Interview de la chanteuse MZ Sunday Luv

Mz Sunday Luv, la révélation punk-électro

MZ Sunday Luv

Interview accordée à Charlotte Bourgeois le 05 Mars 2008 pour le site Têtu.com

Le premier album de Mz Sunday Luv sort en avril mais vous avez sûrement déjà entendu la miss sur MySpace. La révélation électro-lesbienne.

Une voix rauque. Sexy. Et des paroles sulfureuses qu’elle vous susurre sur un rythme électro-kitsch. Chanteuse et danseuse, avec quelque chose de Peaches, Mz Sunday Luv ne va pas vous laisser indifférente. En attendant la sortie de son premier album en avril, pourquoi ne pas faire un saut sur son Myspace ?

D’où venez-vous ?

J’ai toujours habité au Canada mais je suis d’origine grecque. « Sunday », c’est la traduction de « Kiriaki » en grec: c’est ma grand-mère qui a choisi. Ensuite, c’est ma troupe de cabaret qui m’a trouvé le surnom de « Mz Sunday Luv » que j’ai gardé comme nom de scène. Petite, j’ai passé mes vacances en Grèce chez ma grand-mère, dans une maison où il y avait à peine l’eau chaude et la télévision. Tous les jours, on entendait le troupeau de chèvres traverser la rue principale. C’est amusant, le décalage avec les soirées que j’ai vécues ensuite au Canada. Drogue, sexe, soirées à n’en plus finir. C’est de là, ma musique « Décadence ». C’est une critique de ce petit monde de paillettes.

Comment êtes-vous arrivée sur scène ?

Je commençais à m’installer à Calgary avec ma copine après mes études de design. J’avais ma place dans cette société capitaliste parfaite. Mais j’étais comme un robot. Alors j’avais tout vendu chez moi. J’ai tout plaqué pour la musique. Direction Montréal. Je me suis lancée. Ensuite, j’ai produit quelques shows en Europe: en Espagne, en France, en Grèce, en Allemagne, en Suisse, en Suède… Et ça a plu, alors j’ai continué. Je prépare mon premier album. Mais mes chansons sont encore en libre accès sur Myspace. Il n’y a pas de raison qu’elles ne soient pas accessibles à ceux qui n’ont pas d’argent.

Avec votre sens du spectacle, quels sont vos projets sur scène?

Mes shows, je les vois avec des cracheurs de feu et des danseurs qui changent de costumes entre chaque chanson. Un concert avec quelque chose du cabaret et du drag-show, dans une salle qui laisse assez d’intimité pour échanger avec le public. Avant, je faisais partie d’un cabaret où j’étais chorégraphe. Le soir de la représentation, alors que tout était prêt, la cracheuse de feu m’a annoncé qu’elle était malade. J’ai dû apprendre en une demi-heure à cracher du feu, sur le parking derrière les coulisses…Il n’y avait même pas moyen de se demander si j’avais peur ou pas, c’était comme ça. Alors je me suis retrouvée sur scène avec un tutu, des bottes militaires et une perruque, à cracher du feu. C’est très dangereux, un de mes copains a eu un accident à cause d’un retour de vent. S’il n’avait pas porté de masque, il aurait eu le visage tout brûlé.

Quels sont les groupes qui vous ont influencée?

C’est Geiger et Sceamdub. Sinon, il y a Richards, Nancy Sinatra, Nina Simone, Johnny Cash et Madonna. Petite, je passais des heures devant la télé à essayer de refaire ses chorégraphies… D’ailleurs, la musique « Borderline », ça vient d’elle. Une autre musique que je voudrais reprendre : « This is a men’s world », quand elle sera libre de droit, d’ici quelques années. Prochaines dates de Dj set : le 27 mars à La Madame, le 29 mars aux Souffleurs, le 2 avril au Féline, le 4 avril au Cannibale, le 11 avril au Pin Up.

Interview Originale sur Têtu.com

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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