Hunter Valentine : Interview de la chanteuse, Kiyomi McCloskey

Kiyomi McCloskey

Interview accordée à Tristan Higgins le 6 décembre 2013 pour le site Huffingtonpost.com

J’ai perdu ma virginité d’intervieweuse avec Kiyomi McCloskey du groupe Hunter Valentine. Ne vous inquiétez pas ! Je sais bien que je ne suis pas journaliste (surprise !), et que je n’écris pas non plus pour le magazine Rolling Stone, donc j’ai simplement discuté avec Kiyomi – et bien sûr posé des questions qui, selon moi, intéresseraient les gens qui lisent mon blog : la bière, la mode, les voyages, les rencontres amoureuses et les butchs. Si vous voulez davantage de questions du type « Quelles sont vos influences musicales ? », allez sur le site Internet d’Hunter Valentine. Oh, et faites une recherche sur Google, puisque beaucoup de journalistes font ce type d’interview.

Tout d’abord, Kiyomi était cool. J’ai vraiment aimé lui parler et je crois que vous devriez tous aller écouter immédiatement ce groupe. En fait, arrêtez de lire ça et allez tout de suite voir leur nouveau clip The Pulse. Allez-y. Je vous attends.

C’est bon ? Ok, voici l’ « interview », si l’on peut dire.

Dans votre biographie il est écrit que vous avez rencontré les autres membres du groupe autour d’une bière pas chère et d’un rail whiskey. Quel genre de bière ? Et qu’est-ce qu’un rail whiskey ?

Nous étions mineures. L’âge légal pour boire au Canada est dix-neuf ans, et je crois que j’avais dix-sept ans. C’était une bière canadienne, probablement une Keith de la Nouvelle-Écosse. Le rail whiskey est un truc canadien, ce sont des mélanges maison.

Des trucs pas chers ? Effectivement si vous étiez jeunes.

Oui, pas chers. Maintenant mon Bourbon préféré est le Woodford Reserve et j’aime aussi le Blanton et le Jefferson. Tout deux sont haut de gamme. Je n’avais jamais entendu parler du Alexander Keith mais je trouverai une opportunité d’essayer parce qu’il a l’air pas mal. Mais maintenant je déclinerai un rail whiskey bien sûr.

Je ne vais pas vous interroger sur vos influences musicales et autres parce que je suis bloggeuse, pas journaliste. Ça ira ?

Oui, bien sûr. Discutons tout simplement. Cool.

Dans quel endroit au monde préférez-vous jouer ?

Au Japon. À Tokyo, à cause des gens et de la nourriture. C’est si beau et impressionnant. Ce sont des gens très respectueux et passionnés. Vous vous en rendez compte avec la manière dont ils travaillent, ils font attention, prennent soin.

[Kiyomi est pour un quart japonaise]

Quelles sont les choses que les fans vous jettent sur scène que vous préférez ?

Ça ne m’arrive pas vraiment donc au final je n’ai pas reçu tant de choses intéressantes ou palpitantes que ça. Généralement j’ai une bouteille de bière vide. Quelques bons Bourbons en bouteille. Les T-shirts faits par les fans sont toujours vraiment impressionnants. Le fan art est plutôt sympa. Beaucoup de choses sont jetées pour Laura parce qu’elle finit nue.

Vraiment ?

Oui, vraiment.

Ok, est-ce que l’une de vous quatre est célibataire ?

Je ne suis pas célibataire, c’est compliqué pour les autres donc je ne répondrai pas à leur place.

De quelle manière les choses ont-elles changé pour vous après The Real L Word ?

Nous étions exposées aux fans à une échelle plus internationale. Genre, en allant dans une ville, un village ou un pays dans lequel nous n’avions jamais été, nous avions un énorme soutien que nous ignorions complètement. Beaucoup d’entre eux étaient fans avant la téléréalité, mais les chargés de promotion et les comptables ont constaté que nous avions un succès plus international après la téléréalité. L’objectif principal de cette téléréalité était de gagner de l’amplitude en tant que groupe et nous avons réussi cela.

Que pensez-vous ou que connaissez-vous des identités butch/fem ?

Me concernant j’adhère. Mais je ne les laisse pas me définir pour autant. J’aime être une femme garçon manqué mais si j’ai envie de mettre du rouge à lèvres ou de porter un décolleté, je le ferai. Je ne vis pas à travers les définitions de ce que les gens pensent que je devrais être. Puisque j’étais l’une des lesbiennes les plus butchs de la série, les gens pensent que je devrais être comme cela tout le temps, mais je m’en fous. Je respecte réellement les personnes qui ont posé les bases de notre communauté, mais j’ai l’impression que les gens devraient s’ouvrir davantage. Dépenser du temps et de l’énergie à dire aux gens qu’ils ne peuvent pas être ce qu’ils veulent être est vraiment surprenant. Nous sommes censés être ouverts.

A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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