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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, South Of Nowhere : Une différence de traitement de la relation lesbienne il y a 19 ans et 4 mois



South of Nowhere est une série télévisée qui comporte à ce jour deux saisons et dont les épisodes durent 25 minutes en moyenne. Créée en 2005 par Tom Lynch, un vétéran de la télévision américaine, elle s’adresse à un public d’adolescents et est diffusée sur la chaîne du câble américain The-N. A ce jour, aucune sortie française n’est encore envisagée et il semble inconcevable de voir arriver ce programme sur France 2 dans KD2A par exemple tant les sujets abordés sont plus profonds que ceux souhaités par nos émissions « jeunesse ».
Dès ses débuts, la série a tout de suite séduit le public lesbien notamment grâce au personnage d’Ashley, une lesbienne sexy de 16 ans, forte, décidée et à la langue bien pendue. Après tout, ne tente-t-elle pas de draguer Spencer dès le pilote ? Jamais aucune série n’avait osé cela et surtout n’avait osé explorer cette éventualité d’une relation amoureuse entre deux adolescentes.
Plus la première saison avance et plus l’amitié née rapidement entre les deux adolescentes, Spencer Carlin (Gabrielle Christian) et Ashley Davies (Mandy Musgrave) se transforme. D’abord simples amies, leur relation prend une direction différente lorsque Spencer réalise qu’elle est plus attirée par Ashley que par Aiden (Matthew Cohen), le joueur de basket à la plastique idéale.
Après s’être interrogée sur sa sexualité et s’être demandée durant des heures si elle est lesbienne ou non, Spencer finit par avouer à Ashley qu’elle pense être gay durant l’épisode 6 « Girl’s Guide to Dating ». Ashley l’écoute et lui fait par de son expérience. En effet, elle est celle qui a fait son coming-out à sa famille dont la mère ne veut plus entendre parler, et au lycée où tout le monde la considère comme une folle.
Pourtant les scénaristes s’amusent à brouiller les pistes et à rendre la sexualité des deux jeunes filles plus complexe que celle des autres personnages de la série. N’essaient-elle pas durant le 7 ème épisode de draguer toutes les deux Aiden ? Et cependant, lorsqu’il disparaît pour se refaire une beauté, elles se rapprochent avec l’intention de s’embrasser. A cet instant, le téléspectateur réalise qu’il n’attendait que cela, tout comme elles. Mais ce baiser n’a pas lieu à cause d’Aiden qui revient subitement de manière franchement dérangeante.
Le jeu du chat et de la souris dure entre Spencer et Ashley jusqu’aux deux derniers épisodes de la première saison. Durant le 10 ème épisode « Say it Ain’t So, Spencer », elles commencent par une conversation amusante et sexy dans les toilettes sur la couleur de rouge à lèvre à mettre avant d’embrasser une fille. Le rapprochement tant attendu semble se préciser mais c’est sans compter la présence des autres, ces autres qui vont se mettre en travers de leur histoire. Glen en particulier qui refuse d’imaginer que sa sour puisse être lesbienne.
Spencer prend peur devant la réaction de son frère, fait subitement marche arrière et déçoit Ashley. Elle tente d’être hétéro et de sortir avec Aiden mas la soirée est un véritable désastre. En effet, elle a réalisé qu’elle aimait vraiment Ashley. Comprenant qu’elle a mal agit et qu’elle ne peut pas oublier son amie aussi facilement, elle se rend chez cette dernière et la trouve défoncée, sur son lit, au moment où sa conquête du moment, s’en va en lui volant son argent. Spencer observe l’adolescente avec amour, s’excuse, la console et passe la nuit avec elle, dans son lit mais en tout bien tout honneur. Rien ne se passe cette nuit là.
La frustration du téléspectateur ne fait que s’amplifier lors du dernier épisode où Ashley s’éloigne à chaque fois que Spencer fait un pas pour se rapprocher. Après 20 minutes de « viens, vas-t-en, viens, vas-t-en », Spence finit par poser un ultimatum à Ashley et la force ainsi à se mettre en danger. Soit elle accepte que leur relation évolue et par là même prend le risque de souffrir soit elle la perd définitivement. Après une intense réflexion, de quelques minutes, Ash s’excuse de son attitude et invite Spencer à passer la nuit chez elle. Et là, le baiser tant attendu a enfin lieu.
