Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne de Zoé Audrey, Audrey Bé, Jérémy Patinier

Le Lesbictionnaire

Titre Français : Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne

Titre Original : Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne

Auteur : Zoé Audrey, Audrey Bé, Jérémy Patinier

Date de Sortie : Mai 2011

Nationalité : Française

Genre : Essai

Nombre de Pages : 195 pages

Editeur : Des Ailes Sur Un Tracteur

ISBN : 979-1-09-028603-0


Interview(s) :

Interview de Jérémy Patinier pour le site Univers-L.com

Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne : Quatrième de Couverture

People, histoire, business, tourisme, religion, psycho, santé, sexo, culture, droit, night, etc.
Un point pratique et rigolo sur les 1000 choses essentielles à savoir quand on est lesbienne (ou qu’on les aime) !
Connaissez-vous tous les types de lesbiennes ? Saviez-vous que certaines stars ont des mères ou des sœurs lesbiennes ? Connaissez-vous les entreprises lesbiennes françaises ? Les problèmes de santé des lesbiennes ? La lesbienne la plus puissante du monde ?
De A comme Actrices lesbiennes à X comme Xéna et les séries crypto-lesbiennes, en passant par G comme le fameux point ou P comme les pionnières lesbiennes qui ont fait l’histoire… Ce premier « lesbictionnaire » explore les fondamentaux de la culture lesbienne, de façon légère, et dans tous les domaines !
Inclus :
Le top 100 des lesbiennes célèbres du monde
Le tour du monde de l’homosexualité féminine et des unions homosexuelles
Le guide de l’homoparentalité
Le guide du Pacs
L’histoire des lesbiennes en 100 dates

Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne : Avis Personnel

Ce livre part d’un très bon sentiment et d’une idée fort sympathique, compiler 1000 choses importantes à savoir quand on est lesbienne. J’aimerais vraiment en faire l’apologie mais je ne le peux malheureusement pas, à mon grand désespoir.

Déjà, une réflexion toute simple, il part du projet de reprendre dans l’ordre les lettres de l’alphabet et de les adapter aux lesbiennes, comme un grand dictionnaire. Le problème c’est qu’il oublie allègrement les lettres qui l’ennuient. On passe donc de D à H sans aucun problème puis de H à N etc. Dommage quand c’est justement l’un des critères de communication du livre.

Second problème et pour moi le principal, les approximations et le manque de contenu certain. Un exemple tout simple sur la catégorie des webseries. Le titre en annonce quatre. Il n’y en a finalement que trois et ce sont : Far Out, Plan V et Apples. Désolée de dire que ce ne sont pas forcément les plus connues. Quand on voit qu’Anyone But Me a été récompensée et est LA webserie la plus vue, elle méritait largement sa place. Qu’en est-il aussi de Seeking Simone par exemple ? Une belle réussite de l’avis de la plupart des Internautes. Et puis la phrase « Voilà le teaser de la série à venir en Septembre. » ça la fout mal dans un livre quand même.

C’est l’exemple le plus flagrant et le plus marquant mais il y en a d’autres. Par exemple que vient faire la biographie de Mylène Farmer sur trois pages alors qu’elle est plus une icône gay que lesbienne et surtout qu’elle est quand même moins importante que d’autres grandes lesbiennes qui ont véritablement œuvré pour la visibilité homosexuelle ? Pareil pour le business lesbien, c’est Zoé au Féminitia mais on n’apprend pas grand-chose sur les entreprises lesbiennes à proprement parler puisque celles présentées ne sont pas exclusivement lesbiennes. Et puis ce n’est plus d’actualité puisqu’Ambraz a été placée en liquidation judiciaire le 22 décembre 2009 soit moins de deux ans après sa création.

