Lesbi et non lesli. Bon je me demandais aussi ce que c’était que ce drôle de nom : Lesbibraires ! Le jeu de mot aurait été plutôt malheureux. Je ne suis pas certaine qu’associer les lesbiennes et les ânes soit très vendeur.

    Bref, je finis par repérer un drapeau arc-en-ciel dans une allée bordant la limite des exposants. Leur banderole affirme bien clairement éditeur LGBT. Ça semble bien parti ! J’ai apparemment découvert un éditeur américain traduisant ses bouquins en français. Je regarde les livres en exposition… Les couvertures ne laissent guère de place à l’interrogation, nous avons affaire à de la romance et à de la romance H/H uniquement. J’interroge l’émissaire, une jeune femme avenante qui répond à ma question sans détour. Non, ils n’ont pas de roman lesbien… Ou alors seulement dans leur rayon jeunesse (Encoooore !! Cette réponse qui m’a déjà été opposée l’année dernière par un éditeur français, me laisse toujours perplexe…). Elle précise cependant qu’ils ont de la romance lesbienne dans leur maison mère (c’est-à-dire aux US) mais qu’ils n’en ont pas traduit en français. La raison ? Apparemment, pas de marché en France. Ou c’est en tout cas ce que pense leur direction marketing. La France, le pays où il n’y a pas de lesbiennes ? Ou celui où les lesbiennes ne lisent pas ? Allez savoir ce que pensent nos amis américains.

    Autant dire que ce n’est pas encore gagné. Je n’ai pas vu sur le salon, les éditeurs LGBT que nous connaissons toutes, genre KTM, STedition ou Des-ailes-sur-un-tracteur. Peut-être que l’investissement est jugé trop important (la location d’un stand minimum standard pour un petit éditeur coûterait environ 1500 € — données 2010) pour le retour qu’ils pensent avoir sur un salon comme celui-ci, qui brasse forcément une majorité d’hétéros. Mais c’est un peu dommage que sur le Salon du Livre de Paris, le seul éditeur LGBT que je trouve soit américain… Et soit en fait juste « G » en ce qui concerne la langue française.

    Tout n’est pas perdu pour autant. Certes sur le SDL de Paris, trouver des livres lesbiens relève apparemment de la chance. Il faut probablement trouver les auteures un peu OVNI qui publient des romans lesbiens chez un éditeur classique (comme moi finalement). Cependant, encore peu connu, mais je l’espère, en développement, un Salon du Livre Lesbien s’organise à Paris cet été pour la 4ème année consécutive. En ce qui me concerne, je l’avoue, j’ignorais totalement l’existence de cet évènement avant d’y être invitée, il y a quelques semaines de cela. Quoiqu’il en soit, l’idée est intéressante, et je compte bien profiter de cette occasion pour poursuivre mon enquête. En plus, franchement, Harlequin présent sur un Salon du Livre Lesbien, moi je trouve ça classe, quand même ! ^_^

    En conclusion, les bons conseils de la Grande Yaka Faukon pour trouver un livre lesbien au Salon du Livre de Paris:

    Y a qu’à acheter un porte-voix et beugler (puisque lesbi-braire n’était qu’une vue de mon esprit) : « La petite Lesbi Enne attend sa grande sœur à la Cafétéria. » Si tu ne peux venir aux lesbiennes, peut-être viendront-elles à toi…

    Faut qu’on essaye de convaincre nos éditeurs « historiques » de l’utilité d’une visibilité si ce n’est lesbienne disons au moins LGBT avec toutes les lettres, sur un Salon d’une telle envergure… Le kidnapping semble une idée à creuser.

    • J’ai beaucoup aimé ta chronique et après quelques jours (ok plusieurs semaines) de réflexion, je me pose une question que je voulais te soumettre. Sachant le stand vaut au minimum 1500 euros, est-ce que tu as une idée du nombre de personnes attendues à ce genre d’événement pour qu’on extrapole sur le nombre de femmes et le nombre de lesbiennes ?

      Parce qu’en terme de rentabilité sur des petites structures autres que les géants de la romance, je pense que ce n’est pas aussi avantageux que cela.

      Est-ce que concrètement le contact ne se fait pas aujourd’hui autrement dans la littérature lesbienne qu’en face à face à ce type d’événements ? C’est une question que je me posais et que je voulais partager avec toi.

      • Mmm, excellente question… La première impression quand tu y es le samedi dès 11h, c’est Beaucoup de monde ! ^_^ et alors l’après midi, carrément ambiance surpopulation. Cependant c’est assez approximatif, je te l’accorde alors j’ai fait quelques recherches rapides. Les chiffres des organisateurs pour 2014 était de 198 000 visiteurs sur les 3 jours ouverts au public. Apparemment il y a eu une légère baisse en 2015 mais les chiffres ne sont pas encore sortis. Disons en moyenne sur les dernières années, on est un peu en dessous du 200 000.

        Si on extrapole avec 50% de femmes… (Ce qui n’est pas vraiment l’impression que j’ai eu à première vue. J’ai trouvé le public très féminin, mais je n’ai pas trouvé de statistique sur le sujet.) ça nous fait 100 000 femmes environ. La proportion communément utilisée pour l’homosexualité est de 5 à 10% de la population… Ca nous fait 5000 à 10 000 lesbiennes sur le salon à la louche ! O_O

        Bon en terme de retombée purement commerciale directe, je ne sais pas. Beaucoup sont là pour flâner, ou faire dédicacer leur livre. Mais en terme de visibilité, je trouve l’évènement intéressant. Il y avait cette année plus de 1000 exposants et ça va du plus gros au plus pointu. Franchement si les éditions de l’ ASSOCIATION POUR LA VALORISATION DU PATRIMOINE ROUSSILLONNAIS arrivent à trouver leur intérêt à payer un petit stand… Je me dis que les éditeurs LGBT pourraient peut-être y penser.

        C’est vrai que le contact dans la littérature lesbienne se fait plutôt, j’ai l’impression, soit par internet soit dans les petites librairies au drapeau arc-en-ciel. Mais est-ce par choix ou par manque de choix ? Je ne sais pas, je me dis que ce serait une belle occasion de “normaliser” la cullture LGBT, que de lui donner une place au milieu de ces centaines de stands en tout genre. Enfin déjà, il faut apparemment pousser aux fesses de ces éditeurs LGBT et de leurs auteurs pour qu’ils participent au salon du livre lesbien. Pourtant la participation est gratuite. Alors c’est pas gagné ! O_O

        • Waou!! Euh à mon avis c’est par… Manque de choix que la littérature lesbienne se fait plutôt par internet et quelques librairies!

  • Tout ceci a commencé par le visionnage du billet de Sophia Aram sur la mort du roi Abdallah ou plutôt sur la petite phrase de Christine Lagarde annonçant : « In his very discreet way, he was a strong advocate of […]

  • En route vers un long séminaire d’écriture qui se tient dans une petite ville des montagnes du Colorado, Jennifer Kincaid se perd et échappe de justesse à une avalanche, grâce à l’intervention d’une femme mystérieuse qui vit en altitude, dans un chalet isolé.

    Bloquée là par la neige, Jen doit cohabiter avec l’ombrageuse Ryan, dont elle vient bouleverser les projets de solitude, loin de son passé et de ses blessures. Petit à petit, au rythme de l’hiver, elles se lient et se rapprochent.

