Everybody’s Fine

Quand la famille n’est pas ce qu’elle semble être

Année de Production : 2009

Date de Sortie : 09 Décembre 2009

Réalisation : Kirk Jones

Scénario : Kirk Jones, Massimo De Rita, Tonino Guerra, Giuseppe Tornatore

Avec : Robert De Niro (Frank Goode), Drew Barrymore (Rosie), Kate Beckinsale (Amy), Sam Rockwell (Robert), Lucian Maisel (Jack), Damian Young (Jeff), James Frain (Tom), Melissa Leo (Colleen), Katherine Moennig (Jilly), Brendan Sexton III (Mugger), James Murtaugh (Dr. Ed), Austin Lysy (David)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame

Durée : 1h 39min.

Titre Original : Everybody's Fine

Everybody’s Fine : Résumé

Dans Everybody’s Fine, Frank Goode est veuf et vit seul à Elmira dans l’État de New York. Un récent dîner annulé par tous ses enfants l’amène à vouloir se rapprocher de ces derniers. Il entame donc un long voyage à travers les États-Unis pour les retrouver.

C’est ainsi que contre l’avis de son médecin, il se rend d’abord à New York City pour retrouver son fils, David, qui reste introuvable. Puis il se rend à Chicago où il passe une demi-journée avec sa fille Amy, directrice d’une agence de publicité, avant de rejoindre son autre fils, Robert, qu’il pense chef d’orchestre mais qui travaille en fait comme percussionniste à Denver. Enfin, il achève son périple à Las Vegas où travaille sa fille, Rosie.

Il leur propose à tous une réunion afin qu’ils retrouvent leur esprit de famille…

Dans Everybody's Fine, Frank Goode est veuf et vit seul à Elmira dans l’État de New York. Un récent dîner annulé par tous ses enfants l'amène à vouloir se rapprocher de ces derniers. Il entame donc un long voyage à travers les États-Unis pour les retrouver. C’est ainsi que contre l’avis de son médecin, il se rend d’abord à New York City pour retrouver son fils, David, qui reste introuvable. Puis il se rend à Chicago où il passe une demi-journée avec sa fille Amy, directrice d’une agence de publicité, avant de rejoindre son autre fils, Robert, qu'il pense chef…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : La sœur est lesbienne mais ne l'a dit à personne...

Note des lectrices : 3.3 ( 1 votes)
46

Everybody’s Fine est un film triste et dramatique sur les relations humaines, sur les silences et les secrets de famille et principalement sur la manière dont les parents perçoivent leurs enfants. Il y a de magnifiques moments comme cette idée de montrer les fils et les filles de Franck âgés de 10 ans quand ce dernier les retrouve et les voit alors qu’ils sont adultes. On comprend que Franck ne les a pas vus grandir et que c’est sa vision déformée de la réalité qui entraîne ces désillusions à venir.

Les acteurs sont tous excellents, Robert De Niro en tête dans le rôle d’un patriarche retraité et veuf. Il est tout à fait crédible en homme tranquille qui ne rêve que de réunir sa famille et qui attend que le temps passe en s’occupant de sa maison et de son jardin. On sent cet ennui latent comme chez certains nouveaux retraités et son besoin de parler et de nouer le contact lors de son voyage puisqu’il n’en a plus aucun chez lui.

Le scénario est assez ordinaire et ne regorge pas de grandes trouvailles, pareil pour la réalisation. Le tout est efficace certes, mais sans véritable magie. On joue sur le pathos et, quand les larmes arrivent à la fin du film, on sait que le scénariste et réalisateur a atteint son objectif. J’ai cependant trouvé le raccourci un peu facile quand Franck dit dans un rêve, à tous ses enfants petits, qu’il sait qu’ils lui ont tous menti. Je veux bien qu’il ait perçu certaines choses comme la chemise du mari d’Amy, mais de là à comprendre que le bébé est celui de Rosie, il y a un grand pas !

