bibie

  • J’ai lu ce matin une discussion un peu houleuse sur le sujet « avoir un rayon LGBT+ dans les librairies et les bibliothèques ». Alors je passe sur les commentaires des personnes qui n’ont pas un problème avec le p […]

    • Dans des librairies de BD/romans graphiques, j’ai déjà vu des rayons LGBT+… mais ça reste rare en librairie.

      Aujourd’hui j’en arrive à être “pour” un rayon LGBT+ dans les librairies tout simplement parce que ces livres constituent une culture LGBT+. Et je me rends compte à quelle point cette culture peut être importante pour se construire.

      En plus de cela, il y a bien des rayons consacrés aux romans de voyages, sans pour autant que les “grands voyageurs” soient exclus ou renfermés par rapport aux autres ! 😉

      La difficulté qui peut apparaître avec ces rayons LGBT+ serait plutôt par rapport aux personnes qui n’ont encore pas fait leur coming out et qui n’oseraient pas consulter ces rayons. Au moins, dans les centres LGBT+qui ont des librairies, il n’y a jamais ce soucis ! 😉

  • Dans Une Nouvelle Amie, Claire vient de perdre sa meilleure amie, morte trop jeune. Éplorée, elle tombe dans une profonde dépression. Elle renoue avec David, le mari de son amie dont elle est secrètement amo […]

    • A lire pour mieux comprendre le personnage de Claire, la nouvelle dont est tiré le film.
      La fin est très différente de celle du film, mais ca met bien en évidence l’ambivalence des sentiments de claire pour Virginia/David. De plus, en donnant plus de detail sur son histoire, ca explique son relationnel aux hommes.

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, The Scribbler il y a 8 ans et 9 mois

    The Scribbler est un thriller américain sorti en 2014 et désormais disponible sur les plateformes de VOD.
    L’action se déroule dans l’antichambre de l’enfer sur terre, dans la Tour Juniper qui regroupe toute une […]

  • Vous êtes peut-être passés à côté de l’autoproclamée “saga de l’été 2017” de TF1 Demain nous appartient.
    Contrairement aux sagas estivales des années précédentes, cette nouvelle formule a été intéressante p […]

  • Comment nommer une femme qui écrit ? Un auteur, une auteure, une autrice ? C’est un débat récurrent qui occupe la toile et les salons feutrés depuis un bon moment déjà. J’ai commencé à voir apparaître ce […]

  • Ce fut le lendemain du débat autour des lesbiennes réfugiées que je m’attaquai à la programmation de courts métrages de Cineffable. La première séance que j’ai eue l’occasion de visionner s’intitulait […]

  • On ne présente plus Cineffable, c’est maintenant un rendez-vous incontournable du cinéma lesbien et féministe. Après avoir assisté quelques fois au London Lesbian Film Festival de la BFI, j’avais décidé cette anné […]

  • La Couronne des 7 Royaumes (Winds of the Forelands en version originale) est une série de romans de science-fiction de de David B. Coe dont le premier tome est sorti en 2013.
    C’est avec une impatience doublée d’ […]

    • Bonjour,

      je voulais remercier l’auteure de cette critique, qui m’a poussé à me lancer dans la lecture de cette saga. Pour l’instant je ne suis qu’au début du 3ème Intégrale, mais je suis à fond ! L’histoire est très prenante et je me suis déjà bien attachée à certains personnages.
      Bref, merci !

  • Voilà un bon moment que la Grande Yaka Faukon était un peu en mode hibernation… En même temps, la météo me donnait plutôt raison. Mais depuis quelques jours, j’ai lu ici et là quelques réactions sur deux sujets […]

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, The Girl King il y a 10 ans et 4 mois

    The Girl King trace le portrait de la brillante et extravagante Kristina de Suède, reine dès l’âge de six ans. Élevée comme un prince, son caractère fougueux et son érudition ne laisseront personne insensib […]

    • Je ne suis pas d’accord sur l’aspect historique de la critique. Au contraire, ce film adapté de la pièce de théâtre de Michel Marc Bouchard (dramaturge québécois qui a aussi été adapté par Xavier Dolan au passage) renoue avec une vérité historique qui a été maintes fois étouffée par l’historiographie officielle. L’histoire d’amour entre Christine de Suède et Ebba Sparre est bien authentique et oui, elle s’est mal terminée sous la pression sociale. Cependant, toute le reste de leur existence, celle d’Ebba en fait puisqu’elle est morte quelques années après leur séparation forcée, elles ont continué à entretenir une correspondance amoureuse. Le film retrace la période du règne de Christine, de la mort de son père à son abdication et à sa fuite de Suède.
      Pour ma part j’ai trouvé le film excellent et je le conseille vivement.

      • Merci pour ton éclairage et tes précisions sur l’histoire de Christine de Suède.

