Interview accordée à Kathy Belge le 6 Juin 2011 pour le Site Lesbian Life
Est-ce quelque chose que l’on peut s’attendre à voir aux festivals de films gays et lesbiens ?
Oui, et pas seulement à ceux là, mais aussi aux festivals de films Latinos. J’ai un héritage Mexicain et je n’ai aucun scrupule à être si fière d’être Mexicaine. C’est un court métrage à thème universel.
Chacun traverse des trucs comme ça. Il apparaît juste que ce sont deux femmes impliquées.
Parlez-moi de votre atelier d’acteurs ?
Oui, c’est ma façon de contribuer. Je suis assez chanceuse de faire ce que je fais. J’ai réalisé cela, il a fallu que je parte de rien. J’ai dû me faire entendre. Avec mon associé Nick Mize, nous avons créé le Synergy Actor’s Studio. Il est destiné aux acteurs de tous niveaux.
C’est basé sur la technique de Meisner. On utilise la caméra. Et cela concerne également le business de la comédie. Chacun peut venir étudier avec nous et voir comment il apparaît à l’écran. Il y a beaucoup d’écoles au dehors qui vous détruisent avant de vous construire. Je ne crois pas du tout à ça. Nick et moi, étant nous-mêmes acteurs, essayons juste de vous rendre meilleur. Nous faisons ce qui a fonctionné pour nous. C’est notre expérience, et c’est juste du partage d’expérience et de connaissances avec nos élèves, ainsi qu’avoir un endroit qui les soutienne pour pouvoir travailler pour qu’ils puissent grandir et devenir de meilleurs artistes.
Qu’offrez-vous ?
Un cours à suivre une fois par semaine. Nous travaillons sur un jeu d’acteur vraiment sincère. C’est pour ne pas être démoralisé quand vous sortez auditionner. La façon de faire ça est de mûrir et perfectionner votre art, comme ça en allant à une audition vous ne partez pas la queue entre les jambes, mais vous partez avec un sentiment de puissance parce que vous savez que vous avez fait du bon travail. Vous ne pouvez pas contrôler le reste. Vous ne savez pas qui est pistonné pour ci ou ça. Vous savez que si vous allez là-bas et que vous avez tout déchiré parce que vous étiez génial, ils n’auront pas d’autre choix que de vous remarquer. Peut-être pas pour cette audition, mais peut-être pour la prochaine, mais ils se souviendront de qui vous êtes parce que vous aurez été sincère, honnête et dans le personnage. C’est en faisant ça encore et encore que votre nom sera reconnu et que vous serez pris au sérieux.
C’est ce que nous encourageons. Nick et moi enseignons ensemble, donc il y a un aspect de synergie. Nick est issu d’un théâtre de la banlieue de New-York et je suis issue de la télévision et du cinéma. Nous avons combiné nos talents.
Et à propos de vous alors ? Comment avez-vous commencé à jouer ?
Il y a très longtemps, je dirigeais le théâtre à l’université et j’y suis restée un an et demi et puis je suis partie et j’ai décidé de me concentrer sur le jeu. Sur un coup de tête et en croisant les doigts, j’ai quitté l’école.
Donc, vous n’étudiiez pas ce que vous vouliez à l’université ?
Je suis partie pour vraiment me plonger dans le jeu. J’ai trouvé un cours basé sur la technique de Meisner et j’ai alors vraiment commencé ma besogne. C’est une vie très différente maintenant avec l’apparition des ordinateurs. Moi, j’avais l’habitude de prendre ma voiture à 8h du matin, et de déposer ma photo aux agents et directeurs de casting. Je souris et ris parce que j’ai littéralement frappé à beaucoup de portes. C’est en gros comme ça que j’ai débuté. Le premier film que j’ai tourné était avec Christopher Reeves. Je devais auditionner. Ils m’ont amenée à l’audition juste là, sur le plateau de tournage et ils étaient genre « Génial, amène la au maquillage. ».
Woah !
Ça a été l’audition la plus rapide que j’ai jamais faite. Ils ont payé ma cotisation syndicale. C’est la meilleure chose qui puisse arriver à un acteur quand il n’est pas syndiqué.
Quelle fut votre première audition ?
La toute première audition que j’ai eue était pour la pièce de théâtre d’Eric Overmyer. C’est l’une des forces créatives de Law And Order. Il avait écrit une pièce appelée Dark Rapture. J’ai auditionné pour lui pour cette pièce et j’ai eu le premier rôle et nous sommes allés au Dallas Theater Center, c’était le lieu de tournage principal. Ça a été la toute première chose pour laquelle j’ai été engagée. Le tout premier film que j’ai eu fut avec Christopher Reeves. J’étais exaltée.
Donc c’était signe que vous étiez sur la bonne voie.
Oui. On peut dire ça comme ça.
Y-a-t-il un rôle que vous rêveriez de jouer ?
J’aimerais vraiment être dans une troupe de comédiens, un drame ou une comédie légère d’une heure. J’aimerais jouer un avocat ou un détective.
Maintenant que The L-Word est en train de s’estomper, à quoi ressembleront les séries lesbiennes de la prochaine génération à votre avis ?
Eh bien, je vais dire, qu’avec un peu de chance, il y aura une meilleure représentation des vraies lesbiennes de la vie de tous les jours. Ce sera toujours beau, comme dans les séries télé classiques qui n’ont rien de gay. Et qu’en est-il des séries du genre Law And Order, mais qui contiennent des personnages gays ? Qu’en est-il des vraies histoires avec des personnages gays ?
Je ne pense pas qu’il y ait un personnage lesbien à la télévision grand public en ce moment…
Vous voyez, ça doit changer. J’espère que la prochaine génération de séries lesbiennes aura davantage de personnages réalistes. J’ai trouvé que Queer As Folk (US) était plutôt une bonne série. C’était plus réel. J’ai trouvé que c’était une représentation plus vraisemblable. Bien sûr ça reste une série télévisée. Ils couchaient ensemble et tous ces trucs, mais c’était génial. J’ai trouvé le jeu d’acteur superbe. Il y avait vraiment quelque chose qui se passait.
Ne pensez-vous pas que The L-Word en était l’équivalent ?
Pas à la fin. Je vais juste dire que je n’ai jamais été connectée à cette série de la façon à laquelle je l’ai été avec Queer As Folk (US). Je me sentais vraiment impliquée dans les personnages. Les auteurs de cette série étaient géniaux. Au bout d’un moment The L-Word avait un côté ironique. C’était presque comme s’ils se moquaient de ce qui se passe réellement à West Hollywood. Qui s’en soucie ? Je ne pense pas que c’était totalement mauvais. Je serais hypocrite si je disais que je n’avais pas aimé.
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