La Chatte à Deux Têtes

Un cinéma porno rendez-vous des travestis

Année de Production : 2002

Date de Sortie : 20 Novembre 2002

Réalisation : Jacques Nolot

Scénario : Jacques Nolot

Avec : Vittoria Scognamiglio (La caissière), Jacques Nolot (L’homme de 50 ans), Sébastien Viala (Le projectionniste), Olivier Torres (L’homme à la robe jaune), Lionel Goldstein (L’homme à l’imperméable noir)

Nationalité : Française

Genre : Drame

Durée : 1h 27min.

Titre Original : La Chatte A Deux Têtes

La Chatte à Deux Têtes : Résumé

La Chatte à Deux Têtes est un film écrit et réalisé par Jacques Nolot et sorti en 2002.

L’action principale se déroule dans cinéma diffusant de la pornographie, la nuit, en plein cœur de la capitale française. La caissière, une femme d’une quarantaine d’années, discute avec le projectionniste, un jeune homme de quelques années son cadet. Survient un client, un homme de cinquante ans, homosexuel.

La caissière utilise la naïveté du jeune projectionniste pour draguer ouvertement l’homme de cinquante ans. Mais ce dernier n’est intéressé que par le jeune homme et se sert de la caissière pour l’approcher. Commence alors un jeu du chat et de la souris.

La Chatte à Deux Têtes est un film écrit et réalisé par Jacques Nolot et sorti en 2002. L'action principale se déroule dans cinéma diffusant de la pornographie, la nuit, en plein cœur de la capitale française. La caissière, une femme d'une quarantaine d'années, discute avec le projectionniste, un jeune homme de quelques années son cadet. Survient un client, un homme de cinquante ans, homosexuel. La caissière utilise la naïveté du jeune projectionniste pour draguer ouvertement l'homme de cinquante ans. Mais ce dernier n'est intéressé que par le jeune homme et se sert de la caissière pour l'approcher. Commence alors…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une lesbienne en parole...

Note des lectrices : Soyez la première !
33

Un cinéma porno qui devient un lieu de baise pour des hommes en manque de sexe, une seule et unique femme cloîtrée à l’extérieur, la caissière, un jeune homme naïf débarqué de sa province qui vient d’arriver à Paris et un homosexuel de cinquante ans séropositif, tels sont les personnages de ce long-métrage.

Les travestis ont fait de ce cinéma leur lieu de baise privilégié. Ils rencontrent des hommes venus prendre du bon temps et baisent. La sexualité est montrée de manière brute et froide, aux quatre coins de la salle et dans les toilettes. Il s’agit uniquement de rapports homosexuels, aucune femme n’étant présente.

Oui, il s’agit certainement plus d’un film gay que d’un film lesbien. En effet, l’un des personnages principaux est homosexuel et le sida est présent dans la plupart des scènes de baise avec les préservatifs et les confessions de chacun. Mais en même temps, la caissière fait une belle déclaration. Elle avoue avoir été amoureuse d’une femme avec laquelle elle a vécu et qui est décédée la laissant seule propriétaire de son appartement. C’est tout, mais c’est beau. Elle avoue avoir tout essayé et propose au jeune projectionniste de faire de même.

Jamais la bisexualité n’a été autant montrée dans un film français. D’accord rien n’est nommé mais en même temps il me semble qu’il s’agit du début de la visibilité.

Étrange et particulier, un film à découvrir pour cette représentation du sexe cloîtrée en constante opposition avec la douceur et la poésie de la rue.

La Chatte à Deux Têtes : Critiques Presse et Récompenses

Sélection Officielle au Festival de Cannes en 2002.

« Par cette théâtralisation du sexe clandestin et collectif, Nolot confère une grâce carnavalesque aux arrière-boutiques de la baise aveugle, qui ne sont pas que des défouloirs, mais des Comédies humaines en miniature. » Vincent Ostria (Les Inrockuptibles)

« Le décalage entre la crudité des ébats dans la salle et le monde plus doux qui s’agite autour de la caissière (…) donne toute sa force à ce film intimiste et finalement poétique. » Thomas Baurez (Studio Magazine)

« Plus que dans la provocation, c’est dans cette gaucherie que le cinéaste a placé l’essence de son film, il faut y voir le symptôme de la plus incurable des maladies, la souffrance que provoque le temps qui passe. » Thomas Sotinel (Le Monde)

« Noir, désabusé, mais plein d’humour et de justesse, La Chatte à deux têtes émeut bien plus qu’il ne choque… » Grégoire Bénabent (Chronic’art.com)

« Un cinéma de l’intime, sulfureux, ” choc ” et dérangeant. » Jean-Luc Brunet (MCinéma.com)

