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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Madeleine Gagnon il y a 12 ans
Madeleine Gagnon est une femme de lettres canadienne née en 1938. Féministe impliquée à l’époque où la discipline n’en était qu’à ses balbutiements, elle partagera une partie de sa vie entre son Canada natal e […]

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Sylvie Geroux a écrit un nouvel article, To date or not to date, une expérience Outre-Manche il y a 12 ans
« Être lesbienne et célibataire à Londres, il y a pire ! »
C’est par cette phrase un peu abrupte qu’une collègue bien intentionnée décida de me réconforter après une rupture imprévue (mais quelle rupture ne l’est pas finalement), au beau milieu d’une expatriation de quatre ans dans la capitale anglo-saxonne. On pourrait penser que cette déclaration manquait un peu de tact certes, mais elle eut cependant l’effet escompté. Quelques semaines plus tard, je me lançais donc dans l’aventure. Toutefois, hors de question pour moi de me précipiter tête baissée dans les bars et boîtes à la mode. Que ceux-ci se trouvent dans le Marais ou à Soho ne changeait pas la donne. En bonne timide maladive, je me tournai donc vers le net. L’invention qui évita que ma vie amoureuse ne soit aussi excitante qu’un documentaire sur la migration des escargots.
La communauté homosexuelle de Londres est à l’image de sa population : extrêmement cosmopolite et diverse. En quelques semaines de fréquentation d’un site commodément nommé « Pink Sofa », j’eus l’occasion de converser virtuellement avec une galloise travaillant dans un magasin de fringues, une britannique pur jus de Nottingham consultante en RH, une infirmière originaire de Pologne, une étudiante en provenance direct du Pakistan, une irlandaise travaillant dans la prévention des MST, un officier de police de la Met (non ce n’était pas Sam !), une banker des caraïbes, une serveuse lituanienne, et une indienne chercheuse en physique. Cette dernière est maintenant ma compagne depuis plus de quatre ans.
Cette diversité amène bien souvent une ouverture d’esprit et une curiosité très rafraichissantes. Cela donne aussi des sujets de conversation lors du premier rendez-vous, rite de passage pas toujours facile à négocier. Un autre avantage certain, malgré l’antagonisme historique entre nos deux nations (cent ans de guerre, faut quand même le faire), d’expérience l’accent français est jugé plutôt « so cute » que « so ridiculous ». Quand les bons points sont difficiles à récolter, il ne faut jamais cracher sur les bonus gratis !
De même, la maitrise imparfaite de la langue (allons mesdames, pas de mauvais jeux de mot s’il-vous-plait !) n’est absolument pas un barrage. On se débrouille toujours pour se comprendre, et les maladresses sont généralement de bonnes occasions de briser la glace. Je me rappelle encore de la tête de mon actuelle compagne lorsque, au cours de notre premier rendez-vous, j’essayais de lui parler de mouton (sheep) et qu’elle comprenait successivement bon marché (cheap), frite (chip) et navire (ship). Pour finir, j’imitai avec la grâce et l’élégance qui me caractérisent le bêlement dudit animal pour lui faire comprendre mon propos, ce qui la fit beaucoup rire. De la même façon, un léger problème de prononciation me fit dire que je me brossais les nénés (tits) au lieu des dents (teeth). Bon l’air de rien, ça évite les rendez-vous coincés ce genre de choses !
Bref, se lancer sur la scène londonienne lorsqu’on est une froggy a deux implications presque certaines. D’une part, rencontrer des gens différents, d’origine et de culture aussi diverses qu’il est possible de l’imaginer. Du Zimbabwe à la Norvège en passant par l’Australie et la Chine, Londres attire pour son ouverture d’esprit et ses opportunités professionnelles. D’autre part, être soi-même une espèce d’outsider presque exotique (même si les français sont plutôt nombreux à Londres, je n’ai pas rencontré plus de trois lesbiennes en provenance de l’hexagone durant mon séjour). C’est une position inhabituelle, qui vous amène à entendre les a priori que peuvent avoir les autres nationalités sur notre pays. Il y a du bon et du mauvais évidemment, nous sommes censées être bonnes cuisinières, expertes en vins et fromages, romantiques, mais aussi compliquées, froides, possiblement malpolies, et évidemment arrogantes. C’est une bonne façon de se rendre compte que les idées reçues que nous avons sur nos voisins sont probablement aussi fausses que les leurs.
En conclusion, il ne s’agit pas de devoir s’expatrier pour trouver l’âme sœur, une belle histoire ou juste une soirée intéressante. Mais si la vie vous entraîne de l’autre côté de la Manche, ne soyez pas effrayée par le challenge. Nouer une relation dans cette ville, à moins de rester dans le SW7 autrement appelé la « froggies valley », c’est s’ouvrir sur une ou plutôt d’autres cultures. Et ça vaut la peine de se donner un peu de mal. To date or not to date ?… To date, definitely !
Pour finir, les conseils de la grande Yaka Faukon, pour un date réussi en territoire londonien :
Y a qu’à choisir un endroit bien bruyant pour que votre niveau de compréhension de la langue passe pour une surdité légère, et surtout, sourire d’un air entendu en toutes circonstances, en particulier si vous n’avez rien compris à la conversation.
Faut qu’on sache que commander un verre de vin blanc vous place dans la catégorie banker potentiellement arrogante, commander une bière, dans celle des casuals peut-être malpolie, commander un jus de tomate vous classe dans les « bizarre mais c’est normal après tout ils mangent des escargots et des grenouilles ! ».
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Merci pour le fou rire sur brossage de nénés ! C’est sûr que ce genre d’incompréhension doit vraiment détendre l’atmosphère !
Et c’est assez amusant de voir les a priori que l’on peut avoir sur les autres. Si on dit qu’on ne boit pas de vin et qu’on n’aime pas les escargots et les grenouilles, on n’est définitivement pas vraiment française, c’est ça ?-
C’est tout à fait ça, figure-toi ! Il se trouve que justement je n’aime pas le vin et mon amour du fromage se limite presque à la vache qui rit. Lorsque j’avouais ce coupable défaut, j’avais usage de plaisanter en leur disant de ne pas l’ébruiter car je pourrais perdre ma nationalité… Certaines personnes ont mis un temps à se rendre compte que c’était une blague ! 😉
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j’ai adoré ta chronique!!!!!! mille merci c’était excellent 😉
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” I’m brushing my tits ! ” XD
Au niveau des idées reçues sur les français(es), tu n’as pas eu : ils n’ont pas une bonne hygiène, ce sont des libertin(e)s : )
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Pour l’hygiène, non pas trop par contre certaines demoiselles s’attendaient à me voir du poil aux pattes… Il semble que les françaises aient la réputation de ne pas fréquenter le rasoir de trop prêt.
Le côté libertin là, oui sans aucun doute. Le fait que je sois une adepte de la monogamie a parfois surpris… Voir déçu ! ^_^
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En France aussi, tu peux commander un verre de Chardonnay et voir la personne en face de toi te regarder, un mojito à la main, comme si tu te la jouais “princesse au petit pois”. Idem pour le jus de tomates, 90% des gens qui m’ont vue en boire semblaient penser que j’étais quand même très bizarre…peut-être pas si dépaysant London, finalement.