        Je ne peux pas me détacher du sentiment que je n’ai pas connaissance des faits exacts et que ce n’est pas le film qui pourra m’en apprendre plus à ce propos. Ça reste très générique et superficiel pour moi de me dire qu’une relation a existé et s’est terminée pour cause de pression sociale (même si je conçois tout à fait que les choses soient tristement aussi “simples” que cela). J’imagine que je n’arrive pas à juste savoir ce qu’est ce film: ni un divertissement, ni un “documentaire” historique. Je ne fais pas partie des personnes qui ont besoin de cases ou de catégories pour apprécier l’art, et j’imagine que comme je n’ai pas les connaissances historiques assez solides pour faire moi-même le tri dans tout ça, il en ressort un réel sentiment de frustration, malgré les qualités du film évoquées par ailleurs. L’idée, ce n’est pas que je reproche au film mon manque de culture historique, c’est que je ne devrais pas avoir à me poser la question à la fin de savoir si on m’a vendu une théorie ou des “faits”.

        D’ailleurs, si les deux femmes ont continué à correspondre, je ne m’avance pas beaucoup en disant que le film ne montre pas cette dimension là de leur relation et que rien que l’insertion de cette information dans le film aurait été une belle chose pour la représentation lesbienne, ce qui, quelque part, ne me fait pas changer d’avis sur ce sentiment mitigé, au contraire.

        Après… tout ça, ça me dérange moi, mais ça n’en dérangera pas d’autres. On ne le dira jamais assez, les critiques n’engagent que les personnes qui les émettent et leurs sentiments, elles ne prétendent pas donner une vérité absolue.

  • 6h22 Place 108 est le premier roman de Clémence Albérie. Original par sa forme, il permet de découvrir des femmes fortes qui malgré les souffrances passées sont prêtes à se battre pour connaître le bonheur […]

    • Cela fait plusieurs fois que je me laisse tenter par un livre suite à un billet sur universL et ne suis pas déçue, merci aux rédactrices. J’ai passé un très bon moment avec ce livre de Clémence Albérie, sa lecture est fluide et plaisante. Les dialogues entre Gaëlle et Andréa nous plongent rapidement dans la curiosité de découvrir chacune. Les premiers échanges marqués par l’agacement de l’une envers l’autre, les remarques piquantes sur ton d’a-priori laissent peu à peu s’installer un attachement à ces rencontres quotidiennes puis une affection entre les deux passagères au fil des trajets et nous entraînent dans leurs émotions. Et je dois avouer que quand leurs jours de congé s’imposent (sans trajet maison-travail-train), on est un peu “suspendue” comme elles dans l’attente du prochain voyage de 6h22 😉
      Les personnages sont attachants et je trouve que l’auteure manie extrêmement bien la convergence entre une pudeur naturelle des deux femmes et la naissance d’un désir surprenant l’une comme l’autre. C’est un juste équilibre qui ne rend que plus réaliste cette histoire.
      J’ai lu l’e-book en 48h alors que mon habitude est plutôt de laisser traîner les romans sur quelques jours dans la lâche optique de ne pas “quitter” les personnages. Mais à y réfléchir c’est assez normal je crois que je me suis calée sur le rythme offert par la narratrice, et la hâte qu’elle a d’approfondir cette rencontre à chaque trajet. De la même façon, moi lectrice, j’étais happée dans ce wagon, observatrice attentionnée et touchée, intriguée de découvrir ce qui se cachait dans leur cadre de vie propre à chacune et de voir se réaliser leur “maintenant”, les personnages prenant du relief au rythme des pages.
      Enfin je crois que tout simplement on s’approprie cette histoire et ses ressentis car qui ne s’est jamais laissé surprendre à imaginer connaître un peu plus un passager ou une passagère voisine lors d’un trajet en train ou en bus ?! Et je suis d’accord il n’est pas simplement question d’amour, de passion fougueuse ou de romantisme fleur bleue, les personnages secondaires sont également très attachants, notamment le cercle famille/ami de Gaëlle : Lola et Charlotte. Bref ce livre m’a ému, m’a fait sourire, m’a communiqué les désirs des personnages et me donne envie de vivre encore plus avec les autres… donc le pari est réussi pour moi !
      Merci aux Éditions Reines de cœur, que je découvre avec cette lecture, de rendre accessible ce genre de plaisirs littéraires, j’ai hâte de découvrir un peu plus votre catalogue !

  • [Voix off profonde, chaude et mystérieuse] : Le sexe… *pause théâtrale*… En littérature (Je sens une légère déception dans l’assistance ou c’est moi ? ^_^), c’est un sujet épineux s’il en est, qu’on soit auteu […]

    • Je-passais-juste-par-là-(presque)-par-hasard, et je ne peux m’empêcher de saluer l’excellence du sujet, tout savonneux qu’il soit, ainsi que la belle hardiesse dans son traitement !

