Doctor Jazz : Quatrième de Couverture
Doctor Jazz ! Qu’on ne s’y trompe pas. Il s’agit bien d’une série noire et si le blues est à l’honneur, c’est parce qu’il court d’une rue à l’autre, mélodie en sous-sol qui rythme chacun des crimes… Meurtres liés au marché des snuff-movies, ces films atroces où la victime agonise devant une caméra pour satisfaire les désirs pervers d’une riche clientèle…
Face à ces basses oeuvres, Carol Evans, impitoyable agent de la CIA, une belle fille qui a de la classe surtout quand elle tue… Venue à La Nouvelle-Orléans pour enquêter sur un trafic de drogue, elle se heurte à la peu recommandable et trop sexy My-Chen. Si la jeune Chinoise ne fait que se procurer des snuff, est-elle aussi blanche qu’il y a paraît ? Entre les deux femmes, ça swingue. C’est à qui dira à l’autre : « Adieu ma jolie »…
Doctor Jazz : Avis Personnel
Carol Evans a retrouvé son poste à la CIA. Réintégrée dans ses fonctions, elle est aujourd’hui de retour aux Etats-Unis après une mission de plusieurs mois en Afghanistan. Pardon, à la frontière de l’Afghanistan puisque aucun agent américain n’a le droit de se rendre dans ce pays. Sa nouvelle mission est de démantelée un réseau de drogue sur le territoire américain ayant certainement des ramifications à l’étranger.
Toujours aussi sûre d’elle, toujours aussi dangereuse et violente, Carol reprend du service. En suivant la délicieuse et criminelle My-Chen, Carol se retrouve bien malgré elle au coeur d’une histoire de snuff-movies…
Humour, sensualité, répliques acerbes, Jacques Sadoul persiste et signe avec cette histoire sombre et gore.
Doctor Jazz : Extraits
« La pluie avait cessé. J’adressai un signe de la main à Linga et m’éloignai dans Decatur. Il l’ignorait mais mon hôtel, le Windsor Court, était situé tout près, dans la rue Tchoupitoulas, juste après Canal Street. Je ne me retournai pas, qu’importe qu’il me suive, maintenant qu’il connaissait mon nom, il me retrouverait aisément grâce aux fiches des hôtels. En moins de dix minutes j’arrivai devant le Windsor Court dont les arbustes de la cour d’entrée étaient décorés de guirlandes d’ampoules électriques comme des arbres de Noël. Je m’arrêtai à la réception et demandai qu’on installe immédiatement un magnétoscope dans ma chambre. L’employé m’assura qu’on ferait diligence. Je montai et, en attendant, je passai sous la douche, la pluie semblait m’avoir collé à la peau. Je dus encore patienter une demi-heure puis on m’installa enfin l’appareil demandé. J’insérai la cassette, m’assis confortablement dans un gros fauteuil capitonné, puis appuyai sur la télécommande. » (Page 19)
« Je ne sursaute jamais, mes nerfs sont trop solides, néanmoins le lieutenant Linga n’avait surprise. Je ne l’avais pas entendu arriver et j’étais à cent lieues d’imaginer qu’il pouvait se trouver là. Je levai lentement la tête et me poussai légèrement pour lui faire de la place sur la banquette. » (Page 31)
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