Nous Sommes La Nuit

Une chef des vampires totalement lesbienne

Année de Production : 2010

Date de Sortie : 29 Décembre 2010

Réalisation : Dennis Gansel

Scénario : Dennis Gansel, Jan Berger

Avec : Karoline Herfurth (Lena Bach), Nina Hoss (Louise), Jennifer Ulrich (Charlotte), Anna Fischer (Nora), Max Riemelt (Inspecteur Tom Serner), Jochen Nickel (L’officier de probation de Lena), Arved Birnbaum (Inspecteur Lummer), Steffi Kühnert (La mère de Lena)

Nationalité : Allemande

Genre : Fantastique & Science-Fiction

Durée : 1h 45min.

Titre Original : Wir sind die Nacht

Nous Sommes La Nuit : Résumé

Nous Sommes la Nuit est un film de Dennis Gansel sorti en 2010.

Lena est une jeune marginale qui survit en commettant des petits vols à l’arrachée. Un jour, elle fait les poches d’un membre de la mafia juste avant que ce dernier ne soit arrêté. Poursuivie par un inspecteur de police du nom de Tom, elle parvient à lui échapper malgré une longue course poursuite.

Peu de temps après, Lena se rend dans un club underground. Là, elle fait la rencontre de Louise, une femme mystérieuse et fascinante. Cette dernière la mord et Lena se métamorphose alors en vampire. À partir de là, elle découvre la vie nocturne aux côtés de Louise et de ses jeunes protégées, Nora et Charlotte.

Lena est alors grisée par le pouvoir que lui procure le fait d’être une vampire. Elle découvre le luxe et la volupté bien loin de sa cité natale. Seulement tout cela a un prix, le prix du sang, le prix de la vie…

Nous Sommes la Nuit est un film de Dennis Gansel sorti en 2010. Lena est une jeune marginale qui survit en commettant des petits vols à l’arrachée. Un jour, elle fait les poches d’un membre de la mafia juste avant que ce dernier ne soit arrêté. Poursuivie par un inspecteur de police du nom de Tom, elle parvient à lui échapper malgré une longue course poursuite. Peu de temps après, Lena se rend dans un club underground. Là, elle fait la rencontre de Louise, une femme mystérieuse et fascinante. Cette dernière la mord et Lena se métamorphose alors en vampire.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Encore une lesbienne psychopathe.

Note des lectrices : 4.5 ( 1 votes)
22

Nous sommes la nuit a été annoncé comme un film de vampires. Et je peux vous assurer que depuis Buffy contre les vampires, je suis totalement sous le charme de ceux qui autrefois ont été des humains et regrettent aujourd’hui de devoir tuer en échange de l’éternité. Là, la bande annonce et les informations qui avaient filtré sur le long-métrage m’avaient amenée à redouter un navet de plus exploitant une ligne narrative éculée faite d’amour impossible, de sang et de sexe.

Heureusement pour moi, il n’en a rien été et je reconnais que j’ai apprécié le visionnage même si je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce film. Le réalisateur qui a écrit le scénario il y a quinze ans, alors qu’il était étudiant à la faculté, dit s’être inspiré des Prédateurs de Tony Scott. On ne peut que confirmer. Louise, son héroïne glaciale, blonde et manipulatrice ressemble à s’y méprendre au personnage interprété par Catherine Deneuve dans ce dernier. Pareil pour l’esthétique très lisse, sombre et très années 80. Il y a d’ailleurs un côté décalé dans la réalisation et la perception des vampires qui fait qu’on a plus le sentiment de se rattacher à un travail vieux de 30 ans qu’à une vision plus actualisée vendue à travers les séries télévisées, films et autres livres.

Que dire de l’aspect lesbien ? Louise explique très clairement à Lena qu’il n’y a plus d’hommes vampires parce qu’ils « étaient trop bruyants, trop cupides et trop stupides ». Si ça c’est pas totalement féministe je ne sais pas ce que c’est. Sauf qu’ensuite la seule occupation de ces femmes vampires c’est aller danser en boîte de nuit, faire du shopping et des courses de voitures. Cela ne revient-il pas à être ce que ces hommes-vampires étaient censés être ? Bref, peu importe. Donc Louise est attirée par Lena qu’elle souhaite séduire et mettre dans son lit. Elle pense qu’elle y parviendra à force de patience. Sauf que Lena est totalement hétéro et accro au petit flic qui a tenté de l’arrêter. Bien évidemment cela ne fonctionne pas et, afin de gagner sa liberté et son indépendance, Lena va devoir se battre contre Louise.