    • Alors si la « grande Grande Yaka Faukon » demande des conseils…
      Bravo en tout cas pour l’humour…
      Si vous attendez des conseils de vos lectrices vous aurez bien évidemment du tout et du n’importe quoi, du baiser chaste (quoique ! les lectrices en demandent quand même un peu plus …) à la description de la scène d’amour la plus détaillée possible.
      Mais c’est surtout à vous de voir ce que vous souhaitez écrire, ce que vous êtes « apte » à écrire, ce que vous voulez écrire…
      Mais il est vrai que votre maison d’édition, en ce qui concerne les scènes de sexe ou d’amour (tout dépend de quel côté on se place, sans jeu de mot…), est plus soft que hard.
      Mais laissez vous porter parce ce que, vous, vous auriez envie de lire…

      • Ah, mais c’est que justement l’image d’Harlequin est peut-être un peu rose bonbon, mais ça a bien changé. les romances érotiques ont le vent en poupe. Et quand ils disent érotiques, ile ne rigolent pas… Bref, là n’est pas vraiment la question et vous avez raison, quelque soit la scène, qu’elle soit détaillée ou non, c’est ce qui l’amène qui pourra, avant tout, en faire un atout ou une cata.

        Oui, c’est exactement ce je me dis la plupart du temps… “Qu’est-ce que moi, j’aurais envie de lire ?” Mais bon, il n’empêche que je me demande parfois ce que d’autres auraient attendu de ce moment, ce qu’elles auraient voulu y trouver ou ne pas y trouver. Mais comme vous le dites, autant de lectrices, autant d’avis, j’imagine ! ^_^

        Merci de votre commentaire, en tout cas.

        • Bonjour.. On ne se dit jamais bonjour sur ce site….
          Bref je me suis replongée très rapidement dans Nadya et Elena, pour moi, la scène d’amour est “incomplète”, on passe, j’exagère un peu, à elles s’enlacèrent à elles reprenaient leur souffle…
          Dans Crash et crush la scène d’amour est parfaite quoique rapide.
          Voilà.

          • C’est vrai ça ! Bonjour donc ! 😉

            Merci d’une part pour cette lecture et d’autant plus pour votre retour. Tout à fait exact, je pense qu’il y a eu une évolution entre les deux. C’est que j’ai commencé à étudier la question entre temps ! Bon je suis contente que ça progresse en tout cas… ^_^

    • Et pourtant ça ne devrait pas n’être que savonneux. Chaque scène doit trouver sa place dans l’histoire. Si il faut une scène de sexe, pourquoi pas, du moment que ce n’est pas calibré. C’est qu’on peut parler de passion amoureuse sans dénuder ses personnages non (d’ailleurs, le traitement de la nudité au cinéma ne partage t-il pas les mêmes problèmes savonneux: une femme nue OK mais un sexe d’homme oulala)?

      Pour ma part j’aime pouvoir partager les sentiments des personnages. Parfois un simple baiser chaste suffit à m’intéresser à l’histoire (A kiss that counted de karin Kallmaker), parfois à m’en détacher. Si cela sert l’histoire, c’est bien, sinon à quoi bon? Après, cela doit être crédible, comme n’importe quelle autre scène. Je ressens différemment une scène écrite d’une scène filmée. Souvent ça coince visuellement, les baisers à la MTV ou à la Disney franchement… Quand, à l’époque de Facebook, on voit deux jeunes adultes s’embrasser comme dans les films des années 50 sans avoir la vitalité des actrices des années 30, c’est dur. Dans le doute, finalement, autant s’abstenir (entre Le temps de l’innocence de Scorcese et le film lesbien avec le baiser le plus long de l’histoire, il n’y a pas photo à mes yeux).

      • Tout à fait ! le traitement des scènes de sexe au cinéma comme à la télévision, présente les mêmes “dangers”. Le débat est assez similaire. Si on regarde la façon dont HBO présente les choses dans la série GOT, c’est évident. Des scènes de sexe en veux-tu (bin non pas autant) en voilà. Sans réelle utilité autre qu’apparemment servir un certain fantasme masculin. Oui parce qu’en plus clairement il y a un gros décalage en terme d’exposition de nudité féminine et masculine, comme vous l’avez fort bien noté.

        Je comprends donc tout à fait votre point vue, mieux vaut pas de sexe qu’une scène mal foutue qui tombe comme un cheveu sur la soupe au milieu d’une histoire pourrie… Au moins l’avantage d’écrire la scène et non de la tourner, c’est qu’on n’a pas, en plus, à s’inquiéter du jeu des acteurs ! ^_^

  • Mais quelle est donc cette schizophrénie bien française qui frappe la romance ?

    Quelle est la place de la romance en France ? En termes de chiffres, la romance est loin d’être anecdotique. Il y a quelques […]

    • J’ai adoré ton article Sylvie. Je trouve moi aussi cette question captivante et j’ai totalement conscience des à priori et des retours négatifs que tu as quand tu dis lire de la romance. je me doute qu’en écrire ça doit être encore pire !
      Je trouve toujours surprenant le fait que ce soit si mal vu d’aimer les histoires d’amour. Et la mauvaise pub que subit Harlequin est assez paradoxale quand tu expliques que les Français sont les seconds consommateurs !
      Perso, je suis une fan de romans policiers et de romances lesbiennes. Je peux les lire très vite et par contre passer beaucoup plus de temps sur un essai ou autre. Disons que si l’histoire est bien écrite, dans les deux cas, l’auteure va te tenir en haleine et te donner envie de lire le chapitre suivant même si tu sais qu’il est minuit et que tu bosses le lendemain. Un essai, ça ne me fait pas du tout le même effet…
      J’ai une question, est-ce que tu penses qu’en plus il y a une hiérarchie ? Genre ça passe encore de lire Lévy et Musso mais surtout pas Harlequin ?
      Je me souviens de ma grand-mère me dire qu’elle avait adoré un roman policier et m’avoir dit “Et regarde ce que j’ai vu en le finissant en tout petit. C’est Harlequin. Normalement j’aime pas mais lui il était vraiment bien (c’est la période où ils ont du changer leur logo).” Je trouve ça très parlant. Tu as du bon (et du moins bon) partout mais c’est mieux de dire que ce n’est pas Harlequin tu ne crois pas ?