    Lorsque vient le temps de retourner à sa vie en ville, à Santa Fe, et de retrouver son fiancé, l’incertitude et le trouble s’emparent de Jen. Elle ne tarde pas à se languir de celle dont elle a partagé l’intimité, mais dont elle ne connaît que le prénom…

    Gerri Hill nous transporte dans un chalet douillet où, bien que sous la neige, l’ambiance est torride…

    La timide Jen parviendra-t-elle à comprendre la nature véritable des sentiments que la ténébreuse Ryan éveille en elle?

  • La morte-vivante Penny Dreadful, son copain zombie épris d’elle Ned, et le lycanthrope Wolfboy s’installent dans un vieux cinéma délabré pour regarder trois histoires terrifiantes. Un jeune couple se retrouve traqué par une mortelle jack-in-the-box dans « Slash-in-the-Box » ; Alice, une jeune femme, essaie de comprendre exactement ce qui lui est arrivé la nuit dernière dans « The Morning After » ; et un groupe d’amis rencontrent une famille excentrique de l’arrière-pays après que leur van soit tombé en panne au milieu de nulle part dans « The Slaughter House. »

    • Attention à ne pas confondre la série TV “Penny Dreadful” sortie en 2014 (2 saisons, 10 épisodes chaque), avec Eva Green et Josh Hartnett; et le film “The Penny Dreadful Picture Show” sorti en 2013, dont traite cette fiche film.
      Les photos mélangent les deux titres…

  • Ok, certaines d’entre vous auront reconnu l’analogie avec le célébrissime western de Sergio Leone « The Good, the Bad and the Ugly ». Provocation de ma part, je le reconnais. Mais surtout constat dépité de […]

  • Que faire lorsque l’on s’aperçoit que celui qui a produit l’œuvre qu’on admire tant est tout sauf digne d’adoration ? Comment faire la part de l’œuvre et de son auteur ? Parce que cette question épineuse, ce dilemme même, s’est posée à moi à deux reprises ces derniers mois, je me permets de le partager avec vous, et peut-être même, si vous êtes motivés, de recueillir votre avis.

    Bien sûr, il y a les grands classiques comme Céline, l’antisémite, Jean-Paul Sartre, l’engagé briseur de cœur, Camus et l’Algérie. Mais je vais prendre en exemple de cette situation celui qui a amené cette discussion, bien involontairement certainement, auteur des merveilleuses Chroniques d’Alvin le Faiseur et du non moins fameux Cycle d’Ender (maintenant porté au cinéma) : J’ai nommé Orson Scott Card, brillant écrivain, à la carrière auréolée de récompenses aussi prestigieuses que le Prix Hugo ou Nebula.

    Jusqu’ici tout va bien, comme dirait l’autre… Sauf que l’homme a aussi des idées qui sont, par définition, très opposées aux miennes, et qu’il est animé d’une homophobie presque aussi célèbre que ses romans. Inutile d’entrer dans les détails de son discours ici, vous trouverez tout ce qu’il faut un peu partout sur internet, si vous n’en avez pas déjà fait le tour.

    Je n’ai découvert cet aspect de M. Card que très tardivement. Cela pour une raison simple, je suis ce qu’on pourrait appeler une lectrice irresponsable. Je m’intéresse à l’œuvre, mais je me renseigne peu sur l’auteur. Je suis probablement la dernière lesbienne à avoir appris que Patricia Cornwell vivait avec une femme… Bon, en l’occurrence, cette nouvelle a eu tendance à me rendre l’auteur inexplicablement plus sympathique, sans pour autant changer mon faible pour ses livres, en dehors d’un Ah ! Mais c’est donc de là que venait Lucy ?!

    Concernant O.S. Card cependant, la découverte fut bien plus perturbante, je dirais même What the fuck’ante ! De façon tout à fait illogique, je le reconnais, je l’ai ressenti comme une trahison. Je n’aurais peut-être (certainement ?) jamais acheté ses livres si j’avais lu ses autres écrits au sujet de la communauté homosexuelle. Plus récemment, ce sont les graves accusations d’abus sexuel portées par la fille de Marion Zimmer-Bradley, célèbre écrivain de science-fiction et de Fantasy, notamment auteur du cycle d’Avalon, qui ont secoué toute une communauté de fans. Alors qu’en penser ? Peut-on condamner les actes de l’auteur et recommander son œuvre ?

    Après une longue réflexion et moult questionnements, (et quelques jus de tomates au Tabasco) j’en suis arrivée à la conclusion qu’il m’est impossible de faire abstraction de la personnalité de l’auteur. Une fois celle-ci exposée en pleine lumière, je ne peux plus regarder ses livres avec le même œil humide d’admiration (non je ne suis pas borgne, rassurez-vous !). Le lien invisible qui me reliait à ses œuvres est brisé.

    S’agit-il là d’une réaction juste, en accord avec mes convictions ? Ou d’un sursaut colérique immature et partisan ? Je n’en ai aucune idée, pour être honnête. La réponse à cette question est en tout cas très personnelle, il me semble. Et chacun peut un jour avoir à décider soit d’ignorer une découverte déplaisante, soit d’ignorer un auteur jusqu’ici apprécié. En ce qui me concerne, j’ai bien conscience que les livres d’O.S. Card vont me manquer bien plus que je ne vais leur manquer. Cet écrivain n’a évidemment pas besoin de moi pour survivre, et écrire d’autres romans ou d’autres pamphlets aux remugles nauséabonds. Mais tant pis, pour moi le choix est fait. Et vous, quel serait donc le vôtre ?

    Les bons conseils de la Grande Yaka Faukon pour éviter ce choix douloureux:

    Y a qu’à arrêter de lire et recommencer à jouer à World of Warcraft (Ne le prenez pas mal surtout, je suis une Blizzard fan !)
    Faut qu’on débranche le modem et qu’on fasse sauter Google qui nous donne parfois plus d’infos qu’on ne voudrait !

    • Bonsoir Virginie,

      C’est en fait exactement ça ! Tu as mis le doigt dessus. Ce détachement entre l’oeuvre et son auteur, que j’ai pu observer chez d’autres et que mon cerveau comprend totalement, je n’arrive pas à le mettre en application. Comme si l’oeuvre était un prolongement de l’auteur en quelque sorte. C’est un peu puérile, je m’en rend compte, mais quand j’aime ce que “fait” quelqu’un, j’ai vraiment envie, et il semblerait presque besoin, d’aimer aussi cette personne. Enfin, quand je dis aimer, c’est un bien grand mot, mais disons plutôt ne pas désapprouver. Si je ne sais rien sur cette personne, tout va pour le mieux. Si je sais qu’il y a un truc qui me chiffonne, je n’y arrive plus. Mmm, je sais bien qu’ils sont humains les créateurs, mais j’ai envie que ce soit de “gentils humains”… 😉 … Ahhh, bon je vais me resservir un verre de jus de tomate !
      Bonne soirée à toi aussi !