Un baiser, doux, soft, gentil et court qui se termine sur le générique au moment où les deux adolescentes s’assoient sur le lit d’Ashley. FIN. On peut reprocher beaucoup de choses à cette première saison, son manque de moyens, sa réalisation souvent approximative, une présentation longue et fastidieuse des personnages mais certainement pas son manque d’originalité et ses scénarios incroyables. Aucune série n’a jamais dépeint une telle histoire d’amour entre deux adolescentes. Jamais une relation lesbienne « ado » n’a eu autant d’importance à l’écran.
Pourtant, en comparaison des autres histoires, c’est doux, tranquille et terriblement soft. Je m’explique. Dès qu’il rencontre Madison, Glen couche avec la jeune femme. Paula et Arthur s’embrasse à plusieurs reprises et Clay, même s’il est vierge et timide embrasse Chelsea dont il est tombé amoureux. Spencer a même embrassé Aiden. Mais il n’y a rien que des mots, des gestes de tendresse et un très beau passage où Ashley prend la main de Spencer devant le lycée, sans plus. Rien d’autre.






Les commentaires homophobes, eux, ne manquent pas. Les déclarations de Madison et des autres filles ainsi que celles de Glen prouvent la difficulté d’être différent au lycée. Mais en même temps, comme pour minimiser cette différence, la relation entre Ashley et Spencer est douce et tendre mais pas sexuelle. Alors pour se rassurer, le téléspectateur se dit que c’est le début et que cela va s’améliorer dans la seconde saison.
Si les prémices de cette relation ont eu une telle importance, une telle durée, une telle représentation et une telle visibilité, le reste ne peut être que meilleur. Il suffit aux scénaristes et réalisateurs de continuer dans cette voie, tout simplement. C’est donc avec enthousiasme et appréhension que tout un chacun attendait le retour de South of Nowhere pour sa deuxième saison.
Et le moins que l’on peut dire est elle débute franchement bien ! Spencer se réveille dans le lit d’Ashley au petit matin et cherche la jeune femme des yeux. Elle panique d’abord en ne la découvrant pas et l’appelle. Celle-ci lui répond, aux pieds du lit, deux mugs de café à la main. S’ensuit une discussion où l’on comprend qu’elles ont fait l’amour et que cette nuit représente un tournant dans leur relation. Un passage sérieux et adorable suivi d’une belle démonstration de tendresse de la part d’Ashley qui ne nous avait jamais habitué à cela et s’avère ici tendre, prévenante et protectrice.
Le lendemain matin, au lycée, Spencer mal à l’aise demande à Ashley si elle était « bien ». Ash lui répond en souriant qu’elle n’a pas temps d’expérience que cela et ménage ainsi l’adolescente avant de rajouter que c’est différent avec chaque personne et que c’était génial avec elle. Spence est soulagée et heureuse et lui promet de s’améliorer. Pour autant, la conversation ne s’éternise pas sur le sujet et Ashley invite Spencer à dîner avec son père et elle.
Des débuts prometteurs qui vont peu à peu s’émousser et nous amener à la sempiternelle question du coming-out. Bien sûr, pour ne pas avoir l’air de la téléspectatrice critique et toujours insatisfaite, je dirais que nous avons droit à quelques baisers doux et gentils entre Ashley et Spencer durant l’épisode 3 où un journaliste les surprend et porte atteinte à leur vie privée, durant l’épisode 4 où elles s’embrassent au milieu d’un parc, en pleine nuit devant une fontaine et dans la voiture d’Ashley pour leur première réconciliation.
Il n’empêche que dès le troisième épisode la question du coming-out de Spencer est mise en avant. Elle a peur que la vidéo de son baiser avec Ashley ne soit diffusée et que ses parents la voient. Elle a peur et n’est pas prête. Au cours du quatrième épisode « Guess Who’s Coming Out to Dinner », Paula arrange un rendez-vous pour sa fille avec le fils d’une amie de l’Eglise. Ash en rit mais devant l’absence de réaction de Spencer comprend que celle-ci ne va rien dire à sa mère concernant leur histoire. Leur première dispute concerne ainsi cette question du coming-out. Bien évidemment elles se réconcilient et Ashley promet de laisser du temps à Spencer qui a de plus en plus de mal à cacher la vérité à sa famille.