      • Je pense qu’il y a en effet une hiérarchie Isabelle. La romance est plus ou moins “acceptable” selon d’où elle vient, et de ce côté Harlequin ne fait pas parti du top du classement, c’est clair. Et c’est dommage parce qu’ils ont quand même beaucoup évolué, et il y en a maintenant un peu pour tous les goûts. Après on ne peut pas aimer tous les styles proposés, c’est normal, mais en tout cas niveau travail éditorial, ils sont plutôt sérieux, je trouve. Tout le monde connait Harlequin, et pourtant pour trouver quelqu’un qui te dit sans se démonter qu’il en lit, il faut s’accrocher. En tout cas, moi je précise toujours clairement ce que je fais et qui me publie, et les réactions sont parfois amusantes… ^_^
        Mais même pour les autres, il y a une hiérarchie, cet été même, j’ai entendu un commentaire d’un proche qui lisait un Musso et a cru devoir se défendre : “Non mais, en fait ce n’est pas vraiment de la romance, ce n’est pas comme Levy”… *Soupir* … Je ne trouve pas ça dégradant d’être classifiée “romance”, et même “à l’eau de rose” ne devrait pas être péjoratif. Parfois on a envie d’un peu de douceur, sans prise de tête, où est le mal franchement ? J’adore aussi les histoires bien sanguinolantes de Stephen King et Maxime Chattam, mais parfois j’ai envie de quelque chose de complètement différent.

    • Je suis pour l’autocollant 😀

      C’est vrai que tout ça est assez paradoxale. J’ai souvent vu les gens faire les gros yeux en apprenant que j’écrivais de la romance. Mais alors de la romance lesb, ça passe pas du tout.
      Parfois, j’ai même eu cette forme de honte en voyant comment on me regardait.

      Ma cheffe, à une période, me lancer même régulièrement des pics sur mon écriture. Rien que le fait d’écrire, ça l’a surprise et elle s’est beaucoup amusée de cette découverte. Sachant qu’il me reste juste 9 mois à faire là-bas, je ne dis rien et ne parle plus de rien maintenant c’est plus simple, mais c’est saoulant :/

      Et étonnamment, j’écris de la romance lesb et j’adore ça, mais je lis très peu de romance en général. Par contre, j’en achète. J’ai tous les Marc Lévy, mais je n’ai dû en lire que 4 et tous les Musso, mais je n’en ai lu que 2 et en romance lesb, j’ai toute la collection romance de chez Dans l’engrenage et énormément de KTM, mais pareil j’en lis très peu … Je me dis juste qu’un jour, je serais heureuse de les avoir

      • Question lecture, en ce qui me concerne, c’est très périodique. J’ai des périodes thriller, des périodes épouvante/horreur, des périodes polar historique, des périodes SF/fantasy et des périodes romances donc.

        Bah comme tu dis, c’est soulant de se sentir obliger pratiquement de se taire. Je veux dire, ne pas en parler parce qu’on n’en a pas envie, c’est une chose, mais le faire à cause du regard aussi moqueur qu’ignorant des autres, c’est un autre problème.

    • Bonjour,

      nouvelle par ici, je me permet de commenter cet article parce que le sujet m’intéresse quelque peu. Certains diraient que « j’écris ». Après faut voir ce qu’on met derrière ça. J’ai publié comme pas mal de monde un truc mal-fagoté en édition numérique juste pour avoir mon nom sur un bouquin et satisfaire cet égo qui me démange. Je n’ai jamais fait plus que ça pour obtenir une place sociale dans le milieu de l’édition. Aujourd’hui j’ai repris mes études, et avec un peu plus de confiance en moi, j’ai enfin osé m’attaquer à ce qui me passionne le plus : d’où viennent les mots ? Bref, apprentie-chercheuse en littérature.

      Je découvre à peine Genette, j’ai une très forte intuition sur laquelle je dors depuis des années et que j’essaye de « conventionner » pour rentrer dans le cadre au moins universitaire, histoire de me faire comprendre des éventuels deux pequins que ça intéresserait de me lire.

      Ca, c’était pour donner un cadre à mon commentaire. Je m’essaye à la structure de la pensée.

      Après l’article en lui-même : une maison d’édition spécialisée dans la romance, lesbienne ou non, et le manque de reconnaissance « artistique » de ses auteur-e-s.

      Honnêtement ma première réaction ça a été : mais quoi ??? Quel rapport ?