    • Merci Sylvie pour ce nouvel article très intéressant à lire !
      Au département de philosophie de mon ancienne université (mais aussi dans tous les départements de philosophie je suppose) cette question de l’oeuvre comme une fin en soi (et donc, dissociée de l’auteur) est une question brûlante. Ce que je peux en dire, c’est que mes professeurs défendaient farouchement la séparation entre l’oeuvre et l’auteur. Si vous voulez déclencher une petite guerre au sein des enseignants du supérieur, vous pouvez lancer la conversation sur le philosophe Heidegger: une oeuvre très dense (touchée par le génie pour certains, obscure et impénétrable pour d’autres) portée par un auteur dont il est de notoriété publique qu’il fût un lâche pendant la Seconde Guerre mondiale et qu’il préféra par sécurité adhérer à l’idéologie nazie (et à en prendre une jolie carte de membre). Les penseurs qui voient un trésor dans l’oeuvre d’Heidegger nous enjoignent à oublier l’homme qu”il était. Par contre, les mêmes qui nous enjoignent à oublier l’homme qu’il était cherchent malgré tout à en atténuer le noir portrait et à nous prouver qu’il n’était pas vraiment antisémite: il a vécu une forte passion avec Hannah Harendt, une jeune femme juive. Ouf me direz-vous mais malheur, le nouveau scandale approche parce qu’Hannah était à l’époque son étudiante et elle n’avait que la moitié de son âge… En essayant de dédouaner Heidegger de son antisémitisme l’on met malgré nous en lumière l’immoralisme de sa vie amoureuse, en essayant de faire mieux on fait pire… Tout ça pour dire qu’on ne se sort jamais de ce cercle vicieux, à moins de laisser complètement tomber les considérations de l’ordre de la vie personnelle de l’auteur.

      Les choses sont moins manichéennes pour moi: j’arrive parfois à faire l’impasse sur des choses qui me déplaisent chez un artiste pour apprécier son travail, et parfois je ne peux pas compartimenter mon cerveau et passer au-delà: du coup je boycotte l’oeuvre à cause de l’artiste. Je suppose que tout dépend de nos limites et de ce que l’on est capable ou non d’accepter, d’encaisser, de supporter et je rejoins Sylvie pour conclure que c’est une question somme toute personnelle à l’arrivée. En tout cas, je vous le dis, c’est sûr, la Russie n’est pas prête de me voir poser un pied chez elle 😉 ! (et nous sommes d’accord, c’est bien dommage, tant pis pour moi)

      • Merci pour ce commentaire Edwine. Je ne savais pas que cette question se débattait en cours de philo, mais finalement c’est vrai que ça se tient. En tout cas, je trouve effectivement que le paradoxe des profs qui essayent de “blanchir” un peu l’image de cet auteur, tout en disant que ça ne devrait pas compter est intéressant. Comme quoi, ce n’est pas une question simple et qu’elle n’a donc pas de simple réponse.
        Je te rejoins pour la Russie, on peut juste espérer que les choses s’arrangeront et qu’on aura l’occasion d’y aller dans un climat plus détendu dans 5 ou 10 ans… On peut toujours rêver !! ^_^

    • Bonsoir,
      Quelle drôle de question ? 😉
      En fait, je suis surprise que vous la posiez en tant que lectrice car lectrice, je me moque éperdument de la personne de l’auteur que je lis. En tant qu’auteure, je remarque que certains lectrices sont avides de qui je suis, ce qui me surprend toujours et, faute d’informations, ont une (fâcheuse) tendance à déduire qui je suis à travers ce que j’écris. Étant donné mon thème central (le désir lesbien), cela porte à de grandes confusions et malentendus ! En serait-il autant si j’écrivais des histoire de meurtres ? Je poserais volontiers la question à Agatha Christie ! 😉
      Ceci étant, votre articles et les commentaires me portent à une autre question : qu’est-ce qui ferait qu’une personne serait fréquentable ou non ? Ses opinions, son mode de vie, son physique, son origine, sa culture, sa langue, son compte en banque, son métier, ses pratiques sexuelles, ses talents en cuisine… ou peut-être simplement son rapport à l’autre ?
      Allez ! Faut que je vous dise. Je suis une brute ! Que l’on cesse donc de me lire ! 😉
      Bonne soirée !
      Cy Jung

      • C’est vrai c’est une drôle de question… Et comme vous le soulignez, étrangement, je ne me la suis posée que du point de vue “lectrice”. Je n’y ai pas du tout pensé en tant qu’auteure. Je ne sais pas, peut-être qu’étant “auteure novice” je n’ai pas encore vraiment l’habitude d’endosser le costume ! 🙂
        Encore une fois, la réponse à tout cela semble vraiment dépendre de la personne. Vous ne vous intéressez pas du tout à la personnalité de l’auteure, par contre certaines de vos lectrices sont affamée d’information… Il y a probablement au milieu de cela une foule de gradation. En ce qui me concerne, je ne recherche pas l’information, mais quand elle me trouve et qu’elle atteint ma limite du “fréquentable” comme vous dites, c’est là que ça se complique.
        Après la définition du fréquentable va de nouveau se heurter à la sensibilité de chacun. Certaines définitions me paraitront sans aucun doute mauvaises, injustes, et dans le même temps ma propre définition, qui à mon avis est loin d’être fixée dans le marbre, semblera stupide à d’autres. Comment dire, je ne boycoterais pas un auteur parce qu’il n’est pas gay-friendly par exemple, je m’en fous un peu… Mais s’il utilise son argent et sa notoriété pour encourager les violences envers les homosexuels et prêcher la guérison y compris par des moyens de coercition… Là ça me pose un dilemme. C’est un peu manichéen, je le sais, mais en achetant son livre, est-ce que je ne finance pas cette autre partie de sa vie que je ne peux plus ignorer ?
        Bref, être une brute ne me parait pas un motif pour bouder vos livres ! 😉 Si vous dirigiez une secte basée sur l’écorchage des bébés antilopes et la lobotomie systématique des jeunes, je me poserais plus de questions.
        Quand à déduire la personnalité de l’auteur par rapport à ce qu’il écrit, ce n’est pas raisonnable. Ca n’a pas beaucoup de sens, même si c’est un peu humain d’imaginer Agatha Christie comme un mélange de Poirot et Marple ! Et s’il est vrai que je me suis parfois dit que je n’aimerais pas me trouver dans la tête de Stephen King, ça ne m’a pas empêchée de lire quasiment tous ses bouquins ! ^_^
        En tout cas, merci pour cette intervention très intéressante, nous donnant le point de vue de “l’intérieur”.
        Bonne soirée à vous aussi !
        Sylvie

        • Nous en avons déjà parlé… Rassurez-vous, l’auteur ne touche pas grand-chose du livre que vous achetez ! 😉 Sinon, empruntez-le en bibliothèque.
          Pour la secte… comment vous dire… 😉
          Bonne soirée !

    • ah oui intéressante question. A vrai dire je ne me l’étais pas vraiment posée avant de suivre une conférence sur la peinture chinoise, et avoir été en Chine quelques temps…Et puis là…Si j’ai bien compris, en Chine l’oeuvre et son maître ne font qu’un, l’une n’existe pas sans l’autre. Je ne sais pas trop s’ils étendent cette pensée à l’écriture, mais c’est fort probable, il n’y a que la boisson qui coupe l’homme de son âme et de son cœur. Une oeuvre honorable ne peut l’être que si son maître l’est aussi, et ne peut l’être si son maître ne l’est pas.