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Tierra de Lobos: Saison 3: Le début de la fin il y a 12 ans
Chose promise, chose due, voici donc la suite et presque fin (oui s’il-vous-plaît abrégez nos souffrances) de la saison 3 de Tierra de Lobos.Nous retrouvons une Isabel mariée qui rend visite à Cristina en […]
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C’est vrai que la scène entre Jorge et Christina est triste et assez glauque… coucher avec le mari de son amante, c’est pas ce qu’il y a de mieux !
Mais j’avoue que j’ai trouvé la scène très forte dans le sens où si Christina couche avec le mari, c’est très réfléchi dans le sens où elle se sacrifie pour Isabel.
Isabel ne sait pas satisfaire son mari au lit. Christina, en grande “professionnelle” si je puis dire le fait donc à sa place, elle couche avec Jorge pour qu’il ne soit plus frustré sexuellement et qu’il ne demande plus à Isabel de coucher avec lui, car cette dernière a beaucoup de mal à le faire.C’est comme ça que moi je l’ai compris en tout cas.
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J’aime beaucoup ton analyse qui rend le tableau moins noir, malheureusement je n’arrive pas à être convaincue à 100%. Je me demande si quelqu’un d’autre avait interprété les choses comme toi, ce point de vue est très intéressant et tellement plus optimiste !
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Sylvie Geroux a écrit un nouvel article, Le mystère de la « disparition » de la romance lesbienne il y a 12 ans
Il y a quelques semaines, à l’occasion d’une table ronde sur la romance homosexuelle, j’ai été interrogée par une bloggeuse, sur l’absence ou supposée absence de la romance lesbienne chez les éditeurs classiques, […]
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Mystère… très mystèrieux en effet…pourtant personnellement , les lesbiennes que je connais lisent… voire lisent beaucoup… donc étrange.
En même temps cela me fait penser au cas des mangas… pour lesquels le constat est similaire puisque la production de mangas Yaoi ( ceux avec des histoires d’amour entre garçons) sont nettement plus nombreux que les Yuri ( ceux avec des histoires d’amour entre filles) quand je vois les chiffres, pour exemple sur un site que je fréquente on compte 2269 yaoi pour 412 yuri, comment expliquer un tel écart ?
( Là aussi , les histoires en hommes sont écrites en grande majorité par des femmes… )
Apparemment les adolescentes de tout bord aiment à lire des histoires entre garçons, il sont beaux, sexy , même s’ils sont homos cela les fait fantasmer…. alors que 2 filles… pour une ado hétéro… cela ne fait pas du tout rêver ( cela aurait plutôt même tendance à les dégoûter).
Alors là on peut se dire, ben l’inverse doit être vrai aussi, ça fait baver les mecs des histoires entre filles, donc les ado mâles devraient lire des yuri… ben non… parce que les histoires yuri… c’est souvent ” concon”, les mecs préfèrent les mangas carrément pornos ou avec des petites culottes partout.
Ce serait donc la propension au romantisme des filles qui tue toute chance de voir d’autres personnes que des lesbiennes s’intéresser à des histoires de lesbiennes… ???
Ce qui est vrai pour le ” porno”, ne l’est donc pas pour la romance… hommes et femmes, homos ou hétéros, peuvent apprécier de voir du sexe entre personnes du même sexe… mais là où les femmes sont capables de s’intéresser à des histoires parlant de couples gay…. les hommes ne s’intéresse pas à des histoires de couples lesbiens ( si y a pas de sexe).
En gros… il n’y a qu’un pas… pour dire…. que c’est la faute des hommes… ce sont eux qui font que la balance ne pèse que dans un sens et pas dans l’autres…. 🙂-
Et oui, bien d’accord. On observe exactement la même chose pour les mangas, et même pour les fanfics si on n’est pas sur un site spécialisé.
Quant au couple lesbien pour un homme… Il est bien souvent sujet à des fantasmes qui ne permettent pas le développement d’une réflexion psychologique trop poussée…
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Merci Sylvie.
Mais sommes-nous bien d’accord que la romance lesbienne n’a pas vraiment entièrement disparu mais qu’elle reste simplement confidentielle (ok, les ouvrages de KTM ne bénéficient pas de la même diffusion que les J’ai Lu)? Il me semble que la question économique serait plutôt: une romancière lesbienne peut elle vivre de de son travail d’écrivain si elle décide d’écrire une histoire d’amour entre femmes (car oui, je crois que “les romances lesbiennes sont plus facilement écrites par des auteures elles-mêmes homosexuelles”)? Je n’en sais rien. Ce que je sais par contre, c’est que je n’ai jamais autant lu de romance lesbienne depuis l’invention de l’ebooks.
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Merci Sylvie.
Mais sommes-nous bien d’accord que la romance lesbienne n’a pas vraiment entièrement disparu mais qu’elle reste simplement confidentielle (ok, les ouvrages de KTM ne bénéficient pas de la même diffusion que les J’ai Lu)? Il me semble que la question économique serait plutôt: une romancière lesbienne peut elle vivre de de son travail d’écrivain si elle décide d’écrire une histoire d’amour entre femmes (car oui, je crois que “les romances lesbiennes sont plus facilement écrites par des auteures elles-mêmes homosexuelles”)? Je n’en sais rien. Ce que je sais par contre, c’est que je n’ai jamais autant lu de romance lesbienne que ces dernières années…
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Oui, oui, nous sommes bien d’accord. Disparition est un terme un peu mélodramatique pour la situation. La romance lesbienne existe toujours bien entendu. Il s’agissait plutôt d’une impression d’absence comparée à la romance gay chez les éditeurs traditionnels.
C’est une excellente question que tu poses… J’aimerais bien avoir la réponse des auteures qui publient régulièrement. En ce qui me concerne, en tout cas, pas de risque que je lâche mon boulot pour le moment !
Je pense également que la romance lesbienne se développe (à un rythme inférieur au M/M certes mais tout de même) et devient plus visible, grâce notamment au numérique comme tu l’as fait remarquer. S’il n’est pas toujours plus facile de trouver cette romance sur le net lorsqu’on ne sait pas ce qu’on recherche exactement, il est en tout cas plus facile de l’acheter !
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Il me semble qu’aux USA, il y a pas mal de livres de type romance lesbienne. Traduisons les comme le font les Editions Labrys et Dans l’Engrenage. Leurs bouquins sont plutôt pas mal… Ils n’en sortent pas beaucoup mais la qualité est là.
Quant aux mangas, je n’ai vu que quelques animes mais je suppose que pour les editions papiers c pareil… Franchement c’est d’un cloche, d’une nullité…. Les couples sont mal assortis. Il y a toujours une fille qui fait 16/20 ans et l’autre qui fait 10/11 ans avec le cerveau qui va avec. Elles sont habillés comme des écolières et babillent comme des bébés. Bonjour l’horreur. Moi je peux pas regarder ni lire des conneries pareilles.