      Parce que si on regarde deux seconde l’histoire des maisons d’éditions et du « métier » d’écrivain, ben on tarde pas trop à faire le lien avec le développement d’une consommation de masse, d’ailleurs le mot « consommateur » est utilisé dans l’article.

      Ai-je déjà entendu un dentifrice venir se plaindre du fait qu’il ne soit pas « reconnu » par les consommateurs comme le défenseur acharné de l’Humain contre toutes ces bactéries responsables des maux les plus terribles d’une bouche mal entretenue ?

      Parce que pour moi, c’est ce que sont ces romans. Je ne juge pas « nauséabond » ces romances, mais ce sont des produits. Le contrat signé, les partenaires du contrat acceptent ces termes.

      Venir réclamer un statut artistique, c’est faire peu de cas de ceux qui, ayant consciemment refusé ce contrat, se cassent un peu l’âme à faire autre chose.

      Encore une fois, me but de ce commentaire n’est pas de dire « à bas la mauvaise littérature !!! », mais sérieusement, passer un article à se demander pourquoi un dentifrice est un produit de grande consommation que tout le monde utilise en s’en foutant un peu, ça me semble être un peu perdre son temps.

      Répondre également me direz-vous, oui, j’admets. Bah si je pouvais juste attirer l’attention sur le fait que l’émotion est devenu un produit de consommation comme un autre, ben c’est déjà ça. OU d’occuper un dimanche de plus.

      Après, c’est pas la fin du monde, c’est comme ça.

      Bref, je m’en retourne à mon Genette, faudrait que je dépasse la page 12.

      • Je proteste vivement, le mot “consommateur” n’apparait pas dans l’article ! Ou alors c’est mes yeux comme dirait Michel Blanc… ^_^

        Cela dit je chipote, je le reconnais, je parle bien de marché et de vente, on n’en est donc pas loin. Pour le coup, c’est la première fois que ce je fais est comparé à du dentifrice. C’est intéressant, et c’est toujours mieux que du papier toilette.

        Tous les avis sont les bienvenus, et en ce qui me concerne, le votre est exactement le reflet de ce que j’essaye d’exprimer en fait. L’espèce de gradation qui est faite entre art, Art et ÂÂrt… Effectivement un roman publié est finalement un produit qui sera consommé (ça y est, je l’ai dit !), mais tout comme une toile ou une photo qui sera vendue dans une galerie ou un pièce de théâtre dont la vente des billets paieront les acteurs et les auteurs avec un peu de chance. Dans ce sens, toutes ces formes d’art sont donc du dentifrice.

        Pour moi, écrire un livre qu’il soit une romance, un thriller ou un essai philosophique sur la couleur de la neige par temps d’orage, reste une création artisitique dans le sens littérale du mot, c’est à dire la création d’objet ou de mise en scène destinée à produire un état de sensibilité particulière chez l’homme (en gros la définition du Larousse, mais je ne vous apprends rien, puisque vous êtes chercheuse en littérature). Et vous avez donc raison, l’émotion est devenue un produit de consommation, parce que presque tout se vend et s’achète, y compris les vecteurs de cette émotion. C’est effectivement un constat qu’on peut trouver alarmant ou en tout cas dérangeant, mais ça ne concerne pas seulement la romance, loin de là.

        Mais à vrai dire, je ne parle même pas de reconnaissance artistique ici, mais de mépris. Non, mais c’est vrai, au final personne ne tourne en dérision le dentifrice ni son fabricant pour ce qu’ils font. Hors, en tant qu’auteur ou lecteur de romance (lesbienne ou non), c’est bien une forme de dédain que l’on rencontre.

        Bref, merci pour cette perspective intéressante. Je vais regarder mon tube de dentifrice d’un autre oeil maintenant… Et je vous laisse à votre Genette. Google est mon ami, j’ai dû vérifier de quoi vous parliez. Le premier résultat étant une espèce de mammifère, j’étais un peu inquiète, mais j’ai fini par trouver le critique littéraire qui est probablement plus celui auquel vous faisiez allusion.

        Bon dimanche donc,

        SG

    • Mince, je ne savais pas que j’étais classée nunuche au prétexte que j’aime Downton Abbey! Cela étant, comme je suis de moins en moins snob, je ne laisse plus traîner mes romances lesbienne à l’eau de rose à la vue de tout le monde. Bah oui elles sont directement téléchargées dans ma tablette… Pourquoi snob me direz-vous (si si j’insiste), c’est qu’elles sont toutes en anglais (parce qu’à l’époque où j’ai commencé à en lire, et bien il n’y avait pas grand chose à lire en français). Avec le temps, j’ai remarqué qu’on s’imagine, parce que c’est en anglais, qu’il s’agit d’une lecture importante, donc sérieuse (genre manuel de maçonnerie de la 13ième dynastie égyptienne alors que c’est simplement, au hasard parce que je l’ai beaucoup aimé, Worth Every Step de K.G. MacGregor).

      Or, qu’y a t-il de plus important que l’amour? Et j’écris ça sans avoir lu un seul Musso ou un seul Lévy.