      Chez nous en occident il semble que nous différencions l’homme de l’oeuvre, on admirait à leur époque les œuvres de Lippi ou de Cellini, oubliant leur morale plutôt basse.
      Sans compter que la morale est fluctuante à travers les époques, les lieux et les milieux.

      L’art peut aussi être une aspiration de l’âme, une recherche de la beauté, de la pureté, qui va transcender la noirceur réelle du maître.

      L’écrit est peut-être différent, la poésie peut posséder cette beauté et cette aspiration, mais le roman ? N’y a-t-il pas toujours caché dans les lignes, dans les intrigues quelques chose ? Malgré la “triche”, le dédoublement de personnalité ne trouve-t-on pas toujours, même tenue, l’âme du maître ?

      Après sa propre conscience balaie tout et choisit elle-même. Vit-on pour la seule oeuvre et oublie-t-on l’auteur, ou est-on pernicieusement troublé, sali de toucher l’oeuvre de celui qui nous dégoûte ?

      Oui ne pas connaître le maître est une bonne chose, mais le maître aussi parfois, peut avoir tord ici et défendre par ailleurs de brillantes idées, développer de très beaux récits.

      Je n’aime pas Racine, j’adore ses pièces !!
      je n’aimerais jamais les mauvais écrits d’un auteur par ailleurs personne admirable.

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    • Chronique lue, je me suis dit que ca pourrait etre intéressant, et j’ai lu la BD aujourd’hui parce qu’il faut dire que ça ne coure pas les rues non plus.
      J’ai bien aimé, j’avoue que certaines scenes sont assez osés pour de la BD de ce type, je ne m’y attendais pas, mais c’est bien. Le dessin est très plaisant (du moins il m’a plut) et ça me fait toujours rire comme quoi un simple costume de super héro fait qu’on ne vous reconnait pas avec des vêtements “normaux”.
      Sinon que dire… L’histoire est plutot bien, les répliques cinglantes sont un vrai plaisir.
      Tu dis dans ta chronique que c’est un premier tome mais si certes c’est bien le premier, c’est surtout le dernier!! Donc le bémol de tout cela c’est que c’est quand meme très court et très rapide. C’est une qualité comme un défaut puisqu’au final, on n’a même pas le temps de s’ennuyer.
      Bref, lecture sympa et surtout originale, j’ai bien aimé 😀

      • Merci pour ton retour @atta, je suis contente que ma chronique t’as donné envie de lire la bd et d’apprendre qu’effectivement, après lecture, ça t’a plu.
        Eh oui, il fallait bien préciser que c’était un tome 1 mais effectivement pas de suite disponible à l’heure actuelle 🙁
        Cependant l’album est assez récent (il a un an et demi) donc on peut encore espérer une suite, en plus, point positif, le site de Miss Deeplane est régulièrement mis à jour http://missdeeplane.blogspot.fr 🙂

    • ah! super! merci pour l’adresse du blog, je regarderais tout ca en détail 🙂

  • Tierra de Lobos Cristabel Tierra de Lobos Cristabel Tierra de Lobos Cristabel
    Nous voici à nouveau ensemble pour une dernière chronique qui marquera l’enterrement définitif de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina. Je vais reprendre brièvement ma description des épisodes et évènements avant de conclure sur cette fin de saison.

    Isabel ne semble pas en vouloir à Cristina d’avoir couché avec Jorge et va lui rendre visite dès qu’elle le peut. Elle part donc en direction de la maison de Cristina et Jorge la suit. Après avoir fait l’amour avec Cristina, Isabel s’en va et Jorge en profite pour taper à la porte afin de vérifier qui habite ici. Il est extrêmement étonné de se retrouver nez-à-nez avec Cristina. Cette dernière invente un mensonge auquel il croit : elle luit dit qu’Isabel était là pour la questionner sur sa relation avec son mari car elle l’a vue quitter la maison l’autre jour.

    CRISTINA : Lieutenant.
    JORGE : Qu’est-ce que tu faisais là avec ma femme. Pourquoi était-elle ici ? Réponds-moi.
    CRISTINA : Tu ferais mieux de partir.
    Jorge entre de force à l’intérieur de la maison de Cristina.
    CRISTINA : Elle est venue me questionner.
    JORGE : Quoi ?
    CRISTINA : Elle sait que nous avons couché ensemble.
    JORGE : Comment elle le sait ?
    CRISTINA : Elle m’a vue partir.

    Jorge croit à la version de Cristina et décide de parler à Isabel pour lui avouer son infidélité et lui promettre qu’il ne recommencera plus. Seulement il n’apprécie pas que l’information ne plaise pas à Isabel et il ressent le besoin de la remettre en place, ce qui a donné lieu à un dialogue un peu particulier, qui m’a bien donné envie de m’arracher tous les cheveux sur la tête, un par un.

    JORGE (à Isabel) : Pardonne-moi… Tous les maris trompent leurs femmes. Ils passent la moitié de leur vie au bordel. Je n’ai pas à me justifier, mais je ne suis pas comme ça. Je n’ai pas envie d’être comme ça.

    Donc en gros, Isabel devrait se réjouir et la fermer parce que c’est normal qu’un mari trompe sa femme, et elle devrait le remercier de lui faire l’honneur de se justifier, car bien sûr, en tant que mâle dominant il n’avait pas à le faire.

    Je suis un peu dure avec Jorge qui somme toute n’est pas si détestable, il essaie d’être honnête au maximum et Isabel n’est pas toute blanche non plus, mais il n’empêche que ça m’énerve d’entendre des âneries pareilles.

    Plus tard, nous voyons Isabel se disputer avec Cristina, Isabel est jalouse et n’est pas sûre que Cristina n’a pas recouché avec Jorge. Elles se giflent (encore), s’embrassent (encore), et Isabel qui n’en peut plus décide qu’il vaut mieux qu’elles rompent pendant un temps. Elle s’en va en laissant Cristina seule.

    Cristina pleure chez elle quand quelqu’un sonne à la porte. Il s’agit de Jorge qui est perdu et qui ne sait plus quoi faire par rapport à Isabel. Il essaie d’abord de se rapprocher, Cristina le repousse et il s’excuse. Finalement, après un bref moment de silence, c’est Cristina qui revient vers lui, qui l’embrasse, et qui le prend dans ses bras. J’ai bien vu ce que je viens de voir et de décrire ????? L’horreur. On n’arrive même plus à respecter Cristina et à lui trouver des circonstances atténuantes.

    Deux épisodes plus tard nous avons Cristina qui annonce d’emblée à Isabel qu’elle est enceinte. Magnifique, merveilleux il ne manquait plus que ça. Elle lui demande quand même de qui (de mieux en mieux), Cristina lui dit que c’est de Jorge puisqu’elle n’a jamais trompé Isabel avec personne d’autre.

    ISABEL : Enceinte… C’est comme ça que tu m’aimes ?
    CRISTINA : Quoi ? Je veux juste être avec toi.
    ISABEL : Comment fais-tu pour être une telle pute ?
    CRISTINA : Toi pareil. Isabel, s’il te plaît. Je t’aime.
    ISABEL : Je maudis le jour où je suis rentrée dans cette pièce (ndlr : la pièce où elle a rencontré Cristina). Je ne serais pas là aujourd’hui, et je serais une femme normale.

