Choses Secrètes

Deux jeunes femmes utilisent le sexe pour gravir l'échelle sociale

Année de Production : 2001

Date de Sortie : 16 Octobre 2002

Réalisation : Jean-Claude Brisseau

Scénario : Jean-Claude Brisseau

Avec : Coralie Revel (Nathalie), Sabrina Seyvecou (Sandrine), Fabrice Deville (Christophe), Roger Mirmont (Delacroix), Blandine Bury (Charlotte), Olivier Soler (Cadene)

Nationalité : Française

Genre : Drame

Durée : 1h 55min.

Titre Original : Choses Secrètes

Choses Secrètes : Résumé

Dans Choses Secrètes, Sandrine est une jeune femme de 18 ans qui, pour s’affranchir de ses parents, travaille comme serveuse dans une boîte de strip-tease parisienne. Le salaire est misérable mais elle est fascinée par Nathalie, une strip-teaseuse qui laisse chaque soir le public en transe. Alors que son patron lui propose de se prostituer, Sandrine est sauvée par Nathalie qui lui répond qu’elle n’est pas obligée. Devant ce refus, elles sont toutes les deux virées.

Les deux jeunes femmes sympathisent rapidement. Après leur licenciement, Nathalie invite Sandrine à venir habiter avec elle. Les jours passent et elles répondent à toutes les petites annonces à la recherche d’un emploi, sans succès.

Un jour, après un énième refus, elles prennent la décision d’utiliser leur pouvoir de séduction pour se hisser au sommet de l’échelle sociale. Elles intègrent une grande entreprise, manipulent plusieurs de leurs supérieurs jusqu’à atteindre Christophe, le fils du patron et futur dirigeant. Seulement ce jeune libertin est plus intelligent qu’elles ne l’avaient imaginé et elles tombent rapidement dans son piège.

Dans Choses Secrètes, Sandrine est une jeune femme de 18 ans qui, pour s'affranchir de ses parents, travaille comme serveuse dans une boîte de strip-tease parisienne. Le salaire est misérable mais elle est fascinée par Nathalie, une strip-teaseuse qui laisse chaque soir le public en transe. Alors que son patron lui propose de se prostituer, Sandrine est sauvée par Nathalie qui lui répond qu'elle n'est pas obligée. Devant ce refus, elles sont toutes les deux virées. Les deux jeunes femmes sympathisent rapidement. Après leur licenciement, Nathalie invite Sandrine à venir habiter avec elle. Les jours passent et elles répondent à…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Bof.

Note des lectrices : Soyez la première !
44

Un film surprenant et dur sur la difficulté de trouver un emploi, le rôle des femmes dans la société, la position des femmes dans l’entreprise et avant tout sur le désir, le sexe, l’amour et le pouvoir.

Je dois avouer que malgré les nombreuses critiques élogieuses, j’ai eu du mal à rentrer dans le film et à l’apprécier. Peut-être est-ce dû au jeu des Comédiens que j’ai trouvé froid et insipide ou à cette voix off de Sandrine qui nous explique ce que nous voyons ou à cette désillusion qui inonde le long-métrage. Je l’ignore. Seulement durant les scènes de sexe j’ai eu le sentiment d’être dans la peau d’un voyeur et ça m’a profondément déplu. Pareil pour cette vision du monde froide et désabusée où les femmes n’ont d’autre arme pour être reconnues et gravir les échelons que leur pouvoir de séduction et leur utilisation du sexe.

Nathalie et Sandrine ne sont pas lesbiennes. Elles aiment simplement jouir et tous les moyens sont bons. Le fait de coucher ensemble en fait partie. Cela est même une partie intégrante de leur plan pour rendre les hommes jaloux. Parce qu’ils se sentiront humiliés à voir leur compagne coucher avec une autre femme, ils reviendront en rampant. C’est ce que dit Nathalie à Sandrine et cela s’avère vrai pour Delacroix.

Mais il est surtout vrai qu’ici, le sexe entre les deux héroïnes est avant tout destiné à attirer les spectateurs et à les retenir. Même si le but premier est de montrer qu’elles sont prêtes à tout pour accéder à leur vie de rêve et pour jouir, l’effet négatif est que cette répétition de scène entraîne rapidement une gêne, un malaise et presque un dégoût. Le sexe entre deux femmes devient pervers tout comme le sont Nathalie et Sandrine.

Un long-métrage dur pour les femmes et sacrément réducteur. Même si les deux héroïnes atteignent leurs rêves on leur en veut des moyens utilisés. Je n’ai pas aimé mais je vous laisse seul juge.