      Le fait que cela soit calibré ne me gène pas. Au contraire. Si je reprends l’exemple de MacGregor, quasiment toutes ces histoires sont construites de la même façon. Lire un de ces livres, c’est comme se retrouver chez soi, en famille, après un séjour dans le froid. Après tout, ce qui compte, n’est-ce pas ce que nous inventons de nos lectures? Pour moi, un livre, même hyper calibré, aura toujours plus d’impact sur mon imaginaire qu’une série TV ou un film pour ado (et qu’y a t-il de plus calibré qu’une série TV ou un film pour ado?).

      Donc je suis heureuse d’apprendre qu’il y a de la romance lesbienne francophone qui s’expose. Je vais m’y mettre… C’est pas trop chaste j’espère?

      • Ah ah ! Moi, je veux bien tester le manuel de maçonnerie égyptien, je suis sûre que la brique de la 13ème dynastie est un sujet passionnant ! ^_^

        Effectivement, un bon nombre de lectrices ayant le niveau d’anglais adequat se sont tournées vers la “production” anglophone pour des raisons assez évidentes. Non seulement l’offre y était plus étendue, mais on peut même juste dire qu’il y avait une offre là où la francophonie se résumait à un désert saharien.

        Votre réflexion sur l’effet calibré des romances est intéressante. C’est une question qui est souvent abordée comme un reproche par les critiques… Alors que tout compte fait, un bon thriller qui tient la route a bien souvent lui aussi des codes bien rodés. Tout comme, et vous avez tout à fait raison, les série Tv ou les films pour ado.
        Bien entendu, je ne peux que vous encourager à tester la romance francophone ^_^ … Concernant la chasteté… Hum, justement on en cause dans la chronique d’à côté ! hé hé ! Je pense qu’il y a de tout selon les auteures et le contexte. Personnellement, je pense que je deviens moins chaste avec le temps et l’entraînement… et les retours de lectrices (lol). Peut-être que je finirais en auteure lesberotique qui sait ?! 😉
        Merci de votre commentaire, en tout cas, et n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de la romance lesbienne francophone à l’occasion !

  • La première de la pièce de théâtre FÉVRIER écrite par Aurélie Spiaggia et mise en scène par Marie-Anick Blais aura lieu ce soir lors du festival FAST à Sorel-Tracy au Québec.

    Le résumé de la pièce est le suivant :

    « Quand Quille la Québécoise rencontre Marianne la Française en Europe, elle lui promet monts et merveilles de son Canada. Quelques mois plus tard, elles sont pourtant enfermées par l’hiver, au Nord du Québec, dans la petite maison de Réjean, le père de Quille. Venues pour un bonjour de politesse, elles ne sont jamais reparties. FÉVRIER, c’est un huis-clos où les personnages semblent enfermés dans un avion en plein crash. Dans ce trio malsain, où chacun est pris avec ses obligations et ses secrets, trouveront-ils une issue ? »

    À toutes celles qui vivent au Québec : les pièces de théâtre francophones mettant en scène un couple de femmes se font rares, alors ne boudez pas votre plaisir ! La soirée commence à 18 heures et le ticket comprenant lectures et théâtre est à seulement 12 $.

    Plus d’informations sur le site internet du festival FAST.

     

  • Dans un monde où la magie existe sans que le commun des mortels en ait conscience, les sorcières disposent d’importants pouvoirs. Julianne fait partie de ces élues. Ce don, loin d’être une bénédiction, met const […]