Mais bon ce n’est que mon avis. -
Merci à vous pour cet article.
Je ne pense pas que ces “romances” soient moins nombreuses qu’avant (avant quoi ?), elles ont de toute façon toujours été très marginales, et très clandestines. Combien de fois avons-nous lu un livre en y découvrant avec surprise des personnages lesbiens ?
Ceci étant, il me semble manquer un troisième ingrédient à votre analyse : le fait que nous vivons dans une société par essence hétérosexiste où la sexualité féminine n’existe qu’à travers celle des hommes. Point d’homme, point de sexualité féminine, donc, et ce ne sont pas les femmes qui rattrapent l’affaire. Je ne prendrai que deux exemples. Venus erotica et les Contes pervers. Des amours féminines, certes, mais à quel prix ! Et les deux auteurs concernées n’étaient pourtant pas étrangères à l’homosexualité féminine.
J’ajouterai pour finir que l’on pourrait porter la même analyse sur la présence de personnages afro-descendants ; ou même de personnages handicapés ; comme si la “bonne romance” ne pouvait se faire qu’entre blancs en bonne santé. Dans le rayon lesbien (identifié comme tel), il y a un peu de personnages malades ou handicapés ; les noirs, dans cette affaires, sont une fois encore banni. (je parle littérature française, j’imagine que les Américains sont moins coincés de la négritude que nous). -
Je partage l’opinion de Yumi qui pense que les lesbiennes lisent beaucoup… Et cependant, qui n’a pas été surprise de voir les Editions Labrys cesser leur activité, tout comme les éditions de la Cerisaie.
Est-ce dû au fait que les lesbiennes achètent moins de livres, ou que si elles ne sont pas bien informées, elles ne les trouvent pas ? Ou parce que les éditions grand public sont plus frileuses pour publier de la romance lesbienne. Il y a quelques années pourtant, on pouvait trouver dans plusieurs maisons d’éditions différentes, des romans lesbiens :
– «Les amies d’Héloïse» d’Helene de Monferrand chez De Fallois
– «Amie» de Frédérique Noiret et Michel Léviant chez Fixot
– «La surprise de vivre» de Jeanne Galzy chez Gallimard
– «Carol» de Patricia Highsmith chez Calmann LevyOu même des polars :
– les romans de Sandra Scoppettone chez Fleuve Noir
– ceux de Stella Duffy au Serpent Noir
– ou les différents romans d’Anne Rambach (Tokyo…) chez Calmann LevyJ’aurais plutôt le sentiment que c’est la crise qui empêche les grands éditeurs de publier des romances lesbiennes (peur de ne pas vendre, de ne pas rentrer dans leurs frais) que le manque d’intérêt pour ce genre de romance. Et puis surtout, l’arrivée d’internet a changé la façon de «consommer» de la littérature, les ebooks sont plus faciles à se procurer, moins chers… On ne peut pas nier l’importance d’internet dans ce changement, les magasins Virgin en ont fait les frais.
Ce qui est plus surprenant, c’est de voir comment les Editions KTM résistent à cet état de fait. En même temps, c’est tout de même la seule maison d’édition lesbienne que l’on pouvait trouver chez Virgin, et que l’on trouve encore à la Fnac. Est-ce que tout cela n’est pas dû à une bonne visibilité ou une bonne communication ?
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Comment vous dire… 😉
Le “genre lesbien” comme toute “littérature de genre” est considéré comme une littérature de moindre qualité. Les lesbiennes qui lisent de la littérature ne lisent donc pas les “romans lesbiens” (ceux estampillés tels). Ainsi, un roman qui sort dans une maison lesbienne se vends à 1500 exemplaires au grand maximum la première année. Il vit certes un peu plus longtemps que les autres mais on ne fait pas vivre une auteure ou un éditeur avec ça. Pour KTM qui résiste, et les EGL aussi rachetées par une plus grande maison, j’ai mon idée (très loin de votre hypothèse) mais une obligation de réserve e; je vous invite donc à poser la quesiotn à ces maisons d’édition.
Je pense enfin qu’il est publié autant de livre à thématique lesbienne qu’autrefois sans les maisons straight. Il suffit de les trouver. Un petit tour chez nos libraires LGBT en boutique ou en ligne vous donnera les titres.
Quand aux ebook, ils ne me semblent pas si “moins chers” que cela et on en trouve pas dans les maisons LGBT. Et sur ce point, leur choix commercial m’échappe.
Bonne soirée !-
Oups ! Impossible de corriger les coquilles…
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Bonjour et merci de vos commentaires.
Vos chiffres sont très intéressants, je me posais justement la question. Effectivement difficile de vivre avec cette échelle de vente. Et en effet, je ne pense pas qu’il y est nécessairement moins de romances ou romans lesbiens que précédemment. Mon propos était plutôt de m’interroger sur la différence apparemment flagrante entre l’offre M/M et celle F/F. Disons qu’il s’agissait d’étudier une disparition proportionnelle en quelques sortes.
Concernant les ebooks, ils peuvent être moins cher à l’achat ou non, suivant la décision de l’éditeur de privilégier ou non le papier sur le numérique. C’est très visible dans certaines collections.
Par contre une chose me parait certaine, les livres numériques sont moins coûteux à produire pour l’éditeur (c’est même gratuit me semble-t-il pour l’auteur qui s’auto-publie chez Amazon par exemple). Bref la prise de risque de l’éditeur est probablement moindre lorsqu’il ne publie qu’en version numérique comme l’a choisi HQN.-
Merci à vous de ces précisions.
Ah ! le prix du livre.
Base 100 HT. (Le prix public est donc augmenté du taux de TVA)
L’auteur : de 2 à 12 %. La “moyenne” est autour de 6 % à 10 % selon la notoriété de l’auteur et la considération que porte un éditeur à ses auteurs. Je ne peux vous en dire plus mais vous auriez des surprises.
La “fabrication” (correcteur, composition, imprimeur, frais divers) : de 10 à 20 % (selon le prix final et le nombre de pages)
Le libraire : de 30 % à 40 % selon son “poids économique” = les “petits libraires” se voient accorder moins de marge que les gros réseaux de distribution. Il faut savoir aussi que les frais de port sont à sa charge.
Le diffuseur-distributeur : leur pourcentage est assez opaque et très variable. Ce “poste” ne concerne pas les éditeurs LGBT (à ma connaissance).
Le restant va à l’éditeur.
Un petit éditeur qui vend “en direct” a donc une marge (j’ai dit “marge”, pas bénéfice) qui tourne autour de 75 % du prix du livre ; 35 à 45 % s’il passe par un libraire.
Pour une édition numérique, l’éditeur zappe 80% de la fabrication. Il propose en général à l’auteur d’augmenter son pourcentage. Les premiers contrats étaient à 50 % du prix, aujourd’hui, ils sont entre 15 % et 25 %.
Je vous laisse faire les additions qui vous intéressent ! 😉 Et je laisse les éditeurs me démentir (il y en aura !)-
Mmm, vous venez de faire sauter ma calculatrice ! 😉 Merci pour ces chiffres, c’est effectivement édifiant.