De nombreuses approximations, des données non actualisées, un manque d’information et de rigueur notamment quand, sur le sujet de l’adoption, l’on voit écrit : « Vous allez apprendre la patience. Et à mentir. Si vous ne savez pas, laissez tomber vos rêves de biberons. Un (ou une) homo n’est pas un adoptant fréquentable, même si vous lisez le contraire ». Je trouve personnellement ce conseil très mauvais et surtout il fait abstraction du fait qu’en janvier 2008 la France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir refusé à une femme homosexuelle l’adoption d’un enfant. Une institutrice du Jura de 45 ans avait demandé un agrément en 1998 en faisant état de son homosexualité et de sa vie en couple avec une psychologue. L’adoption lui avait été refusée au motif de cette homosexualité et après un long combat la Cour Européenne avait tranché en observant que « le refus d’agrément opposé une femme en raison de son homosexualité constitue une atteinte à la vie privée et familiale, que cette atteinte est discriminatoire car fondée sur l’orientation sexuelle et qu’elle n’est ni justifiée, ni objective, ni nécessaire dans un État démocratique. » Un oubli malheureux sur cette question. Dommage. Et pourtant, j’ai appris beaucoup de choses sur le PACS.

Enfin, il y a de très bons passages, très sympathiques et agréables sur le coming-out, les stars avec des parents homosexuels ainsi que des top 100 de chansons et autres mais au final on a le sentiment d’un réel copié-collé de différents articles parus sur Internet. Pour les chansons homosexuelles, j’ai eu l’impression d’être face à la page Wikipédia (que je connaissais par cœur avant l’arrivée de Caroline dans l’équipe).

En conclusion même si l’idée est louable et qu’il est important de disposer de ce type de livres parlant ouvertement de la culture lesbienne, je pense que cette première tentative est ratée. Rien ne dit qu’à l’avenir ce sera encore le cas mais c’est mon avis personnel.

Le Lesbictionnaire : 1000 choses à savoir quand on est lesbienne : Extraits

« P comme… Presse lesbienne et gay en France

Ces titres font partie de notre histoire culturelle, militante, sociale, sexuelle aussi. Ils ont façonnés l’image des homosexuels dans l’esprit de notre société : tantôt pornographique, tantôt scandaleuse, souvent libre. Puis la presse homosexuelle a retranscrit les combats LGBTI et démocratisé la culture LGBT, donné à voir une autre image des gays et lesbiennes. Retour sur les titres les plus marquants !

La presse lesbienne

Loin de la place laissée aux hommes, les magazines destinés aux lesbiennes ne sont pas légion. En dehors de Lesbia Magazine, il est difficile de trouver en kiosque un magazine destiné aux lesbiennes, si l’on exclue les magazines à l’imagerie plus que prononcée mais destinés aux seuls fantasmes hétérosexuels masculins.

Lesbia Magazine

Avec plus de 20 ans d’existence, cette revue est faite par une équipe totalement bénévole. Agenda des associations, revue de presse, carnets d’adresses, pages culture, petites annonces…
Lesbia naît en 1983 avant de devenir Lesbia Magazine en 1989. Le journal, revue lesbienne, d’information et d’opinion fonctionne avec des auteures toutes bénévoles. Il est noir et blanc jusqu’en 2000. Il passe à la couleur et adopte le logo LM (Lesbia mag) sous-titré « Mensuelle de la visibilité lesbienne ». Il fut créé à la suite d’une annonce parue dans Gai Pied par Christiane Jouve et Catherine Marjollet. Le magazine adhère à l’IGLA et à la Coordination lesbienne, et décerne un prix au festival organisé par Cineffable. Elle rend compte annuellement des Universités d’été euro-méditerranéennes des homosexualités. La revue fonctionne avec des auteures toutes bénévoles. Elle fut dirigée par Catherine Gonnard entre 1989 et 1998, puis actuellement par Jacqueline Pasquier. Parmi les collaboratrices les plus régulières, on compte Hélène de Montferrand, Marie-Jo Bonnet, Michelle Chevrot, Danielle Charest, Geneviève Martorella. » (Page 21)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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