  • Sylvie Geroux a écrit un nouvel article, Libre ! il y a 10 ans et 11 mois

    À l’occasion du Salon du Livre Lesbien, dont le thème était la liberté d’expression, une question m’avait été posée afin de préparer le débat. « En tant que femme, lesbienne et auteure, vous sentez-vous libre aujourd’hui ? Et qu’en est-il de vos expériences croisées ? » Certes j’ai raté le salon et le débat pour des raisons médicales, mais la question reste. J’ai donc décidé d’y répondre ici, d’autant plus qu’elle m’a parue plutôt intéressante.
    Tout d’abord, il me semble utile de préciser qu’à mes yeux la notion même de liberté d’expression est multiple. Cette liberté a au moins deux facettes bien distinctes : la liberté d’expression « légale » et la liberté d’expression « ressentie ». Or, celles-ci peuvent être bien différentes. D’un point de vue légal, la liberté en France, tout comme au Royaume uni ou aux Pays-Bas où j’ai vécu, est d’un niveau plutôt satisfaisant, et en tout cas bien meilleur que dans d’autres Pays. La liberté « ressentie » est, elle, totalement dépendante du contexte de chaque personne, de son histoire, de sa famille, de sa religion et de son domaine professionnel.
    J’ai la chance de pouvoir me sentir totalement libre en tant que femme, lesbienne et auteure. D’abord parce qu’aucune loi ne m’interdit de faire, dire ou écrire ce que je souhaite, et d’autre part parce qu’aucune contrainte familiale, professionnelle, sociale, religieuse ou autre ne pèse sur moi. Je suis out aussi bien dans le domaine familial que professionnel, et cela ne me pose aucun problème. Ma famille m’a acceptée telle que je suis, le ministère dans lequel je travaille fait figure de bon élève en matière de tolérance et d’ouverture d’esprit, et ma Maison d’Édition semble pour le moment bien décidée à publier sans rechigner des romans lesbiens.
    C’est en grande partie parce que je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde, que j’ai choisi de ne pas utiliser de pseudo, contrairement à une partie de mes collègues, auteurs de romance chez Harlequin. La célèbre phrase « pour vivre heureux, vivons cachés », que j’ai souvent entendue pour expliquer l’utilisation d’un pseudonyme, n’a définitivement pas la même résonance à mes oreilles qu’elle peut l’avoir pour une femme hétérosexuelle dans une société hétéronormée. J’ai la chance de pouvoir être moi-même au grand jour, il me semble par conséquent presque comme un devoir de ne pas me cacher.
    Les expériences croisées que j’ai pu avoir m’ont fait réaliser à quel point j’étais chanceuse, tant sur le fait d’être née en France, que d’avoir une famille ouverte et j’ajouterais peu religieuse. L’aspect religieux peut être discuté, j’en conviens, mais dans mon expérience personnelle, religion et ouverture d’esprit font rarement bon ménage. Mon ex-compagne vient de New Delhi, et j’ai passé cinq années à essayer de comprendre la complexité de se construire homosexuelle dans un carcan qui ne le permet pas. Rappelons qu’il y a quelques mois à peine, l’Inde a abrogé une loi qui décriminalisait l’homosexualité, faisant de ce fait un bond en arrière dans ce domaine. Dans les faits, elle ne se sent pas libre d’être lesbienne dans toute une partie de sa vie. Vis-à-vis de sa famille d’une part, pour laquelle il n’a jamais été question d’homosexualité, et d’autre part le milieu professionnel. Il semble que le milieu académique, très conservateur, ait encore de nombreux progrès à faire en la matière, en particulier dans le domaine scientifique qui reste majoritairement masculin. Dans ces milieux, la réputation compte au moins autant que le talent pour pouvoir être invité dans les conférences ou publié dans les bons journaux. Le système de « peer review » est à mon sens très pernicieux à ce sujet, puisqu’il permet à des collègues de juger votre travail anonymement. Ils peuvent donc refuser un de vos articles pour des motifs qu’ils n’ont pas vraiment à justifier. Aujourd’hui elle écrit des articles où elle parle de son expérience et de son homosexualité, mais elle refuse de les publier en son nom propre, par crainte des conséquences.
    Au cours de mes pérégrinations, j’ai eu l’occasion de croiser la route de femmes aux origines différentes et aux religions diverses, mais pour qui être homosexuelle relevait de la même difficulté, de la même douleur dirais-je même bien souvent. J’ai pu observer les dégâts : comportements autodestructeurs allant parfois jusqu’à la tentative de suicide, mariage de convenance, fugue, destruction des liens familiaux… Non, être libre d’être une lesbienne et de l’exprimer clairement n’est toujours pas une évidence. Il reste du chemin à parcourir, même en France… Et il nous faut sans aucun doute rester sur nos gardes pour que la liberté que nous avons acquise ne nous soit pas reprise.
    Pas de conseils de la Grande Yaka Faukon pour le coup… Pour être libre, chacun doit trouver sa propre voie et sa propre voix.

    • Bjr, “Pour être libre, chacun doit trouver sa propre voie et sa propre voix.”, d’une évidence “effroyable”, tant le carcan, même en France reste fort…

      • Bon et puis je pense que je vais arrêter d’écrire des commentaires sur ce site j’ai l’impression d’être un peu seule… 🙂

        • Non, non, vous n’êtes pas seule ! ^_^

          La France n’est certes pas le pire endroit pour être homosexuel, vous entendrez ça dans la bouche en particulier de ceux que finalement ça dérange… Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. On en a des preuves chaque jour malheureusement.

          • Non j’ai pas dit que j’étais seule !!! 🙂 Tout se passe bien dans ma vie rassurez vous, absolument pas ghettoïsée, je disais pas beaucoup de commentaires sur ce site c’est tout !!!

  • Sous les Jupes des Filles est un film d’Audrey Dana sorti en 2014et regroupe un casting féminin hors du commun pour célébrer la diversité des femmes à tous les points de vue.

    L’action de déroule à Paris et s’é […]

  • Le numérique a envahi de nombreux domaines, et l’on entend éloges et critiques à son propos. La photo numérique, par exemple, aurait démocratisé ce hobby. Plus besoin de s’inquiéter du coût de la pellicule, de compter chaque cliché. On mitraille et on trie au retour. En ce qui me concerne, ça m’a surtout permis d’avoir une chance de trouver le sujet de ma photo dans le cadre. Pour certains pourtant, rien ne remplacera le grain et le charme de l’argentique. De plus, le numérique a ouvert la boîte de Pandore de la retouche facile, la photo aurait-elle vendu son âme en permettant à Madonna de perdre 15 ans sur Photoshop ? Difficile à dire…

    Mais le numérique, ce sont aussi les millions d’ebooks vendus chaque année. Un marché, à priori en expansion, mais qui déclenche, lui aussi, bien des discussions. Numérique versus papier, la guerre a été déclarée dès les premiers pas du célèbre Kindle. Il y a ceux qui disent que le numérique va « tuer » le livre et donc le monde de l’imprimerie. Et il y a ceux qui répondent que c’est l’avenir, que quand on refuse d’évoluer, on meurt de toute façon… Comme les dinosaures. Je sais c’est triste…

    Mais qu’en est-il au final ? Qu’entend-on dans la rue, sur les forums ou au Salon du livre ?