Je ne vous en dirai pas plus sur la vainqueur, mais la représentation lesbienne n’est vraiment pas au cœur de ce film dont je n’ai pas vraiment compris le propos. Pas de critique de la société, pas de critique du monde actuel, pas de critique de quoi que ce soit en fait. Et pour un simple divertissement, ça se prend un peu trop au sérieux pour moi.

Je vous laisse donc juger et vous faire une idée par vous-même.

Nous Sommes La Nuit : Critiques Presse et Récompenses

« Nous Sommes La Nuit n’est que le reflet de la vie banale de milliers de gens se réfugiant dans l’hédonisme ou refusant le passage à l’âge adulte. Cette vie dénuée de tout bons sens est aussi terrifiante que fascinante. » Eric Coubard (Brazil)

« À tout prendre, les harpies dévergondées de Gansel restent largement plus fréquentables que les midinettes fades et fleur bleue de Stephenie Meyer. » Ursula Michel (Critikat.com)

« Ce long-métrage est un témoignage sur son époque et plus particulièrement sur la fréquentation assidue des boîtes de nuit berlinoises branchées et l’éternelle recherche de la jeunesse. » Nathalie Dassa (L’Ecran Fantastique)

« Pas de quoi réveiller Friedrich Murnau ni Max Schreck, mais il faut bien que jeunesse se passe. On peut se résumer ça par un mot d’origine allemande : kitsch. » Vincent Ostria (L’Humanité)

« (…) Nous sommes la nuit serait-il en réalité un film encore plus moralisateur que celui qu’il prétend dénoncer ? (…) Mais l’énergie de la mise en scène, (…) sa poésie crépusculaire et le physique plus next door que glamour des Comédiennes rendent le spectacle suffisamment attachant (…). » Cédric Delelée (Mad Movies)

« Pour le joli visage de Karoline Herfurth (une Juliette Binoche allemande), on prendra un ­plai­sir coupable à cette série B ­premier degré… » Guillemette Odicino (Télérama)

« Nous sommes la nuit a les crocs beaucoup trop émoussés pour qu’on en soit mordus. » Alex Masson (Première)

« Comme disait Platon, Eros est fils de la pauvreté et de l’invention, et on a en effet rarement vu aussi peu de désir que dans ce film de fantasmes luxueux passés au milkshake : les corps y sont aussi fake que dans Agence Acapulco, les visages aussi froids que sur les panneaux publicitaires de nos grandes villes du nord. » Sabri Louatah (Chronic’art.com)

Nous Sommes La Nuit : Extraits

NORA : Celle qui a le moins de sacs doit payer.
LOUISE : Il y a un restaurant où tu veux aller, Lena ?
LENA : Pourquoi, on mange ?
LOUISE : Oui, juste pour le fun.
NORA : On mange, on boit, on sniffe de la coke et on baise autant qu’on veut. Mais on n’est jamais grosses, enceintes ou accros. Réjouis-toi, ma belle, des millions de filles voudraient être à notre place. Vous avez vu ça ?
LOUISE : Elle arrive à sourire.

LOUISE : Nora, le serveur n’est pas au menu.
NORA : Ça aurait été mon dessert. Bon appétit.

LENA : Quel âge vous avez ?
NORA : (elle crache ce qu’elle mange) C’est malin !
LOUISE : On ne demande pas son âge à une dame.
NORA : Si Louise ne m’avait pas repérée à la Love Parade j’aurais déjà 37 ans, quelle horreur !

LENA : Combien vous êtes en tout ?
LOUISE : Quarante femmes en Europe. Cent à travers le monde.
LENA : Et les hommes ?
CHARLOTTE : Ça il n’y en a plus.
LOUISE : Ils étaient trop bruyants, trop cupides et trop stupides.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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