« C’est là, en sous-sol, dans cet arrière-pays de la sexualité, ce monde sous-marin filmé en longs travellings liquides, que La Chatte à deux têtes réussit ses plus beaux moments, sensuels et fluides. »Jean-Marc Lalanne (Cahiers du Cinéma)

« Jacques Nolot rend aussi hommage à une génération décimée par le sida et s’expose dans un film très personnel et maîtrisé, que son courage rend formidablement touchant. » Sophie Grassin (Première)

« (…) plus que subversif, le discours semble ici daté. Reste quelques fulgurances qui permettent de garder foi en Jacques Nolot. » Eric Quéméré (Zurban)

« La banalité de certains propos sur le sexe ou le couple, si elle insuffle un peu de chaleur, en vient même à estomper ce que le dispositif de départ avait d’audacieux. » François Gorin (Télérama)

« Il n’est nul question d’amour dans ce huis clos nauséabond. » Jean-Philippe Guerand (TéléCinéObs)

« Passé aux Rayons X, il n’en reste pas grand chose. » Pierre Vavasseur (Le Parisien)

« Comme le cinéaste filme en boucle les mêmes pulsions frustrées et les mêmes impossibilités d’échange, cet espèce d’éternel retour dont on a très vite compris les limites ne provoque guère plus de sensations qu’un ennui poli. » Philippe Piazzo (Aden)

« La Chatte à deux têtes : un film intimiste compromis par la répétition des rituels sexuels et des dialogues trop peu existants. A la dérive, il en devient ennuyeux et apoétique. » Anne Le Tiec (Ouirock.com)

« Une descente pesante dans l’intimité sexuée d’un cinéma porno. Un catalogue ennuyeux de positions verticales, rehaussé d’un discours amorphe sur le sexe. » Xavier Leherpeur (Ciné Live)

« Bien sûr que la démarche de Nolot est sincère et cohérente, mais, cette fois, c’est comme si il était allé trop loin. Pas dans la provocation, mais dans la démonstration. » Jean-Pierre Lavoignat (Studio Magazine)

La Chatte à Deux Têtes : Extraits

CAISSIÈRE : Il est pas mal, non ? (Le jeune homme fait la moue) T’as pas envie d’avoir une expérience avec un.
PROJECTIONNISTE  : Non.
CAISSIÈRE : T’as tort. Je suis peut-être déformée avec tout ce que je vois mais t’as tort. Tu devrais essayer. Au moins tu saurais ce que c’est.
PROJECTIONNISTE  : Tu sais, j’ai le temps.
CAISSIÈRE : Hum, t’as le temps, t’as le temps. C’est ce qu’on dit. Je connais des amis âgés, avant de mourir leur seul regret c’est de pas avoir eu d’expérience homosexuelle. Homme ou femme c’est pareil. Après quand t’es vieux qu’est-ce que tu veux faire ? Tout est mou, tout est mort. Tu sers plus à rien. Juste bon à payer.
PROJECTIONNISTE  : Ouais mais ça me dit rien.
CAISSIÈRE : C’est ce qu’on dit. Moi je connais tout. Par devant, par derrière, les femmes aussi. Et comme ça je mourrais pas idiote. Mais maintenant je fais plus rien. Je suis une sainte. Et de toute façon, ce sont toujours les plus grandes putes qui sont les plus grandes saintes. Regarde Marie-Madeleine. Je suis Marie-Madeleine. Quand j’aime, j’aime. J’ai pas dit ce mot au moins depuis 20 ans. Le jour où je le dirais, ça fera mal.
PROJECTIONNISTE  : À moi par exemple ?

CAISSIÈRE : Comment crois-tu que je l’ai eu mon appartement ?
PROJECTIONNISTE  : Je sais pas.
CAISSIÈRE : Avec mon coeur. Et oui, avec mon coeur. Ça t’en bouche un coin. Quand je suis arrivée en France, dans mon village, un cirque venait d’arriver. Y avait une trapéziste, Jeanne elle s’appelait. Ah, là là, elle était belle, on aurait dit Gina Lollobrigida, c’est vrai. Après, j’ai vu tous ses films. Elle lui ressemblait. Quatre ans, ça a duré. Je la suivais partout. Quatre ans de bonheur. Elle est tombée du trapèze devant moi à Bourmaison. C’était terrible. Elle avait fait son testament, elle m’avait laissé son appartement à Paris. Là, à côté.
PROJECTIONNISTE  : Moi, tu sais, j’ai rien à te donner.
CAISSIÈRE : Mais si, ta gentillesse. C’est précieux de nos jours mais ça suffit pas. Avec la gentillesse, on s’ennuie vite. Il faut les deux. Un peu de gentillesse et un peu de perversité sinon, on s’ennuie.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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