    Déjà première constatation, plutôt aisée, le livre papier n’est toujours pas mort. Les pessimistes l’auront peut-être enterré un peu vite. L’attachement des lecteurs au papier est probablement beaucoup plus fort qu’on aurait pu le penser. Posséder le livre aimé dans sa bibliothèque, effleurer des yeux sa couverture jour après jour… C’est visiblement autre chose que d’avoir quelques KB de mémoire remisés dans les archives de son Kindle. Il n’y a qu’à voir la demande récurrente pour une version papier des ouvrages tout numérique pour s’en rendre compte.

    De l’autre côté du miroir, c’est le même constat. L’amour des auteurs pour le papier est aussi frappant. Une discussion récente m’a prouvé à quel point beaucoup d’auteurs qui publient en numérique, rêvent du papier comme du Saint Graal. Tenir son livre entre ses mains est également une émotion qu’une liseuse ne pourra apparemment jamais égaler. Et certains considèrent donc la publication uniquement numérique comme une demi-victoire et la publication « brochée » comme la consécration.

    Mais alors, comment le numérique survit-il à cette opposition qui touche aussi bien les lecteurs que les auteurs ? À mon avis, la réponse se trouve dans l’ennemi naturel du sentimentalisme, le pragmatisme. Je l’avoue, je suis moi-même une grande fan du numérique depuis plusieurs années, et ce n’est pas par désaveu de l’objet livre que j’adore. Simplement, j’y ai vu une réponse pratique à un problème tout aussi pratique. Je déménage tous les trois ans, et avoir 500 bouquins dans une liseuse pas plus épaisse qu’une pièce de Molière, ça a un avantage non négligeable. L’espace gagné, que ce soit dans un camion de déménagement ou un studio parisien, ne peut être pris à la légère, surtout quand on sait que ce genre de calcul a fait la fortune d’IKEA.

    Autre argument de vente, sans compter le nombre de livres stockés, le poids pur et simple de l’appareil. Ça peut paraître bête, j’en conviens. Mais parce que je me débats avec des soucis articulaires chroniques, je peux vous dire que la version brochée du tome 5 « in english » du Trône de Fer a bien failli avoir ma peau. À ne pas négliger non plus donc, le confort de lecture. Tourner la page d’une main peut s’avérer d’une aide précieuse par exemple. Et n’oublions pas, l’âge venant, que quand la vue baisse, avoir la possibilité d’augmenter la taille des caractères, c’est quand même plus confortable qu’une loupe pour les concernés.

    Du côté « production » maintenant, il y a un argument économique indéniable. Si les ebooks ne sont pas toujours moins chers à l’achat, c’est en effet un choix de l’éditeur avant tout, c’est tout de même souvent le cas. Et en tout cas, ils sont à priori toujours moins chers à la publication. D’où un risque économique un peu moindre, et une liberté d’action sans doute plus grande. Cela a, je pense, permis de donner sa chance à…. Qui a dit « tout et n’importe quoi » ? Je vous vois venir… Oui, dans le numérique il y a aussi des choses dont on aurait pu se passer, c’est vrai. C’est inévitable. Mais, je préfère voir le positif et me dire que ça a permis à certains d’accéder à la publication, là où une maison d’édition classique n’aurait pas pris le risque. En ce qui me concerne, une romance et un thriller 100 % lesbien hors des maisons d’édition LGBT, et bien ce n’est vraiment pas si courant. Et je reste persuadée que sans le numérique, ce serait encore plus difficile à trouver.

    Alors finalement, pour trouver le bon équilibre numérique, au final, les célèbres bons conseils de la Grande Yaka Faukon :

    Y a qu’à gagner au loto, acheter un manoir et avoir ses livres en double pour profiter du confort et de la belle bibliothèque… Et éventuellement survivre en les brûlant, au cas où « le jour d’après » ce soit en fait pour le mois prochain (vu la température actuelle à Amsterdam, ça ne m’étonnerait qu’à moitié).

    Faut qu’on persuade Tata Marie-Agnès que publier en numérique, c’est comme publier sur papier, mais en sauvegardant l’Amazonie… Oui, je sais, c’est petit comme argument de vente, mais à la guerre comme à la guerre ! ^_^

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, Ashley il y a 11 ans

    Une adolescente, déprimée par ses vaines tentatives de communication avec sa mère, recourt à l’automutilation. Quand elle développe une relation en ligne avec une femme plus âgée, elle apprend à accepter sa sexualité et à se sortir de la solitude sans fin d’une vie de banlieue.

  • Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la […]

  • En afficher davantage