Le Sourire De Mona Lisa

Le cercle des poètes disparus version féminine

Année de Production : 2002

Date de Sortie : 21 Janvier 2004

Réalisation : Mike Newell

Scénario : Lawrence Konner, Mark Rosenthal

Avec : Julia Roberts (Katherine Watson), Kirsten Dunst (Betty Warren), Julia Stiles (Joan Brandwyn), Maggie Gyllenhaal (Gilselle Levy), Dominic West (Bill Dunbar), Juliet Stevenson (Amanda Armstrong), Marcia Gay Harden (Nancy Abbey), John Slattery (Paul Moore), Topher Grace (Tommy Donegal)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame

Durée : 1h 59min.

Titre Original : Mona Lisa Smile

Le Sourire De Mona Lisa : Résumé

Le Sourire De Mona Lisa est un film qui se déroule en 1953. Katherine Watson est alors une toute jeune professeur d’histoire de l’art qui vient d’être diplômée de l’université de Bekerley. Cette femme libre à l’esprit ouvert et progressiste intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley.

Katerine repère rapidement deux élèves hors du commun, Betty et Joan. Elle insuffle à ses étudiantes dont les deux jeunes femmes, l’envie de poursuivre leurs études, de se dépasser, de découvrir leurs limites. Mais surtout, elle leur enseigne que leur vie ne s’arrête pas au mariage et au bonheur de leur mari.

La quête du bonheur de Katerine, Betty et Joan s’avère semée d’embûches.

Le Sourire De Mona Lisa est un film qui se déroule en 1953. Katherine Watson est alors une toute jeune professeur d'histoire de l'art qui vient d'être diplômée de l'université de Bekerley. Cette femme libre à l'esprit ouvert et progressiste intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley. Katerine repère rapidement deux élèves hors du commun, Betty et Joan. Elle insuffle à ses étudiantes dont les deux jeunes femmes, l'envie de poursuivre leurs études, de se dépasser, de découvrir leurs limites. Mais surtout, elle leur enseigne que leur vie ne s'arrête pas au mariage et au bonheur de leur mari.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un personnage lesbien très secondaire.

Note des lectrices : 2.58 ( 2 votes)
55

Un film qui bénéficie d’un excellent casting féminin (Julia Roberts, Kirsten Dunst et Julia Stiles) et souhaite faire passer le message selon lequel il existe une vie pour les femmes en dehors de leur rôle d’épouse et de mère de famille dévouée. Seulement ce long métrage à trop vouloir emprunter à certains classiques dont le Cercle des Poètes Disparus, perd de sa force et de son inédit pour apparaître commun.

Les personnages restent relativement superficiels sauf Katerine, Betty et Joan mais il est tout de même relativement difficile de s’attacher à ces dernières. Malgré tout, le film comporte de délicieux passages et se laisse au final regarder sans pour autant déclencher l’ennui du spectateur.

L’aspect lesbien est représenté par Amanda Armstrong qui est l’infirmière scolaire de Wellesley. Cette femme a suivi toute sa scolarité dans l’établissement et y travaille depuis plus de 20 ans. Dès le début du film, nous apprenons que son amie, professeure de sciences, est morte depuis peu. Amanda est renvoyé par la directrice de Wellesley car elle distribue des contraceptifs aux étudiantes.

Un personnage certes des plus mineurs mais qui véhicule une image extrêmement positive dans un long métrage hollywoodien à gros budget. En effet, Amanda est une femme progressiste, intelligente qui n’est pas renvoyée parce qu’elle est lesbienne. Elle est renvoyée parce qu’elle se bat contre un système qu’elle juge archaïque (A cette époque, la loi interdisait la contraception dans l’état du Massachusetts). Amanda est un personnage secondaire certainement destinée à satisfaire une audience gay mais elle demeure une avancée en terme de représentation homosexuelle.

Le Sourire De Mona Lisa : Critiques Presse et Récompenses

« Mis en scène avec ce qu’il faut de mièvrerie gentille par Mike Newell (…) Le Sourire de Mona Lisa ne quitte jamais les sentiers balisés de la rébellion bon genre (…) Le tout est photographié dans de jolis tons chamarrés, et il y a même un personnage bien écrit, celui de Maggie Gyllenhaal (…) » François Bégaudeau (Positif)

« La grande Julia Roberts et l’épatante Kirsten Dunst (…) donnent le meilleur d’elles-mêmes dans cette sorte de Cercle des poètes disparus au féminin. Leur talent indéniable fait oublier les conventions du script et le manque de rythme de la mise en scène. » La Rédaction (Le Point)

« Le film de Peter Weir se déroulait en 1959, avec exactement les mêmes paramètres. Avant de crier au copiage éhonté, il est pourtant conseillé de voir cette version-là, d’une facture mélo plus conventionnelle, mais finalement plus pertinente dans son sujet. » Christophe Carrière (L’Express)

«  Mona Lisa ne parvient jamais à provoquer quelque émotion que ce soit. Le long métrage est utile à une chose : il est un beau catalogue des futures actrices de talents d’Hollywood. » Camille Brun (MCinéma.com)

« Le film se laisse regarder sans déplaisir, mais il est nettement plus conventionnel que son héroïne. La mise en scène ne fait pas de vagues, coulant avec une élégance un peu insipide, surtout préoccupée de retrouver l’atmosphère des années 50. » Marie-Noëlle Tranchant et Gwen Douguet (Le Figaroscope)

