Possession

Une poetesse bisexuelle

Année de Production : 2001

Date de Sortie : 04 Septembre 2002

Réalisation : Neil LaBute

Scénario : Neil LaBute, Laura Jones, David Henry Hwang d’après l’oeuvre de A.S. Byatt

Avec : Gwyneth Paltrow (Maud Bailey), Aaron Eckhart (Roland Michell), Jeremy Northam (Randolph Henry Ash), Jennifer Ehle (Christabel LaMotte), Trevor Eve (le professeur Morton Cropper), Toby Stephens (Fergus Wolff), Anna Massey (Lady Bailey), Holly Aird (Ellen Ash), Lena Headey (Blanche Glover)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame, Romance

Durée : 1h 42min.

Titre Original : Possession

Possession : Résumé

Possession est un film américain de Neil LaBute sorti en 2001.

Roland Michell est un étudiant américain qui travaille en Angleterre. Un jour il découvre une lettre d’amour inconnue. Celle-ci prouve la liaison adultère du célèbre poète Randolph Henry Ash avec la poétesse Christabel LaMotte.

Passionné par cette romance et la poésie victorienne, Roland contacte Maud Bailey, une brillante universitaire britannique qui décide de l’aider dans ses recherches.

Durant leur enquête et leur périple à travers l’Angleterre, la relation amoureuse entre les deux poètes se dévoile et trouble Roland et Maud qui se découvrent et se laissent gagner par la passion.

Possession est un film américain de Neil LaBute sorti en 2001. Roland Michell est un étudiant américain qui travaille en Angleterre. Un jour il découvre une lettre d'amour inconnue. Celle-ci prouve la liaison adultère du célèbre poète Randolph Henry Ash avec la poétesse Christabel LaMotte. Passionné par cette romance et la poésie victorienne, Roland contacte Maud Bailey, une brillante universitaire britannique qui décide de l'aider dans ses recherches. Durant leur enquête et leur périple à travers l'Angleterre, la relation amoureuse entre les deux poètes se dévoile et trouble Roland et Maud qui se découvrent et se laissent gagner par la…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un personnage bisexuel captivant.

Note des lectrices : Soyez la première !
44

Possession est un film romantique, une belle histoire d’amour. Deux histoires d’amour entremêlées en fait. Malgré la présence de la belle Gwyneth Paltrow et d’Aaron Eckhart, je dois reconnaître que ce n’est pas leur trame qui est intéressante mais bien celle des poètes de l’époque victorienne. Nous connaissons par cour cette histoire des trentenaires célibataires qui refusent de souffrir et donc de s’impliquer dans une relation amoureuse.

Par contre, la liaison entre Christabel et Ash a quelque chose de passionné, de dévastateur, de puissant qui ne peut pas laisser indifférent. Pourquoi parler de ce long métrage ici ? Parce qu’avant de croiser la route de Randolph Henry Ash, Christabel LaMotte était lesbienne.

C’est ainsi que la présente Maud, au début du récit. Christabel est homosexuelle et en couple avec Blanche Glover (sublime et méconnaissable Lena Headey du film Imagine Me & You). Elles vivent à l’écart, dans une belle demeure, l’une écrit des poèmes et l’autre peint mais leur vie entière est remise en cause par la rencontre de Christabel avec Ash.

On pourrait parler pendant des heures de la femme qui découvre sa bisexualité et choisit finalement l’homme mais l’histoire est plus complexe. Christabel avait fait un choix de vie, elle savait qui elle était, qui elle aimait. Et puis, sans tout dévoiler, elle renonce à Ash qui est un homme marié après tout. Chacun des deux a pris des risques et a beaucoup perdu pour cette relation amoureuse éphémère mais intense.

Au final Possession n’est certes pas un grand film romantique, il possède quelques longueurs et s’avère très rapidement prévisible dans la relation qui unie Maud et Roland mais il a le mérite de nous avoir présenté une poétesse bisexuelle de l’époque victorienne.

