Prince Charmante de Claire Bénard

Prince Charmante Claire Bénard

Titre Français : Prince Charmante

Titre Original : Prince Charmante

Auteur : Claire Bénard

Date de Sortie : 30 mai 2013

Nationalité : Française

Genre : Témoignage

Nombre de Pages : 350 Pages pages

Éditeur : La Boîte à Pandore

ISBN : 978-2-87557-033-8

Prince Charmante : Quatrième de Couverture

Que fait-on quand on est amoureuse de quelqu’un d’autre que son mari ?
Eh bien, on le quitte et on refait sa vie avec cette personne…
même si c’est une femme.
Zélie, jeune femme parisienne, bourgeoise, mariée et mère de deux enfants, rencontre Alice qui est gay et batteuse dans un groupe de rock. Zélie tombe éperdument amoureuse, quitte son mari, s’installe avec Alice et décide dans la foulée de faire un enfant via une PMA à Barcelone.
Ce livre est le récit de cette hétéro qui par hasard… tombe amoureuse d’une femme et décide de l’assumer.
Zélie va découvrir un univers dont elle ne connait pas les codes ; le monde lesbien parisien. Elle va également affronter celui qu’elle connait : la sphère hétéro… au sein de laquelle elle va devoir assumer sa nouvelle préférence sexuelle. Les quiproquos s’enchainent, les malentendus sont drôles et émouvants, les réflexions de l’auteur sur la nouvelle situation de Zélie sont justes, pertinentes et piquantes.
Claire Bénard a de l’humour, beaucoup d’humour, et son livre est un régal.
Son récit est celui d’une nouvelle Bridget Jones qui s’affirme et défend ce qu’elle vit.

Claire Bénard a 39 ans. Elle vit à Paris et travaille dans le secteur audiovisuel. Elle est mère de deux enfants. Ce livre est une fiction autobiographique.

Prince Charmante : Avis Personnel

J’étais très curieuse de découvrir ce livre, Prince Charmante lorsque j’ai appris sa sortie. Déjà parce qu’il s’agissait avant tout d’un témoignage d’une femme de 39 ans, qui s’est tardivement découverte homosexuelle, qu’elle avait un passé d’hétéro avec mari et enfants. Mais également parce qu’elle annonçait avoir abandonné un confort douillé pour vivre une romance avec la batteuse du groupe de rock Anatomie Bousculaire. Il y avait de quoi éveiller la curiosité.

Pour autant, je garde un sentiment assez mitigé après avoir terminé cet ouvrage. Il faut le reconnaître tout de suite, il est magnifiquement écrit. Franchement, le style est fluide, efficace, drôle ou tendre. Claire Bénard écrit bien et il faut le dire. L’histoire est également touchante, retranscrite avec sensibilité et pudeur. Bref, cela fonctionne parfaitement.

Mon problème réside plus dans l’aspect « fiction autobiographique ». J’ai l’impression d’avoir eu du mal à me situer entre les deux. Cela sonne plus comme une autobiographie que comme une fiction mais en même temps il fallait aussi que l’auteure prenne de la distance par rapport à sa propre vie pour écrire ce texte. Et ce qui m’a dérangé c’est justement cette distance et cette « analyse » que l’auteure propose de sa propre vie. L’importance du décès de sa sœur, les conséquences que cela a eu etc… J’ai eu le sentiment qu’elle nous livrait les conclusions d’années de psychanalyse.

Et sincèrement cette impression m’a dérangée. J’aurais préféré qu’elle me dise, j’ai fait cela parce que j’en avais envie, j’ai suivi mon cœur, pour une fois j’ai foncé plutôt qu’elle analyse tout des années après. Comme si chacune de ses actions avait pour point de départ son enfance. Ce n’est qu’un sentiment, une impression mais je crois que la version « à chaud » de l’histoire aurait été peut-être plus enrichissante. Parce qu’on a beau chercher, divorcer, partir avec ses enfants et vivre une romance avec une femme batteuse dans un groupe de rock, c’est tout sauf rationnel.

Il m’a manqué la magie qui a dû arriver sur l’instant, au moment où les choses se sont produites. À trop parler du passé et de son enfance, Claire Bénard a laissé sa princesse charmante de côté au lieu de la mettre au centre de l’histoire. Dommage.

Prince Charmante : Extraits

« Jusqu’à l’été de mes 36 ans, on peut raisonnablement estimer que je fus très obéissante.
Faute de souvenirs conscients, les circonstances des naissances et des premières années de tout un chacun, relèvent toujours des mythes et légendes familiaux, eux-mêmes travestis par des années d’érosion plus ou moins volontaires de la mémoire et/ou de la transmission orale.
Ce qui est sûr en ce qui me concerne, c’est que « je » naquit par un bel après-midi de juillet, le 13 juillet 1973. Un vendredi. Un jour dont je regrettais longtemps que le 73 ne se décomposa pas en 60+ 13, ajoutant d’un coup d’un seul un facteur chance et un nombre premier à ma sublime forcément sublime destinée. Pour pallier ce petit manquement professionnel côté fées, j’ai longtemps affirmé qu’il était 13 heures, quand Zélie ouvrit les yeux sur le monde. Une entrée fracassante et superstitieuse : « je suis, sans contestation possible, un porte-bonheur. » Il devait être plus tard dans l’après-midi, mais cela aurait entaché le processus exceptionnel qui ne pouvait qu’accompagner ma naissance, je finis par y croire.
Je suis née par césarienne, ce qui laissa une belle et large cicatrice marron sur le ventre prématurément vieilli de ma mère.
– « La poche des eaux avait cédé et les eaux étaient teintées. Cela signifie qu’il y a une souffrance fœtale », m’ont répété mes parents.
Mon imaginaire aime à croire que c’est mon Papa, jeune et brillant médecin, qui prit la difficile décision de cette intervention. J’aurais adoré qu’il me mit au monde dans des circonstances bien plus périlleuses : toujours est-il que je naquis dans une petite maternité nivernaise, devenue plus tard un hospice puis une maison de retraite – seule la terminologie a changé – un endroit où les plus anciens meurent maintenant. » (Pages 15-16)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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