Episode 105 – Homophobie

Episode de la série Hand Aufs Herz  (Saison 1)

Les élèves du STAG conseillent à Bea ne pas réagir, mais cette dernière annonce à tous les autres élèves qu’elle ne se laissera pas intimider, car elle n’a rien à voir avec la mort de Franciska ; elle ajoute qu’elle restera dans cette école jusqu’à ce que son innocence soit prouvée. Quand Alexandra voit Bea, elle lui dit espérer que c’est son dernier discours dans cette école.

Caro montre des tracts où il est écrit que Bea, dix ans auparavant, avait été interrogée au sujet de la disparition de Franciska. Elle en distribue un à Luzi qui, immédiatement, le rejette, car pour elle ce n’est pas une preuve.

Jenny ouvre son casier quand Emma arrive derrière elle en courant.

EMMA : Merci beaucoup aussi.
JENNY : Merci.
EMMA : Dis-moi c’est quoi ton problème ? À chaque fois que je pense que tu es sympa, tu me fais une crasse !
(Jenny ne répond pas ; excédée, Emma referme violemment le casier de cette dernière.)
EMMA : Tu as éteint l’alarme du Saal 1 !
JENNY : Oui et…
EMMA : Je viens d’être renvoyée à cause de ça, parce que le chef pensait que j’avais oublié de l’allumer !
JENNY : Ça s’est mal goupillé…
EMMA : Oui mal combiné, mais pour moi car toi tu as encore ton job !
JENNY : C’est vrai, c’était à toi de penser à l’alarme.
EMMA : Je voudrais maintenant savoir pourquoi tu as fait ça ?
JENNY : Attends je réfléchis… Je n’avais plus l’envie de travailler avec toi.
EMMA : Et tu pourrais m’expliquer pourquoi ?
JENNY : Parce que je n’avais pas envie d’entendre toute la journée tes discours bigots et intolérants.
EMMA : Je ne suis ni bornée, ni bigote !
JENNY : Ah oui c’est vrai, j’avais presque oublié tu es « normale »…

Jenny ferme son casier et s’éloigne.

En salle des professeurs, Bea demande à Gotting de faire quelque chose avant que la situation ne s’envenime plus avec les élèves. Le directeur souhaite qu’elle prenne quelques vacances. Bea lui rappelle qu’elle n’a rien avoir avec la mort de Franciska. Michael la défend, mais Gotting répond qu’il n’a pas le choix, car il est harcelé par les familles. À la surprise de Bea, Gabriele ne la défend pas.

Emma parle à Hotte de son altercation avec Jenny.

EMMA : D’abord elle m’aide et après elle me fait virer ! Elle est vraiment pas nette. Tu trouves ça drôle ?
HOTTE : Bataille de filles, vous vous battez différemment de nous, les mecs.
EMMA : Tu veux dire en étant fausse et en attaquant par derrière ?
HOTTE : La vraie question, c’est pourquoi elle a fait ça. Tu lui as encore écrit un mauvais exposé ?
EMMA : Non, elle n’a aucune raison d’être énervée contre moi ! Moi j’aurais des raisons, car elle m’a dit que je flirtais avec les femmes !
HOTTE : Tu flirtes avec les femmes ?
EMMA : Non, c’est elle qui a dit ça et après elle ne voulait plus lâcher le morceau. Et quand je lui ai dit que j’étais « normale », elle s’est énervée.
HOTTE : Normale ?
EMMA : Oui !! Je voulais dire pas lesbienne. Et elle a sorti un truc du genre que j’étais réactionnaire et bigote. Mais qu’est-ce que ça veut dire bigote au fait ?
HOTTE : Intolérant je crois. Attends une seconde… « Bigoterie : comportement caractérisé par une extrême dévotion et une intolérance aux autres points de vue. » En fait on agit comme si on était super moraliste, mais en réalité, sous le vernis, on est super intolérant.
EMMA : Je ne suis pas intolérante, ni coincée. Vous délirez tous les deux.
HOTTE : Non c’est vrai, tu es « normale ».
EMMA : Oui et alors ? C’est quelque chose de mal ?
HOTTE : Emma, réfléchis une seconde à ce mot.
EMMA : Oui je sais, mais je pensais que ce que je voulais dire était clair…
HOTTE : Ça l’est si on te connaît bien. Mais peut-être que Jenny a beaucoup d’amis homos ou lesbiennes à Londres. C’est pour ça qu’elle a été touchée.
EMMA : Je n’ai rien contre les lesbiennes ! (Elle s’en va, énervée.)
HOTTE : Moi non plus.

Bea se rend dans le bureau de Gabriele pour savoir pourquoi elle ne lui a pas donné son soutien. L’ancienne directrice lui répond qu’elle ne le peut pas, puisque ce n’est plus elle qui dirige l’établissement. Bea ne comprend pas : c’est elle qui l’a rappelée dans cette école et quand ça devient sérieux, elle la laisse tomber. Gabriele reste inflexible, elle ne peut pas l’aider et lui conseille de partir. Quand Bea s’apprête à sortir, Gabriele lui dit qu’elle est désolée. Bea lui réplique qu’elle l’est aussi.

Michael est le seul à soutenir Bea. Celle-ci ne comprend pas que Gabriele ne la soutienne pas comme autrefois. Elle pense peut-être qu’elle est coupable ? Mais pour Michael, tôt ou tard on prouvera son innocence.

