Isabelle B. Price

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     Épisode 5499 : Laissée seule.

    Anni a décidé de partir à Barcelone en vacances. Elle en parle avec son amie Nele tout en faisant son sac.

    NELE : Barcelone ? Comme c’est génial, en plus au printemps!! Eh […]

  • Brandi Burkhardt est surtout connue pour son rôle de Crickett dans Hart of Dixie. Elle y joue une jeune femme attachante, adorable et tout juste sortie du placard et elle apporte une touche d’homosexualité bien nécessaire à la ville de Bluebelle dans l’Alabama. Nous l’avons vue faire son coming-out à toute la communauté lors du renouvellement de ses vœux de mariage avec Stanley, puis elle a accepté son tout premier rendez-vous avec une fille : la tout aussi adorable Jaysene. Maintenant qu’elle fait partie des Belles du sud, qu’elle est out et fière, nous mourons d’envie de voir Crickett avoir un peu d’action dans le domaine sentimental.
    Nous avons parlé avec Brandi de son passage en tant que personnage régulier dans Hart of Dixie, de la surprise que Crickett soit lesbienne et du fait – rassurant – qu’il soit possible que son tout nouveau public lesbien ne soit pas déçu par la suite des événements.
    Qu’est-ce qui, à la base, vous avait attirée dans le rôle de Crickett ?
    À la base ce personnage ne devait apparaître que dans un seul épisode donc j’ai juste passé une audition et je l’ai eue. J’étais très contente parce que c’était une nouvelle série et instinctivement je me suis dit que je pourrais en faire partie parce que l’histoire se déroule dans une toute petite ville, toute mignonne. On sentait que le ton était très agréable, léger mais tout de même réfléchi. J’y suis allée et j’ai eu le rôle. Puis, finalement, l’énergie entre Lemon, Annabeth et Crickett était tellement forte qu’ils ont décidé de garder le personnage sur le long terme.
    Vous avez commencé en pensant que vous n’apparaîtriez que dans un épisode et finalement ça a été bien plus. Quand avez-vous su que vous seriez lesbienne ?
    C’est marrant parce que lorsque Crickett renouvelait ses vœux à la fin de la saison trois, à ce moment-là, tout ce que je savais c’était que j’allais renouveler ces vœux et essayer des robes de mariage. Ils ont gardé ça top secret.
    Vous l’avez appris très tard alors. Vous pensiez que vous alliez renouveler vos vœux avec Stanley ?
    C’est sorti de nulle part pour moi, surtout qu’ils jouent un peu avec le fait que Stanley soit probablement gay. J’allais à la réunion de lecture le lendemain et vers minuit je me suis dit « Je ferais quand même mieux de lire la fin du scénario. » Et en tournant les pages j’étais « Quoi ?! Qu’est-ce qui vient de se passer, là ? » C’était marrant. Personne ne l’a vu venir. À un moment, alors qu’on filmait la scène pour la première fois, un membre du casting qui n’avait visiblement pas lu cette partie du scénario a eu une sacrée réaction. C’était très drôle et je me suis dit « C’est aussi ce que j’ai pensé. »
    Il devait sûrement y avoir d’autres réactions très sincères de la part des acteurs de la série.
    Oui, exactement.
    Qu’en avez-vous pensé ? Pensez-vous que ça ira ? Ou bien est-ce complètement hors de propos et pensez-vous que ça ne marchera pas ? Êtes-vous à l’aise avec le fait de jouer une lesbienne ?
    Ma plus grande inquiétude a été de me demander comment j’allais jouer ça. Le truc super c’est qu’elle ne change pas. Elle ne se met pas, tout à coup, à porter du rose, des rangers cirées ou quoi que ce soit que l’on associe aux lesbiennes. Le point positif c’est que rien n’a changé, elle sort juste avec des femmes maintenant. C’est pas mal qu’on en soit arrivé là.
    C’est ce que j’aime dans son histoire. J’ai toujours été féminine et lorsque j’ai fait mon coming-out je croyais avoir besoin de ressembler à une lesbienne. Donc je suis passée par une phase « rangers » et je n’ai jamais eu l’impression d’être moi. Au final, je suis juste revenue à ce que j’avais toujours été, c’est-à-dire une femme féminine qui sort avec des femmes. Je suis très contente que Crickett ait sauté cette étape que beaucoup de nous avons traversée avant de pouvoir complètement nous accepter.
    C’est bien de vous entendre dire ça parce que même en temps qu’hétéro j’essayais de me poser les questions que je me serais posées à la place de Crickett. C’est rassurant de savoir que vous vous êtes posé les mêmes questions, même si nous ne voyons pas Crickett se les poser. Je ne savais pas si j’étais capable de jouer cela aussi bien que quelqu’un l’ayant vécu. Donc, c’est rassurant de vous entendre dire ça.
    Pensez-vous que la façon dont vous interprétez Crickett devrait changer ou changera maintenant qu’elle est lesbienne et out ? Hum, je crois que nous avons déjà répondu à cette question. Vous avez dit que vous aviez continué d’être la Crickett que l’on connait, c’est juste qu’elle sort avec des femmes maintenant.
    Je n’étais pas sûre que ce soit la chose à faire. À chaque nouvel épisode je me disais « Que se passera-t-il ensuite ? Comment je fais ça ? » Parce qu’encore une fois, je n’ai pas vécu ça. Je ne veux pas mal représenter quelque chose d’aussi important pour les gens. Je n’avais pas prévu de faire ça, c’est en partie dû aux scénaristes et à leur façon d’écrire. J’essayais de faire attention et de m’appliquer, donc chaque épisode représentait une nouvelle opportunité de représentation. Au fur et à mesure que la saison progressait je commençais à me dire « Je comprends ce qu’il se passe. » C’est facile de dire tout ça maintenant, mais sur le moment je me disais « Hum, comment est-ce que tout ça est censé arriver ? » Au final, j’ai juste joué une personne amoureuse d’une autre personne.

    Les personnes LGBT ont tendance à être très loyales envers les acteurs et actrices qui jouent des rôles gays. Que pensez-vous du fait de potentiellement avoir une base de fans lesbiennes à vie ?
    Et bien, c’est super !
    C’est tout nous, ça. Vous jouez un rôle homo une fois et on va probablement être intéressées par tous vos projets et vous suivre partout juste parce que vous avez joué Crickett.
    Génial. Je suis allée à Broadway et je sais que les gens recherchent ce genre de fans dans chaque média. Je suis flattée et enchantée.
    Avez-vous eu des retours négatifs de la part des téléspectateurs depuis le coming-out de Crickett ?
    Non, d’ailleurs ça m’a surprise. Je vis à Los Angeles et j’ai vécu à New York donc je ne suis pas trop confrontée à la discrimination. Ça ne m’a pas surprise. En fait, je n’y avais pas pensé avant que vous ne me le demandiez. Dieu merci je n’ai eu aucun mauvais retour. Je n’aurais pas été préparée à en recevoir.
    Vous avez très bien su représenter ce que peut être la vie à la sortie du placard pour certaines d’entre nous. À qui ou quoi devez-vous cette facilité à jouer cela ? Est-ce que ça vous est venu naturellement, avez-vous fait des recherches ou bien avez-vous utilisé l’expérience de quelqu’un d’autre ?
    En fait, je me suis dit « Qu’est-ce que je ferais dans cette situation ? » Et comme je ne savais pas ce que je ferais, c’était sympa de découvrir cela avec elle. Je ne savais pas à quoi tout cela ressemblerait avant la fin de la saison. Maintenant je peux avoir une vision d’ensemble. J’ai essayé de franchir les étapes comme n’importe qui l’aurait fait en faisant son coming-out dans une petite ville telle que celle-ci. À un moment je fais remarquer qu’elle a peu de possibilités de rendez-vous.
    Oui, j’ai adoré ce moment. C’était très marrant !
    C’est genre : « Waouh, Dieu merci on a une sapeur-pompier ! » Elle ne sait pas encore ce qu’elle fait, elle essaie juste de trouver des réponses. Je crois que c’est ce qui est marrant justement : voir ce côté maladroit, la voir passer par toutes ces émotions et s’en sortir, finalement, avec une bonne relation.
    Je suppose que c’est plus logique de découvrir cela en même temps qu’elle, c’est plus sincère. C’est la première fois pour Crickett mais aussi pour vous, donc vous vivez ça comme elle plutôt que d’essayer de représenter ça de la meilleure manière qui soit ou de faire comme tout le monde. En pratique, c’est différent pour tout le monde.
    C’est sympa parce que je n’avais vraiment aucune arrière-pensée. J’essayais juste d’être vraie et de faire attention à ce que je jouais. Je n’essayais pas de raconter ma propre histoire, j’essayais juste d’être authentique.
    Chaque semaine on espère voir son rendez-vous. Dans l’épisode de la semaine dernière elle allait vous emmener dans un bar gay et vous parliez de la tenue que vous alliez porter. C’est une impatience que nous avons toutes ressentie à un moment ou à un autre.
    Oui, tout à fait. J’aurais aimé qu’on puisse voir ce moment. Ça aurait été très drôle. On la verra faire pas mal d’autres choses, ne vous inquiétez pas.
    Pouvez-vous nous parler de ce qu’il va se passer entre Crickett et Jaysene ?
    Allumez la télé vendredi soir ! Mais en tout cas, le côté lesbien est bien présent !
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • Il y a quelques semaines, afin d’aider à financer la quatrième saison de la websérie australienne Starting From… Now!, les dons avaient été ouverts directement sur le site Internet de la websérie.
    La semaine […]