Ça serait intéressant de lire un démenti d’éditeurs mais je doute qu’ils se risquent par ici. Merci encore d’avoir pris le temps de me répondre ! -
N’hésitez pas à me contacter si vous avez d’autres questions.
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salut,
c’est sûre qu’on trouve moins de bouquin. je suis obligé de lire en anglais certains car je pense qu’ils ne seront jamais traduits et qu’ils sont absolument superbes.
Je crois que j’ai tout acheté chez lengrenage dans la collection romance et là je deviens english pour un moment le temps d’avoir qqch à se mettre sous la dent.
Et de toute façon comme dit Yumi si ces des hommes qui sont à la tête des maisons d’éditions et qu’en plus ils sont “anti-lesbien”, rien ne sortira.
En tout cas grâce aux ebooks, je lis bcp de romance lesbiennes. -
Après se pose également la question de savoir si les lesbiennes ont toutes envie de lire des ” histoires de lesbiennes”… si l’on rapproche cela de la production cinématographique, je ne pense pas être la seule ici à avoir vu tous les films ” lesbiens”… pour autant il y en a peu que je qualifierai de chefs d’oeuvre… il en va de même pour les livres. Le fait qu’il y ait une romance lesbienne dans l’histoire n’est pas gage de qualité 🙂
Je reste convaincue qu’il serait tout à fait possible qu’un roman ” lesbien” devienne un best seller… si l’intrigue passione les foules… non ?
Au delà du marketing, de la pub et autres moyens de promotion… le bouche à oreille ( sans compter les réseaux sociaux qui démultiplient cet effet) me semble rester à l’origine des grands succès…-
Hum, effectivement pour avoir vu au moins quelques uns de ces films, on ne peut pas dire qu’ils soient tous des chefs d’œuvre… Je dirais même qu’il y a un certain nombre de totales catastrophes ! Quant à savoir si toutes les lesbiennes ont envie de lire des histoires de lesbiennes, j’imagine que statistiquement non. Quoique à un moment de leur vie au moins, je serais prête à parier que oui. Par contre il est clair que la plupart n’ont certainement pas envie de ne lire QUE des histoires de lesbiennes.
Sur le reste, je suis d’accord, rien n’empêche en soit un roman lesbien de toucher le grand public. Sarah Waters en est un bon exemple, je pense. Tipping the velvet a même été nominé par le New York Times comme un des meilleurs livre de l’année 1998. Il n’empêche que pour cela, il faut d’une part qu’il soit publié. Cette première barrière n’est pas facile à passer. D’autres part qu’il soit suffisamment visible pour que le bouche à oreille puisse entrer en action. Très logiquement, plus il y a de bouches, plus il y aura d’oreilles ! ^_^
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Est-ce que ces films ou ces livres ne sont pas des chefs d’œuvre parce que le fait même qu’ils soient qualifiés de “lesbiens” les disqualifie d’emblée ou ne le sont-ils tout simplement pas ? Je me garderais bien de répondre à cette question ! 😉
Ceci étant, d’expérience, le fait même qu’un roman propose une héroïne lesbienne en fait pour un éditeur français straight un “roman de genre”, éditeur qui le disqualifie d’emblée ou le prend avec l’idée qu’il sera assez “sulfureux” pour émoustiller les rédactions.
Pour ce qui est du désir de lire du “lesbien”, je ne réponds que pour moi : j’ai écrit du “lesbien” faute de trouver ce que j’avais envie de lire.
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Vous dites que tous les romans ou films lesbiens ne sont pas des chefs-d’œuvre, cela me paraît assez normal. De grands écrivains ou bien de grands réalisateurs (qui ont connu le succès pour une œuvre) ne réussissent pas à tous les coups un chef d’œuvre romanesque ou de grands films admirés par le public ou par la critique. D’autant que c’est très subjectif, une personne peut très bien crier au génie pour un roman ou pour un film, alors qu’une autre le détestera. De plus, on peut changer de perception sur une œuvre au cours de sa vie. A sa sortie, je n’avais pas aimé lire la Bd «Le bleu est une couleur chaude», ma compagne avait adoré, mais malgré cela, je n’avais lu que trois pages et avait arrêté, le graphisme me rebutait.
Depuis la sortie du film «La vie d’Adèle» qui malgré quelques défauts, (et ce n’est pas l’interprétation de Léa Seydoux qui est en cause, je l’ai trouvé aussi juste que celle d’Adèle Exarchopoulos) que j’ai bien aimé, m’a donné envie de lire la bd, et cette fois-ci, je l’ai appréciée.
Je pense qu’une grande majorité de lesbiennes doivent quand même préférer lire des romances lesbiennes, et non pas des romances hétéros. Il y a quand un besoin minimum de se retrouver et de pouvoir se projeter dans le roman. Il est certain aussi qu’on a toutes besoin de lire autre chose que de la romance lesbienne selon ses propres goûts. Etre homo n’est qu’un composant de la personnalité, on ne se définit pas que comme cela.
Dire qu’un roman lesbien est un roman «de genre» me paraît réducteur, et dire que parce des films ou des romans lesbiens (parce qu’ils sont lesbiens) pourraient être disqualifiés d’emblée pour réussir à devenir de futurs chefs d’œuvre me semble excessif. Hélène de Monferrand a obtenu le Goncourt Premier roman en 1990 pour «Les amies d’Héloïse» ; Sarah Waters a reçu pour son second roman «Affinity» le prix Stonewall book, a reçu le prix des Libraires et le British Book Awards (auteur de l’année 2002). Elle a été élue «auteur de l’année» par le Sunday Times en 2003. Shamin Sarif a obtenu un Award pour son roman «The world unseen» ainsi que pour «Despite the falling snow». Elula Perrin, en son temps, avait connu un grand succès pour son roman autobiographique «Les femmes préfèrent les femmes». C’était une grande militante, et j’avoue qu’elle me manque beaucoup. Elle, elle aurait été capable de remettre à leur place les Frigide Barjot et consœurs…
Evidemment que pour parvenir à obtenir ces prix, il faut qu’ils arrivent à être publier. Et c’est peut-être cette difficulté qui poussent certains auteurs (comme kyrian malone et jamie leigh, ainsi que Céline Ansart) à se retourner vers l’auto-impression. Et commander ce genre de roman en librairie est une véritable gageure, j’en sais quelque chose, et lorsque vous n’arrivez même pas à vous les procurer dans une librairie LGBT, je vous assure que cela a de quoi énerver.
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Juste un passage rapide pour vous faire savoir à toutes que je me régale à vous lire (que ce soit la chronique de Sylvie en elle-même, bravo d’ailleurs) ou encore vos commentaires très éclairants qui poussent à la réflexion. Puissent les commentaires sur ce sujet vivre et se renouveler encore longtemps !