Possession : Critiques Presse et Récompenses

« Pas un chef-d’oeuvre, mais un moment agréable… » Annie Coppermann (Les Echos)

« Neil LaBute n’a pas perdu son élégance un peu froide mais celle-ci ne fonctionne que sporadiquement, empêtrée dans une reconstitution de l’époque victorienne un peu figée. » Xavier Leherpeur (TéléCinéObs)

« On pourra donc voir Possession dans la continuité de l’étude de caractères engagée par LaBute depuis son premier film, ne démordant pas d’une théorie noire : l’amour ? Pas toujours. » Alex Masson (Novaplanet.com)

«  Possession est finalement trop malhonnête pour être méchant. Pas un bon film mais un film gentil, au sens médical du terme. » Vincent Malausa (Chronic’art.com)

« Mais si vous êtes sensible à sa démonstration sur la vérité historique, à la virtuosité de la mise en images (…) et à la musique de Gabriel Yared, alors Possession vous fera passer un agréable moment. » Sophie Benamon (Studio Magazine)

« L’émotion ne transpire pas et l’on reste simple spectateur sans véritablement s’impliquer dans cette incursion amoureuse. Finalement, la poésie marque tout de même des points dans ce long métrage ne serait-ce que parce qu’elle est abordée de façon différente. » Grégory Caulier (MCinéma.com)

« Seul Aaron Eckhart apporte un peu de décontraction dans cet univers de culs serrés. Pouet ! » Mathieu Carratier (Première)

« De l’art, du passé ou de l’univers ne peuvent résulter qu’un ennui et une déception fortement ressentis tout au long du film. » Nicolas Azalbert (Cahiers du Cinéma)

« Comment le réalisateur de Nurse Betty a-t-il pu commettre pareil navet? Aussi improbable qu’inintéressant, son film s’englue, en outre, dans une guimauve qu’on croyait définitivement disparue des écrans… » Eric Quéméré (Zurban)

« Un ersatz académique, poéteux et romantoc. » Vincent Ostria (Les Inrockuptibles)

« Mais Neil LaBute n’est pas aussi doué que James Ivory, le champion du genre. Quant à Gwyneth Paltrow, elle n’est guère possédée par son rôle… » Alain Grasset (Le Parisien)

Archétype du film de prestige emplumé, où chacun pose pour l’Académie des Oscars, Possession ne fera chavirer que les irréductibles des romans Harlequin. Philippe Paumier (Ciné Live)

Possession : Extraits

RANDOLPH  : Cela me surprend, Madame, que quelqu’un qui vit aussi retiré que vous le faites, ait eu vent de mes modestes succès.
CHRISTABEL  : Oh, c’est normal, les journaux parlent de vous et vous encensent. Mais c’est vous, cependant qui m’avez surprise.
RANDOLPH  : Et pourquoi cela ?
CHRISTABEL  : Si j’en juge par vos oeuvres, il est surprenant que vous remarquiez mon existence et celle des autres femmes dans la mesure où vous nous montrez si peu d’égard dans vos pages.
RANDOLPH  : Vous me blessez, madame.
CHRISTABEL  : J’en suis navrée, je ne comptais qu’écorcher.

MAUD  : Bon, puisque vous êtes là, vous pourriez peut-être lire le journal de Blanche.
ROLAND  : Qui est Blanche ?
MAUD  : Blanche Glover. L’amie, la compagne… son amante… Oh, vous êtes surpris.
ROLAND  : Oui, j’ignorais qu’elle…
MAUD  : Vous ignoriez qu’elle était lesbienne.
ROLAND  : Attendez, que ce soit clair, j’aime bien les lesbiennes.
MAUD  : Oui, malheureusement en ce temps là, il n’y avait aucune caméra vidéo. C’est très dommage.
ROLAND  : Maintenant je comprends pourquoi vous doutiez autant.
MAUD  : Non, pas de ce point de vue. Au fond, elle aurait pu être bisexuelle, on n’a aucune preuve qu’elle le soit… mais théoriquement. alors vous n’avez rien lu avant de venir sur Lamotte ?
ROLAND  : C’est un oral que je passe ?
MAUD  : Mais oui, en quelque sorte. C’est vrai, vous ne savez rien d’elle mais vous faîtes des raccourcis simplistes.
ROLAND  : C’est vous qui la traitez de lesbienne, pas moi.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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