Au Plus Près Du Paradis

Les contes de fées existent encore

Année de Production : 2001

Date de Sortie : 20 Novembre 2002

Réalisation : Tonie Marshall

Scénario : Tonie Marshall, Anne-Louise Trividic

Avec : Catherine Deneuve (Fanette), William Hurt (Matt), Hélène Fillières (Lucie), Bernard Le Coq (Bernard), Nathalie Richard (Brigitte), Gilbert Melki (Alain), Patrice Chéreau (Pierre)

Nationalité : Française

Genre : Comédie, Drame

Durée : 1h 40min.

Titre Original : Au plus près du Paradis

Au Plus Près Du Paradis : Résumé

Dans Au Plus Près Du Paradis, Fanny est une romancière qui vit à Paris et écrit un livre sur le peintre François Arnal. Lucie, sa fille de 25 ans, vient de déménager et elle vit aujourd’hui seule.

Après une réunion d’anciens élèves, Fanny retrouve Bernard, un amour de jeunesse et se souvient de Philippe, un homme dont elle était autrefois très amoureuse. Les sentiments qu’elle avait pour ce dernier resurgissent et celui-ci lui donne rendez-vous à New York, en haut de l’Empire State Building.

Une fois aux États-Unis, officiellement dans le but de prendre en photo un tableau, elle fait la connaissance de Matt.

Dans Au Plus Près Du Paradis, Fanny est une romancière qui vit à Paris et écrit un livre sur le peintre François Arnal. Lucie, sa fille de 25 ans, vient de déménager et elle vit aujourd'hui seule. Après une réunion d'anciens élèves, Fanny retrouve Bernard, un amour de jeunesse et se souvient de Philippe, un homme dont elle était autrefois très amoureuse. Les sentiments qu'elle avait pour ce dernier resurgissent et celui-ci lui donne rendez-vous à New York, en haut de l'Empire State Building. Une fois aux États-Unis, officiellement dans le but de prendre en photo un tableau, elle fait…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Sans aucun intérêt.

Note des lectrices : Soyez la première !
40

Une belle histoire d’amour et une ode à Catherine Deneuve. Cette dernière est au centre du film, présente dans chacun des plans et véritablement mise en valeur par la caméra.

La première partie à Paris est lente et ennuyeuse. Seule la présence de Lucie, la fille de Fanette, rend ce début regardable. Sa relation difficile, particulière et imprévisible avec sa mère pimente légèrement cette partie. Lucie n’est qu’un personnage secondaire. Elle n’est pas mise en avant et il est dur de savoir ce qu’elle pense et ressent. Lorsqu’elle parle à sa mère, elle donne le sentiment d’être à la recherche de l’homme idéal. Pourtant, un peu plus tard, on découvre qu’elle héberge une « amie » canadienne qui est peut-être plus qu’une amie. Seulement elle refuse d’en parler et tout s’arrête là. Est-elle lesbienne, bi, hétéro ? La question reste entière.

Dans la seconde partie du film, Fanette se rend à New York et fait la connaissance de Matt. L’alchimie entre Catherine Deneuve et William Hurt est superbe et semble réelle. Le long-métrage donne le sentiment de débuter à cet instant. Malheureusement c’est un peu tard.

Au final, Au Plus Près du Paradis est une belle histoire d’amour, un beau conte de fées hétéro. Sans plus.

Au Plus Près Du Paradis : Critiques Presse et Récompenses

« Un film d’amour. Grave et mélancolique. Un conte de fées. » Michel Rebichon (Studio Magazine)

« Catherine Deneuve y trouve ainsi vaste espace pour s’y exprimer, de même que William Hurt, malgré un rôle relativement bref. » Alexandre Arditi ( Objectif Cinéma )

« Mais le joyau du film, c’est Catherine Deneuve. Depuis Ma saison préférée il y a dix ans, on ne l’avait plus filmée avec autant d’amour et de pudeur. Mise en confiance, l’actrice, dont on croyait tout connaître, livre des gestes, des rires, des peurs que l’on ne soupçonnait pas. Mûre et enfantine, elle irradie d’un bout à l’autre du film, achevant de nous entraîner ” au plus près du paradis “… » Eric Quéméré (Zurban)