Et pourtant autour de Spencer tous les jeunes sont au courant de sa relation amoureuse avec Ashley. Chelsea et Clay sont les premiers avertis, Glen les surprend entrain de s’embrasser et réagit violemment et Sean toujours aussi perspicace et clairvoyant invite Spencer à s’approcher du stand de l’alliance Gay et Hétéro du lycée durant le cinquième épisode.
Le fait qu’elles doivent se cacher devient de plus en plus lourd à porter pour les deux adolescentes. Alors qu’au début cela mettait du piquant à leur liaison, qu’elles n’en souffraient pas et appréciaient même, au fil du temps la situation devient pénible et étouffante. Mais Spencer a peur. Alors qu’Ashley fait pression sur sa petite amie pour qu’elle avoue tout, celle-ci souffre du regard des autres. Elle a peur d’être rejetée par sa famille, par ses parents, elle ignore comment s’y prendre pour tout révéler et craint les conséquences de cette relation lesbienne.
Pourtant, lors de l’épisode 7 “Come Out, Come Out, Wherever You Are”, Spencer prend enfin sa décision. Elle va tout dire à son père en premier avant d’en parler à sa mère. Elle se prépare psychologiquement et met au point un scénario avec Ashley. Et même si Ash essaie de la dérider et de la faire rire, Spence a conscience que l’attitude de ses parents va changer. Alors qu’elle est enfin prête à parler, à se livrer à son père, l’arrivée inopinée de sa mère la bloque et la contraint à se taire.
Paula et Arthur partent ensuite en week-end laissant leurs enfants seuls. Ashley et Spencer en profitent pour passer la nuit ensemble et le retour surprise des parents les surprend en position compromettante. La réaction de Paula est terrible et violente. Rien ne s’est passé comme prévu. Alors qu’Arthur essaie de calmer le jeu, il ne parvient pas à raisonner sa femme qui jette Ashley hors de chez elle.
S’ensuivent de durs moments avec un psy catho essayant de guérir Spencer, la fugue de cette dernière avec Ashley et finalement le retour à la maison. Malheureusement ce coming-out n’a pas l’effet escompté et Ashley s’éloigne petit à petit de l’adolescente pour se rapprocher d’Aiden qui finit par lui avouer son amour.
Donc, que dire sur la différence de traitement entre l’histoire Ashley/Spencer et les autres relations amoureuses de la série ?
Pour commencer, il faut avouer qu’en comparaison d’autres séries, les deux adolescentes s’embrassent tout de même à plusieurs reprises et ont quelques moments d’intimité adorables, je pense notamment à leur dîner en tête à tête durant l’épisode 11. Il est même plus que suggéré qu’elles ont des relations sexuelles en témoigne l’épisode 1, l’épisode 7 et le dernier épisode où Madison qui les surprend sortant toutes les deux ensemble des WC leur dit de se laver les mains.
Mais malgré tout, ces baisers furtifs et doux restent très courts, ne s’éternisent jamais et ne deviennent jamais plus passionnés. Dans les derniers épisodes, alors qu’elles passent leur temps à se disputer et à se réconcilier, elles ne s’embrassent pas, préférant se serrer dans leurs bras. Je n’ai rien contre les étreintes mais à la longue, cela devient lassant. Pire, lors du dernier épisode, quand Ashley invite Spencer au bal de fin d’année, celle-ci dépose un léger baiser sur ses lèvres, s’empare des deux barbies dans son casier et les colle l’une contre l’autre pour les faire s’embrasser passionnément et longuement. Tout ce qu’elle ne peut pas faire ne somme.






La plupart me répondront que cette pudeur et cette tendre représentation sont souhaitées par les réalisateurs et scénaristes qui préfèrent se concentrer sur la réalité des répercussions d’une relation homosexuelle sur la famille, les amis et la société. Ce serait une sorte de parti pris de l’équipe de production. Pas de problème, j’accepte. Seulement il ne faut pas oublier que la série est destinée à un public adolescent et diffusée sur une chaîne jeune The-N. Celle-ci aurait elle contraint à moins de sexe et plus de douceur pour ne pas choquer ?
Alors bien sûr, on peut se féliciter de voir une série aborder la découverte de l’autre aussi joliment. On peut apprécier les hésitations, la complicité, la peur, la jalousie et cette palette d’émotion qui a été peu ou pas montré dans les relations de même sexe. En même temps nous sommes en droit de nous interroger quand on voit qu’Aiden et Kyla s’embrassent passionnément à tout bout de champ, qu’Aiden passe plus de temps torse nu qu’avec un T-shirt (j’exagère peut être un peu, là).
Seulement il faut bien reconnaître que même la relation Clay/Chelsea est plus sexuelle. Ils n’ont fait l’amour qu’une fois, la première fois de Clay et Chelsea est tombée enceinte. Glen, lui, dans la saison 1 apparaît comme un véritable tombeur et possède une réserve de préservatifs impressionnante.
Quant au coming-out, que dire à ce sujet ? Jamais un coming-out ne se déroulera simplement à la télévision, il faut du drame ! La réaction de Paula, terriblement violente choque le téléspectateur et c’est l’effet souhaité. Elle ne supporte pas que sa fille soit différente de ce qu’elle avait imaginé. En même temps, elle a été élevée avec l’idée que l’homosexualité est le mal par excellence. Arthur, lui essaie de calmer sa femme et de la réconcilier avec Spencer. Il refuse de rompre le dialogue car il sait, de part son métier, que cela amène à des situations encore plus difficiles. Pourtant, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il est touché et qu’il désirait une autre vie pour sa fille. Et là, la série ose aller plus loin. Elle ne se contente pas de présenter un méchant et un gentil.
Arthur explique à sa fille que Paula réagit de la sorte parce qu’elle l’aime. Et c’est parce qu’il aime sa fille qu’il part la chercher quand elle fugue. L’amour filial prend ici toute sa valeur. Pour lui, Paula essaie de tolérer une relation qui la dégoûte. Pour lui, Arthur se rapproche de sa femme.
Les personnages d’Ashley et de Spencer ont également beaucoup évolués durant cette seconde saison. Alors qu’au début de celle-ci Ash nous montre une facette différente que celle que nous connaissions en soutenant et protégeant Spencer. Qu’elle se montre délicate, sensible, attentive et prévenante, ses insécurités resurgissent rapidement et elle redevient distante et nombriliste. Elle fait souffrir Spencer sans réellement le vouloir mais ne parvient pas à s’arrêter.
Spencer, elle prend de l’assurance et se révèle à elle-même. Je crois que le personnage de l’adolescente est celui qui évolue le plus favorablement durant cette seconde saison. Elle se découvre une force, une fierté et une indépendance impressionnantes. Elle semble prête à déplacer des montagnes pour être avec celle qu’elle aime. Sa peur et son appréhension des débuts lui confèrent une humanité et un réalisme rare. Les épreuves qu’elle traverse forgent sa personnalité de jeune adulte et après visionnage du dernier épisode, on ne peut s’empêcher de se dire qu’elle est plus mûre que la plupart des autres adolescents de la série et qu’elle mérite une belle histoire sans tous ses drames.
En conclusion, j’avoue adorer la série South of Nowhere mais regretter que l’histoire semble se répéter. Alors que les personnages d’Ashley et de Spencer sont réellement au centre de la série, nous avons le sentiment de voir se reproduire la relation Willow/Tara. Des étreintes, quelques baisers doux et légers et au final pas de mention de désir, de passion ou de sexe. A l’adolescence, ça parait vraiment peu probable. A ce titre, j’ai adoré la référence d’Ashley à la Bouche de l’Enfer dans le dernier épisode. Amusant et bien venu.
Vivement la saison 3.



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The L-Word (la lettre L) se déroule dans le milieu des lesbiennes bon chic, bon genre de Los Angeles. Cette série, déjà culte auprès de la communauté homosexuelle américaine, diffusée en crypté sur Canal+, prend ses quartiers sur la TSR dès le 8 janvier. The L-Word permet à Jennifer Beals de renouer avec le succès qu’elle avait connu grâce à son premier film, Flashdance. L’actrice a toujours fait ses choix au coup de coeur, renonçant notamment à un Flashdance 2, qui s’annonçait pourtant lucratif.
En acceptant de jouer Bette dans The L-Word, ne redoutiez-vous pas qu’on vous considère comme une lesbienne ?
Absolument pas ! Je n’ai pas hésité une seconde parce que le rôle était grandiose et me comblait en tant qu’actrice.
Les scènes de sexe sont difficiles à jouer, en général; est-ce encore plus délicat avec des partenaires féminines ?