  • Kristen se rend chez Emily pour s’excuser et l’invite à aller boire un verre pour se faire pardonner.
    Darcy rentre chez elle un bouquet de fleurs à la main et découvre Steph en train de cuisiner le repas du soir. […]

  • La vidéo est sortie hier et nul doute qu’elle va connaître un certain succès ! Evan Rachel Wood a prêté son image à la marque Wildfang, une marque de vêtements américaine pour les filles tomboy qui ne rentrent pas dans les standards du prêt-à-porter féminin.
    Une vidéo promotionnelle loin d’être dénuée de sens !
    L’actrice américaine ouvertement bisexuelle, a donc prêté son image avec humour puisque tout tourne autour du jeu de mots avec son nom de famille Wood qui se transforme en “would” dans la vidéo. Ce qui donne : Evan Rachel “Would” : Evan Rachel “Peut” (le faire) ! Loin d’être dénuée de sens, la vidéo commence par un plan sur la chanteuse américaine Kim Gordon lisant ses mémoires, on aperçoit alors Evan Rachel Wood dans l’assemblée très attentive et inspirée par le discours de son aînée.

    Plusieurs scènes se suivent où Evan Rachel Wood déconstruit les codes actuels comme dans cette première scène de la pièce Roméo et Juliette où  le petit garçon jouant Roméo demande pourquoi la fille ne porte pas de robe, ce à quoi la Juliet en salopette répond :

    “Roméo, rentrer dans les codes d’une féminité conventionnelle est un choix, ce n’est pas obligatoire. Les codes vestimentaires des genres sont une construction sociale que nous avons tous le droit de challenger”.

    Le ton est donné ! Les valeurs de la marque Wildfang sont résumées dans cette phrase et un véritable message est porté par la vidéo !
    Beth Ditto se joint à Evan Rachel “Would”
    Le reste de la vidéo nous montre Evan Rachel “Would” à un entrainement de mascottes et faisant un doigt d’honneur à la star de la NBA Robin Lopez connu pour son plaisir à martyriser les mascottes des autres équipes ! Elle se retrouve ensuite autour d’une table avec des dames d’un certain âge qui n’ont pas leur langue dans leur poche.

    Enfin, la vidéo se termine dans un karaoké ou Evan Rachel “Would” rejoint Beth Ditto en personne. Beth Ditto, la chanteuse ouvertement lesbienne du célèbre groupe Gossip ! S’en suit un duo endiablé et une proposition de collaboration pour un futur groupe : les “Lady Balls”.

    Bref, un sacré coup de pub pour la marque qui a tout compris à travers cette vidéo en envoyant un message fort retransmettant toutes ses valeurs ! On vous laisse découvrir la vidéo ci-dessous.

     

  • Hey, c’est parti pour une nouvelle série très attendue : One Big Happy, aux manettes, ni plus ni moins que Liz Feldman et Ellen DeGeneres à la production entre autre ! Top départ du récap !

    On commence par une scène dans un un super marché où les deux protagonistes achètent tout ce qu’il faut de prénatal pour la future grossesse de l’héroïne et son futur “mini moi”. Elle explique cash la situation à la caissière après que celle-ci est malencontreusement appelé son meilleur ami “mari”. Jeu de mots à gogo et vannes faciles sont au rendez-vous. La situation est plantée, en deux minutes le pitch de la série est posé : une lesbienne fait un enfant avec son meilleur ami.

    Le moins que l’on puisse dire c’est que Lizzy est lesbienne et cela est parfaitement assumé, dit et ne pose pas le moindre problème. J’aimerai vivre dans une société où je me permettrai d’avoir ce genre de conversation avec la caissière du super marché. Malheureusement en France, le post Manif Pour Tous a laissé des traces et nous sommes plusieurs à avoir été bien refroidies suite à ces “événements”.

    Passons maintenant aux choses sérieuses. Retour à l’appartement où Lizzy fait son test de grossesse et on a le droit à quelques blagues sur la façon respective de Luke et Lizzy de faire pipi. Oui oui ! Les rires en boîte derrière sont un poil trop poussés à mon goût. En attendant le résultat, Luke et Lizzy se lancent dans une conversation sur l’engagement, leur passé… Ce qui donne lieu à quelques répliques bien senties :

    "j'auris dû m'en rendre compte quand j'ai appelé mon chat Ellen"

    “J’aurais dû m’en rendre compte quand j’ai appelé mon chat Ellen.”

    “Tu es plus intelligent que tu n’en as l’air”
    “Tu as su que j’étais homo avant moi !”
    ” Tu portais un haut de forme au bal de promo”
    “ça allait avec mon costard”
    ‘Et oui, j’aurai dû me douter que j’étais gay quand j’ai appelé mon chat Ellen”.

    Malheureusement le test est négatif, pas de bébé pour l’instant.

    On retrouve notre donneur de sperme et la future maman dans un bar avec un couple d’amis leur disant à quel point ils ont de la chance de ne pas être parents car ils ont une fille et l’aiment… mais la détestent aussi parfois !

    Luke part au bar commander à boire et tombe sur une charmante anglaise qui fait croire qu’elle est barman pour se servir elle-même, lassée d’attendre le barman. On le devine tout de suite, cette charmante British Girl sera le caillou dans la chaussure de Lizzy. Ils font connaissance puis dansent ensemble alors que ses amis se moquent en étant persuadés que ce ne sera qu’un coup d’un soir.

    Scène suivante, Lizzy se lève en pyjama et découvre nue, au milieu de la cuisine notre anglaise. Loin d’être décontenancée et plutôt à l’aise avec sa nudité la jeune anglaise lui dit que Luke lui a demandé de rester et demande à notre héroïne si elle aurait de la valeur sur le marché lesbien. La voyant mal à l’aise elle veut lui faire un “hug” (oui, oui alors qu’elle est à oilpé !).

    On change encore de scène (oui ça va vite !). On découvre le Bowl, le Bowling de Luke que l’on découvre aussi écrivain. Il est encore avec Prudence (j’ai enfin retenu le prénom de la jeune anglaise) et passe une super journée. Lizz l’appelle, il l’a oublié au magasin de peintures où ils avaient rendez-vous ! Elle vient de se faire poser un lapin et commence à comprendre que Luke n’aura plus autant de temps pour elle.

