Punies soient les lâches de Sylvie Géroux

Punies soient les lâches - Sylvie Geroux

Titre Français : Punies soient les lâches

Titre Original : Punies soient les lâches

Auteur : Sylvie Géroux

Date de Sortie : 27 Octobre 2014

Nationalité : Française

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 352 Pages pages

Éditeur : HQN Editions Harlequin

ISBN : B00NQ9DUF4

Punies soient les lâches : Quatrième de Couverture

Max sourit à chaque fois qu’elle entend le surnom ridicule qu’on lui a donné ; la « chauve-souris de Camargue » – pas très effrayant pour un serial-killer.
En plus, ils pensent qu’elle est un homme. Les crétins… Comme s’ils étaient incapables de concevoir qu’une femme puisse tuer. Car c’est ce qu’elle fait : elle tue. Ou plutôt, elle purifie le monde ; ses proies ne sont pas n’importe qui. Des femmes. Des femmes qui aiment les femmes et n’osent pas assumer leur différence. Voilà ce qu’elle est, voilà ce qu’elle fait.
Du moins, jusqu’à ce que l’arrivée de Rachel dans sa vie vienne perturber sa chasse. Rachel est douce, Rachel est belle, Rachel l’aiderait presque à oublier ces pulsions meurtrières qui la hantent régulièrement.
À un détail près : Rachel a juré de retrouver le serial-killer qui a sauvagement assassiné sa compagne…

Grâce à son travail, Sylvie Géroux a la chance de pouvoir découvrir les grandes capitales européennes. Après quatre années passées à Londres, une ville multiculturelle et enthousiasmante qu’elle adore pour l’ouverture d’esprit qui y règne, elle s’est maintenant installée à Amsterdam. Passionnée de lecture, elle a commencé à écrire à l’âge de quinze ans en s’essayant avec plaisir à la science-fiction, au fantastique, et à la romance.

Punies soient les lâches : Avis Personnel

En 2013, Sylvie Geroux publiait aux éditions HQN le roman d’amour lesbien Nadya & Elena. Une première pour Harlequin qui propose pourtant des histoires d’amour depuis des dizaines d’années mais jusqu’à présent uniquement entre un homme et une femme. Nadya & Elena a changé cette réalité et marqué un véritable tournant dans l’histoire.

Aujourd’hui, Sylvie Geroux a sorti un second roman toujours aux éditions Harlequin. Punies soient les lâches est centré sur une tueuse en série ouvertement lesbienne. C’est peu courant. C’est même une première. D’habitude les lesbiennes sont presque parfaites. Un peu trop même au vu de leurs faibles défauts. Ici, donc, on a une femme homosexuelle qui est une tueuse en série. J’avoue, rien que ça j’ai aimé. Parce que mince, j’en ai ras le bol du côté trop parfait. C’est fatiguant à force.

Je ne sais pas si c’est parce qu’elle a vécu en Angleterre et maintenant à Amsterdam et qu’elle a le mal du pays, mais l’auteure a situé l’histoire à Montpellier. Le soleil, la mer, les étangs, le sud quoi. Et pour vous donner encore plus envie de découvrir ce roman, l’héroïne (qui n’est pas la tueuse en série) est pilote d’hélicoptère !

J’ai passé un excellent moment à la lecture de cet ouvrage. Il se dévore en quelques jours, jusqu’à cette fin insoutenable qui vous empêche de poser votre liseuse pour savoir comment cela va se terminer. Après je peux comprendre que ce genre de littérature que l’on va qualifier de « populaire » ne convienne pas à tout le monde. Mais moi, c’est ce que j’aime.

L’une des forces de cette oeuvre est d’avoir réussie à ne pas faire de Max, la serial killer, un personnage détestable. Ses motivations sont dessinées de manière intéressante, sans manichéisme et j’ai apprécié ce choix et cet aspect. Après on voit aussi la folie monter crescendo avec le suspense et c’est vraiment bien présenté.

A mon avis un excellent divertissement que je recommande à toutes les personnes en possession d’une liseuse. Franchement un très bon divertissement et un polar réussi. A découvrir.