Choses Secrètes : Critiques Presse et Récompenses

« De la première scène au dernier plan, le nouveau film de Jean-Claude Brisseau, décidément étrange franc-tireur du cinéma français, sidère par cette sorte de brutalité souple qui l’irrigue, ces emboîtements de chocs aussi voluptueux que violents. » Jean-Philippe Tessé (Chronic’art.com)

« (…) Choses Secrètes redistribue ainsi les cartes du vice et de la vertu avec un élan où passe le souffle du sacré. » Bernard Achour (TéléCinéObs)

« Un film plutôt fascinant et surprenant dans lequel l’érotisme le plus froid le dispute au romantisme le plus absurde. » Romain Le Vern (Cinélibre)

« Le mélange incongru de film d’entreprise faussement naïf et de porno soft, avec un zeste de Liaisons Dangereuses 2002, est d’une expressivité, d’une drôlerie surprenantes. » Louis Guichard (Télérama)

« Parce qu’il n’a pas peur des clichés et de l’émotion, Brisseau nous frappe en plein coeur. A mille lieux de l’esthétique bon teint, il travaille plus à l’inconscient qu’il ne parle à la raison. Cela fera ricaner certains et pleurer les autres. » Eric Quéméré (Zurban)

« Un numéro d’équilibriste en face duquel le minimum est bien d’abandonner ses arrière-pensées et l’envie d’ironiser. » Alex Masson (Novaplanet.com)

« Dès lors, le film s’est emballé, le spectateur est sonné, emporté par un souffle tragique bouleversant. Le meurtre, la prison, l’idée d’une rédemption comme forme atténuée de l’enfer lui-même occupent la conclusion d’un parcours qui se sera heurté aux formes les plus concrètes de la fatalité. » Jean-François Rauger (Le Monde)

« Puisant dans le roman-feuilleton, le lyrisme baroque et le trouble hitchcockien, Jean-Claude Brisseau confirme ici la singularité de sa vision de cinéaste. » Serge Kaganski (Les Inrockuptibles)

« Choses Secrètes raconte l’histoire forcément violente d’une perturbation, et les simulations, retournements, vertiges qu’elle provoque. A petite et grande échelles, avec un sens étonnant de la progression et du surplace adroitement mélangés. » Olivier Joyard (Cahiers du Cinéma)

« Vu les antécédents de Brisseau, on attendait plus fort. » Olivier De Bruyn (Première)

« Rien n’est laissé au hasard. Le mensonge omniprésent flotte dans ce film trop bien écrit, dont les vérités cinglantes ne font qu’agacer parce qu’elles font mal à entendre. Mais ce serait oublier de dire que l’agacement devient parfois ricanement, le jeu du libertin convoité (Fabrice Deville) théâtralisé à l’extrême gâchant la jouissance finale… » Olivier-Piere Salvano (MCinéma.com)

« Nous, on n’a vu qu’un roman-photo cheap, aux dialogues ampoulés, aux acteurs inconsistants, aux situations ridicules et à la prétention affligeante (…). » Michel Rebichon (Studio Magazine)

« Raté, puisque chaque intention est expliquée, soulignée, répétée jusqu’à la lassitude. Pire, jusqu’à l’insignifiance. On finit par se dire que le cinéaste s’est fichu de nous. Et que le ratage est total. » Pierre Murat (Télérama)

« Alors le film balance entre le naïf et le grandiloquent – en même temps. Il y a dans cette démarche une vraie audace de cinéaste. Mais pour nous, elle reste théorique et désincarnée. Les scènes sont étouffées par un poids didactique et les Comédiens figés dans une raideur moins émouvante que ridicule. » Philippe Piazzo (Aden)

« Voyeurs soyez heureux, Brisseau a pensé à vous avec cette “réflexion” softcore sur la jouissance féminine. » Grégory Alexandre (Ciné Live)

Choses Secrètes : Extraits

SANDRINE  : Voilà, moi, c’est Sandrine. J’suis la nouvelle. Comme vous voyez, je travaille au bar et des fois je fais le vestiaire. Et j’aime pas trop ça. Mais bon, faut bien vivre. Pour oublier, je regarde le spectacle. Les filles. Mais la seule qui me fascine vraiment, c’est Nathalie. C’est mon modèle secret. Elle est belle. Elle sait comment les avoir tous à ses pieds. La vérité, c’est que même si j’ose pas trop l’avouer, j’adorerais savoir en faire autant. Les faire tous saliver et avoir le monde entier à mes pieds à moi.

SANDRINE  : Ben, t’as dormi où ?
NATHALIE  : J’ai une autre chambre, à côté. Comment tu te sens ?
SANDRINE  : D’un côté très bien, je suis ici, y a toi. De l’autre, y a ma proprio. Y va falloir négocier, trouver un nouveau boulot.
NATHALIE  : Ça te dirait de venir habiter ici ? J’ai un peu d’argent de côté que je peux te prêter le temps que tu t’en sortes. Tu me le rendras après.
SANDRINE  : Ouais. Ça m’arrangerait bien. Ouais, j’aimerais bien, même. Mais je vais te déranger, non ? Tu dois avoir des copains.
NATHALIE  : Je les reçois jamais chez moi.
SANDRINE  : T’aimes les femmes ? Tu sais, moi je suis pas lesbienne.
NATHALIE  : Moi non plus. Non, simplement j’en ai marre d’être seule et puis j’ai pas envie de me coller un homme sur le dos. Et puis, je sais pas, toi, je crois que je t’aime bien. Allez, tu t’installes et on cherche un nouveau boulot toutes les deux.

NATHALIE  : Je croyais que t’aimais pas les femmes.
SANDRINE  : J’ai envie de te faire jouir, toi.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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