    “Je suis en train de perdre mon meilleur ami. Sniiiiiiif”

    Entre temps Luke présente un de ces copains du Bowling qui tombe aussi sous le charme de la belle. Puis une discussion entre Prudence et lui commence en privé. Elle lui explique qu’elle doit partir. Il ne veut pas et va même proposer jusqu’à payer les deux tiers du prix de son billet. Prudence lui explique alors qu’elle est une alien. Oui, non, je vous vois venir, pas ce type d’alien. Alien veut aussi dire immigré illégal en anglais. Du coup il lui propose de passer ces derniers moments aux US avec lui avant de lui dire qu’il l’aime. Oui oui, ils se sont rencontrés la veille et se disent déjà qu’ils s’aiment, ces deux-là sont pires que des lesbiennes !

    On change de décor, Lizzy, Prudence et Luke sont à l’appartement. Luke et Prudence ont repeint le mur d’une couleur chaude et pop qui ne plaît pas du tout à Lizzy. Prudence essaie de persuader Lizzy que c’est la bonne couleur et Luke lui donne encore une fois de plus raison au plus grand désarroi de sa meilleure amie…

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    J’aime pas ta couleur !!! – Fais moi un calin !

    Luke et Lizzy s’engueulent dans la cuisine. Luke lui reproche de ne laisser sa chance à personne. Plus tard, Lizzy est à table avec le couple d’amis du début et s’étonne que Luke ne soit pas encore là. Ses amis se plaignent également trouvant probablement que la jeune n’est pas la meilleure compagnie qui soit. Luke débarque avec Prudence et c’est gros comme une maison, on le voit arriver à dix kilomètres, ils se sont mariés pour que Prudence n’aie pas à retourner en Angleterre.

    Lizzy semble désespérée et surtout énervé. Alors que ses amis essaient de lui faire boire du vin pour la détendre, elle sort la phrase tant attendue : “Je suis enceinte” ! Prudence la félicite, ne sachant pas que Luke est le père. S’en suit un jeu de mot pourri avec Star Wars et le “Luke Je Suis ton père” et Prudence découvre la vérité. Luke se retrouve donc au milieu de sa meilleure amie et sa femme qui lui hurle dessus. Luke propose alors de qu’ils soient à eux trois “One Big Happy”, d’où le nom de la série (ce que l’on pourrait traduire par : “un tout heureux”).

    "Je suis enceinte !" (on l'a pas du tout senti venir celui-là...)

    “Je suis enceinte !” (on l’a pas du tout senti venir celui-là…)

    Lizzy en rajouter une couche et dit que c’est quelque chose qui était planifié et qu’il faut maintenant faire attention et ne pas laisser rentrer n’importe qui dans la vie de ce bébé, même si ce n’importe est sexy. Prudence s’énerve et prend la porte. Luke part la chercher.

    Le lendemain matin Luke revient bourré. Il a rompu avec Prudence. Lizzy est désolée mais dit qu’elle doit apprendre à le  partager et avoue qu’elle a été jalouse. Il lui dit que Prudence respecte ce qu’elle a fait et qu’elle est sûre qu’elle sera une bonne mère. Du coup forcément Lizzy a honte et veut que son meilleur pote reste avec l’amour de sa vie. Elle fonce donc à l’aéroport la chercher car Luke s’endort trop bourré…

    Lizzy trouve Prudence prête à embarquer (oui, vous savez, la scène que vous avez déjà vu 3000 fois dont 2999 rien que dans Friends). Elle la supplie de rester. Prudence ne comprend pas car elle ne l’aime pas. Lizzy finit par faire un comparatif foireux avec les branches d’un arbre qui peuvent pousser (sous entendu la famille peut s’agrandir). S’ensuit une scène plutôt rigolote où Lizzy propose à Prudence genoux à terre de devenir une branche de leur arbre.

    S'il te plaît devient une branche ! (la demande la plus loufoque du petit écran ;-)

    S’il te plaît devient une branche ! (la demande la plus loufoque du petit écran 😉

    Tout ce petit monde revient à la maison. Lizzy rentre la première et dit à Luke qu’elle a quelque chose pour lui et Prudence apparaît derrière elle. On apprend que Lizzy et Prudence se sont embrassées car c’est ce que la foule voulait (dommage de ne pas avoir montré cette scène) et l’épisode se finit là-dessus. Nos trois joyeux compagnons se demandant comment tout ce petit monde va cohabiter ensemble !
    Avis Personnel :
    Hum, un peu déçue par ce premier épisode. J’ai l’impression d’avoir vu le trailer en plus long. Pas évident vous me direz de présenter les personnages, le décor, les amis en 20 minutes mais je me suis un peu ennuyée… La course aux blagues des protagonistes ne m’a pas toujours emballée.  Combien m’ont fait réellement sourire par rapport au nombre ? Sans parler des rires en boîte…. La deuxième partie de l’épisode et plus punchy je trouve ! Enfin un peu de rythme avec le “rebondissement” (entre guillemets parce qu’il était très attendu… pas de surprise scénaristique). Bref, vous l’aurez compris j’ai trouvé ce premier épisode sympatoche mais pas de quoi s’emballer… J’attends beaucoup du deuxième épisode,à voir si la mayonnaise prend ou non. C’est divertissant, frais mais avec de grosses ficelles un peu trop voyantes à mon goût. J’espère que Liz Feldman la créatrice de la série saura me faire changer d’avis 😉

    Et vous vous en avez pensé quoi ? A vos commentaires ! 😉

  • Alors qu’elle rentre chez elle, Darcy reçoit un appel : sa mère a fait une crise cardiaque. Steph lui propose d’aller la voir mais Darcy refuse : elle a coupé les ponts depuis bien trop longtemps. Steph décide alors de ne pas aller travailler pour soutenir Darcy, mais cette dernière lui dit que tout va bien et qu’elle l’appellera si besoin est.
    Ne réussissant pas à réellement s’occuper, Darcy appelle Jackie pour aller boire quelques verres. Les shots s’enchaînent, les heures passent et Darcy refuse un appel de Steph. Au moment de rentrer chez elle, Darcy refuse l’invitation à danser de Jackie et évite le baiser qui se profilait entre elles.
    En arrivant à l’appartement, Darcy voit Steph, assise à la table, qui l’attend. Alors que Darcy dit juste avoir passé une bonne soirée en compagnie d’une amie, Steph la mitraille de questions. Darcy lui fait remarquer que toute cette jalousie n’a pas lieu d’être, Steph lui rétorque alors que qui a trompé, trompera…