    Et sur ces belles paroles Isabel s’en va. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est parfait, maintenant Isabel regrette de ne pas être « normale », magnifique pour la représentation lesbienne, vraiment du beau boulot.

    Ensuite Isabel fait l’effort de coucher avec son mari, c’est tout de même son devoir d’épouse loyale. Cristina retourne au bordel demander de l’aider pour se faire avorter. Une sorte de guérisseuse lui fait manger des herbes. Évidemment puisque, au cas où vous ne l’auriez pas compris, nous assistons à une descente aux enfers, le remède ne va pas fonctionner, au contraire. Cristina se met à vomir plein de sang et à dire qu’elle va mourir. Lola, la tenancière du bordel, appelle un docteur qui confirme qu’elle peut mourir à tout moment. Il dit qu’elle a été empoisonnée et que maintenant son destin est dans les mains de Dieu. Sur ce qui semble être désormais son lit de mort, Cristina fait part de sa dernière volonté : revoir Isabel. Lola prévient donc Isabel qui vient lui rendre visite. Elle se montre à nouveau amoureuse et regrette tout ce qu’il s’est passé et ce qui a été dit. Je vous passe le dialogue pathétique de Cristina qui fait tout un laïus sur le fait que même si sa vie a été courte ça valait la peine de vivre ce qu’elle a vécu, qu’elle n’oubliera pas leur histoire et bla bla bla. En temps normal j’aurais sorti les mouchoirs, mais là je suis juste usée et blasée de ce que je vois et entends.

    Deux épisodes plus tard, Cristina a survécu comme par magie mais elle est toujours enceinte. Je sais que c’est difficile à croire mais que voulez-vous. Isabel finit par accepter l’idée et soumet à Cristina l’idée de s’enfuir. En fin de compte elles pourraient s’installer ailleurs pour vivre ensemble et élever le bébé.

    Avant de s’enfuir avec Cristina, Isabel a la brillante idée d’aller dire à son mari que bien qu’il ait de grandes qualités, elle ne l’aime pas et ne l’a jamais aimé. Ce dernier est triste donc il va au bordel prendre une cuite, et là bien sûr il aperçoit Cristina. Il la rejoint dans une chambre et commence à se confier à elle. Elle le réconforte et là il essaie de coucher avec elle. Elle le repousse en lui disant qu’elle n’est plus une prostituée depuis longtemps et s’en va.

    Le lendemain Isabel vole des bijoux chez elle pour avoir de l’argent lors de leur fuite. Elle rejoint Cristina dans le bois (le même bois où son père les avait déjà surprises) et elles décident toutes les deux de se rejoindre au bordel le soir même et de s’enfuir aux alentours de minuit. Elles sont heureuses et s’embrassent. Et bien sûr, à ce moment-là le mari cocu arrive sur son cheval et les voit s’embrasser à pleine bouche, mais les filles ne remarquent rien. Encore une fois ce n’est pas crédible, je vais vous mettre les captures d’écran à l’appui, le mari ne doit même pas être à deux mètres et il arrive sur son cheval qui fait des gros bruits de galop mais elles ne remarquent rien et ne cherchent d’ailleurs même pas à se cacher, comme si elles n’avaient pas assez eu de problème comme ça.

    Le soir-même Jorge fou de rage retrouve Cristina au bordel pour s’expliquer. Précisons quand même qu’il l’attend bien énervé avec un pistolet à la main, la confrontation ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

    JORGE : Comment as-tu pu salope ? Je vous ai vues. J’ai vu comment tu as perverti ma femme. Qu’as-tu fait à Isabel ?
    CRISTINA : Je ne lui ai rien fait.
    JORGE : Je ne sais pas ce que tu as essayé de faire en te mêlant à notre mariage, mais écoute-moi bien parce que je ne te le dirai qu’une fois. C’est fini. C’est ma femme.
    Jorge se lève pour partir mais Cristina prend la parole.
    CRISTINA : Je l’aime.
    JORGE : Ferme-la.
    CRISTINA : Non. Je l’ai fermée trop longtemps. Je l’aime et elle m’aime.
    JORGE : Je t’ai dit de la fermer.
    CRISTINA : Pourquoi est-ce que tu crois qu’elle t’a épousé ? Parce que son père l’a obligée, c’était soit ça, soit mourir dans un couvent. Tu veux savoir pourquoi j’ai couché avec toi, hein ? Quand tu m’as trouvée dans ton lit, elle est moi venions juste de faire l’amour. Et c’était le seul moyen pour que tu ne le découvre pas. Elle ne supportait pas de coucher avec toi, et chaque fois qu’elle le faisait elle pensait à moi.
    JORGE : Ferme-la.

    Il la pousse pour qu’elle se taise et là Cristina fait une mauvaise chute. Sa tête heurte la commode et elle tombe morte net.

    Le soir quand Isabel vient chercher Cristina pour s’enfuir, elle trouve le cadavre par terre dans la chambre.

    Voilà donc la triste fin de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina de Tierra de Lobos. Pour les curieuses, les aventures continuent pour Isabel au-delà de cet événement, elle porte bien sûr le lourd poids du deuil de son amour, et apprendra que Jorge a tué Cristina par accident.

    À mes yeux la question la plus importante est la suivante : est-il possible de garder un souvenir positif de cette série au niveau de la représentation lesbienne ?
    J’ai conscience de la radicalité d’un tel questionnement. Il soulève le ratage total de la saison 3, un ratage tellement énorme qu’il en vient à affecter la légitimité toute entière de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina. C’est comme s’il éclaboussait de noirceur l’édifice tout entier, comme si l’avant du pont se dérobait en entraînant dans sa chute l’arrière qui était pourtant de bonne facture.

    J’ai l’impression que c’est un peu ce qui est arrivé à Tierra de Lobos lors de la saison précédente, malgré les grosses difficultés qu’avaient eues nos héroïnes à surmonter, c’était beau et plein d’amour. On avait le sentiment que malgré les embuches, nos héroïnes pourraient tout surmonter, un peu comme dans un conte de fées où l’on sait qu’au fond le bien triomphera du mal quoiqu’il arrive.

    Pour celles et ceux qui aiment la série en règle générale ou pour les grands optimistes, vous pouvez toujours suivre la suite, qui sait, peut-être se passera-t-il à nouveau des événements susceptibles de nous intéresser, mais je le dis et je le pense, il faudrait vraiment un miracle pour faire renaître quelque chose sur les restes de ce qui a été dévasté cette saison.

  • Opening credit : générique de Star Trek – Voix off : « Les bisexuelles… Elles vivent parmi nous, meilleures amies, compagnes, ex, maîtresses… Mais qui sont-elles et que veulent-elles vraiment ? »

    Oui, on pourrait penser que j’exagère un peu là, mais c’est à dessein. Pendant de longues années, je n’ai prêté aucune attention à la position des bisexuelles dans la communauté LGBT, parce qu’il me semblait tomber sous le sens qu’elles en faisaient partie au même titre que moi. Probablement parce que j’étais dans un couple stable avec une femme affirmant être bi, et que cela ne m’a jamais posé le moindre problème, ni même la moindre question. Et peut-être aussi accessoirement parce dans LGBT, il y a bien un B.

