Toi, Ma Douce Introuvable : Quatrième de Couverture
« Je n’aime pas les mystères, j’ai horreur des coïncidences et, par-dessus tout, je déteste les histoires de triplées ! » s’exclame Lauren Laurano. Pourtant, avec l’affaire dont l’a chargée Blackie Boston, on peut dire qu’elle est servie. La détective privée lesbienne, féministe et cacao-dépendante devra trouver une morte qui ne l’est pas, naviguer dans les milieux du cinéma – on tourne un film sur elle ! -, et plus que jamais combattre les préjugés sexistes de ses contemporains.
N’écoutant que son instinct capricieux, son ordinateur désormais apprivoisé et ses compagnons de toujours, Lauren Laurano vient une fois de plus troubler l’ordre des choses.
Toi, Ma Douce Introuvable : Avis Personnel
Lauren Laurano se voit confier une nouvelle enquête. Chargée par Blackie Boston de retrouver l’assassin de sa mère, Lauren se retrouve au centre d’une incroyable histoire. Là, elle découvre une jumelle ce qui corse l’enquête avant de réaliser que ce ne sont pas des jumelles mais des triplées.
Perdue au coeur d’une histoire complexe, elle reste cependant elle-même. C’est-à-dire, de mauvaise foi, soupe au lait et tenace. Toujours soutenue par Kip, elle révèle dans cette histoire toute son humanité. On la suit dans ses doutes, ses peurs et ses angoisses. Entourée de ses amies et de son amour, l’enquête devient rapidement prétexte à une plongée dans la vie de notre détective lesbienne préférée.
Un troisième roman plus abouti que les précédents. Lauren Laurano est de retour pour notre plus grand plaisir. Toujours aussi fière d’être lesbienne, toujours aussi nerveuse et sincère, elle a tout d’une femme ordinaire pourtant exceptionnelle.
A découvrir.
Toi, Ma Douce Introuvable : Extraits
« Quand je parviens devant mon immeuble, je suis en nage. Chaque année le temps empire. Mais le métier de thérapeute de Kip et mes activités sporadiques de détective privée nous retenant ici jusqu’au mois d’août, nous supportons les conditions climatiques plus facilement que nous ne supportons les fêlés.
Il est vrai que les détectives privés, contrairement aux thérapeutes, ne prennent pas leurs vacances en août, et comme j’aime partir avec la femme de ma vie, même après treize années d’existence commune, nous avons adopté ce rythme. Mais la ville est un vrai cauchemar en juin et juillet. En mai aussi, parfois. Ce mois de juillet-ci est le pire de tous.
Mon bureau, situé sur la 4 e Rue Ouest et dominant la 7 e Avenue, n’et pas climatisé. J’ai un ventilateur, un gros machin, mais il ne fait que la moitié du travail. J’achèterais volontiers un climatiseur si l’électricité du bâtiment était conforme. Je pourrais signaler cette infraction mais du coup mon loyer augmenterait, aussi je m’adapte.
Sur la porte de mon bureau figure l’inscription « Lauren Laurano, Détective Privée ». En entrant, j’ai l’impression de pénétrer dans un four à pizzas. Immédiatement je mets en marche le ventilateur, qui se met à ronronner comme une bétonneuse. Du coup, on n’entend plus les bruits de la rue. » (Page 16)
« Il y a pire que les mystères, pire que les coïncidences : il y a les jumeaux et les jumelles. J’ai une sainte horreur du plan gémellaire. Il y a des films, des romans, des pièces de théâtre qui fonctionnent là-dessus. Récemment, un grand maître du roman policier s’en est servi pour une de ses intrigues. Et bien sûr même Shakespeare a fait le coup. Mais lui, on peut lui pardonner parce que c’était nouveau à l’époque. J’ai du mal à admettre que je me retrouve embringuée dans une histoire de jumelles. Mais voilà qui explique pourtant ce qu’a dit Jimmy l’Escargot concernant les trous de mémoire de Susie. Si le vendeur de cacahouètes a raison, alors l’autre sour était également actrice. » (Page 185)
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