  • Erica Ash est une habituée de la comédie grâce à ses rôles réguliers dans Mad TV et The Big Gay Sketch Show. Elle a maintenant la chance de mettre en avant ses talents d’actrice dramatique en interprétant M-Chuck dans Survivor’s Remorse, une série amusante mais également réconfortante. Cette actrice et chanteuse talentueuse a discuté avec Afterellen du passé de M-Chuck et des espoirs quant à son futur romantique.
    Qu’est-ce qui vous a attiré dans le rôle de M-Chuck ?
    Pour être honnête, j’étais attirée par la série plus que par le personnage lui-même. À la base, j’avais auditionné pour le rôle de Missy. Ils m’avaient envoyé le scénario et la description de Missy une semaine avant l’audition. Puis, dans la soirée précédant l’audition, ils m’ont envoyé les papiers du personnage de M-Chuck en me disant « Oh, tiens au fait, travaille ce personnage également ». J’ai lu le rôle de M-Chuck mais je n’avais pas le temps de me mettre dans sa peau, de le travailler autant que celui de Missy. Lorsque je suis entrée dans la salle, j’ai passé l’audition pour Missy et ai joué un peu de M-Chuck. Donc, bien sûr, je suis sortie en me disant que j’avais cartonné pour Missy. Je pensais être Missy, point barre. Deux-trois mois plus tard, mon agent m’a appelée et m’a dit qu’ils voulaient me prendre à l’essai pour le rôle de M-Chuck. J’en suis restée comme deux ronds de flan. Puis je me suis remise au travail, j’ai relu le scénario et ai travaillé le personnage de M-Chuck.
    J’aime ce personnage parce qu’elle est dure sans être stéréotypée, je ne trouve pas qu’elle soit stéréotypée de quelque façon que ce soit. Elle est assez agressive dans ses relations tout simplement parce qu’elle est agressive dans la vie. C’est ce qu’elle est. J’apprécie aussi qu’elle ne paraisse pas trop effrayée. Cette absence de peur, mélangée à sa naïveté, montre qu’elle ne laisse pas les circonstances, l’endroit où elle se trouve ou l’argent que sa famille gagne désormais changer qui elle est vraiment. Elle est imposante, culottée et elle dit ce qu’elle pense. Elle dit les choses telles qu’elles sont et elle est grossière. Et puis, elle aime les filles, et voilà. Elle a les pieds sur terre, voilà qui elle est.
    C’est intéressant que vous ayez auditionné pour le rôle de Missy. Maintenant que j’ai vu la série, je ne peux imaginer d’autres acteurs dans ces rôles. On dirait que le rôle était écrit pour vous. J’essaye d’imaginer à quel point la série serait différente si vous étiez Missy.
    Je ne crois pas que ce serait la même série. Je ne pense pas. J’ai discuté de ça avec Teyonah [ndlt : Teyonah Parris, l’interprète de Missy]. Je ne peux imaginer personne d’autre dans le rôle de Missy, je n’y arrive pas. Et je ne peux sûrement pas imaginer quelqu’un d’autre dans le rôle de M-Chuck. Elle est à moi !
    Apparemment vous avez dit que, comme la plupart des acteurs, vous mettiez un peu de vous dans tous vos rôles. Par exemple, le comique est quelque chose qui vous vient naturellement de par votre éducation et votre relation avec vos frères et sœurs ; vous ne pouvez donc pas vous empêcher d’apporter une petite touche comique à vos rôles. Qu’est-ce qui, dans votre vie personnelle ou dans votre personnalité, vous sert d’inspiration pour le rôle de M-Chuck ?
    Sans aucun doute la diarrhée verbale. Je dis souvent tout haut des choses que les autres pensent tout bas. Alors les regards se tournent vers moi : « Vraiment ? T’as vraiment dis ça ? » Quand j’étais petite, ma mère me lançait toujours des regards furibonds, « Tais-toi ! Tout de suite ! » Je me dis qu’on le pense tous, alors pourquoi ne pas le dire ? C’est différent de l’humour parce que parfois ce que l’on dit n’est pas drôle du tout. Parfois on met en lumière une vérité que les autres ne sont pas près à voir. Ou alors vous révélez des choses que les gens essayent de cacher. Ce n’est pas malveillant du tout, on se demande juste pourquoi personne n’en parle. Pourquoi personne ne dit rien ? Je préfère que les choses soient dites clairement.
    M-Chuck vient juste d’être nommée à la tête des relations publiques, et avec son franc-parler je pense que le potentiel comique de la série va monter en flèche. Quels genres de problèmes à mourir de rire pouvons-nous envisager pour M-Chuck ?
    Je crois qu’elle va surtout poser problème à Reggie. Il va devoir limiter les dégâts. Tout du moins au début. Je crois que ça lui sera profitable d’avoir Missy à ses côtés pour qu’elle lui apprenne les bonnes manières – parce qu’il est clair que Missy est la meilleure de la famille sur ce sujet. Je sais que M-Chuck fera son maximum mais sa façon de faire n’est pas des plus traditionnelles, politiquement correctes ou même légales, comme on peut le voir dans l’épisode trois. Elle doit trouver un équilibre entre la solution M-Chuck – qui ne tient pas compte de ce qui est bien ou mal – et l’obéissance aux règles, à la réglementation, qui lui seront rappelées par Reggie ou Missy. Ce sera marrant. Je suis un peu nerveuse à l’idée que les spectateurs me suivent dans ces péripéties.
    On dit souvent que M-Chuck est grossière, insensible et dure, mais ce que j’aime vraiment chez elle, ce qui m’a fait tomber amoureuse d’elle, c’est qu’elle semble être aussi tendre que dure. Elle a un côté vulnérable qui se dévoile petit à petit. Pourriez-vous nous parler de cela ? Quels sont les côtés tendres et vulnérables de M-Chuck que vous essayez de faire ressortir ?
    Elle a une tendresse particulière pour sa famille, tout comme moi pour la mienne dans la vraie vie, et je crois que l’on développe de plus en plus ses petits faibles au fur à et mesure des épisodes. Ça fait partie des choses que j’aime voir dans le développement de ce personnage. J’aimerais montrer davantage sa vulnérabilité, sa tendresse et ses petits faibles. Je crois que sa dureté a été bien mise en avant dans cette saison. Non pas que vous ne la verrez plus par la suite, ça reste une grande part de qui elle est, c’est une grande part de qui elle a toujours dû être. Mais je crois que cette vulnérabilité et cette tendresse lui permettraient de s’approprier un public plus large.
    Peut-être qu’elle comprendra que les raisons pour lesquelles elle se devait d’être aussi dure n’ont plus lieu d’être maintenant, et qu’elle peut se laisser aller à son côté plus vulnérable. Je crois que c’est dans ce sens-là que j’aimerais voir évoluer ce personnage. Je pense que M-Chuck peut aussi être vulnérable en amour. Elle joue la dragueuse invétérée parce qu’elle n’a pas encore trouvé la bonne personne. Et si elle la trouvait ? Si elle trouvait la bonne personne, vous verriez peut-être une autre facette de M-Chuck.