    Pourtant des années plus tard, lorsque j’ai commencé à pratiquer les sites de rencontre et à interagir davantage avec cette communauté, je me suis rendu compte qu’il n’en était rien. Ou en tout cas, pas pour tout le monde. J’ai entendu des plaidoyers plus ou moins virulents contre la bisexualité, certains même qui en reniaient l’existence. J’ai vu tous ces profils qui précisaient : « lesbiennes only, bis s’abstenir » décliné sous diverses formes de l’humoristique à la limite de l’insultant. Il y a peu, sur ce site même, on pouvait voir cette vidéo hilarante décrivant le début d’une relation lesbienne expresse en chanson, mais qui finissait abruptement lorsque l’objet du désir de la principale protagoniste avouait être bi. De l’humour certes, mais si on s’en moque c’est bien parce que cela existe, tout comme on le fait pour le racisme, l’homophobie ou le cancer.

    Pourtant à première vue, la chance semble leur sourire. Elles peuvent être ouvertes à toute opportunité amoureuse. Comme le dit si bien Carla dans Better than chocolate : « I like all the chocolates in the box ». Elles peuvent donc réellement tomber amoureuses d’une personnalité avant tout, sans tenir compte du reste. Combien de fois ai-je entendu dire : l’amour n’a pas de sexe, tu aimes une personne et c’est tout. Hum, soyons francs, dans mon cas, si la personne est équipée d’un pénis, je peux être certaine que ça va poser un problème. Enfin bref, pour ces filles, pas de soucis. Elles peuvent apprécier les deux côtés de la force sans distinction. A priori, je dirais : Jackpot !

    Oui mais voilà, c’était sans compter sur la complexité de la nature humaine. Que reproche-t-on donc aux bis ? J’ai décidé de mener mon enquête auprès d’un panel qui gardera ici l’anonymat…

    L’arithmétique d’une part… Aussi simple que 2 et 2 font 4. Certaines lesbiennes y voient un risque accru d’infidélité. Si dans une relation lesbienne « pure et dure » 50 % seulement de la population mondiale sont considérées comme un facteur de risque, lors d’une relation avec une bi c’est carrément 100 % de cette même population qui est concernée. Autant dire qu’au train où vont les choses, ça fait du monde… Bien entendu, on peut s’interroger sur le fait que dans les 50 % de femmes, seul un pourcentage minoritaire est susceptible d’être intéressé par une relation avec une autre femme. Et évidemment, un pourcentage encore plus minoritaire pourrait avoir l’occasion et le désir de s’investir dans une relation « adultère » avec l’objet de votre amour. Idem du côté masculin. On peut aussi se demander si le fait que les partenaires hypothétiques soient plus nombreux augmente vraiment les chances que la personne ne respecte pas ses promesses… Mais bon, soit.

    À l’arithmétique s’ajoute alors une considération pragmatique. Si la personne que vous aimez apprécie autant le sexe hétéro que le sexe homo, n’y a-t-il pas un risque de manque ? En résumé cette personne pourrait hypothétiquement souhaiter bénéficier de tous les avantages de sa situation en même temps. Un homme au bras droit, une fille au bras gauche… Le rêve de toute bi ou le cauchemar de toute lesbienne ? Procès d’intention ou observation in situ, il y a sûrement un historique derrière cette inquiétude, mais il est difficile à quantifier.

    Autre reproche, plus philosophique celui-ci, les bis ont apparemment la réputation dans le milieu homosexuel de prendre du bon temps avec leurs petites amies, mais de se tourner vers leur petit ami pour se marier, fonder une famille, et profiter de toute l’acceptation sociale qui va avec… En clair, de choisir la facilité et de ne pas participer à la lutte pour que les choses changent. Cette remarque est intéressante, mais il m’a été impossible de savoir sur quels exemples précis cela s’appuyait. Une mauvaise expérience ici et là, ça c’est certain. Mais en termes de statistique, où se trouve-t-on ? Sur quelle réalité cette réputation est-elle vraiment basée ?

    Si on se place maintenant du point vue masculin, les avis divergent. Les bisexuelles sont sans aucun doute une sorte de fantasme pour certains hommes… Probablement les mêmes qui pensent que les lesbiennes ne sont que des bis qui n’ont pas encore rencontré le bon pénis. Mais si on dépasse le stade du fantasme ou de la relation d’un soir, cela se complique. Les mêmes doutes reviennent en ce qui concerne la fidélité, et les hommes sont loin d’être aussi confortables que cela avec l’idée que leur petite amie pourrait flasher sur leur sœur.

    Donc au final, l’image de la bisexualité souffre de nombreux préjudices. Et je ne peux m’empêcher de me demander sur quelle base réelle. Les bisexuelles ont-elles un historique d’infidélité plus élevé que les hétéros ou les homos ? Vraiment ? Cela voudrait-il dire que l’orientation sexuelle influence le jugement moral ? Je n’y crois pas une seconde. Et dans un sens, accepter cela serait donner raison aux théories les plus rétrogrades des cercles homophobes.

    De la même façon, si une femme bisexuelle tombe suffisamment amoureuse d’un homme pour fonder une famille avec lui, doit-on pour autant la considérer comme une ennemie de la cause ? Je trouve la réaction un peu extrême. Et les extrêmes ont rarement raison. Il y a certainement des personnes qui se sont mal conduites et d’autres qui perpétueront cette mauvaise réputation. Mais de là à en faire une généralité, je trouve ça dommage, et surtout étroit d’esprit pour une communauté qui a justement besoin qu’on ait à son égard une certaine ouverture d’esprit.

    Pour finir, les conseils tant attendus de la Grande Yaka Faukon

    Vous êtes tombée amoureuse d’une bi ? Pas de panique, y a qu’à respirer un grand coup et vous persuader que vous êtes le plus savoureux des chocolats de la boîte ! Si cela ne suffit pas, il y a toujours le bracelet électronique évidemment… 😉

    Vous êtes bi et vous êtes tombée en pamoison pour cette prof de clarinette lesbienne à 300 %, allergique au Bword ? No problemo, faut juste qu’on se cotise pour vous trouver le style adéquat, parfait mélange entre Alice, Bo et Piper. Ça marche à tous les coups !

    • Merci pour cette chronique ! J’adore toujours autant les lire ! J’avoue, pour moi qu’on soit dans un couple hétéro, homo, avec une personne bisexuelle, tout est une question de confiance en l’autre.

      Toute lesbienne que je suis, j’ai beaucoup de mal avec cette biphobie ambiante dans le milieu lesbien… Il est intéressant de voir que les clichés perdurent et que malheureusement il y a encore pas mal de boulot à ce niveau…

      • Je suis d’accord à 100%. Tout est question de confiance et celle-ci ne devrait pas être liée à l’identité sexuelle du partenaire mais plutôt à sa personnalité.

        Mais comme tu dis, il y a encore du boulot sur le thème : la communauté LBGT phobie-free…

        Merci du commentaire en tout cas ! 🙂

    • +1
      tout n’est qu’une question de confiance et de personne.
      les préjugés blessent toujours………….