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Désolée pour mon post précédent… Peut-être était-il un petit trop virulent ? (je ne sais pas). Je relisais ce que vous écriviez Sylvie comme une boutade : «Faut qu’on substitue subtilement les romances des lectrices qu’on croise dans le bus ou le métro avec des romances lesbiennes afin de développer sournoisement leur appétit pour ce genre» et cela m’a fait repenser à une situation lorsque je travaillais dans la bibliothèque municipale de ma ville de naissance. J’avais une collègue qui, malgré le fait qu’elle travaillait dans une bibliothèque, n’aimait pas lire, et écoutait donc les avis de certains lecteurs sur les livres afin de conseiller dans leur choix de lecture, d’autres personnes. Ce n’était pas de la romance lesbienne, mais des polars ; elle conseillait à tout va de lire les polars de Sandra Scoppettone, sans visiblement savoir qu’ils contaient les enquêtes d’une privée lesbienne. Je dois avouer que je jubilais dans mon coin et me gardait bien de l’informer de cet état de fait.
Il faut reconnaître que l’on peut trouver différents romans avec des personnages lesbiens dans des bibliothèques municipales à condition d’être curieuse…
Une petite question pour Sylvie concernant son roman «Nadya et Elena», et je suis désolée si vous avez déjà répondu à cette question par le passé, «Pourquoi Harlequin n’a pas décidé de l’imprimer ?» Tout le monde ne possède pas une carte bancaire (moi en l’occurrence), alors après impossible de se procurer des ebooks. Et puis on les trouve partout les Harlequin.
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Bonjour,
Tout d’abord, pas d’inquiétude, je n’ai pas trouvé votre post trop virulent en ce qui me concerne. ^_^ Lorsque j’acquiesce sur le fait que tous les films ou romans lesbiens ne sont pas des chefs d’œuvre, je n’y voyais pas une critique du “genre”, mais juste un fait qui comme vous le faites remarquer est tout à fait normal. De plus la critique est subjective, vous avez raison et des films considérés comme des chefs d’œuvre m’ont parfois laissée de marbre alors que d’autres jugés moyen ont pu me toucher d’avantage.Concernant les bibliothèques, le problème de la classification est intéressant. Comment faire en sorte qu’une lesbienne cherchant un livre lesbien ou ayant des personnages lesbiens puissent s’y retrouver sans avoir à lire chaque résumé (ou connaître déjà l’auteur qu’elle recherche), sans pour autant risquer de disqualifier les éventuels lecteurs-lectrices hétéro en les mettant dans une zone “LGBT” ? Ma compagne était entrée en guerre contre sa bibliothèque de quartier à Londres parce que la nouvelle direction avait classé les romances lesbiennes dans la catégorie “romance” sans distinction, sous prétexte que les classer dans une catégorie LGBT limitait le lectorat. Je comprends le principe, mais s’ils pouvaient juste ajouter à ce classement, une classification informatisée recoupant ce genre d’info, on pourrait s’y retrouver plus facilement, à mon avis…
Bref, concernant votre question, Les éditions Harlequin ont créé cette collection tout numérique (HQN) afin de pouvoir prendre le risque de publier de nouveaux auteurs et de nouveaux genres. Clairement ils ne l’impriment pas, parce que les coûts de production seraient alors bien plus élevés et leurs projections de vente ne sont pas suffisantes. C’est vrai que du coup ça complique la vie de certaines lectrices, entre la carte bancaire et la “liseuse”, il faut être équipée !
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Malheureusement pour le problème de classification dans les bibliothèques, il n’y a pas de classification lesbienne ; ils sont effectivement mélangés dans les romans. En même temps, dans certaines bibliothèques, ils mélangent déjà les romans policiers avec les romans. Donc cela n’a rien de surprenant. Leur seule distinction est un pictogramme sur la tranche pour signaler que c’est un roman policier. Donc, oui, si on ne recherche pas un roman précis ; c’est compliqué. Il faut comme vous le disiez lire les résumés sur les livres, c’est un peu au «feeling» en quelque sorte… Mais c’est comme cela, il y a des années que j’ai trouvé le roman de M.R. Hall «Le puits de solitude» ou les différents tomes de Jeanne Galzy «La surprise de vivre». Alors oui, il faut prendre le temps de chercher… D’autant que vous pouvez les trouver dans une bibliothèque, et pas dans une autre car le choix des catalogues des bibliothèques dépend du (ou de la) bibliothécaire, certains commanderont des livres en fonction des goûts de leurs lecteurs, et d’autres en fonction de leurs propres goûts (et tant pis si ces romans choisis restent dans les rayons).
Merci pour votre info concernant le choix des éditons Harlequin de préférer publier en numérique. Je comprends bien que cette décision soit prise en fonction des projections de ventes. On en revient au principe de l’offre et de la demande. J’ai le sentiment que dans le début des années 90, on pouvait peut-être consommer différemment. Je parle de mon expérience personnelle, j’avais tellement envie de lire des romans lesbiens de n’importe quelle sorte, que lorsque j’en trouvais dans un espace librairie d’un centre commercial, je l’achetais et je me préoccupais moins de sa qualité littéraire. Même chose quand à l’époque où j’habitais plus près de Paris, je faisais la razzia «Aux mots à la bouche». La venue dans les années 2000 de maisons d’éditions LGBT sur le marché, n’aurait-elle pas changé notre comportement, plus d’offre, on leur devient alors plus sélectif, et on recherche plus la qualité que le quantitatif. C’est la même chose pour les films. C’est les auteurs qui en pâtissent du coup, d’où j’imagine qu’il est plus difficile de réussir à se faire publier.
Une pensée qui n’a rien à voir avec le sujet, mais je lis en ce moment pas mal de fanfictions, et lorsque je lis les commentaires des lecteurs, qui par moments, reprochent à leurs auteurs de tarder à poster la suite de leur ff, ou bien leur reprochent leur choix de l’intrigue (je lis en ce moment une ff où la protagoniste est victime d’un viol) ; on lui a reproché d’avoir inséré cela, elle a été obligée de se justifier en révélant que cela permettrait d’expliquer la naissance d’un bébé et le rapprochement entre les 2 femmes. Tout cela pour dire, que cela me donne une vision différente du métier d’écrivain, où je me dis (que cela soit la personne qui écrit une ff gratuitement ou un auteur publié), qu’il faut être courageux, faire preuve d’une certaine abnégation et aimer passionnément écrire pour pouvoir subir des critiques de ses lecteurs.
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Pour la question des auteurs lesbiennes et de la romance homosexuelle, MM ou FF, je ne sais pas si cette remarque fera bien avancer le schmilblick mais elle peut être intéressante à connaître : dans les auteurs écrivant du MM, il y a un certain nombre d’auteurs lesbiennes. Et il y a même, pour une discussion à laquelle j’avais participé il y a des années, beaucoup de bi ou au moins de personnes ayant déjà eu, à un moment donné de leur vie, soit des tendances homosexuelles, soit une expérience homosexuelle. Je n’ai pas de chiffre précis mais, de mémoire, il me semble que, parmi les questions qui étaient alors posées aux auteurs, il y en avait une du genre : “quel a été votre premier contact avec l’homosexualité” et, bingo, on avait toutes au moins une expérience personnelle à raconter, une bisexualité ou des tendances bi à avouer, quand l’auteure ne déclarait pas être elle-même en couple homosexuel. Ça doit bien être de l’ordre de 90% ! Donc c’est vraiment très important, comme proportion.