    D’ailleurs, dans la famille de M-Chuck sa sexualité n’est jamais en question, jamais un problème, ça fait partie des choses rafraîchissantes de cette série. Elle est lesbienne. Sa famille l’aime. Point. J’adore quand, dans l’épisode quatre, Cam défend M-Chuck et essaye de lui trouver une place dans l’église pour qu’elle puisse être elle-même. Pourtant la série aborde des sujets importants comme la discrimination ou le croisement entre spiritualité et sexualité, mais cela vient de l’extérieur de la famille.
    Je trouve cela vraiment important. Je trouve ça super qu’on soit une famille noire. Parce que venant moi-même d’une région du sud des États-Unis regroupant de nombreux chrétiens fondamentalistes, je sais que cela peut-être difficile au sein de la communauté noire. Vous savez, que tout le monde dans la famille soit si ouvert que personne n’en parle jamais. Ça peut être particulièrement dur dans une église noire. J’en avais parlé avec les scénaristes lors de l’une de nos premières réunions. En tant que fille de deux pasteurs, je leur ai dit « Il faut que nous parlions des églises ».
    D’ailleurs, pour votre gouverne, dans l’épisode quatre à la base nous avions beaucoup de figurants. Au final, dans les scènes d’église il y a peut-être la moitié ou les trois-quarts des figurants présents au départ. Certaines personnes sont parties parce qu’elles n’approuvaient pas le contenu de l’épisode et n’aimaient pas le sujet. Elles ne voulaient pas faire partie de ça. Je crois que ça veut tout dire.
    Ça en dit beaucoup effectivement. Et ça fait écho à la fin de l’épisode : il y aurait pu avoir une fin heureuse quand le pasteur réalise ses erreurs et change la façon de faire de l’église, mais ça n’aurait pas reflété la réalité. Merci aux scénaristes de ne pas avoir choisi la facilité.
    Je crois que la série fait beaucoup ça, on ne choisit pas la solution de facilité. Mike O’Malley a tout le mérite, c’est lui qui fait tout ça.
    Une autre chose que j’aime dans l’écriture de la série : la complexité des personnages. M-Chuck est clairement très profonde.
    Elle est aussi très intelligente. J’aimerais que gens voient à quel point elle est intelligente. Ne vous laissez pas avoir par son langage vernaculaire. Elle a la tête bien pleine.
    Oui, on le voit au fur et à mesure de la saison. On a l’impression que tous les personnages sont plus complexes que ce que l’on croyait au début. Je dois admettre qu’au début je la trouvais très caricaturale, une sorte de coureuse de jupons juste là pour coucher avec tout le monde. Puis, j’ai réalisé qu’elle était bien plus que ça. Donc, je me demandais…
    Est-ce qu’en fait je pourrais vous parler de ça ?
    Oui, bien sûr. J’allais justement vous demander de le faire.
    Je n’ai jamais eu l’occasion d’en parler dans aucune des interviews que j’ai pu faire, et je crois que c’est quelque chose d’important. Je crois que, parfois, lorsque quelqu’un possède une caractéristique qui n’est pas globalement acceptée, nous avons tendance à ne pas nous intéresser à cette personne. Donc il a fallu que je m’interroge sur ce qu’avait dû être la vie de M-Chuck : elle a grandi dans un quartier sensible en devant faire avec des mecs très intéressés par elle alors qu’elle était intéressée par les filles. Ça n’a pas dû être du gâteau pour elle. À un moment, elle a bien dû avoir affaire à un abruti de Dorchester projects qui a dû se sentir méprisé parce qu’il ne pouvait pas sortir avec elle. Peut-être même qu’il a cherché à se venger. Peut-être que pour détourner l’attention d’elle, elle a dû rejoindre les bandes de garçons. Du coup, ils se sont probablement tous concentrés sur les filles [qu’ils couraient]. Du genre « Eh, ne vous moquez pas de moi, je suis des vôtres, les mecs ! » Peut-être était-ce un mécanisme de défense pour elle ? Et finalement c’est un peu ce qu’elle est devenue. Est-ce logique ?
    Oui, tout à fait. Merci d’avoir anticipé ma question.
    Et c’est ce que je voulais dire quand je parlais d’aller de l’avant : une fois qu’elle aura réalisé qu’elle n’est plus dans cette situation, elle n’aura plus à se protéger ou à détourner l’attention de qui elle est, peut-être qu’alors elle pourra se montrer plus vulnérable, et aussi plus vulnérable en amour.
    Pouvez-vous nous donner quelques indices sur ce qu’il va se passer dans le dernier épisode ou peut-être nous donner une petite idée de ce à quoi l’on peut s’attendre dans la seconde saison vis-à-vis des relations amoureuses de M-Chuck ?
    Malheureusement, je ne peux pas parce que je suis aussi curieuse que vous. Je me réjouis de ce qu’il va se passer. Il y aura d’autres filles dans cette saison, mais quant à savoir quelles relations seront secondaires et qui reviendra dans sa vie, ça je vais devoir le garder secret.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

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    Épisode 5496 : Peine de cœur

    Jasmin arrive dans l’appartement de sa mère quand elle entend quelqu’un appeler au secours. C’est Till Bommel, il est attaché près du canapé. Il lui demande de le délivrer. Elle […]

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    Épisode 5533 : Chlore

    Jasmin appelle Anni mais celle-ci pousse son chariot sans se retourner. Jasmin a du mal à retenir ses larmes.

    Anni fête son départ avec ses amis au Vereinsheim. Elle leur confirme […]

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  • Après le départ de Darcy, Kristen enchaîne l’alcool, la drogue et les histoires d’un soir avec des inconnues rencontrées dans les bars.
    Emily, elle, passe ses soirées avec ses amies mais se sent seule et ignore les appels de Bec.
    De son côté, Darcy a emménagé avec Steph et continue d’écrire, mais la situation n’est pas aussi idéale que ce qu’elle avait espéré : Steph travaille de nuit et les placards sont vides. Lorsque Darcy confie à Steph qu’elle lui manque et qu’elle aimerait passer la soirée avec elle, Steph lui rappelle qu’elles ne peuvent pas se le permettre d’un point de vue financier.
    À la sortie d’un bar avec ses amies, Emily aperçoit Kristen totalement ivre, allongée sur un canapé. Elle décide alors de prendre ses clés et de la ramener chez elle. Lorsque Emily la pose sur son lit, Kristen lui vomit dessus, rit et s’endort.

  • Ce soir, le nouveau drame de la réalisatrice australienne gay et out, Sarah Spillane, fait sa première à Los Angeles. Dans ce film australien, Christina Ricci interprète une enseignante américaine ayant emménagé avec son petit-ami à Redfern, un quartier pauvre de Sydney en grande majorité aborigène. Le personnage de Ricci, Dino, tourne ses étudiants vers la production de la pièce de théâtre Hamlet, espérant les motiver et les éloigner du monde criminel, pauvre et raciste dans lequel ils vivent. Entre-temps elle se rend compte qu’elle-même vit dans le mensonge et part fréquemment espionner son ex-petite amie, Kate (Andrea Demetriades), par la fenêtre du restaurant dans lequel celle-ci travaille. Ruby Rose fait une apparition dans le film en tant que patronne d’un bar lesbien dans lequel Dino se rend. Leur scène d’amour de plusieurs minutes est d’ailleurs le seul contenu sexuel d’Around the Block.
    Nous avons parlé avec Sarah de la réalisation de cette scène, de son inspiration pour ce film et de ce qu’elle a pensé de La Vie d’Adèle.
    Vous avez écrit le scénario d’Around the Block. Pouvez-vous nous parler de votre inspiration pour l’histoire ?
    Je suis une très grande lectrice de philosophie. J’ai écrit le scénario il y a des années et j’étais très intéressée par le concept d’existentialisme ou de liberté existentielle. En gros, on s’interroge : sommes-nous, en tant qu’individus, avons-nous la faculté d’être libres, de réellement faire les choix qui détermineront notre vie, en dépit de notre passé, notre religion, notre sexualité et de toutes les choses qui semblent nous définir ?
    Vous voyez, l’idée m’est aussi venue parce que je vivais à Redfern à l’époque – c’est là que le film se passe – et que j’étais entourée par la communauté aborigène, qui est une communauté assez désavantagée économiquement et socialement parlant. Mes amis et les gens avec qui je vivais dans ce quartier étaient encore plus loin de ce concept de liberté individuelle que ce que j’imaginais. C’est donc devenu une toile de fond parfaite pour examiner ce problème.
    Et puis, évidemment, il y a une espèce de relation entre le personnage qu’interprète Christina Ricci et moi-même. Il se trouve que j’ai enseigné à Redfern donc j’ai vraiment pu faire le parallèle entre son histoire et la mienne et comprendre les questions sociales qui l’empêchaient d’être libre. Du coup, le film est devenu une espèce d’examen de la vérité, de ce que l’on attend d’elle et de la façon dont elle se libère de ces attentes.
    Il devient évident que Dino, bien qu’étant avec un homme, est amoureuse d’une femme et semble, sexuellement parlant, plus intéressée par les femmes. Que pouvez-vous nous dire là-dessus ?
    Encore une fois, Dino subit ses propres changements existentiels et cela lui permet de trouver un moyen d’être honnête envers elle-même et envers ce qu’elle est. Ce que suggère le passé de Dino c’est que cette femme, Kate, est son véritable amour et qu’elle est complètement et éperdument amoureuse de cette femme. Mais à un moment donné, elle a choisi de mettre fin à cette relation et de suivre une vie conventionnelle : se marier à un blanc de classe moyenne ; ils parlent même d’acheter une maison, ils parlent d’aboutissement. Elle a un mode de vie très conventionnel. Elle arrive à un point où elle s’inspire de ce qu’elle enseigne à ces jeunes, elle en arrive au point de dire « Vous savez quoi ? Je suis hypocrite. Il faut que j’accepte qui je suis, et cela signifie aussi être honnête envers la personne que j’aime », qui est une femme, Kate.
    Comment en êtes-vous venue à choisir Christina Ricci ?
    Lorsque j’ai écrit le scénario je savais que je voulais une étrangère dans le rôle principal. Quand je dis « étrangère », je veux dire non-australienne. Il était très important que ce personnage puisse aborder l’histoire et cette communauté sans passif, qu’il puisse avoir une espèce de regard nouveau et presque une espèce d’idéalisation. J’ai alors tout de suite commencé à envisager des actrices américaines, et Christina est une actrice que j’admire énormément. Elle s’investit réellement dans ses rôles et ils sont tous toujours intéressants et différents les uns des autres. Chaque rôle qu’elle joue est différent du précédent. En plus, elle a un petit quelque chose qui permet de faire croire qu’elle ait pu vivre à Redfern. Il y a d’autres actrices que j’admire, mais je n’arrivais pas à les visualiser dans une école d’un quartier pauvre de Sydney. Christina était juste parfaite en ce sens et j’étais aux anges quand elle a accepté. Je travaillais ici, sur un autre projet. Je ne suis pas installée à Los Angeles mais j’y vis depuis les cinq dernières années.
    Nous nous sommes posées et avons parlé. Elle avait quelques questions. Nous voulions toutes deux être sûres que l’on était sur la même longueur d’onde, que l’on voyait l’histoire et le personnage de la même façon. Elle était carrément d’accord et j’étais aux anges.