Á propos de Rosie, justement, elle est censée être en couple avec Jilly, personnage interprété par Katherine Moennig, connue pour son rôle de Shane dans The L-Word. Le problème c’est que ce n’est pas du coup flagrant. C’est-à-dire qu’on nous explique que Rosie « n’arrive pas à se décider entre les garçons et les filles » et qu’elle a eu un enfant. Á aucun moment il n’est dit qu’elle est amoureuse et en couple avec Jilly, à aucun moment son désir d’enfant ne s’inscrit dans celui d’une famille… C’est-à-dire qu’on a l’impression que la question de la bisexualité est abordée pour élargir le public mais surtout sans prendre le moindre risque de parler des questions importantes comme l’homoparentalité.

Cette absence de prise de risque et ces portraits d’enfants esquissés mais peu développés donnent au film un goût d’inachevé.

Je vous laisse juger par vous-même.

Everybody’s Fine : Critiques Presse et Récompenses

Nommé aux Broadcast Film Critics Association Awards en 2010 dans la Catégorie Meilleure Musique de Film pour Paul McCartney.
Nommé aux GLAAD Media Awards en 2010 dans la Catégorie Meilleur Film Dramatique.
Nommé aux  Golden Globes en 2010 dans la Catégorie Meilleure Musique de Film pour Paul McCartney.
Prix du Meilleur Acteur au Hollywood Film Festival en 2010 pour Robert De Niro.

Everybody’s Fine : Extraits

FRANCK : Les fils, c’est correct. Je n’ai ni fabriqué, ni accroché les fils, mais je les ai enrobés avec un enduit de PVC pour les protéger contre la pluie, l’humidité, la chaleur, etc. Ce que vous voyez n’est pas le fil, mais mon enduit de PVC. J’ai couvert 1 500 km de fil par semaine, en continu.
PASSAGÈRE : Ouah.
FRANCK : Sans arrêt. Réfléchissez une minute à toutes les conversations qui sont passées par ce fil. Les bonnes et les mauvaises nouvelles.
PASSAGÈRE : Oui.
FRANCK : Je vous montre un truc.
PASSAGÈRE : Oui.
FRANCK : Ce sont mes enfants. Robert, chef d’orchestre. David, artiste. Rosie, danseuse. Amy, directrice dans la publicité. 300 000 mètres de fil pour les porter là où ils sont.
PASSAGÈRE : Belle photo.
FRANCK : Merci. 300 000 mètres de fil pour les porter là où ils sont.

FRANCK : Allons, Robert. Ne fume pas.
ROBERT : Comment ça, ne fume pas ?
FRANCK : Ne fume pas. Tu es plus malin que ça. Voyons. Ne fume pas.
ROBERT : D’accord, je ne fume pas. Pas devant toi. Pas si ça t’ennuie, mais tu sais, il m’arrive de fumer. Il faut que tu le saches. D’ailleurs, tu fumais toi aussi.
FRANCK : Je sais. Je ne savais pas, à l’époque. Maintenant, je sais. Et puis, ta mère a insisté.
ROBERT : Je vais arrêter aussi, mais à l’occasion, je fume. J’arrêterai quand je voudrai. Clarifions les choses. Tu travaillais dans une usine, fumais deux paquets par jour, mais moi qui suis percussionniste et fume à l’occasion, ce n’est pas assez bien ?
FRANCK : Arrête.
ROBERT : Maman disait : “Rends ton père fier de toi. Il travaille si dur.” Tu n’es pas fier de moi. Je le sais.
FRANCK : C’est faux.
ROBERT : Je le sens. C’est correct. Je travaille dur ici. Je fais tout ce que je peux.
FRANCK : Fume ta cigarette.
ROBERT : Quoi ?
FRANCK : Fume ta cigarette, tu en as besoin.
ROBERT : Tu sais quoi ? J’arrête. Je n’arrête pas parce que tu le veux. Je le fais parce que je sais que tu m’en penses incapable. Que ce soit clair.
FRANCK : D’accord.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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