« Subtil clin d’oeil de Tonie Marshall à la Comédie hollywoodienne, autour d’une Deneuve cinéphile et décalée. » Marine Landrot (Télérama)

« Catherine Deneuve demande du champagne dans un bistrot américain. ” Une coupette “, dit-elle. Tout est là. Pas une coupe, une coupette. Pas du champagne, des bulles. Ceux qui préfèrent les nuages à la terre ferme vont être aux anges. » Philippe Piazzo (Aden)

« Le travail tout à fait admirable de l’actrice Catherine Deneuve, en permanence à l’extrême limite entre rétractation glacée et abandon sentimental, répond geste pour geste, mot pour mot aux choix d’une cinéaste prenant le contrepied systématique de son précédent film, le si convivial Venus Beauté Institut. » Jean-Michel Frodon (Le Monde)

« Résister ou vivre l’émotion et l’amour ? Tonie Marshall livre sa réponse. Elle offre à Catherine Deneuve un rôle d’amoureuse fragile et contemporaine à travers une mise en scène simple et un scénario intemporel d’où son profond charme. » Anne Le Tiec (Ouirock.com)

« Là Fanette rencontre Matt (William Hurt, très bien) et le film sera le récit de leur éloignement-rapprochement, sur un mode flâneur et anecdotique, certes, mais plaisant. » Jean-Sébastien Chauvin (Cahiers du Cinéma)

« (…) la première partie, à Paris, est longuette. On oublie ces réserves devant le deuxième acte, à New-York, qui crépite de bons mots et de beaux sentiments. » Elodie Lepage (TéléCinéObs)

« (…) Catherine Deneuve elle-même n’a pas toujours l’air de prendre sa Fanette très au sérieux. Comme celui de l’Empire State Building, le rendez-vous est ici manqué. On lui en donne un autre, pour très vite, que l’on espère plus réussi ! » Annie Coppermann (Les Echos)

« C’est cet ailleurs, un embryon de road movie aux Etats Unis avec un sympathique photographe, qui constitue la partie réussie du film, loin du corset cinéphilique du début, peu convainquant. Hélas cela arrive bien tard. » Vincent Ostria (L’Humanité)

« Il y a le sentiment, mais il manque le tempo. » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaroscope)

« La deuxième partie tombe dans le convenu et la fadeur en tirant à la ligne. C’est dommage car Deneuve y est remarquable. » Pierre Vavasseur (Le Parisien)

« Quelques moments de grâce dans une mise en abyme plutôt pataude de Elle et lui, classique du mélo. » Vincent Ostria (Les Inrockuptibles)

« Une Comédie romantique inégale, empreinte de fantaisie et de merveilleux. Fragile, mais bourrée de charme. » Iris Mazzacurati (Ciné Live)

« (…) Catherine Deneuve est filmée comme une icône. Le reste en souffre évidemment. » Ghislain Loustalot (Première)

Au Plus Près Du Paradis : Extraits

FANNY  (Après que Lucie l’ait embrassée sur la bouche) : Lucie, pourquoi tu fais ça ?
LUCIE  : Ça va, y a pas mort d’homme ! Tu m’embrassais toujours comme ça avant.
FANNY  : Oui, oui, oui, bien sûr. Quand tu étais petite. Mais maintenant tu es grande. Ta bouche est faite pour les autres. Pour tes amours.
LUCIE  : Je suis ton amour aussi, non ?
FANNY  : Oui, bien sûr. Mais si ta bouche embrasse tout le monde, tes baisers n’auront plus de goût.
LUCIE  : La Rochefoucauld. Excuse-moi mais t’as toujours de ces phrases sentencieuses à la con.
FANNY  : Mais c’est pas sentencieux de dire que tu es un peu grande pour m’embrasser sur la bouche.
LUCIE  : Et si tes baisers m’aidaient à trouver un homme ?
FANNY  : Mais ça marche pas comme ça. Je suis pas une fée !

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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