Après, pour les raisons, je pense qu’écrire du MM ou du FF, c’est toujours écrire sur l’homosexualité et, si on a des tendances, une expérience antérieure ou si on est homosexuel soi-même, ce peut être un sujet attirant les auteurs.
Et, pour les auteurs que je connais étant elles-mêmes homosexuelles et n’écrivant pourtant que du MM, je me souviens que l’une d’elle en a parlé, une fois, et elle disait qu’elle n’était pas en couple depuis longtemps et que voir des femmes en couple la déprimait.Enfin, voilà pour la petite remarque (tardive ! Je vois que cet article date d’il y a plusieurs mois, mais bon), qui apportera peut-être quelques pistes de réflexion supplémentaires. 🙂
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Ah c’est effectivement intéressant… Je savais que les auteurs de F/F étaient relativement souvent des femmes homosexuelles elles-mêmes, par contre je n’avais aucune stat concernant les auteurs de M/M. Et je ne me serais pas forcément doutée du résultat. C’est sûr que MM ou FF, c’est toujours un background LGBT…
Mais bêtement j’imaginais qu’on écrivait plus facilement sur ce qui nous touchait plus directement. Mais bon, en fait c’est vrai qu’il n’y a pas de règle à ce sujet… la preuve !
En tout cas, merci de ta participation et il n’est jamais trop tard pour bien faire !! ^_^-
Peut-être que, dans les auteurs de MM, il y a plus de gens qui sont entre 1et 4, sur l’echelle de Kinsey, qu’à 6 ?
Il faudrait lancer un sondage, en fait. Je tente. Je reviendrai dire ici ce que ça donnera. 🙂-
Et c’est fait. 🙂
http://kumfuopelleam.wordpress.com/2014/11/03/auteures-et-lectrices-de-mm-et-orientation-sexuelle/
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Wow ! Super ! Dis-donc, tu as fait un sacré boulot de recherche. J’ai trouvé les résultats effectivement très intéressants… Et sans avoir d’à priori sur la capacité des auteures à écrire du MM, c’est vrai que je n’aurais pas pensé qu’il y avait autant de, disons pour faire large, “sympathisantes homosexuelles” ^_^
Je trouve également ton analyse des causes de ce phénomène très instructive. Je n’ai eu le temps que de survoler l’article mais je le reprendrais à tête froide ce soir.
Merci encore pour cette intervention !
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Le profil de Sylvie Geroux a été mis à jour il y a 12 ans
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Tierra de Lobos : Saison 3 : Interlude et Oraison Funèbre il y a 12 ans
Au secours, je cherche mon envie d’écrire ? Je l’ai perdue il y a quelques temps, très exactement depuis mon visionnage de la fin de la nouvelle saison de Tierra de Lobos. Elle a pris ses jambes à son […]-
Je suis arrêtée bien avant la fin et si j’en crois ce que j’en lis , j’ai eu bien raison !!!
RIP à Tierra de lobos !!!Sinon je suis fan de ton interlude et oraison funèbre !!! j’ai rie ce qui permet de dédramatisé cet fin de saison !!!
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Merci beaucoup, ça me fait plaisir de savoir que j’ai réussi à faire rire, surtout à ce sujet là !!!
Si tu veux malgré tout découvrir la fin, je vais décrire la saison dans deux futures chroniques.
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Sylvie Geroux a modifié l’image de son profil il y a 12 ans et 1 mois
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Sylvie Geroux a rejoint le groupe
Le Univers-L Bar il y a 12 ans et 1 mois -
Sylvie Geroux a modifié l’image de son profil il y a 12 ans et 1 mois
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Sylvie Geroux s'est inscrit il y a 12 ans et 1 mois
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Edwine Morin a modifié l’image de son profil il y a 12 ans et 1 mois
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Trauma il y a 12 ans et 2 mois
Trauma est une série télévisée médicale québécoise créée par Fabienne Larouche et réalisée par François Gingras. Elle se compose de 54 épisodes répartis sur cinq saisons diffusées sur la chaîne Radio-Canada entre 2010 et 2014.
La série est centrée sur la vie personnelle et professionnelle de personnes travaillant dans le service de traumatologie de l’hôpital Saint-Arsène. Le Professeur Antoine Légaré (Gilbert Sicotte) est le chef du département de psychiatrie de l’hôpital Saint-Arsène. Il est celui qui accueille, dans le premier épisode, les résidents qu’il va transformer en chirurgiens de l’urgence. Le Docteur Julie Lemieux (Isabel Richer) dirige le département de traumatologie. -
Edwine Morin a écrit un nouvel article, Tierra de Lobos : Saison 3 : Espoir, vous avez dit espoir ? il y a 12 ans et 2 mois
Oui oui, vous avez bien entendu, j’ai dit « espoir ». Rappelez-vous, Isabel et Cristina s’aiment toujours autant et leur relation reprend à la fin de l’épisode 4 de la saison 3. Alors oui « espoir », même si Isabel est fraichement mariée, même si les éléments sont contre elles, leur couple tient le coup et c’est assez beau pour être souligné.
L’épisode 5 s’ouvre sur Isabel en tant de peigner son cheval à l’écurie. Cristina arrive par surprise et l’embrasse. Ses ardeurs sont calmées par Isabel qui lui dit qu’elle doit à tout prix rester discrète et qu’elle ne doit pas oublier que désormais elle est une femme mariée. Avant de partir, Cristina lui fait promettre de revenir la voir au bordel où elle se cache. Seulement, malgré sa promesse Isabel ne vient pas au bordel et Cristina l’attend en tentant difficilement de garder espoir. Il faut dire que ce n’est pas facile de rester optimiste quand on se prend un lapin et que la tenancière du bordel vous regarde avec son air blasé et vous dit : « Eh oui chérie, tu crois que tu es la première pute à tomber amoureuse ? ». Une autre prostituée arrive en courant avec une information capitale : il y a eu une disparition chez les Lobo (le fils de la sœur je crois, mais je vous avoue que ma compréhension de l’espagnol à des limites, une prostituée sous ecstasy qui parle le castillan à 200km/h fait totalement partie de ces limites), tout le monde s’est donc mobilisé pour retrouver le mystérieux disparu, y compris bien sûr Isabel et son tendre époux. Voici donc où se trouvait Isabel.
La pauvre Cristina dont l’amour dévastateur la fait ressembler à une toxicomane en plein sevrage (oui je vous assure, maquillage à l’appui) trouve la géniale idée d’aller aider la famille Lobo à mener la battue. Elle rejoint donc Isabel dans les bois et surprend cette dernière en train d’embrasser son mari. Une fois le mari parti Cristina s’approche d’Isabel et bien évidemment Isabel se montre très froide et distante : Cristina en étant fugitive ne peut l’aider d’aucune façon, au contraire elle les met toutes les deux en danger. C’est donc très froidement qu’Isabel somme Cristina de retourner au bordel et de ne pas l’y attendre.