    Et Ruby Rose ?
    Ruby Rose et moi sommes amies depuis très longtemps maintenant. Nous sommes de bonnes amies et nous avons collaboré sur deux-trois projets, pas forcément des longs-métrages mais d’autres projets. J’ai en quelque sorte écrit ce rôle pour Ruby parce que… je l’admire tellement et à mon avis nous n’avons vu qu’une infime partie de ce dont elle est capable. Elle s’intéresse vraiment à la comédie, même si elle est beaucoup plus connue comme présentatrice ou personnalité. Elle avance à pas de fourmis, il ne faut pas mettre quelqu’un de déjà très médiatisé dans un rôle principal. Il faut créer un rôle qui soit vrai et authentique, mais qui lui donne aussi un aperçu de ce qu’est le drame. Donc je lui ai écrit ça et elle était super contente de travailler si intimement avec Christina.
    « Voilà ton premier film. Et maintenant, tu couches avec Christina Ricci ! »
    [Rires] Ce n’est pas un mauvais départ pour une carrière, hein ?
    Je n’avais jamais réalisé une scène telle que celle-là auparavant. Pour être honnête, c’était le truc le plus stressant du film, parce que toute l’histoire est assez personnelle mais cette séquence était… Je savais exactement ce que je voulais, mais d’un côté on travaillait avec Christina, qui est une actrice très expérimentée et hétéro, et de l’autre côté on avait Ruby qui n’a pas beaucoup d’expérience mais qui est gay. Donc, pour être franche, j’avais un peu peur de faire cette scène. Au final, ce qu’on a fait c’est que j’ai parlé à Christina et Ruby individuellement. On a eu une petite répétition avant le tournage juste pour éviter tout moment gênant et pour leur expliquer toute la scène de façon très technique. Du genre « Ok, il y a ces trois points en particulier que je veux appuyer ». C’est pour ça que lorsque Christina entre dans la pièce, il y a toujours cette espèce de résistance, et à partir du moment où elle se retourne vers Ruby et s’engage réellement, cela devient incroyablement sensuel, passionné et, encore une fois, très authentique quant à la raison pour laquelle Dino veut être avec cette femme. Je voulais vraiment que cette sensualité féminine se voie.
    En réalité, on s’est beaucoup amusées, c’était un plateau fermé et on avait viré tous les mecs de la salle. On était juste toutes les trois sur notre beau plateau et l’on s’est vraiment amusées. Quand l’équipe est rentrée tout était très professionnel et même très technique pour que l’on obtienne le type d’action que l’on voulait et quand on a commencé à lancer la machine, Christina et Ruby y sont vraiment allées à fond, sans mauvais jeu de mots, et c’était plutôt sexy.
    Avez-vous vu La Vie d’Adèle ?
    Oui.
    Je me demandais, en tant que réalisatrice lesbienne tournant une scène de sexe lesbien, que pensez-vous des scènes de sexe dans ce film, réalisé par un homme hétéro ?
    Écoutez, j’admire vraiment ce film, je l’ai vraiment beaucoup aimé. Je sais qu’il y a eu une espèce de controverse autour de ces scènes de sexe. Pour ma part, je les ai trouvées très authentiques. Je ne vais pas trop entrer dans les détails mais il a sans aucun doute dû parler à beaucoup de femmes gays et faire ses propres recherches. De même pour les actrices. Le sexe c’est du sexe, n’est-ce pas ? Nous avons tous notre propre style et nous savons tous ce que nous aimons. Ces actrices ont trouvé leur vérité et il faut qu’il y ait une sorte de connexion et d’alchimie entre les acteurs dans ces scènes. Je crois que le tout est de travailler avec ce qui est vrai et ce qui existe. Je ne connais pas personnellement le réalisateur de La Vie d’Adèle, mais j’ai l’impression qu’il a créé la chose la plus importante qui existe sur un plateau, et c’est aussi valable pour Around the Block, à savoir : un environnement sécurisant pour que les acteurs puissent trouver l’authenticité de ces moments. Il a dû faire ça vraiment très bien pour réaliser ces performances.
    En tant que réalisatrice out, pensez-vous que tous vos projets auront des aspects LGBT ou cela variera-t-il selon l’histoire ?
    C’est selon l’histoire. J’ai vraiment hâte : mon prochain projet est de beaucoup beaucoup plus grande ampleur que celui-ci et il n’y a pas particulièrement de personnage gay. Mais en même temps, je suis toujours attirée par les outsiders. Qu’ils soient outsiders à cause de leur sexualité, d’une persécution quelconque ou d’une discrimination due au genre, à la race ou à la religion, peu importe. Je suppose qu’on en revient à cette question de liberté existentielle : peut-on surmonter les obstacles qui nous entourent ?
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

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    Épisode 5492 : Sous le choc

    Anni vient au Vereinsheim pour travailler. Elle aide Dominik à réparer la machine à café en donnant juste un coup avec la main dessus. Jasmin arrive à son tour. Anni l’invite à […]

  • Sam reçoit son cousin gay chez lui. Les deux jeunes hommes discutent de leurs prochaines sorties, du mariage de Sam et de sa lune de miel. Celui-ci affirme aimer être marié : il s’entend bien avec Mouna, sa fe […]