Je ne les trouve pas si difficiles à interpréter. Parfois, cela peut sembler un peu bizarre, mais la plupart du temps, ce sont des scènes comme les autres. Souvent, il ne s’agit pas simplement de sexe, mais de rapports de force, de pouvoir, de solitude, de réconciliation. Ce qui est plus facile avec les actrices, c’est qu’on peut leur demander de cacher la cellulite sur certaines parties de nos corps avec leurs mains ou de soulever nos seins pour leur donner plus de volume, et inversement, bien sûr. Les femmes le font systématiquement, alors que les hommes oublient presque toujours ce genre d’instruction au moment de tourner !
On dit souvent que travailler uniquement avec des femmes, cela pose des problèmes.
Pas en ce qui me concerne ! Il y a vraiment une chouette ambiance sur le tournage. On rit sans arrêt ; et les gens sont très proches et très solidaires.
Comment votre famille, votre mari, votre beau-fils ont-ils réagi en voyant la série ?
Vous savez, de nos jours, il y a des choses beaucoup plus provocantes à la télévision, notamment sur MTV, par rapport à la guerre. Alors qu’on s’attendait à une résistance, nous n’avons eu aucun réel mouvement de protestation aux Etats-Unis. En revanche, le seul endroit où des groupes ont vraiment manifesté, c’est en Australie.
Pourquoi avez-vous demandé que votre personnage soit métis ? (Ndlr : son père était Afro-Américain.)
Parce que je n’avais jamais vu à la télévision un personnage de lesbienne métisse. J’ai pensé que cela permettrait de créer certaines tensions supplémentaires en raison de cette différence. Par exemple, cela accentue le dilemme lorsque se pose la question d’un potentiel donneur de sperme qui est de couleur.
Vous avez donc un droit de regard sur le scénario.
Ilene Chaiken, la créatrice de la série, malheureusement pour elle (rires), a invité chaque membre de l’équipe à venir dans son bureau pour lui dire ce qu’il ou elle pensait de la véracité de chaque épisode ; nous avons pu ainsi lui faire part de nos commentaires. En ce qui me concerne, je ne l’ai pas trop fait dans les deux premières saisons, car je ne suis pas écrivain, mais il y a quelques détails ou quelques répliques que j’ai demandé à modifier.
Pensez-vous que The L-Word aide la communauté lesbienne ?
Oui, les gens sont très reconnaissants à la série et pas seulement les homos ; selon moi, elle est utile à la société au sens large du terme. Le public commence à réaliser nos ressemblances, nos différences ; il découvre qu’il peut faire un lien, sympathiser avec nos personnages, les aimer. Dans ce sens, The L-Word est très utile.
Vous étiez enceinte au moment du tournage de la troisième saison, est-ce que votre grossesse a été intégrée dans la série ?
(Rires.) Vous devrez attendre pour le découvrir !
Avec l’arrivée de votre petite fille, née en novembre 2005, allez-vous poursuivre la série ?
Sans doute; cela doit être possible de m’organiser si je me base sur l’exemple de Laurel Holloman, qui joue Tina, ma compagne. Elle a eu une petite fille et l’amène sur le plateau assez régulièrement sans que cela pose problème.
Est-il vrai que vous aimeriez avoir Sarah Michelle Gellar sur le tournage ?
En fait, à vrai dire, j’adore Buffy contre les Vampires et j’ai précisé que pour moi, n’importe quel membre de l’équipe serait le bienvenu dans The L-Word.
Vous avez des origines irlandaises par votre mère, êtes-vous déjà allée en Irlande ?
Non, même si j’ai probablement encore de la famille là-bas. Cela ne s’est pas trouvé.
Et en Suisse ?
Oui, j’adore ! Une de mes meilleures amies, photographe installée à Los Angeles, est originaire de Flims, une petite station dans les Grisons. Un hiver, elle est rentrée au pays pour Nouvel An et je l’ai accompagnée avec mon mari. Nous avons traversé la forêt jusqu’à un petit chalet où nous avons soupé. Quand nous sommes ressortis, un cheval et un traîneau nous attendaient dehors. C’était féerique, le trot des chevaux, la neige, la forêt. Mais ce n’était pas mon premier séjour en Suisse. J’étais déjà venue dans les Alpes, à l’âge de 16 ans, pour faire, ne skiant pas, de la randonnée.
Interview Originale sur le Site TV8

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