La Fête Des Mères

Le court-métrage à l’origine du film que faisaient les femmes…

Affiche : La Fête Des Mères

Année de Production : 1998

Réalisation : Chris Vander Stappen

Scénario : Chris Vander Stappen

Avec : Hélène Vincent (la mère), Marie Bunel (Sacha), Véronique Dumont (Odile)

Nationalité : Belge

Genre : Court-Métrage, Drame

Durée : 16 minutes

Titre Original : La fête des mères

La Fête Des Mères : Résumé

Sacha est angoissée. Elle quitte sa compagne, Odile, avec laquelle elle vient d’emménager pour passer le week-end en thalasso avec sa mère.

Et elle a justement prévu de profiter de ce week-end de fête des mères qu’elle passe avec celle-ci pour lui faire partager son bonheur et lui annoncer son homosexualité.

Malheureusement la mère de Sacha est prête à tout, sauf à l’écouter…

Sacha est angoissée. Elle quitte sa compagne, Odile, avec laquelle elle vient d’emménager pour passer le week-end en thalasso avec sa mère. Et elle a justement prévu de profiter de ce week-end de fête des mères qu’elle passe avec celle-ci pour lui faire partager son bonheur et lui annoncer son homosexualité. Malheureusement la mère de Sacha est prête à tout, sauf à l’écouter…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Très réussi. A découvrir.

Note des lectrices : Soyez la première !
73

La Fête des Mères est le court-métrage qui a donné lieu au long-métrage Que faisaient les femmes pendant que l’homme marchait sur la lune. Écrit et réalisé par Chris Vander Stappen, il met en scène les mêmes personnages et c’est à la fois surprenant et très agréable.

C’est ainsi que l’on retrouve Sacha qui après 32 ans de non-dits décide enfin de sauter le pas et de dire à sa mère qu’elle est lesbienne. Elle ne va pas seulement lui dire qu’elle est lesbienne, elle va également ajouter qu’elle est amoureuse d’Odile et qu’elle s’installe avec elle. Alors évidemment, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une énième œuvre sur le « terrible aveu de l’homosexualité ». Il n’en est rien, loin de là. Aucun traitement du coming-out n’a jamais été aussi jouissif.

Le début est absolument magique. En quelques secondes et quelques images, on comprend parfaitement la détresse et la peur de Sacha. Et on est submergé par les attentions de sa compagne qui essaie de l’aider à se calmer et à relativiser. Cela ne marche pas vraiment mais il y a tellement d’amour qui passe en si peu de temps que c’est sublime. Et ensuite Sacha part retrouver sa mère. Et là c’est un déluge de phrases assassines et d’incompréhension mutuelle par refus de la discussion.

Je connais des gens qui parlent ainsi, de tout et de rien, de leurs problèmes monstrueux de santé, de la pluie, du beau temps, de la voisine et de leurs animaux pour ne pas avoir de véritables conversations. Alors même si le trait de la mère est exagéré à souhait il n’en reste pas moins qu’il possède au fond de lui quelque chose de très réel. C’est un personnage sublime et son interprète est tout simplement bluffante du début à la fin. Mon principal regret est de ne pas avoir les petites piques assassines de Sacha. De ce côté-là, les dialogues sont d’une réussite rare et magnifique. Chaque échange ressemble à un match de tennis et on se demande qui va finir par l’emporter.

Ce qui est le plus impressionnant reste à mon sens toute la maîtrise du sujet qui fait que loin d’être déprimant, ce court-métrage fait rire d’une situation plus que difficile. L’incompréhension, l’absence de dialogue, le refus de l’homosexualité… Une réussite. Ce court-métrage est plus réussi et marquant que le film à mon avis.

La Fête Des Mères : Critiques Presse et Récompenses

Prix du jeune talent francophone au Festival International du film de Bruxelles.
Prix du Public au Festival International du film de Bruxelles.
Prix du meilleur court métrage étranger au Festival de Créteil.

La Fête Des Mères : Extraits

ODILE : Mais calme-toi, Sacha ! Tu ve… Oh ! (Sacha jette ses chaussures) Et l’autre ! Tu verras, quand tu lui auras dit, tu te sentiras disons plus… Plus détendue, légère, plus quoi ? Plus… libérée ! Enfin c’est ce que moi j’ai ressenti. Tu sais, y a pas de raison pour que tu fasses exception, hein. […] C’est normal que tu sois un peu… On se fait toujours une idée terrible de la chose, genre cataclysme et puis finalement ça se passe bien. […] T’es nerveuse mais enfin quoi merde, Sacha ! Ta mère c’est quand même pas un monstre !
SACHA : Physiquement non, rien à voir. Je me demande juste si elle va avoir une crise cardiaque tout de suite ou si elle va attendre la fin du week-end pour mourir.
ODILE : Sacha… C’est tout con à dire. On a répété 100 fois. Tu vois le tout c’est de se jeter à l’eau.

MÈRE DE SACHA : Ça fait 10 minutes que j’attends. Note comme ça j’ai pu me préparer pour le jacuzzi.
SACHA : Bonjour maman.
MÈRE DE SACHA : Ah non, pas du tout, j’ai mon arthrose qui me tiraille et ces aigreurs d’estomac qui ne cessent pas. En plus j’ai une migraine absolument épouvantable. Évidemment il pleut. Il manquerait plus que j’attrape une pleurésie et ce serait complet.
SACHA : On ferait pas mieux de sauter la case thalasso et d’aller directement à l’hôpital ?
MÈRE DE SACHA : Je voulais juste te dire que ta mère ne va pas bien, c’est tout. Cette façon de conduire… On dirait que tu veux me tuer ma parole. D’autant qu’en ce moment, je souffre de colite. Au moindre stress, à la moindre contrariété, je frise la perforation. La perforation c’est très grave tu sais.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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