  • Commençons par une petite digression. Il y a bientôt six ans, j’étais au Fantastic Fest d’Austin où Jess Franco, le réalisateur phare de l’exploitation sexuelle, a reçu tous les honneurs du festival. Il était accompagné de Lina Romay, son premier rôle féminin depuis presque trente ans et à qui il s’était marié un an seulement avant le festival de 2008. Leur lune de miel n’était clairement pas terminée au vu de la passion qui se dégageait de leurs regards. Vous pouvez même sentir cette passion à travers la façon que Franco avait de filmer Romay lorsqu’elle faisait des choses pas très catholiques dans des films tels que La Comtesse Noire ou Les Expériences Érotiques de Frankenstein.
    The Duke of Burgundy de Peter Strickland m’a fait penser à ça, non pas qu’il soit un hommage aux escapades sexuelles de Franco, malgré sa nette influence, mais plutôt dans sa façon de narrer une vraie romance plutôt que d’en raconter ses origines. Un peu comme Berberian Sound Studio, le précédent film de Strickland, s’était inspiré du genre du giallo mais explorait une facette différente de l’horreur.
    Je vous raconte ça puisque ce serait un crime de vous raconter plus en détail l’histoire de The Duke of Burgundy. Strickland y évoque de manière diabolique et intelligente l’exploration de l’amour et de toutes ses complications à travers l’histoire de Cynthia (Sidse Babett Knudsen) et Evelyn (Chiara D’Anna), deux flâneuses qui vivent dans une villa européenne à l’abri des regards et passent leur temps à s’occuper d’une collection de papillons rares et à prendre soin l’une de l’autre. Se prélassant dans la décadence et le paradoxe des productions softs à petit budget des années soixante et soixante-dix, lorsque les réalisateurs et producteurs aspiraient à une excitation différente, le film parodie à la perfection la nature ridicule des films d’exploitation sexuelle tout en accomplissant ce qu’ils ne pouvaient faire en se prenant au sérieux : il évoque la passion au lieu de se contenter de scènes d’amour gratuites.
    Après sa première au AFI Fest de Los Angeles en automne, Strickland m’a parlé du fait de dépasser ses influences, de pourquoi il est préférable d’être aussi extrême que possible dans l’écriture d’un scénario et de la découverte qu’il n’est pas forcément nécessaire de souffrir pour faire de l’art, même en réalisant un film sur le sadomasochisme.
    Au début tous vos films semblent appartenir à un certain genre, à une certaine époque, puis ils évoluent vers quelque chose de totalement différent. Avez-vous besoin d’un point de référence pour créer vos films ?
    C’est une bonne question parce que c’est vrai que c’est quelque chose que j’ai fait pour mes trois films, mais pour celui-ci, pour une fois je voulais mettre ça de côté et voir si je pouvais ignorer mes références. Je ne veux pas juste faire ce genre de films, puis celui-ci, celui-là. Je veux essayer de mettre ça de côté et voir ce qu’il se passe. Dieu seul connait le résultat, mais je veux essayer.
    Lorsque vous avez décidé de vous attaquer à l’exploitation sexuelle, est-ce qu’une histoire d’amour vous est naturellement apparue ?
    Ce que j’aime dans [le genre de l’exploitation sexuelle] c’est que les films ne sont quasiment pas connus du grand public, ou alors ils sont connus et ont mauvaise réputation, sont méprisés. Ce n’est pas à cause de la violence, on peut toujours trouver de la violence n’importe où, mais c’est juste que le sexe est toujours un peu honteux au cinéma, donc ces films sont mis dans un coin. Ce qui est intéressant dans le genre de l’exploitation sexuelle c’est, qu’à mon avis, les producteurs – Radley Metzger, Just Jaeckin, etc. – ne s’intéressent qu’au sexe. Ils s’emballent et vous avez six, sept, huit scènes [de sexe] sans qu’ils ne se préoccupent du reste, ils se fichent du reste. C’est ce que j’ai trouvé intéressant. Les [réalisateurs] peuvent faire ce qu’ils veulent ; ou alors peut-être qu’ils ne font pas attention et qu’on leur fait tout le boulot, ce qui est très intéressant également. Dans le fond, on peut vraiment s’en inspirer.
    [Jess] Franco a fait des films très mauvais. Je ne vais pas les défendre, surtout pas les films de prisons, mais les trucs du début des années soixante-dix sont vraiment poétiques. Je ne sais pas si c’est intentionnel ou non mais il a vraiment trouvé quelque chose d’unique que je n’ai vu nulle part ailleurs. Mon film n’a rien à voir avec Franco. Tout a commencé en prenant quelques éléments évidents : le sadomasochisme, les lesbiennes et quelques trucs fantastiques, puis j’ai placé ces éléments dans un contexte très domestique. Je voulais que ce soit un film très tendre, sur l’amour. J’espère que je ne pousse pas le public à croire que ça devient de plus en plus noir au fur et à mesure du film. C’est noir parfois, mais cela a toujours à voir avec le consentement et la tendresse. Quand est-ce que l’intimidation s’installe ? Vous persuadez quelqu’un de faire quelque chose qu’il ne veut pas, par exemple — même si cela peut paraître un peu extrême — l’urine ou toute autre chose que l’un des deux partenaires trouve répugnantes. Il ne veut pas le faire, mais il le fait, et bien souvent il ne le fait même pas sous la contrainte. Il est dans la nature humaine de faire des choses que l’on n’apprécie pas pour quelqu’un d’autre, juste pour ce bonheur par procuration : vous voulez que l’autre soit heureux. Mais qu’en est-il lorsque l’échange est à sens unique ? C’est cela qui m’intéresse. Si les deux [partenaires] entraient dans le jeu, cela ne m’intéresserait pas autant.
    En réalité, vous ne nous en dites pas trop sur l’histoire de la relation entre Cynthia et Evelyn, ce qui est plutôt rafraîchissant, mais avez-vous pensé à le faire ?
    Je ne voulais pas qu’il y ait un quelconque passé psychologique sur les raisons des désirs de Cynthia. Dans beaucoup de ces films, lorsqu’un personnage a des besoins sexuels non conventionnels cela remonte toujours à son enfance ou quelque chose du genre. Ce n’est pas pertinent, je m’en fiche de ces raisons. Entrons dans le vif du sujet, ce sont les dynamiques qui m’intéressent. Ce n’est pas un film sur le pourquoi du comment du film. [Elles ont] des besoins différents, et parce qu’elles s’aiment, elles traversent beaucoup de choses.
    Vous avez travaillé précédemment avec Chiara dans Berberian Sound Studio, mais Sidse est nouvelle dans l’équipe. Est-ce que vous avez fait des tests d’alchimie pour trouver ce couple ?
    Oui, nous avons fait des lectures pour évaluer l’alchimie qui se dégageait entre les actrices. Nous nous sommes tous rassemblés. Chiara était là dès le début alors que Sidse est arrivée assez tard : Shaheen Bake, notre directrice de casting, me l’avait recommandée et lorsqu’elle me dit que quelqu’un est bon, je la crois sur parole. C’est difficile de trouver des quadragénaires partants pour retirer leurs vêtements. C’était un gros risque pour elle, tout particulièrement après avoir fait Borgen, une femme au pouvoir où elle a acquis une certaine image. Tout à coup, elle passe de première Ministre danoise à ces jeux bizarres. Elle a été très courageuse en faisant ça. Elle a énormément en elle et elle peut exprimer tout son potentiel sans dire un mot. Cela prend du temps de trouver la bonne personne, particulièrement une fois les quarante ans passés.
    Vous avez dit que le scénario de base était plus extrême que celui que vous avez tourné afin de pouvoir retirer certains passages. En quoi est-ce utile ?
    C’est juste un truc pas mal à faire avec les acteurs. Il n’y a rien de pire pour un acteur qu’un réalisateur lui disant [nonchalamment] « Tiens, est-ce que tu pourrais enlever ton pantalon ? ». C’est toujours mieux pour eux que ce soit moins pire que ce qu’ils s’étaient imaginé. J’essaye toujours de rendre ça plus impressionnant sur le papier, comme ça, au pire, [je peux leur dire] « Eh, c’est dans le scénario, tu l’as lu », et puis, quand je les rencontre ça m’évite d’avoir à poser des questions gênantes. Nous n’avons pas besoin d’en parler. S’ils disent oui, il est clair pour eux qu’ils feront ce qui est écrit dans le scénario.