Caro, tout en distribuant ses tracts au sein de l’école, explique à Jenny que lorsque Bea sera partie, il n’y aura plus d’argent pour ces idiots du STAG. Elle donne un jour à Bea avant qu’elle ne parte. Jenny n’est pas d’accord, pour elle on n’écrase pas une personne déjà au fond du trou. Au contraire, Caro s’en moque, d’autant que pour elle Bea a tué Franciska.

Bea arrive à l’auditorium et annonce une bonne nouvelle au STAG. Ils peuvent participer à une audition pour chanter et danser sur scène avec la troupe de Sister Act. Les élèves sont ravis et disent à Bea qu’ils peuvent compter sur elle.

Caro continue sa distribution de tracts dans les vestiaires de l’équipe de volley, ce qui énerve Jenny.

CARO : J’ai fait 300 copies de cet article qui parlait de Franciska Lohmann et la moitié a déjà été distribuée. Je vous le dis, Mlle Vogel va bientôt dégager !
JENNY : C’est pas bientôt fini ?
CARO : Non Jenny, ça le sera quand Mlle Vogel sera partie de cette école. On le doit bien à notre entraîneuse. Sa sœur a été assassinée.
JENNY : Alors c’est pour ça… Tu veux juste bien te faire voir par Mlle Lohmann.
CARO : Je suis juste loyale. On ne peut pas en attendre autant de toi, en tant que capitaine de l’équipe, bien sûr.
JENNY : Tu sais quoi, si tu penses faire un meilleur capitaine, va voir Lohmann et dis-lui tout simplement. Je ne tiens pas à ce titre, pas autant que toi.
CARO : Et justement là est ton problème. On est les numéros 1 si on joue sérieusement.
JENNY : Caro tu ne parles plus de beach-volley, tu ne fais que critiquer Mlle Vogel. Tout le monde n’est pas comme toi, certaines sont ici pour vraiment jouer au volleyball.
CARO : Je reconnais ce discours. Ça vient du STAG ? « On n’est pas là pour gagner, on aime juste chanter. »
JENNY : Laisse tomber.
CARO : Comment ça ? As-tu un nouveau problème avec ça ? Que toi, Emma et ces …
JENNY (se rapproche de Caro, furieuse) : As-tu un problème avec Emma ?
CARO : Qu’est-ce qui se passe, tu t’es découverte un cœur pour les perdants ?
JENNY : Oublie ça.

Le STAG interprète « Kein Zentimeter » de Clueso.

Alexandra demande qui est responsable pour les tracts distribués. Caro avoue que c’est elle et est félicitée par sa prof pour son courage. Pour Alexandra, Bea doit aller en prison. Jenny, dégoûtée, veut sortir, ce qui déçoit fortement son entraîneuse. Jenny affirme que ça n’a plus rien à voir avec le fait de jouer au volleyball.

Gabriele et Bea observent avec effroi des parents d’élèves lisant les tracts dans la cour. Gabriele regrette d’avoir fait revenir Bea.

Emma s’approche de Jenny dans le but de s’excuser. Jenny s’énerve car elle n’arrive pas à ouvrir son casier.

EMMA : Le casier n’y peut rien si t’es de mauvaise humeur !
(Emma lui ouvre son casier.)
EMMA : Tu vois, un peu de patience et…
JENNY : Je suis très impressionnée.
EMMA : J’ai réfléchi à hier soir et je crois qu’il y a un malentendu.
JENNY : Oui.
EMMA : Ce que j’ai dit à propos de moi étant « normale », c’était complètement stupide de ma part. Je n’ai rien contre les homosexuels ou lesbiennes ou homos. Ils sont exactement comme tous les autres, aussi normaux ou pas que les autres. Même s’ils ne peuvent pas avoir d’enfant, ce n’est pas l’essentiel. De nos jours, beaucoup de couples hétérosexuels ne peuvent pas avoir d’enfants. Je suis d’avis que chacun doit faire comme il le pense. .Je ne connais personne qui est lesbienne, ça m’a paru sûrement bizarre à cause de ça.
JENNY : Par contre tu connais beaucoup de clichés et de préjugés.
EMMA : Hey, je voulais juste te dire que je n’avais rien contre les lesbiennes, Ok ?
JENNY : J’ai eu l’impression du contraire.
EMMA : Parce que tu ne m’as pas vraiment écoutée.
JENNY : Non, toi tu n’as pas vraiment écouté, toujours la même chose, c’est pour ça que tu ne comprends rien.
EMMA : Qu’est-ce que tu veux dire ?
JENNY : Rien, salut.

Gabriele boit à la bouteille dans son bureau. Elle se rappelle de son témoignage à l’époque de la disparition de Franciska. Pendant ce temps, Michael défend Bea auprès des autres professeurs pour qu’elle puisse continuer à enseigner. Gotting insinue que Michael défend Bea parce qu’ils sont en couple. Il lui rappelle que Gabriele, elle, n’a pas soutenu Bea.

Michael se dirige alors vers le bureau de Gabriele pour lui demander des explications. Il la surprend une bouteille de vodka à la main. Il la prie de soutenir Bea car les autres collègues désirent son départ. Elle lui avoue alors que lorsqu’elle avait à l’époque dit avoir vu Franciska encore vivante, c’était un mensonge. Elle ne l’a pas vue vivante ce jour-là. Elle a fait un faux témoignage.


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A propos de Nathalie Danel

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Chroniqueuse et Traductrice Allemand

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