Tel Père, Telle Fille

Un homme et sa fille tentent maladroitement de se retrouver

Affiche : Tel Père, Telle Fille

Année de Production : 2007

Réalisation : Sylvie Ballyot

Scénario : Sylvie Ballyot

Avec : Salomé Stévenin (Julie), Bernard Blancan (le père) et Sophie Cattani (Céline)

Nationalité : Française

Genre : Court-Métrage, Drame

Durée : 20 minutes

Titre Original : Tel Père, Telle Fille

Tel Père, Telle Fille : Résumé

Julie, une jeune femme indépendante, rend visite à son père qui habite dans le Sud de la France. Celui-ci est amputé depuis peu de temps et habite seul dans une grande maison du bord de mer.

La cohabitation entre Julie et son père n’est pas facile. Tous les deux se cherchent, tentent de s’approcher, de se retrouver mais rien n’est évident. Pour compliquer les choses, ils partagent le même désir pour les femmes. Julie est libre de rencontrer d’autres femmes en boîte de nuit mais, lorsqu’elle rentre chez son père, le silence est de rigueur…

Julie, une jeune femme indépendante, rend visite à son père qui habite dans le Sud de la France. Celui-ci est amputé depuis peu de temps et habite seul dans une grande maison du bord de mer. La cohabitation entre Julie et son père n’est pas facile. Tous les deux se cherchent, tentent de s’approcher, de se retrouver mais rien n’est évident. Pour compliquer les choses, ils partagent le même désir pour les femmes. Julie est libre de rencontrer d’autres femmes en boîte de nuit mais, lorsqu’elle rentre chez son père, le silence est de rigueur…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Réussi. A découvrir.

Note des lectrices : 3.85 ( 1 votes)
70

Ce court-métrage de Sylvie Ballyot montre à quel point on peut s’éloigner des membres de sa famille. C’est vraiment magnifique et filmé avec grâce et sensibilité sans pour autant tomber dans le voyeurisme. Au début, un homme descend de manière étrange les marches d’un escalier. Il boîte, semble avoir des difficultés pour se mouvoir et se déplace en permanence avec une canne. On ne découvre qu’au milieu de l’histoire qu’il est amputé. Lors d’une très belle scène où sa fille, Julie, lui refait le pansement de son moignon.

Là où cette histoire est dure à oublier c’est qu’il existe un contraste saisissant entre la douceur de la mer, du ciel bleu, du chant des cigales, de la musique douce et cette force et cette violence qui opposent le père et la fille. Une opposition entre deux caractères bien trempés qui donne le sentiment que si aucun des deux ne fait un pas vers l’autre, ils vont définitivement se perdre.

L’actrice Salomé Stévenin, magnifique et énigmatique, trouve ici un nouveau rôle de lesbienne. Elle avait déjà interprété un personnage homosexuel dans Clara cet été-là. Ici c’est le désir qui prime avant tout. Quand elle se rend dans ce bar gay et lesbien de la côte, il est évident qu’elle y va pour draguer. Ses hésitations et sa timidité quand elle essaye d’aborder Céline sont touchantes. Est-elle vraiment ainsi et cache-t-elle cette part d’elle-même à son père ou joue-t-elle la comédie pour attirer l’attention de la femme qu’elle veut. Elles se retrouvent rapidement au lit et on ressent l’urgence et le besoin de l’autre. C’est très bien fait et les deux actrices sont parfaitement crédibles.

Il existe par contre une réelle violence dans les propos du père quand, après qu’il ait surpris Julie et Céline s’embrasser en se quittant, il déclare « Elle a l’air mignon [ta copine] je lui boufferais bien la chatte ! ». C’est très dur et on comprend que l’homosexualité de Julie doit en permanence être cachée et qu’elle n’est pas acceptée au sein de sa famille.

Fait très intéressant également. Il est très rare de voir utilisé des godemichets ceinture dans des films et des séries en règle général. Dans les productions françaises, c’est tout simplement le désert de ce côté-là. Du coup je trouve que cette sexualité montrée et non pas évitée ou ignorée permet une autre vision que celle bien gentille et douce de l’homosexualité féminine qu’on a encore tendance à véhiculer. Parce que Julie n’a rien d’une victime même si son père tente de jouer les bourreaux.

Un court-métrage à découvrir.

Tel Père, Telle Fille : Critiques Presse et Récompenses

Sélection Officielle à la « Quinzaine des Réalisateurs » à Cannes en 2007.
Compétition Officielle au Festival des Nations d’Ebensee en 2008.
Compétition Officielle au Festival européen du film court de Brest en 2007.
Compétition Officielle au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand en 2008.

Tel Père, Telle Fille : Extraits

LE PÈRE : T’as mangé ?
JULIE : Non.
LE PÈRE : Tu viens pas très souvent. Déjà à Noël t’es pas venue. Je dis pas ça pour me plaindre, c’est pas un problème.

JULIE : Je t’ai vu tu marches bien, hein.
LE PÈRE : Ça me fait plaisir que tu sois venue. Oh tes sœurs, Sonia, l’autre matin, elle m’a engueulé, elle était persuadée que j’avais pissé dans le bidet. Putain j’ai nettoyé le bidet et l’autre elle m’engueule.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre