Le Jardin de Shahrzad de Vida

Le Jardin de Shahrzad de Vida

Titre Français : Le Jardin de Shahrzad

Titre Original : Il giardino di Shahrzad

Auteur : Vida

Date de Sortie : 20 Mars 2009

Nationalité : Italienne

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 160 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 978-2-913066-41-0


Interview(s) :

Interview de Vida pour le site L-éditorielles.com

Le Jardin de Shahrzad : Quatrième de Couverture

Comment être Iranienne et lesbienne, tel est le dilemme auquel est confrontée Shahrzad. Après onze années passées en Italie, la voici, à 29 ans, de retour pour la première fois au pays des ayatollahs, le temps d’un été.
Que sont devenus ses proches ? Comment s’accoutument-ils de la pression quotidienne ? Certains résistent, d’autres sont partis, parfois revenus. C’est le cas de Parvin, son amour d’adolescente, maintenant divorcée et mère d’une petite fille.
Aura-t-elle une chance de la reconquérir ? Mais que pourrait-elle lui offrir dans un pays où le célibat est une maladie mentale et l’homosexualité, une maladie mortelle ?

Derrière ce pseudonyme se cachent trois lesbiennes et une transsexuelle qui parlent de plusieurs endroits : l’Iran, l’Europe et les États-Unis. Des personnes courageuses qui osent dénoncer la condition des minorités sexuelles en Iran, mais suffisamment lucides pour ne pas le faire à visage découvert.

Le Jardin de Shahrzad : Avis Personnel

Le Jardin de Shahrzad est plus qu’un roman, c’est un témoignage. C’est un témoignage sur un pays du monde qui dit peu sa souffrance et qui révèle ici toute l’horreur et l’intolérance dont il fait preuve vis-à-vis des personnes LGBT.

Le début du livre, écrit à la première personne, raconte l’histoire de Shahrzad. Elle revient dans son pays natal, l’Iran, et réinvestit la ville où elle a grandi, Chiraz. Elle rentre d’Italie où elle étudie depuis plus de 11 ans et retrouve ses parents et sa famille. Obligée de remettre un voile en public, elle s’immerge à nouveau dans la vie d’un pays qui lui est familier tout en lui étant étranger. Elle va réaliser petit à petit, au fil des rencontres, que l’Occident l’a aidée à changer et à avoir un regard différent de celui qu’elle portait jusqu’alors sur le monde qui l’entourait.

Mais rien n’est simple et elle est constamment obligée de se cacher pour vivre. Pour vivre ce que la loi islamique lui interdit. C’est ainsi que le lecteur apprend, à la 67ème page qu’« au début des années quatre-vingt, soixante-dix gays et lesbiennes ont été pendus pour avoir tenté de former une association ». Et ce n’était qu’une association. Le livre avance un autre chiffre alarmant, « au moins quatre mille personnes ont été exécutées, en vingt ans » pour cause d’homosexualité. De quoi avoir froid dans le dos.

La seconde partie du livre ressemble plus à un vaste surf sur Internet. On y découvre la « Toile » et tout ce que les homosexuels et transsexuels écrivent sur le web pour s’exprimer, alerter et prévenir l’opinion publique sur ce qui se passe dans leur pays. De quoi prendre peur, vraiment.

Un livre qui bouleverse et ouvre les yeux sur ce qui se passe à deux pas de chez nous. Une œuvre forte qui ne peut pas laisser indifférent.

Le Jardin de Shahrzad : Extraits

« Les gays et les lesbiennes iraniens ont créé un réseau sur Internet pour échanger des informations, ils veulent former une communauté virtuelle LGBT, expliquent Kaveh et Delaram. Au cours des deux dernières années, la diaspora a donné naissance à des forums de discussion, des mailing-lists, des chat rooms où l’on discute de tout : on nous appelle avec mépris hamjensbaz, mais nous, comment nous définissons-nous ? Que disent le Coran et les hadiths sur l’homosexualité ? La foi islamique est-elle compatible avec l’homosexualité ? Comment contourner la censure sur le Web ? Comment combattre l’homophobie dans les milieux des réfugiés politiques et des expatriés iraniens ? Comment mobiliser le mouvement international LGBT contre la répression dans la République islamique ?
Nous redescendons vers la ville le long d’un sentier tortueux et voilà que Claude, pris d’une attraction irrésistible, se baisse pour humer une fleur. Elle a une magnifique corolle marron dont la forme évoque celle d’un saxo. Mais il se redresse tout de suite, l’air dégoûté.

Quelle puanteur ! C’est sûrement à cause de la pollution. On pourrait la rebaptiser gol-e sendeh, fleur de merde ! » (page 64)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre