Lady Pochoir

Une lesbienne coursière à vélo séduit une hétéro

Année de Production : 2010

Réalisation : Petra Clever

Scénario : Petra Clever, Karola Keller

Avec : Nadine Rennack (Yv/Lady Pochoir), Alexander Pernhorst (Paul), Vanessa Jung (Sascha), Verena Zimmermann (Lexi), Dennis Grabosch

Nationalité : Allemande

Genre : Court-Métrage, Romance

Durée : 38 : 00 minutes

Titre Original : Lady Pochoir

Lady Pochoir : Résumé

Yv travaille comme coursière à vélo le jour et passe ses nuits à faire des pochoirs à l’aide de sprays de peinture. Elle décore ainsi les murs de la ville et attire l’attention d’une rédactrice de la publication, Lexi, qui souhaite faire un article sur elle.

Lexi se met donc à suivre Yv dans ses virées nocturnes et l’aventure commence entre elles. Alors qu’Yv essaie de se détacher de Sascha, une inspectrice de police envahissante, l’attirance entre Lexi et elle ne fait qu’augmenter…

Yv travaille comme coursière à vélo le jour et passe ses nuits à faire des pochoirs à l'aide de sprays de peinture. Elle décore ainsi les murs de la ville et attire l'attention d'une rédactrice de la publication, Lexi, qui souhaite faire un article sur elle. Lexi se met donc à suivre Yv dans ses virées nocturnes et l'aventure commence entre elles. Alors qu'Yv essaie de se détacher de Sascha, une inspectrice de police envahissante, l'attirance entre Lexi et elle ne fait qu'augmenter...

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Réussi. A découvrir.

Note des lectrices : 3.75 ( 1 votes)
76

Lady Pochoir est un court-métrage qui se rapproche du moyen-métrage puisqu’il dure quand même trente-huit minutes. Pour information, vous pouvez vous le procurer sur Internet en payant une misère sur le site officiel de la production. Pour vous donner un avant goût, l’équipe a d’ailleurs réalisé un montage des principales scènes que vous pouvez découvrir sur Youtube. Pas loin de neuf minutes qui donnent l’eau à la bouche et m’ont poussée à découvrir l’œuvre complète de Petra Clever.

Pour votre culture personnelle, sachez que l’équipe de production, Sistas Inspiration, est la même que celle qui est à l’origine du génialissime The Mermaids. Autant dire que la pression était quand même importante pour cet autre court-métrage. Et pour leur prochain également d’ailleurs.

Sincèrement, j’ai apprécié Lady Pochoir dans sa globalité. J’ai également trouvé les acteurs excellents, du premier au dernier. Par contre, contrairement à The Mermaids, l’histoire souffre du format trop court. J’ai trouvé que l’animosité entre Sascha et Yv était trop immédiate. Peut-être qu’on ne les connaissait pas suffisamment pour tout de suite comprendre ce qu’il se passait.

Par contre j’ai aimé l’alchimie entre Yv et Lexi. Du coup, autant le dire tout de suite sans trop en révéler non plus, la fin m’a vraiment déplu. Même au second visionnage en sachant ce qui allait se passer, j’ai eu du mal avec le personnage de Sascha interprété par Vanessa Jung. Pourtant l’actrice est crédible, c’est juste qu’il me manquait ce petit quelque chose pour m’attacher à elle comme cela a été le cas avec Lexi. Parce que c’était amusant de découvrir ses hésitations et tâtonnements dans le monde d’Yv. En fait tout ce qu’il manque à Sascha.

Deux passages que j’ai particulièrement appréciés et que vous pouvez découvrir en totalité dans la bande annonce de neuf minutes, la scène du club et la scène d’amour. Dans la première, Yv et Lexi se retrouvent face à Sascha et c’est d’abord tendu avant de devenir très chaud sur une danse au corps à corps. La seconde est montée en parallèle de la première. Rythmée et réaliste, elle montre bien la montée du désir entre les deux jeunes femmes.

Le dernier personnage de l’histoire que je ne pensais pas découvrir est la ville de Berlin, filmée sous toutes ses coutures. Yv étant livreuse à vélo, on découvre la capitale allemande sous un autre jour. Disons même qu’elle fait un peu trop de vélo. À la fin j’avais juste envie de la voir arriver pour que l’histoire avance. C’est d’ailleurs le principal reproche que je ferais au court-métrage, ses cassures au niveau du rythme qui plombent un peu le tout.

Le personnage d’Yv est très attachant et sympathique. Tout comme celui de Lexi. J’ai particulièrement aimé le fait que la jeune femme se fasse draguer par un client et qu’elle ne le voie même pas. Avant de finir enfin par le comprendre. Je crois que beaucoup de lesbiennes se sont déjà retrouvées dans cette situation et ce n’est pas le plus agréable. Bref, ça sonne juste et c’est très bien fait.

En tout cas on a l’histoire intéressante d’une artiste lesbienne qui souhaite vivre de sa passion et se voit bien riche à millions aux USA. Sauf que là, elle vit dans un squat en Allemagne et elle passe son temps à éviter les flics.

En clair, si vous comprenez l’anglais (le court-métrage étant en Allemand sous-titré en Anglais), foncez et faites-vous plaisir en découvrant Lady Pochoir.

Lady Pochoir : Extraits

YV : Oh mince, qu’est-ce que c’est que ça ?
LEXI : Un vélo ? Tu avais dit d’amener un vélo. Il est à mon petit frère.
YV : Je pensais à un vélo que tu pourrais éventuellement utiliser pour t’enfuir vite si quelqu’un nous surprend.
LEXI : Je m’en charge. Je suis en forme et incroyablement rapide et agile. Alors on peut commencer ?
YV : Oui.
LEXI : Comment tu en es arrivée aux pochoirs ?
YV : Les graffitis d’abord. Le portrait ensuite.

LEXI : Il n’y a que des femmes ici.
YV : C’est un club de femmes.
LEXI : Ah d’accord. Ça explique pourquoi.
YV : Tu as peur ?
LEXI : Non, jamais.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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