    • Le paragraphe sur l’arithmétique m’a fait sourire, ayant souvent tendance à répondre que je trouve dommage de se priver de 50% de la population mondiale quand j’évoque un bel homme et qu’on me dit “Mais, t’es pas lesbienne ?!”
      Néanmoins, je n’ai jamais eu à faire face à des remarques biphobes, et apprécie grandement cette chance. Le seul aspect légèrement irritant à la longue, ce sont les hétéros qui rêvent d’inclure une bisexuelle dans leurs plans à trois, et je parle ici des hommes comme des femmes…mais bon, il paraît que c’est une chance pour “nous”, toutes ces opportunités.

    • Un reproche supplémentaire déjà entendu est le fait que parmi les femmes bi il y aurait beaucoup d’hétéros en quête d’expériences, donc ni crédibles ni dignes de confiance (ce qui, quand on y pense, n’est qu’une variation du fantasme masculin qu’être lesbienne ne serait qu’une phase de la femme-qui-n’a-pas-trouvé-pénis-à-son-vagin)? Je pense que le fait d’appartenir à une minorité (sexuelle ici) nous rend plus fragile et en tout cas moins enclines à accepter la confusion. En bref, on doit choisir son camp, même si la notion de camp n’a guère de sens.

      • C’est vrai, cela fait un peu partie de la theorie que j’evoquais qui nie pratiquement l’existence de la bisexualite en disant en gros : il y les heteros, les homos et les menteuses… Cela vient certainement comme tu le dis d’une certaine fragilite des minorites. Quoiqu’il en soit cette notion de camp existe malheureusement et presente les bisexuelles comme des neutres profiteurs rappelant la Suisse en pleine seconde guerre mondiale…

    • Il faut se dire aussi que cette histoire de calcul du pourcentage de ‘facteur de risque’ est en soit complètement caricaturale.. Une femme lesbienne ne sera à priori jamais attirée par 100% des femmes ! Et une femme bi ne sera pas attirée par 100% de la population : être bi, ça ne veut pas dire pouvoir/vouloir se faire tout le monde, mais pouvoir/vouloir parmi tout le monde (pour moi, en tout cas !)

      C’est surtout le fait de pouvoir se faire tromper/remplacer par un autre sexe qui est problématique chez les gens – de ce que je remarque personnellement en tout cas – avec des remarques du type ‘si mon mec (en l’occurrence c’est une femme hétéro qui a prononcé cette phrase ^^) me trompait avec un mec je me sentirai vachement diminuée en tant que femme’.


  • Mercredi 30 juillet

    En cette semaine de Gay Pride à Amsterdam, toute la ville est aux couleurs du rainbow flag. Ici on ne fait pas les choses à moitié, il faut dire. Tout d’abord la Gay Pride n’est pas un simple défilé de char. C’est une semaine entière de festival avec plus de 317 évènements organisés, le tout dédié à la culture homosexuelle. Même si avouons-le, le clou du spectacle reste la Boat-parade sur le canal du Prince ou dans la langue batave le Prinsengracht (à prononcer Prineseunrrrrrarrrrrt). Ensuite, c’est une ville entière qui célèbre l’évènement. Les drapeaux s’affichent sur toutes les devantures y compris une gigantesque tenture multicolore recouvrant une partie du Consulat des États-Unis d’Amérique… Classe ! J’avoue, je suis un peu jalouse. Seul le drapeau tricolore flotte sur notre consulat français.

    Le programme du festival se retrouve lui à chaque coin de straat, et on y apprend qu’il y aura, par exemple, des jeux olympiques Drag Queen, vendredi soir, avec lancer de sac à main et course en talons hauts. Le tout sur le site de l’Homomonument… « Kesako ? » me demanderez-vous avec un sourcil perplexe. Eh bien, figurez-vous qu’Amsterdam possède une stèle à la mémoire de tous les homosexuels ayant perdu la vie en raison de leur orientation sexuelle. Et devinez quoi ? Cette stèle se trouve juste à la porte d’une église protestante datant de 1630, nommée Westerkerk, et dont la célèbre tour couronnée d’une boule bleutée est le point de repère incontournable des touristes recherchant la maison d’Anne Franck. Personne ne semble trouver à y redire. Et en parlant d’église, on apprend également qu’un office « rose » a été célébré le 26 juillet en ouverture du festival, et qu’un service religieux spécial Gay Pride aura lieu le dimanche 3 Août à l’église Keizergrachtkerk (je sais, je sais, ça fait un peu mal aux yeux, mais croyez-moi, c’est pire à entendre et terrible à prononcer sans Strepsil). Religion et homosexualité ? Mais où est le problème ? Ici, on pourrait presque croire qu’il n’y en a aucun.

    Au programme également, la projection de dizaines de films gays et lesbiens, des expos, des ateliers de réflexion, des marches de soutien aux pays où il ne fait pas bon vivre lorsqu’on est gay, des fêtes en veux-tu en voilà… Oh oh ! La boîte gay installée dans ma rue, à quelques pas de chez moi (et qui s’appelle Church… décidément) organise une soirée Underpants on Sunday. Dress Code : sous-vêtements only. Et une petite note en bas de page : les filles en lingerie sont aussi les bienvenues. Hum, c’est sympa de penser à nous, mais je pense que je vais passer mon tour sur ce coup-là. Dans l’absolu et par principe, j’aime l’ouverture d’esprit que donne la mixité. Mais dans les faits, un évènement mixte de ce genre, à Amsterdam comme à Paris ou à Londres, va se conjuguer à 90% au masculin. C’est la loi du milieu ! Autant dire que je dois m’attendre à voir pas mal de mecs en slip dans ma rue ce dimanche !

    Ah tiens, une petite précision fun captée au passage sur l’un de ces points d’information : Conchita Wurst grande gagnante de l’eurovision sera présente sur un des bateaux de la parade… Mais va-t-elle chanter ? C’est toute la question ! En tout cas, tout cela promet du bon temps dans une ambiance festive et décontractée. La Pride semble prendre tout son sens ici, car on a la sensation que les amstellodamois, qu’ils soient gays ou non, sont fiers de leur festival et de l’ouverture d’esprit de leur ville.

    Samedi 02 Août

    9h45 – J’ouvre un œil ensommeillé après une nuit à combattre des moustiques néerlandais particulièrement belliqueux… Mais qu’est-ce que j’entends ? On dirait… du Jean-Michel Jarre ! Mmm, Amsterdam se réveille déjà et se prépare au grand jour. La musique vient du Prinsengracht, une rue parallèle à la mienne. Et ce n’est qu’un début !

    14h – Je me décide à sortir, histoire de voir de plus près ce que j’entends depuis près de cinq heures maintenant. Voir est un bien grand mot cela dit. Le canal est bondé aussi bien dans l’eau que sur terre. Je passe ici tous les matins pour aller travailler, c’est à peine si je reconnais l’endroit. Pas une once de bitume sans un être humain. On se tord le cou pour voir les bateaux passer. On monte sur tout ce que l’on trouve (poubelles, bornes électriques, tuyaux divers), certains ont prévu leur chaise de camping, mais j’imagine qu’ils sont là depuis l’aube. Si on est chanceux, on profite de la vue de son appartement. Tiens d’ailleurs, je vois une vieille dame d’un âge respectable qui se penche à sa fenêtre. Elle a tout l’air d’apprécier le spectacle.