Cristina prend cela pour un rejet. Elle souffre tellement qu’elle devient de moins en moins cohérente. Nous la retrouvons un peu plus tard dans l’entrée de la maison des Lobo, en train de dire à la servante qu’elle veut avoir une entrevue avec le père. Elle est sérieuse, là ? Mes pauvres oreilles malmenées par tant de langue étrangère sont-elles en train de saturer ? Est-ce une hallucination auditive ? Je vous jure ça existe.
Je rembobine… on ne sait jamais.
Entre les années lycée qui remontent à tellement longtemps que je n’ose nommer le chiffre, et le verbe « rembobiner » qui est désormais une relique bonne pour le cimetière, je me rends compte de la dure réalité : je ne suis plus de toute première jeunesse. Mais je divague et le rembobinage arrive à son terme.Replay :
CRISTINA : Je veux parler au seigneur Lobo.
SERVANTE : Je vais voir s’il est disponible. Un moment s’il-vous-plait.
ISABEL : Je m’en occupe, ne vous embêtez pas.On notera deux choses bien importantes :
Déjà, comme vous avez dû le comprendre, Isabel est arrivée à temps pour empêcher le drame, quoi que si on est parano (et c’est ce qui nous pend au nez avec cette série qui enchaîne les rebondissements à un rythme qui est mauvais pour le cœur) on peut se laisser aller à supposer que malgré l’intervention d’Isabel la servante a reconnu Cristina et va balancer le truc à Lobo. Mais laissons donc la suite venir.
La seconde chose : ce n’était pas une hallucination auditive et là je me fais du souci pour Cristina. À ce stade d’insanité mentale, il ne lui manque plus que l’écume au coin des lèvres et c’est parti pour l’abattoir. Franchement je ne sais pas ce qu’on va faire d’elle, mais vu comment elle morfle, les chances pour elle de s’en sortir sont minces.Isabel arrive à temps pour empêcher le drame et découvre que Cristina voulait en finir avec la vie. Il s’agissait réellement d’une opération suicide. Isabel la rassure, l’embrasse et lui promet de la rejoindre plus tard.
Plus tard, Cristina est allongée et endormie et Isabel vient la réveiller en l’embrassant tendrement. Encore une fois les scènes où elles se retrouvent ensemble sont très mignonnes. Isabel donne une clé à Cristina. Impression de déjà-vu, je mets pause, je réfléchis, peut-être une symbolique, un croisé de l’époque où c’était Cristina qui était venue libérer Isabel du couvent grâce à la clé du portail (rappelez-vous c’était ici) comme une sorte de retour d’ascenseur… Et là, la lumière fût. La clé ! LA CLÉ !
Petit message aux accessoiristes : franchement les gars réutiliser la même clé que celle du couvent, c’était déjà nul la première fois, mais là on va vous organiser un crowdfunding et toutes se cotiser à univers-l parce qu’il faut faire quelque chose. Cristina qui est toujours habillée pareil, soit, c’est une prise de parti, mais réutiliser le même accessoire à toutes les sauces c’est pas classe.Isabel a acheté une maison à Cristina, loin de la ville pour qu’elle puisse vivre tranquille sans avoir à se cacher. Isabel pourra même venir lui rendre visite en cachette. Elle lui donne également de l’argent pour vivre et tenir le coup sans travailler. Alors évidemment la situation est frustrante, et Cristina est déçue :
CRISTINA : À croire que je suis vouée à rester la pute de l’un des Lobo.
ISABEL : Je t’aime. Et je te jure qu’un jour nous serons réunies.
CRISTINA : Pardonne-moi. J’ai tant besoin de toi.
ISABEL : Je ne pourrais pas venir te voir autant de fois que je ne le souhaite. Mais même si nous sommes loin l’une de l’autre, je penserai à toi.
CRISTINA : Ne t’inquiète pas. Chaque jour avec toi m’aidera à endurer une année entière.Cependant, il y a quelque chose qui m’a fait réfléchir. Isabelle, j’ai nommé la cheffe d’univers-l, m’a fait remarquer que dans mon article précédent « l’espoir est-il encore possible ? » j’avais réussi à attiser la curiosité, sans toutefois développer les fameuses scènes de retrouvailles entre les deux amantes, comme quelque chose que l’on attendait et qui aurait manqué. Alors merci Isabelle pour m’en avoir fait prendre conscience, la triste vérité est là : il n’y a plus de scènes entre les deux. Fini la dépravation au milieu des bois, l’amour le midi, le soir et encore le matin, le déshabillage en règle de toutes les couches de fringues du moyen-âge, les filets de baves (ah non pardon je confonds avec un autre film là).
Plus j’y pense, plus je me dis que la question soulevée par cet article aurait dû être « Isabel et Cristina ont-elles encore des relations sexuelles ? ». Et forcées de reconnaître que ce n’est plus le cas, nous aurions essayé de comprendre pourquoi, nous aurions pu prendre le parti d’éliminer tout de suite la sédentarité ou la routine comme causes de pannes sexuelles, quoiqu’apparemment avoir une vie de merde et le monde entier contre soi, c’est un peu la routine pour Isabel et Cristina, et, ne leur jetons pas la pierre, ça en découragerait plus d’un. Cela dit, ça nous aurait également fourni une explication à la nervosité de Cristina et à l’aigreur d’Isabel…Alors je vous le dis, je ne sais pas pour vous mais tout ça moi ça me fait déprimer. Alors une, et une seule, question se pose : espoir vous avez dit espoir ? À ça je réponds : espérons…
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Push Girls – Une série documentaire qui décoiffe et qui donne une leçon d'humilité il y a 12 ans et 2 mois
Résumé Officiel :
Los Angeles, ville des anges et de quatre femmes hors du commun. Angela, Tiphany, Mia et Auti sont drôles, vives, belles et paralysées. Ce docu du réel nous propose de suivre le quotidien mouvementé de ces héroïnes d’un Sex and the City en fauteuil roulant. Un jour, la vie de nos quatre amies a pris un chemin inattendu. À cause d’un accident ou d’une maladie, elles se sont retrouvées paralysées. Mais alors que leurs jambes ne sont plus capables de les porter, leur esprit, lui, reste très éveillé. De leur handicap, ce quatuor de choc trouve l’énergie de faire face à la vie et poursuit sa quête du bonheur !
Angela est la réaliste de la bande. Mannequin éblouissante, elle essaie de prouver désormais son indépendance. Séductrice et blagueuse, Tiphany se pose de son côté beaucoup de questions sur sa sexualité et sur le fait de s’installer de façon un peu plus posée dans sa vie. Mia, elle, est une ancienne championne de natation sur le point de nager à nouveau pour la première fois depuis son accident médical. Quant à Auti, à la fois danseuse, rappeuse, actrice et véritable pile électrique, elle croise les doigts pour avoir – à l’âge de 42 ans – un bébé avec son mari.Avis Personnel :
Push Girls est mon coup de cœur de cette année et, j’en suis certaine, des années à venir. Ça va être difficile de trouver une émission de télé qui pourra détrôner Push Girls de la première place du podium sur lequel je l’ai placée.
