Christine Quinn

Christine Quinn

Biographie

Christine Quinn est une femme politique américaine née le 21 juillet 1966 à Glen Cove, dans l’État de New York. Elle grandit au sein d’un foyer de la classe moyenne d’origine irlandaise, auprès d’un père électricien et d’une mère assistante sociale. Mais cette dernière est malade et lutte pendant des années contre un cancer du sein qui l’emporte alors que la jeune Christine n’a que 16 ans. Son enfance est bercée par les nombreuses activités que sa mère lui fait suivre et par l’activisme politique de son père. Fervent démocrate, selon lui, « on ne peut pas aller au paradis sans prouver qu’on a bien toujours payé son loyer dans les temps et qu’on a bien voté démocrate ».

Après le lycée, elle s’inscrit au Trinity College, à Hartford, dans le Connecticut, où elle étudie le droit. Puis, sitôt ses études terminées, elle obtient un poste dans un cabinet d’avocat, qui travaille pour obtenir des logements décents pour le plus grand nombre. Pourtant si son travail la passionne, elle le quitte relativement rapidement pour se consacrer à sa passion de toujours : la politique. En 1991 se présente l’occasion de travailler avec Thomas Duane pour préparer sa campagne électorale ; il sera alors le premier membre du conseil de la ville de New York ouvertement gay à être élu. Christine reste directrice de son équipe de conseillers pendant cinq années. Dans la deuxième moitié de cette décennie, on lui confie la tête de la New York Gay and Lesbian Anti-Violence Project, puis le maire lui propose de piloter un groupe de travail sur les relations entre la police et la communauté LGBT.

En parallèle de cette ascension politique, Christine Quinn mène une féroce bataille contre les organisateurs de la parade de la St Patrick de New York, qui permet aux Irlandais de la ville de défiler et de fêter leurs origines. En 1999, elle décide d’y prendre part, mettant en avant ses origines irlandaises et son orientation sexuelle ; on lui demande alors de quitter le cortège (depuis 1995, les organisateurs, après avoir gagné un procès qui fait à présent jurisprudence, peuvent exclure toute personne qui souhaite mettre en avant une quelconque revendication LGBT). Aujourd’hui encore, elle continue toujours de lutter, sans pour autant parvenir à trouver un accord avec les dirigeants de l’événement, malgré ce titre d’« Américaine Irlandaise de l’année », que lui décerne le prestigieux journal Irish Echo en 2008. En 2006, quand un journaliste lui demande pourquoi elle ne participe pas à la parade comme une simple Américaine d’origine irlandaise sans autre motivation, elle répond : « Je suis tous les jours de la semaine une lesbienne irlandaise. Je ne peux donc pas retirer cette partie de moi pour la poser sur une étagère. Ce n’est pas le genre d’être humain que je souhaite être. »

En 1999, elle est élue au Conseil de la ville pour remplacer le siège vacant de son mentor Duane, parti siéger au Sénat. Là elle se fait spécialité de nombreuses causes, non seulement celle des homosexuels, mais aussi de questions sociales comme l’éducation, les bibliothèques ou encore des programmes de nutrition.

C’est en 2006 qu’elle est élue à 50 voix contre zéro au poste qu’elle occupe toujours actuellement (elle a été réélue en 2009), celui de porte-parole officiel de la Ville de New York. Elle est la première personne ouvertement gay à se voir confier cette mission, mais également la première femme, autant dire que c’est une grande reconnaissance. Son nom circule alors beaucoup dans le camp démocrate pour les élections municipales de 2009, mais c’est finalement Bill Thompson qui est choisi pour représenter le parti et briguer le fauteuil de maire.

Toujours membre du Conseil de la Ville de New York, Christine Quinn continue de travailler inlassablement pour les droits de la communauté LGBT, ses derniers chevaux de bataille en date étant la protection sociale et un accès au mariage pour les couples gays.

Elle partage depuis plusieurs années la vie de Kim Catullo, une avocate reconnue.

Histoire d'un Coming-Out

Christine Quinn prend conscience de son orientation sexuelle relativement tôt, dès le lycée, mais, alors scolarisée dans un établissement catholique, elle est incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressent, et encore moins de l’assumer.

Ce n’est que plus tard, à l’Université, qu’elle tombera véritablement amoureuse pour la première fois d’une autre femme. Cependant, toujours incapable d’assumer et persuadée que cette relation n’a pas d’avenir, elle décide d’y mettre un terme et tente de sortir avec des hommes ; mais les essais ne sont pas concluants et elle parvient rapidement à la conclusion que ce n’est pas pour elle.

C’est à cette période qu’elle sort du placard, et en particulier auprès de son père, avec lequel elle est très liée. Très croyant, celui-ci ne veut au départ pas en entendre parler. Christine dira plus tard qu’il lui a alors répondu « Tu ne devrais plus jamais dire ça de nouveau ». Pourtant le lien qui les unit est si fort qu’il finit par accepter l’homosexualité de sa fille et va même jusqu’à s’engager publiquement et politiquement au travers de marches et de diverses associations LGBT.

Aujourd’hui, Christine Quinn ne cache pas son homosexualité, et se bat même pour les droits des homosexuels.

Christine Quinn

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