    Les chars sont un peu des répliques flottantes de ce qu’on peut voir dans d’autres Gay Pride. Colorés, remplis d’hommes et de femmes souvent déguisés, parfois dénudés, se balançant au rythme de la musique électro. Petite attraction locale, les water-jets. Des types en costumes et cravates se prennent pour James Bond et volent sur l’eau en arrosant la foule. J’avoue, ça a l’air plutôt fun. La foule, tout autour, est diverse. Des gays, des lesbiennes, des trans, des drags, des bykers en kilt, des hétéros enthousiastes, des petites familles dont les enfants brandissent les drapeaux arc-en-ciel, des policiers souriants mais rougeauds qui semblent cuire dans leurs uniformes, et quelques touristes perplexes qui n’avaient visiblement pas vérifié le calendrier évènementiel d’Amsterdam avant de réserver.

    16h00 – Un rafraichissement gratuit made in Hollande… Non, non, ce n’est pas un Mojito au Gouda (qu’ici on prononce Rrrraouda, soit dit en passant), mais une bonne douche orageuse. Le genre de pluie drue et fraiche qui provoque inévitablement des rires hystériques, des cris et des courses effrénées totalement inutiles puisqu’en moins de dix secondes, vous êtes de toute façon trempé. Qu’on se rassure, cela n’arrête nullement la fête ni la musique. Le soleil revient une petite heure plus tard. C’était juste un petit clin d’œil météo pour ne pas oublier qu’on se trouve en Hollande, le pays qui ne connait jamais la sécheresse.

    18h15 – Fin de la parade. Je n’ai pas vu Conchita mais ce n’est pas grave. C’était quand même cool ! La musique n’a pas l’air de vouloir se calmer d’ailleurs. La nuit va être longue !

    En conclusion, oui la Gay Pride d’Amsterdam vaut le coup d’œil. Et sans aucun doute, les Pays-Bas sont un des pays les plus progressistes sur ce sujet, comme sur d’autres. Les habitants d’Amsterdam ont l’esprit ouvert et accueillent les touristes avec un sourire et un anglais parfait, parfois même quelques mots de français. Toutefois, attention à ne pas penser qu’il s’agit du paradis LGBT européen. Le visage d’Amsterdam change lorsque vous passez du statut de touriste à celui de résident expatrié. Si les esprits sont ouverts, les maisons le semblent un peu moins. Et il est notoirement difficile de franchir la limite de simple cordialité avec nos collègues ou voisins néerlandais.

    Pour finir, les conseils de la Grande Yaka Faucon pour une parfaite expérience de la Gay Pride d’Amsterdam :

    Y ‘a qu’à penser à porter des chaussures plateforme du genre vraiment pur plateau pour y voir quelque chose, parce que les hollandais, sans rire, ils sont vraiment grands.

    Faut qu’on s’entraine quelques semaines avant parce qu’entre les relents de Heineken et ceux des joints en vente libre dans tous les coffee shops, il y a de quoi avoir la tête qui tourne !

     

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, Nurse 3D il y a 11 ans et 11 mois

    Nurse 3D est un long-métrage américain de 2012 écrit par David Loughery et réalisé par Doug Aarniokoski.

    Ce thriller raconte l’histoire d’Abby Russell interprétée par Paz de la Huerta. Le jour, la jeune femme n […]

  • Les sites LGBT se sont développés en France comme en Europe ces dernières années. Si l’on trouve sur le net en première ligne une majorité de site axés sur les rencontres, il existe aussi un nombre croissant de […]

    • hello Sylvie,
      j’ai vraiment bien tes chroniques!
      et j’ai lu cette dernière avec attention…..

      Le concept de network LGBT existe chez nous et les gays nous ont “devancé” depuis un moment, car le réseau professionnel existe depuis un moment.

      Depuis 1.5 année, dans la partie francophone de la Suisse, nous avons créé le réseau LWork qui rejoint ce que tu as décrit dans ton article.
      si tu veux aller jeter un oeil sur le site, ça se passe là: http://www.lwork.ch
      😉
      @ bientôt pour un prochain article!

      • Merci ! Ca fait toujours plaisir de lire ce genre de commentaire. ^_^

        Effectivement au cours de mes recherches j’ai bien repéré que la Suisse était plus avancée et j’ai navigué un peu sur le site Lwork. C’est encourageant, je pense qu’à terme tout ça va se développer y compris en France.

        @ bientôt
        Sylvie

    • Et oui, je crois aussi que le monde latin a des leçons à prendre du monde anglo-saxon. C’est bon de le rappeler! Je crois que tout ça ne changera que grâce à notre belle jeunesse. Et dés la maternelle et la petite école, pour que ces associations de grandes écoles ou d’universités puissent promouvoir une lgbt-way-of-life. Il est là le terreau du networking.

      Parce que souvent j’ai remarqué que quand je faisais l’apologie de ces assoc. US d’étudiants noir, ou chicanos ou gay ici, en France, les remarques étaient souvent une incompréhension, voire un rejet. Comme si notre modèle français “d’intégration” s’opposait au lobying actif? Pour ma part je ne le crois pas. Le promotion par elles-même des lesbiennes, ce n’est pas un gadget. Au contraire je pense que ça résonne avec d’autres problématiques liées à la visibilité/intégration des minorités. Combien de patronnes d’entreprise, de maires, de députés noire, musulmane et transgenre en France?

      La force de ces associations, c’est que quand c’est rodé, c’est gagnant pour tout le monde. Je crois qu’au moment où les gens en seront persuadés, les parrains ou marraines suivront d’office… ?

      • J’ai parfois l’impression effectivement qu’en France on a tendance à se méfier du concept même de communauté. La hantise du communitarisme est brandie comme une menace opposée aux valeurs républicaines. Mais on oublie qu’une communauté est une valeur ajoutée à un tout. Il faudrait pouvoir retrouver une attitude positive face à cette notion et faire comprendre qu’une communauté, quelle qu’elle soit, si elle est unie, active et organisée, a beaucoup à apporter à ses membres comme à l’ensemble de la population.

        Bref tu as raison, cela passe sans aucun doute par la jeunesse et l’éducation. Espérons que le reste suivra !

  • Dans Entre mes Mains le Bonheur se Faufile, depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais s […]

  • Née à Amqui, Madeleine Gagnon se souvient avec enchantement de son enfance entourée d’une nature rayonnante, au sein d’une vaste famille qui œuvre dans la forêt et sur la terre, gens droits et fiers, mais sur l’esprit desquels règne encore indûment tout ce qui porte soutane.L’entrée au pensionnat marque le début des grandes aventures intellectuelles et la naissance d’un profond refus qui commence à creuser ses sillons. Refus qui tranquillement remontera à la surface pendant les études en Europe, pour éclater quand la jeune femme rentrera dans un Québec méconnaissable. Marx a remplacé Claudel. La psychanalyse accompagne et favorise la venue à l’écriture, et l’œuvre surgit sous forme d’un torrent. En même temps que la femme connaît la douleur et l’éblouissement de l’enfantement, l’exaltation amoureuse et les tourments du désamour.
    Madeleine Gagnon raconte aussi les amitiés, primordiales, avec Annie Leclerc, Christiane Rochefort, entre autres. Les luttes féministes, avec tous les rêves et toutes les déchirures qu’elles portent. Le temps qui transforme tout, la disparition des parents. Les nouvelles passions, qui seules nous permettent de continuer la route, comme celle de comprendre le lien cruel et mystérieux qui unit les femmes et la guerre.

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