Dr. House : Interview d’Olivia Wilde, l’interprète de numéro 13

Olivia Wilde

Interview accordée à Lesley Goldberg le 03 Décembre 2010 pour le site Afterellen.com

Olivia Wilde fait son retour dans Dr House ; mais avant ça, elle sera sur grand écran ce mois-ci lorsque Tron : l’Héritage sortira en salles. Dans cette suite du chef d’œuvre d’effets spéciaux de 1982, Olivia, qui incarne Quorra, s’allie avec Sam (Garrett Hedlund) qui entre dans le Master Control Program  à la recherche de son père disparu, le programmeur Kevin Flynn (Jeff Bridges) et défie les jeux guerriers dans lesquels son père a vécu ces 25 dernières années.

Un peu perdu ? Ne vous inquiétez pas, Olivia Wilde vaudra le déplacement – si vous n’êtes pas encore conquis – en s’inspirant de Jeanne d’Arc pour son personnage, et arborant un corps bronzé dans une combinaison qui donne un nouveau sens à l’adjectif “moulant”.

AfterEllen.com s’est entretenu avec la gagnante du classement 2010 des 100 femmes les plus sexy lors d’une récente conférence de presse Tron : l’Héritage pour discuter de ce qui plaira aux fans gay dans ce film de science fiction, du look de Quorra et pourquoi il était important que son personnage soit un modèle pour les filles.

Vous avez énormément de fans homosexuel(le)s. Selon vous, qu’est-ce qui va leur parler dans ce film?

Je pense qu’ils seront captivés par les mêmes choses que tout le monde : c’est une belle histoire sur l’humanité et la compassion. Le message du film, c’est que nous devons nous rappeler de la beauté de la relation entre les humains et la nature et nous déconnecter de nos technologies par moment pour apprécier ce que c’est que d’être juste des êtres humains. Ce message est le même pour tous. C’est aussi une véritable histoire d’amour et une histoire de famille et toute personne ayant une relation – conflictuelle ou non – avec son père se reconnaîtra vraiment parce qu’au final, c’est de ça dont il s’agit, d’un fils et d’un père qui se retrouvent; je trouve ça terriblement émouvant et fort. Au-delà de tous les effets spéciaux et de la beauté de ce film, c’est ce qui en fait vraiment le cœur et le corps.

Votre carrière décolle vraiment avec cette transition vers le grand écran dans Tron et bientôt dans Cowboys and Aliens.

Tron a été un tel tremplin pour moi. Quorra ne ressemblait à aucun des personnages que j’avais joués jusque-là. J’ai dû créer quelqu’un qui était différent de tout ce qu’on m’avait vue faire auparavant. Ça a aussi réveillé mon intérêt pour les films d’action, d’aventure et de science fiction. C’est quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire; je ne m’étais jamais vraiment imaginée dans cet univers. Mes expériences à des conventions SF ont été tellement incroyables. Après Tron, j’étais impatiente de faire Cowboys and Aliens, qui est un film très différent et marquait une totale rupture pour moi.

Adolescente, préfériez-vous les histoires de science fiction/héroïc fantasy ou les histoires d’amour ?

J’ai toujours été fan de science fiction. Avec ma famille, on avait l’habitude de regarder Star Trek tous ensemble – c’était une activité familiale geek. La SF, c’est un genre très intéressant où tout est question d’imagination.

Comment en êtes-vous arrivée à ce look dans le film ?

Ça été un vrai travail d’équipe de créer Quorra, qui n’était pas dans le film original. (Le réalisateur) Joe Kosinski souhaitait réellement en faire une femme unique et sortant de l’ordinaire – pas une femme fatale, mais une héroïne féminine – qui ne ressemblerait à aucune autre. Nous avons travaillé très dur à la rendre intelligente et forte mais en même temps enfantine et subtile pour qu’elle ne soit pas là juste pour servir de faire-valoir aux hommes, qu’elle ne soit pas juste là pour faire joli. Ce personnage aurait facilement pu devenir la tentatrice du monde de Tron. Elle aurait pu n’être que cette femme fatale sexy. Avec une combinaison comme celle-là, c’est facile de tomber là-dedans. Joe était catégorique sur le fait qu’elle ne doive pas être ça.

On s’est inspiré de Jeanne d’Arc ; j’ai proposé ce concept six mois avant qu’on commence à tourner. Jeanne d’Arc était cette guerrière improbable, cette enfant capable de soulever une armée. Elle possédait une force surnaturelle et semblait avoir cette connexion avec un autre monde, un pouvoir supérieur, être guidée par quelque chose de plus grand qu’elle et par l’altruisme. Et ça, c’était Quorra. Et ce mélange d’innocence et de force est inhabituel pour ces personnages. Une fois cette référence historique trouvée, ça a été vraiment amusant de lui donner vie. … Je voulais qu’elle soit un modèle pour le jeune public. Je veux que les filles se sentent inspirées par sa force et son esprit et son intelligence et sa compassion. C’est rare de nos jours d’avoir un personnage féminin dans ce genre de films qui ne soit pas là juste pour paraître vraiment sexy en combinaison.

Comment vous êtes-vous entraînée pour le rôle ?

Je tournais Dr House pendant mon entraînement pour Tron, donc je devais, vous voyez, me réveiller bien plus tôt que quiconque devrait jamais avoir à se réveiller et aller m’entraîner pendant plusieurs heures quotidiennement : cross training, cardio, arts martiaux. Beaucoup de ce que fait Quorra dans le film est un mélange d’arts martiaux. Physiquement, j’ai totalement transformé mon corps. Jamais je n’avais ressemblé à ça avant et plus jamais je n’y ressemblerai. C’était important en créant Quorra de me transformer physiquement parce qu’une fois que j’ai compris ce que c’était qu’être capable de se battre et d’avoir cette musculature et cette force, ça a changé ma façon de marcher. Ça a changé ma manière de me tenir.

Avez-vous arrêté de vous entraîner dès que Tron a été dans la boîte ?

Oui ! C’était un tel soulagement ; je n’en pouvais plus d’attendre. Pendant toute la durée du tournage, je surveillais mes repas. Je suis mariée avec un Italien, donc pour nous, il n’y a que les pâtes et le vin.

Comment voyez-vous le fait d’avoir votre propre action figure tirée de Tron ?

C’est une première pour moi [d’avoir une figurine]. Je ne pense pas qu’il y ait une petite poupée “Numéro 13” de Dr House, à moins que je sois passée à côté. Il devrait y en avoir une ! C’est vraiment étrange.

J’aime ce que Carrie Fisher en a dit dans son one-woman show, Wishful Drinking. Elle parle beaucoup du merchandising qu’ils ont sorti pour Star Wars, y compris des poupées gonflables. Je n’ai rien entendu de tel pour Quorra. Mais c’est une drôle d’expérience hors de son corps de voir une version miniature de soi-même sur une étagère. Jusque-là, j’ai apprécié l’expérience, mais à la seconde où je verrai une poupée gonflable Quorra, ça ne sera plus le cas. [Rires]

Traduction Magali Pumpkin

Interview Originale sur le site Afterellen.com

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