    C’est peut-être un raccourci facile, mais après avoir travaillé si en détail sur la bande-son de votre dernier film, Berberian Sound Studio, vous êtes-vous donné comme objectif d’explorer davantage l’aspect visuel avec The Duke of Burgundy ?
    Oui, je crois que le son est vraiment passé au second plan dans ce film-ci. On en a pris soin, bien entendu, mais nous n’avons pas concentré tous nos efforts dessus. Dans Berberian Sound Studio, nous nous sommes vraiment éclatés avec le son, mais [là] nous avions l’impression que ça aurait été contre-productif. Ça aurait retenu l’attention, ça aurait été gratuit. Il y a deux-trois scènes qui justifient l’utilisation de son, notamment les moments d’anxiété et de frustration avec les papillons de nuit qui paniquent, mais globalement nous voulions installer une ambiance sonore assez stérile, assez sensuelle et tactile. Le gros de notre travail a consisté à enlever le son et donner de l’espace au film pour qu’il puisse respirer. Je ne voulais pas que les gens soient distraits par le son.
    Visuellement il y a plus de choses parce qu’il y a davantage de lieux. Dans Berberian Sound Studio, il n’y avait qu’une seule pièce, en gros. On se rend compte de ça lorsque l’on commence à tourner sur le plateau. J’ai tendance à beaucoup aimer les zooms, en particulier les zooms lents, et certains de ces zooms ont une espèce de magnétisme en eux. Nick [Knowland, le caméraman] trouvait le meilleur moyen de transmettre cet envoûtement. Nick a beaucoup travaillé avec les miroirs, bien que nous ayons essayé de nous restreindre aux scènes où Evelyn est sous l’influence [de Cynthia]. C’est un code. Par exemple, lorsque le menuisier vient pour mesurer le lit et qu’Evelyn est excitée à l’idée que Cynthia la cadenasse au lit, ce qui n’arrive jamais bien sûr, il s’agit d’un code. Dès qu’Evelyn se sent excitée, nous avons essayé d’utiliser les miroirs pour transmettre cette intensité. Nick a mis un tube devant une lentille et a ajouté de petits accessoires pour qu’ils pointent directement vers un miroir. Parfois ils étaient de biais et pointaient vers un autre miroir pour que tout cela soit plus privé.
    Après c’était juste du tâtonnement. On positionnait les actrices comme ci, comme ça. Au hasard, sur le plateau, on a découvert que l’on pouvait utiliser une machine qui floutait un peu l’image pour obtenir une image un peu adoucie et vieillie. Ce n’était pas inscrit dans le scénario. Nous nous sommes dit que si nous nous restreignions uniquement à ces scènes ça aurait l’air plus vrai.
    Vous ne situez votre film ni dans le temps ni dans l’espace. Est-ce plus facile alors de créer des détails pour enrichir ce monde ?
    C’est plus facile. Vous n’avez pas à vous soucier de la cohérence temporelle, de ce qui est en accord avec l’époque ou non. C’est assez rafraîchissant. C’est un cauchemar de tout le temps devoir se demander ce qui est authentique ou ce qui ne l’est pas. Selon moi, ce film pourrait se dérouler dans le futur lorsque le pétrole vient à manquer. Elles ne se déplacent qu’à vélo, alors ça pourrait aussi se passer n’importe quand depuis les années cinquante. Je voulais que ce film soit une histoire tout simplement, et beaucoup des histoires que je lisais étant enfant n’avaient pas réellement de lieu ou de date précis. Il faut juste se plonger dans l’histoire, oublier le lieu, le temps, le genre des personnages et leurs emplois. C’est absurde. Comment pourraient-elles se permettre ce genre de maison ? Elles ne font rien. Les Insectes sont leur passion mais ce n’est même pas leur travail. Elles lézardent toute la journée et font l’amour. C’est absurde, mais avec un peu de chance c’est tellement absurde que vous l’acceptez et vous vous concentrez sur leur relation.
    En fait [de manière globale], c’est le film pour lequel la réalisation a été la plus décontractée. Mes deux derniers films étaient très difficiles à réaliser pour des raisons bien différentes et je m’étais mis en tête qu’il fallait souffrir pour réaliser quelque chose d’accepté par le public. J’avais vraiment peur que celui-là ne soit pas accepté, mais heureusement il l’a été. D’accord, je ne vais pas gagner d’Oscar, mais je suis content de la manière dont il est fait et ça me prouve à moi-même que je n’ai pas besoin de souffrir pour réaliser quelque chose. Je veux dire, de tous mes films, celui-là aurait dû être le pire niveau souffrances puisqu’il parle de masochisme et que le tournage était très exigeant : nous avons eu vingt-quatre jours pour tout faire. Mais heureusement, tout le monde y a mis de sa personne, nous avons eu beaucoup de chance.
    Monica Swinn joue certes un petit rôle mais un rôle important dans le film. A-t-elle partagé de bonnes histoires du temps de sa collaboration avec Jess Franco ?
    Tout à fait. Je ne peux pas vous les répéter mais c’était génial. Nous sommes allés diner et ce qu’elle racontait de [son temps avec Franco] était vraiment intéressant. Ils étaient un peu exclus, comme à l’écart de la société, à l’écart du cinéma. Le monde du cinéma ne les acceptait pas vraiment. Les films étaient presque un moyen de financer ce mode de vie et elle a dit que parfois elle jouait dans un film sans savoir que ce qu’elle tournait servirait aussi pour un autre film, elle était genre « Ah, je joue dans plus de films de Franco que ce que je croyais. » Il me semble qu’elle a joué dans vingt-trois des films de Jess Franco. Elle est vraiment adorable.
    J’étais au courant de certaines des connexions qu’il a pu avoir… Je crois qu’à un moment donné Franco a travaillé avec Orson Welles et [Luis] Bunuel, mais je ne suis pas un spécialiste de Franco. Les vrais experts sont Pete Toombs [l’auteur de Immoral Tales] et Steven Thrower [l’auteur de Murderous Passions : The Cinema of Jesus Franco]. Je n’ai vu qu’une poignée de ses films. J’ai vraiment trouvé fascinante la période des années soixante-dix, époque où il était le plus prolifique. Je crois qu’il faisait alors sept films en une année. Je n’arrive tout simplement pas à me [l’imaginer]. Tout était encore plus lent à l’époque, ils utilisaient une Steenbeck [comme table de montage]. Je me souviens avoir utilisé une Steenbeck pour mon premier film : ça prend une éternité ce truc. Alors comment a-t-il fait tout ça ? Je n’en ai pas la moindre idée.
    Aussi absurde que le film puisse paraitre, il contient également beaucoup de sincérité. Était-ce difficile d’obtenir ce ton-là ?
    C’est dû à l’écriture, au travail fait avec les acteurs et au travail fait avec Matyas [Fekete], le monteur. Ce sont toutes ces choses, et surtout les répétitions, qui nous ont permis de trouver ce ton. Pour moi c’est un film très triste. Certes, il est irréaliste, mais avec un peu de chance, sentimentalement parlant, il est réaliste. Curieusement, je trouve que moins ce que vous faites est spécifique et réaliste, plus les gens acceptent les vérités véhiculées ; et je n’ai pas peur de sortir le film de la vraie vie. Tout ce que je peux demander c’est que le public se reconnaisse un peu dans le film, reconnaisse ses expériences ou celles de quelqu’un d’autre.
    Avez-vous eu de bons retours ?
    Oui, en effet. Bien évidemment, il y en a qui ont détesté, mais d’une manière générale, je ne pourrais pas demander mieux. C’est bizarre parce que personne ne croit un réalisateur lorsqu’il dit qu’il n’a aucune idée de la façon dont le film sera reçu par le public, mais c’est vrai. C’est toute la beauté de ce métier.
    Lorsque vous réalisez un film, ayez la tête dans le guidon et concentrez-vous sur vos obsessions, moquez-vous des tendances, de ce que le public attend de vous ou de ce qu’il attend de vous en fonction de votre dernier film. Dès que vous anticipez les réactions du public, c’est désastreux. Il est difficile de faire abstraction de ces choses, mais il le faut. Plus vous réalisez de films, plus ça devient difficile. Un passif arrive avec tout travail. Les gens se font un avis sur vous et le problème c’est que si vous essayez de conforter cet avis alors vous vous souciez trop de ce qu’ils pensent et si vous essayez de chambouler cet avis, là aussi vous vous souciez trop de ce qu’ils pensent : quoi que vous fassiez, vous réagissez à ce qu’ils pensent. C’est toujours délicat. J’essaie de faire des films personnels, ils ne sont pas autobiographiques, mais j’essaie de faire des choses qui m’intéressent, je me concentre sur mon truc et je croise les doigts.
    Interview Originale sur le site Moveablefest.com

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    Épisode 5486 : Repentance tardive

    Jasmin parle tout en rentrant dans sa chambre de ses soucis à Anni.

    JASMIN : Sophie m’a bien fait comprendre combien elle trouvait le travail de ma mère rétro.
    ANNI : […]

  • Mouna fait une danse privée à Sash dans sa chambre lorsque Sam vient frapper à la porte pour lui demander de baisser le son de la musique : l’une de ses nouvelles conquêtes doit passer. Son portable sonne et, pe […]

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