Punies soient les lâches : Extraits

Homme blanc, âgé de vingt-cinq à quarante ans, ayant éprouvé des difficultés à s’intégrer scolairement comme socialement, souffrant d’une instabilité professionnelle et affective, ainsi que d’une incapacité sexuelle chronique, et probablement issu d’une famille violente et maltraitante.

Max soupira en jetant un œil à la petite radio portative, qui diffusait en boucle le dernier profilage de l’équipe spéciale dépêchée à Montpellier, pour arrêter celui que la presse surnommait déjà : La Chauve-Souris de Camargue.

– Quels crétins ! Franchement, écoute-moi, ça… Evidemment, une équipe pareille, ça ne va pas faire tes affaires, hein Marie ?  fit Max en posant son regard sur la jeune femme attachée à la chaise de cuisine au vernis écaillé.

L’autre leva des yeux où la terreur se battait encore contre la lassitude.

– Je m’appelle Alice, protesta-t-elle faiblement.

– Hum ? Ah oui… Détail un peu contrariant, je te l’accorde. Cela aurait été tellement plus romantique, pas vrai ? Si tu t’appelais vraiment Marie… Enfin, peu importe. Aujourd’hui tu es Marie, et comme elle, tu meurs.

– Laissez-moi partir, je vous en prie ! Je ne vous ai rien fait !… S’il vous plait…

La voix de la jeune femme se brisa sur cette prière qu’elle savait déjà vaine.

– Marie, ce n’est plus l’heure de supplier, tu devrais avoir compris maintenant. Après tout ce qu’il s’est passé entre nous. C’est trop tard. Beaucoup trop tard, répliqua calmement Max en secouant doucement la tête.

– Je ne vous ai jamais vue et je m’appelle Alice… Vous êtes dingue ! s’écria la jeune femme d’une voix rauque.

– Dingue ?… Hum, c’est un diagnostic un peu simpliste. Et dangereux dans ta position, tu ne crois pas ? Alors que tu es en train de te vider de ton sang, ligotée sur cette chaise, dans cette vieille baraque perdue, où personne ne viendra te chercher, répondit Max d’un ton pensif.

Alice ferma les yeux et se mit à pleurer doucement. Elle n’avait même plus la force pour les grands sanglots. Une main douce se posa sur son front et elle tressaillit.

– Diagnostic dangereux, oui… Mais certainement plus proche de la réalité que celui de ce stupide profiler, qui doit être payé comme un roi pour débiter ces conneries, en plus. Et avec mes impôts, et les tiens ma belle. Quelle ironie ! Tu devrais demander un remboursement.

Max regarda pensivement le petit appareil avant de l’éteindre, puis reporta son attention sur sa victime.

– Regarde-moi bien, Marie ! Est-ce que tu vois ce qu’ils recherchent ?

L’autre secoua la tête, le visage inondé de larmes. Max hocha la tête :

– Mmm, des abrutis ! Ils ont tout faux parce qu’ils réfléchissent avec leur queue, tous autant qu’ils sont. Combien tu paries qu’il n’y a pas une seule femme dans leur équipe « spéciale » ? La seule chose correcte dans ce ramassis de connerie, c’est ma couleur de peau…

Elle replia l’antenne de la radio qu’elle rangea dans un sac à dos de toile brune et poursuivit d’un ton amusé :

– Moi, c’est Max pour Maxence, les gars. J’ai vingt-deux ans et je suis tout à fait bien intégrée socialement. J’ai toujours été la meilleure de la classe, j’ai eu mon bac à seize ans avec mention très bien. Je suis fonctionnaire, franchement on fait mieux dans l’instabilité professionnelle. Je suis lesbienne, et mes capacités sexuelles sont plutôt appréciées. Je n’ai jamais reçu de plainte à ce sujet. Quand à mes parents, il s’agissait vraiment de gens merveilleux, aimants et protecteurs… Enfin, en tout cas, avant je ne les bute et mette le feu à la maison. Bref, on dirait que je suis un peu atypique comme serial killer, ça ne vous aide pas beaucoup…

A ces mots, les pleurs d’Alice redoublèrent, et Max soupira : (Page 1)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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