Comme résumé plus haut il s’agit de l’histoire de quatre amies qui habitent à Los Angeles et qui, à travers leurs choix et la manière dont elles vivent leur vie, se battent pour la visibilité et l’égalité des personnes à mobilité réduite. Le montage et les interviews sont extrêmement efficaces et sont faits de telle manière qu’on intègre presque instantanément leur quotidien. La rapidité avec laquelle le ton est donné est déconcertante : dès le début on comprend ces filles et on s’identifie à elles. On s’identifie d’abord car on se dit qu’un accident est vite arrivé, nous pourrions être celle qui se fait percuter par un chauffard ivre en voiture, il y a des choses que nous ne pouvons pas contrôler, et parfois le destin relève de la loterie, pourquoi elles et pourquoi pas nous ?
Cependant, l’identification s’arrête ici. Je m’explique : presque instantanément, même s’il n’est pas question pour les héroïnes de l’émission de se poser en faiseuses de morale, ou de tenir des grands discours sur ce que doit être la vie et comment celle-ci doit être vécue, leur force crève l’écran. Le résultat est une immense réussite car à aucun moment il n’est question pour les filles de s’apitoyer sur leur sort, de se considérer comme différentes (au sens discriminatoire du terme), de montrer de manière collégiale ce qui va et ce qui ne va pas dans la société à l’égard des personnes en situation de handicap. Non, le tout vous éclate au visage dans toute sa vérité, dans toute sa limpidité et sans qu’aucun pathos ne viennent surenchérir par-dessus ça. On comprend dès les premières secondes qu’il ne sera pas question de voyeurisme, c’est comme si pour la première fois à la télévision on avait trouvé une réelle légitimité aux émissions-réalité. Push Girls donne ses lettres de noblesse à ce genre télévisuel qui nous a trop souvent habitués à de l’affligeante télé-poubelle. Le genre est si parfaitement exploité que ces femmes apparaissent dans tout ce qu’elles ont de plus exemplaire et les regarder évoluer à Los Angeles est mille fois plus éloquent que tous les discours remâchés sur l’égalité et l’accessibilité que nous connaissons tous et qui n’ont plus aucun impact tant ils sont usés et ont perdu leur âme.
Dès le départ la couleur est annoncée : nos héroïnes ont pour point commun de refuser farouchement l’aide extérieure qui viendrait entacher leur si chère indépendance, et elles veulent faire tout comme tout le monde, voire même beaucoup plus. À hauteur de fauteuil, on partage leurs joies et leurs peines, leurs échecs et leurs réussites. Nous les accompagnons à la salle de sport, au restaurant, dans des soirées de speed-dating, dans leurs flirts, au ski, en parachute ascensionnel, au volant de divers véhicules, aller aux enchères et ramener sans l’aide de personne des meubles plutôt volumineux, dans des déménagements, en train de faire de la danse dans leur troupe, partir en week-end, prendre l’avion pour le Mexique et rendre chèvre l’hôtesse car elles finissent toujours par aller s’asseoir où elles veulent, participer à un concours de danse au milieu de personnes valides, faire des compétitions sportives (notamment natation)… J’en passe et à chaque fois que je les regarde je me rends compte de l’étendue de ma fainéantise, et je pense avec un peu de culpabilité à mon abonnement à la salle de sport qui est doucement en train de mourir dans un coin.
Même si on le sait déjà, on se rend vraiment compte, dans notre société qui n’est pas aménagée, à quel point le plus infime des gestes peut devenir problématique pour des personnes à mobilité réduite, tout est une question de perpétuelle organisation et les difficultés se trouvent littéralement à chaque coin de rue. Partir en virée shopping devient un vrai casse-tête que les filles parviennent quand même à résoudre au prix de leur courage, de leurs efforts et de leur motivation sans faille. Il faut ajouter à cela le regard des autres, qui est insistant, bête, méchant, souvent tendre aussi, mais quoi qu’il en soit des intentions d’autrui, nous savons tous à quel point ça peut devenir pesant d’être scruté et d’être traité différemment, et lorsqu’il s’agit d’un lot quotidien, cela demande une force de caractère incroyable pour passer outre.
Les quatre amies ont toutes un parcours et des personnalités différents et sont percutantes chacune à leur manière. Une mention spéciale pour Angela qui était actrice et mannequin et qui est devenue tétraplégique après un accident de voiture. Contrairement aux autres filles qui sont paraplégiques et qui peuvent utiliser le haut du corps à souhait, Angela a également perdu de la mobilité au niveau de ses bras. Elle a besoin d’énormément de soins dans sa vie quotidienne. Malgré ces difficultés supplémentaires, elle va se battre pour retrouver du travail dans le mannequinat afin d’ouvrir la voie aux personnes handicapées dans ce métier et dans cette ville de Los Angeles qui, plus que tout ailleurs, est focalisée sur l’apparence.
Pour finir, un mot sur Tiphany qui justifie que nous parlions de la série ici. Après avoir hésité en ayant peur des possibles retombées négatives pour les membres de sa famille, elle a fait le choix de dévoiler sa sexualité dans l’émission en s’affichant dans la saison 1 en couple avec une jeune femme qui s’appelle Yoko et plus tard dans les soirée gays de Los Angeles où elle rencontrera Liz. Cela donnera lieu à de jolis moments, notamment dans l’épisode 7 de la saison 2 où Liz se met à la place de Tiphany et la suit à travers les rues de la ville en fauteuil roulant. Un beau geste qui permet de prendre conscience de ce que vit sa petite amie au quotidien. Tiphany est présentée comme bisexuelle bien que dès l’épisode 1 de la saison 1 elle clarifie les choses en disant qu’elle ne veut pas d’une étiquette et qu’elle aime des personnes et non des sexes.
Je pourrais m’épancher pendant des jours alors je vais conclure sur un conseil, bien que ce fût prévisible et qu’on savait toutes comment ma petite chronique allait finir : partez vite à la rencontre des push girls, vous risqueriez de vous surprendre à y trouver de la beauté, de la poésie, ce petit supplément d’âme touchant et surtout contagieux. En somme, d’un simple visionnage vous risqueriez de vous en sortir grandi !Prix et Récompenses :
La série a été élue Best Reality Series à la cérémonie des Critics’ Choice Television Awards en 2013.

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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Tiphany Adams il y a 12 ans et 3 mois
Tiphany Adams est une jeune femme américaine s’étant fait connaître en étant l’une des héroïnes du documentaire-réalité Push Girls produit par Sundance Channel aux USA et diffusé en France sur la chaîne Numéro […]
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Tierra de Lobos : Saison 3 : L'espoir est-il encore possible ? il y a 12 ans et 4 mois
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Breakout Kings : Une femme manipulatrice se fait passer pour lesbienne il y a 12 ans et 10 mois
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