« Plus conventionnel que son propos, Mike Newell travaille surtout la reconstitution d’époque, décors, costumes, musiques, et nous plonge dans l’ambiance fifties. Ce n’est pas désagréable, juste un peu insipide, et vite oublié. » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaro)

« Le réalisateur de Quatre mariages et un enterrement, avec un impeccable académisme, sert ce petit sujet ” révolutionnaire ” avec la facile distance qui nous en sépare (cinquante ans de perspectives, ça fait oublier le quotidien). Certes, ça peut énerver. Mais il y a Julia Roberts. » Philippe Piazzo (Aden)

« (…) le Sourire de Mona Lisa a une décennie de retard (…) Un décalage lourd de conséquences (…) Reste au moins à raconter proprement une histoire et le bon faiseur qu’est Newell s’exécute, son petit kit de Comédie dramatique hollywoodienne sous le bras. » Guillaume Loison (Chronic’art.com)

« (…) Le Sourire de Mona Lisa ne s’embarrase d’aucune originalité (…) Un film à voir donc pour ses actrices, uniformément formidables, et à consommer comme un bon gros Big Mac. » Mathieu Caratier (Première)

« Sur le fond, pas de problème. Mais était-il indispensable de plagier à ce point Le cercle des poètes disparus ? D’enfiler les clichés avec une telle constance ? Et de confier à Julia Roberts le rôle sans surprise d’une institutrice libérale flanquant la pagaille dans une école de filles ? » Bernard Achour (TéléCinéObs)

« Si à l’origine un tel sujet aurait pu se révéler intéressant à explorer, le traitement que lui réserve Mike Newell a un goût de réchauffé et relève surtout de la caricature moralisatrice. » Jennifer Homère (aVoir-aLire.com)

« La star, en pilote automatique d’un bout à l’autre, sait qu’elle ne craint pas grand-chose de son challenger Kirsten Dunst, plus investie mais affligée d’un rôle cliché de fausse peste. Personne n’y gagne. » Louis Guichard (Télérama)

« Julia Roberts (…) traverse le film sans jamais y laisser sa marque. Les efforts de ses jeunes collègues ont pour effet collatéral de souligner les faiblesses constitutives de ce pauvre Sourire : scénario timoré qui cherche à plaire à tout le monde et réalisation compassée, pourtant signée par Mike Newell. » Thomas Sotinel (Le Monde)

« Les dialogues entre des personnages bavards sont très superficiels et servent surtout une multitude de récits croisés à la fois démonstratifs et des plus prévisibles. Le Sourire de Mona Lisa voile une mélancolie, partagée par le spectateur. » Les Inrockuptibles (La Rédaction)

« Changez le lieu, le sexe et la matière enseignée… tout cela transpire décidément la pâle resucée du Cercle des poètes disparus ! » Iris Mazzacurati (Ciné Live)

« On pouvait attendre quelques étincelles de cette collaboration prometteuse. Or, c’est précisément d’éclat, de surprise et de fantaisie que manque ce Sourire de Mona Lisa, qui, au final, s’avère à la fois bien lisse et sans mystère. » Christophe D’Yvoire (Studio Magazine)

« (…) privé de rire et d’un bon scénario (Quatre mariages et un enterrement), Newell n’est qu’un pompier. » Antoine Thirion (Cahiers du Cinéma)

Le Sourire De Mona Lisa : Extraits

KATERINE  : Je suis désolée.
AMANDA  : Il y a cinq ans, je me serais fait taper sur les doigts. Maintenant il y a des comités de protection contre absolument tout.
KATERINE  : On vous trouve dangereuse ?
AMANDA  : Oh non, ma chère. Non. Subversive. On en arrive à un point où on ne sait plus qui protège qui de quoi. Ou je devrais peut-être dire de qui. Enfin, de qui, de quoi, tout le monde s’en fout. C’est un service qu’ils me rendent en réalité.
KATERINE  : Vous allez vous en sortir ?
AMANDA  : Oh. Mieux que ça. J’aurais dû partir en fait quand Joséphine est morte. Il ne restait plus rien à aimer après.

KATERINE  : Diapo. Art Contemporain.
CONNIE  : Non, ça c’est rien d’autre qu’une pub.
KATERINE  : Silence. Aujourd’hui, vous vous contentez d’écouter. Que verront les érudits de demain quand ils vont nous étudier, nous. Un portrait de la femme d’aujourd’hui ? « Pour être une femme au foyer, utilisez le nettoyant Old Dutch. » Voilà mesdemoiselles, la parfaite image d’une diplômée avec mention très bien qui est entrain de faire exactement ce qu’on lui a enseigné. Suivante. « Comment mesurer votre femme par rapport à une planche à repasser. » Cette boursière d’Oxford récite-t-elle Schlosser tout en repassant les cols de chemise de son mari ? Suivante. Maintenant vous les étudiantes en physique. Vous pourrez calculer la masse et le volume de chaque hachis de viande que vous préparez. Suivante. « Une gaine qui vous libérera. » Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Là, je renonce. Vous gagnez. Les femmes les plus intelligentes du pays. Je ne me suis pas rendue compte qu’en exigeant l’excellence, j’allais remettre en question. Qu’est-ce que ça dit ? Qu’est-ce que ça dit ? « Le rôle pour lequel vous êtes nées. » Le rôle pour lequel vous êtes nées. C’est bien mon erreur. Vous pouvez disposer.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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